Association Vie Comblée

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jeudi 8 novembre 2018

127 RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : LE RESSUSCITE ET LE GLORIFIE

127 RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS :
LE RESSUSCITE ET LE GLORIFIE

INTRODUCTION

La Résurrection du Seigneur Jésus-Christ se doit d’être un fait historique réel, objectif et impliquer la résurrection des morts des croyants (Jean 6 :54 ; 1 Corinthiens 15 :20-22), mieux encore, leur immortalité dès à présent (Jean 3 :16 ; 6 :48-51 ; 8 :51 ; Romains 2 :7 ; 1 Corinthiens 15 : 51a ; 2 Timothée 1 :10). 
La Glorification du Seigneur Jésus-Christ et Sa manifestation par la Révélation se doit tout autant d’être un fait historique réel, objectif et impliquer l’immortalité, la glorification des croyants esprit, âme et surtout corps (2 Corinthiens 3 :18).
Pourquoi surtout corps ? Simplement parce que le corps est concret, visible, tangible, une réalité objective indiscutable et n’est ni une idée, ni une idéologie, ni même une vue de l’esprit. S’il meurt (1ère mort ; Apocalypse 20 :6ab) le croyant ne bénéficiera pas de l’immortalité éternelle dès maintenant pour former l’Eglise des Vainqueurs mais seulement de la résurrection des morts.
Autant le Seigneur Jésus-Christ est ressuscité corporellement, physiquement, réellement, autant la résurrection du corps des croyants aura lieu. 
Autant le Seigneur Jésus-Christ Glorifié fut, est et sera révélé, autant l’immortalité par la glorification pour les chrétiens y croyant, aura lieu corporellement, physiquement et concrètement. Ceci évidemment au titre du bénéfice de la justification et/ou expiation et/ou substitution obtenus sur la croix.

La Résurrection, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprit, voire une vision. 

Si Jésus n’est pas ressuscité notre foi est totalement vaine (1 Corinthiens 15 :14+17-19). 
Pour démontrer la Résurrection auprès des disciples plusieurs événements ont eu lieu avant l’Ascension suivie de la Glorification suprême à la droite du Père sur le Trône : l’apparition d’anges et leur annonce de la résurrection de Jésus aux femmes, la découverte du tombeau vide avec les linges pliés, les nombreuses apparitions du Ressuscité durant 40 jours (Actes 1 :3). 
En Actes 1 :3 le mot « preuve » (Tekmèrion : preuve, évidence incontestable, démonstration, indice probant, témoignage, signe, symptôme) est employé. Là le texte ne parle pas de foi en la résurrection mais veut insister sur l’objectivité historique du fait incontestable et indiscutable de la Résurrection ! 
Elle doit ainsi être le sceau absolu et le fondement incontestable de la vérité de l’Evangile de Jésus-Christ ! Pour les Apôtres il n’est plus question à ce moment-là de foi ou éventuellement d’une idéologie ou vue de l’esprit mais bien d’un fait objectif, d’un vécu concret indiscutable avec le Ressuscité dont ils devront être les témoins avec la puissance du Saint Esprit (Actes 1 :8). Leur parole et leur témoignage seront principalement fondés sur ce qu’ils ont vu, sur le fait objectif concret de la Résurrection (Actes 2 :30-33). 
L’Esprit Saint, notamment à la Pentecôte, sera par la suite Celui qui donnera l’objectivité au témoignage apostolique de la Résurrection de Jésus par Sa puissance (Cf. Actes 2 :32 « comme vous le voyez et l’entendez »). D’autres « objectivisations » du Saint Esprit seront données par les miracles, signes, prodiges et délivrances avec d’autres événements surnaturels visibles, évidents et constatables notamment durant la période de l’Eglise charismatique primitive et plus généralement durant les « réveils » de l’Histoire de l’Eglise. 
L’Apôtre Paul se réfère lui aussi à ces « objectivisations » de sa Parole prêchée par la puissance du Saint Esprit (Romains 15 :17-19 ; cf. aussi Marc 16 :16-18). 
C’est évidemment excellent, même très excellent et les églises soupirent toujours après cela ! Mais il se trouve que l’Histoire de l’Eglise nous a prouvé l’aspect « fluctuant » de ces « objectivisations » ou « preuves » au gré des périodes de réveils suivies de périodes de non-réveils ou d’endormissements. Cela prouve ni plus ni moins qu’à chaque fin de réveil, il y a des butoirs empêchant la pérennisation de ces « objectivisations » merveilleuses. Alors on invoque, probablement à juste titre, le manque de foi, d’obéissance, de sanctification, d’amour, etc… des chrétiens. Toutefois nous savons de quoi la « pâte humaine » est faite … La Bible l’illustre avec lucidité tout au long de ses pages… Quelle est la solution ? Elle réside pour commencer bien entendu dans les manifestations glorieuses tangibles, objectives, historiques du « Je suis » comme Il est aujourd’hui, à savoir Jésus-Christ Glorifié révélé justement en vue de métamorphoser ladite « pâte humaine » ! 

La Glorification de Jésus-Christ, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprit, voire une vision.

La révélation de Jésus-Christ Glorifié à Jean : une « objectivisation »

L’Apôtre Jean au moment de son exil à Patmos était dans un summum pour ne pas dire le summum de sa vie charismatique car « l’Esprit le saisit » pour une expérience nouvelle et pour le moins la plus extraordinaire et exceptionnelle comparée à ce qu’il avait vécu jusqu’à présent (Apocalypse 1 :10ss) ! 
Ce fut la manifestation ou la révélation de Jésus-Christ Glorifié !  Autrement dit l’Esprit Saint mena le « charismatique » plus que confirmé, témoin oculaire de la Résurrection, l’Apôtre Jean, vers une étape supplémentaire à savoir la rencontre et la révélation de Jésus-Christ Glorifié. Il s’agit là de la mission majeure du Saint Esprit ! 
Ce n’était ni une idée, une vue de l’esprit, voire une vision mais bien une « objectivisation » ou la Révélation tangible suite à l’action du Saint Esprit qui l’avait préalablement saisi ! 
Il s’agissait bien d’un événement réel, objectif, concret : 
Jean entendit, se retourna, vit, tomba comme mort, sentit la main droite de Jésus-Christ Glorifié et reçut la mission d’écrire les sept lettres aux sept églises, sans compter par la suite le reste du livre de l’Apocalypse !

Le lien entre la Croix et la Résurrection d’une part et la Glorification d’autre part 

Il se trouve que Jésus-Christ Glorifié établit Lui-même ce lien quand Il dit à Jean : « Ne crains pas ; moi Je Suis le Premier et le Dernier et le Vivant, je fus mort (croix) et voici, vivant Je Suis (Résurrection) pour les ères des ères et je tiens les clés de la Mort et de l’Hadès. » (Apocalypse 1 :17b-18 ; Trad. litt.).
Cette auto-identification devant Jean établit clairement le rapport étroit, indissociable et voulu entre « l’objectivation tangible glorieuse » de Sa Résurrection et celle de Sa Glorification révélée. En effet Jean n’a pas à craindre ici une entourloupe de l’Ennemi mais bien au contraire, il doit expérimenter puis transmettre la Révélation de Jésus-Christ Glorifié, la nouvelle donne pour l’objectivisation du message de l’Evangile.  
Jésus-Christ Glorifié veut se révéler constamment à chacun d’entre nous à condition que nous reconnaissions que la mission majeure du Saint Esprit est de nous mener à Lui ! Autrement dit, le Seigneur veut passer à une objectivation glorieuse, tangible, constante, répétée, constamment actualisée de Sa Personne auprès de nous ! 
Il exprime cette volonté d’objectivation glorieuse constante à travers les lettres aux sept églises dans la présentation de la Gloire lui correspondant en introduction à chacune d’elles (Apocalypse 2 :1+8+12+18 ; 3 :1+7+14). Jésus veut que nous Le considérions, Le rencontrions et Le voyions comme tel, c’est-à-dire comme Il est aujourd’hui depuis Sa Glorification révélée ! 
Sa Résurrection fut objectivement confirmée auprès des Apôtres de façon unique et exceptionnelle durant 40 jours de diverses manières à titre de preuve incontestable. De même, ladite Résurrection ne pouvait être objectivement confirmée auprès des générations suivantes de l’Eglise, dont celle de l’époque de l’Apocalypse jusqu’à nous voire au-delà, que par Sa Glorification révélée, manifestée objectivement et concrètement de façon répétitive à titre de PREUVE incontestable.
En effet Dieu ne fait pas de favoritisme ou acception de personne (Galates 2 :6) car faire du favoritisme est un péché (Jacques 2 :9). 
C’est à ce titre que YHWH ELoHiM veut accorder la preuve de la Résurrection de Jésus-Christ non pas seulement aux Apôtres mais à tous par la Révélation ou la manifestation glorieuse concrète de Jésus par l’action du Saint Esprit qui veut nous saisir et nous mener à Lui. Mais cela ne s’arrête pas là ! 
Depuis cette Glorification, il est important de noter qu’Il a vaincu la Mort et l’Hadès puisqu’Il est le détenteur des clés de leur puissance mortifère quasiment inévitable jusqu’alors (Hénoch et Elie exceptés) ! Par conséquent cela introduit et fonde d’emblée Son discours aux sept églises notamment par rapport à la métamorphose du corps et de l’immortalité du croyant qu’Il appelle de Ses vœux pressants, vu cette victoire complète et inédite jusqu’alors !

La Glorification des croyants, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprit, voire une vision.

Les promesses contenues dans les sept lettres (cf. Ecrit Vol.2 Eglise des Vainqueurs où nous développons et justifions les affirmations suivantes).

Pour Ephèse, il s’agit de l’immortalité (Apocalypse 2 :7b ; Genèse 3 :22b)
Pour Smyrne, il s’agit du règne des martyrs durant le Millénium (Apocalypse 2 :10c-11 ; Apocalypse 20 :4b-6).
Pour Pergame, il s’agit de la restauration de l’esprit (manne, pain céleste : Jean 6 :63), du corps (manne, pain céleste ; nourriture issue du Corps Glorifié de Jésus, Ste Cène de Gloire ; Apocalypse 3 :20c) et de l’âme du croyant (nom nouveau gravé sur la pierre, nouvelle identité céleste ; Apocalypse 2 :17bc).
Pour Thyatire, il s’agit d’être prophète des nations (Etoile du matin) et du règne de l’Eglise des Vainqueurs sur les nations durant le Millénium (Apocalypse 2 :26-28 ; 12 : 5b ; 20 :4a ; 2 Pierre 1 :19-21).
Pour Sardes, il s’agit du poids-valeur-sanctification, de la dignité, de l’honneur et de la gloire (Apocalypse 3 :5 ; concerne particulièrement l’âme).
Pour Philadelphie, il s’agit de l’autorité, de la gloire (nom nouveau, âme renouvelée, nouvelle identité), de la sacrificature et de la montée impliquant l’habitation effective dans la Jérusalem céleste et le Temple céleste (Apocalypse 3 :12-13 ; 12 :12a ; 19 :6-8 ; concerne particulièrement la thématique du Pays promis céleste, de l’environnement céleste, de la Salle du Trône).
Pour Laodicée, il s’agit de la métamorphose du corps par le revêtement de Pureté, de Feu et de Gloire, puis de la Ste Cène de Gloire qui est en fait la fête de mariage de l’Epouse avec l’Epoux pour être suivie de l’accession au Trône à Ses côtés résultant de ce mariage. (Apocalypse 3 :18-21 ; 5 :10 ; 6 :2 ; 12 :1+5b+c ; 19 :6-8 ; 20 :4a).

Ces promesses de glorification étaient pour les églises de la fin du premier siècle, ainsi à plus forte raison, elles le sont pour l’Eglise d’aujourd’hui puisque YHWH ELoHiM ne fait pas de favoritisme. 
Une promesse contenant des bénédictions doit simplement s’accepter par la repentance et l’écoute du Saint-Esprit (Apocalypse 2 : 5+7 ; 16-17 ; 22b+29 ; 3 :3b+6 ;13 ; 19b+22). 
La repentance (métanoïa : méta = autre ; noos = connaissance) est un changement (autre) radical de connaissance, de doctrine, d’enseignement, de conception, de mentalité, de pratiques, de vécu, d’état d’esprit dont l’abandon réel du péché avec la métamorphose (méta = autre ; morphosis = morphologie, forme, aspect extérieur) de notre corps. Cette métamorphose donnant accès au ciel accordera aussi un changement de connaissance et de conception particulièrement, à partir de ce moment-là, par la possibilité d’une écoute parfaite du Saint Esprit et l’immersion dans la Gloire du Trône (Apocalypse 5 :10).  
Tout cela se passera aux niveaux de l’esprit (délivrance spirituelle), de l’âme (identité, enseignements, conceptions, mentalité) et aussi du corps (glorification, métamorphose du corps), que Jésus veut sauver de la Grande Tribulation qui atteindra tous ceux restés sur terre (Apocalypse 3 :10) ! Seule la montée dans les lieux célestes avec un corps nécessairement et préalablement métamorphosé, transfiguré (1 Corinthiens 15 : 50-51) sera la solution concrète et réelle (Apocalypse 3 :10) face à la Grande Tribulation (Apocalypse 6+8+9+11+12 :1).
La glorification de Jésus-Christ implique indubitablement de par Ses promesses très exhortatives la glorification des croyants ou la constitution de l’Eglise des Vainqueurs. Ainsi, avec les manifestations et révélations répétées de Jésus-Christ Glorifié, preuves de Sa Résurrection, l’Eglise des Vainqueurs glorifiée et révélée constituera elle aussi une suite de preuves et d’objectivations face au monde ! 

L’objectivation de la glorification, la preuve indispensable pour une évangélisation efficace et des combats victorieux

L’Eglise des Vainqueurs montée (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2) permettra par ses actions parfaites et ciblées sur terre à partir du ciel une évangélisation efficace (Apocalypse 7) accompagnée d’une suite de combats victorieux pour dégager le Dragon des lieux célestes et de la terre (Apocalypse 12 :10-12a ; 17 :14 ; 19 :14).

Les preuves et les évidences de la gloire ne peuvent se passer de la foi et de l’amour

Les objectivations dues aux preuves et évidences de la gloire ne furent, ne sont et ne seront pas à 100% efficaces

En Romains 1 :18-21, Paul avance l’objectivation fournie par la création qui révèle Dieu, Sa puissance, le monde invisible. Il parle d’égarement et de cœur sans intelligence des êtres humains qui refusent Dieu. 
Aujourd’hui, il existe des démonstrations philosophiques imparables quant à la l’existence de YHWH ELoHiM et la véracité de l’Evangile de Jésus-Christ. Mais l’adage dit bien : « Ne voit que celui qui veut voir » …
En Jean 9, Jésus relie la guérison de l’aveugle-né à la manifestation (Jean 9 :3 : phanéroo : manifester, révéler, montrer, prouver, rendre évident, clair, notoire) des œuvres de Dieu. Il s’agit clairement d’une objectivation opérée par la guérison. Le bénéficiaire de cette guérison a fini par voir physiquement, psychiquement et spirituellement. Les adversaires de Jésus par contre, qui ne voulaient pas « voir » ont fini par devenir aveugles par rapport à la manifestation glorieuse de Dieu (Jean 9 :39-41).
Le Ressuscité même dit à Thomas qui bénéficiait de l’objectivation de la Résurrection par une de Ses apparitions : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20 :29). Toutefois Il lui a aussi dit : « Parce ce que tu m’as vu, tu as cru ». Autrement dit c’est par l’objectivation de la Résurrection que Thomas a cru et il a exprimé une des plus belles confessions de foi de la Bible adressée à Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu ». 
Lucifer, le chérubin « protecteur » probablement le plus glorieux, beau et puissant que YHWH ELoHiM a jamais créé, avait bénéficié du maximum d’objectivation de la gloire et de la sainteté du Trône. Mais au lieu de d’aimer et de faire confiance à son Créateur, il pécha par orgueil. (Ezéchiel 28 :13ss).
L’Apocalypse, malgré les objectivations, les évidences de gloire et de jugements devant amener les hommes à la repentance et la foi, fait état de leur refus de repentance (Apocalypse 6 :15-17 ; 9 :20-21 ; 11 :9-10 ; 16 :11+21…). 
Combien de personnes sont placées devant les preuves et les objectivations venant du ciel mais par mauvaise foi, méchanceté et orgueil nient l’évidence.
La question qui se pose alors : « A quoi servent les objectivations, les preuves, si cela ne fonctionne pas ? » En fait cela ne fonctionne pas à tous les coups, ce qui veut aussi dire que cela fonctionne aussi pour un très grand nombre, nous le verrons plus tard. 
Même le Millénium sous le règne de Christ sur terre avec l’Eglise des Vainqueurs et les Martyrs qui sera une objectivation généralisée merveilleuse sur terre dans la perfection, permettra de la sorte un jugement dernier tout à fait juste, objectif. En effet les êtres humains de cette époque à venir, auront l’occasion de penser et d’agir en totale connaissance de cause face à l’évidence de la gloire et de la perfection de ce règne. Malgré cette objectivation, nombreux seront ceux qui suivront Satan le Séducteur relâché pour combattre les élus (Apocalypse 20 :7-10)     
Tous ces arguments et événements ont conduit l’Eglise à progressivement se passer des objectivations en insistant exagérément sur la foi et l’amour du croyant et en valorisant l’être intérieur au détriment du corps. Le martyre sera « glorifié » pour produire des héros et au-delà des Saints, des « Pères » auxquels on pourra « s’identifier », ce qui est une idolâtrie… ! On se passe alors « héroïquement » pour ne pas dire « orgueilleusement » des bénédictions, délivrances, de la gloire surnaturelles et au final de l’apocalyptique bref, de l’objectivation céleste de la manifestation de la glorieuse Révélation alors qu’elle est clairement prévue dans le plan de Jésus-Christ le Ressuscité apparu et le Glorifié révélé !   

Les objectivations due aux preuves et évidences de la gloire sont indispensables

Parmi bien d’autres objectivations, aussi dans l’Ancien Testament (cf. Buisson ardent, Passage de la Mer Rouge, Sinaï, colonne de Feu et de Fumée, juges, prophètes dont Elie et Elisée etc…), nous retiendrons celle accordé à Saul devenu l’Apôtre Paul sur le chemin de Damas (Actes 9 :1ss). L’apparition glorieuse en Lumière de Jésus a clairement provoqué un retournement de situation chez celui qui fut un persécuteur acharné des chrétiens. Paul utilisera d’ailleurs cette apparition de Jésus-Christ Glorifié pour témoigner ultérieurement de sa foi (Actes 22 :1ss). 
L’Apôtre Pierre qui a pourtant assisté à nombre de miracles, de signes et de prodiges opérés par Jésus, retiendra dans sa deuxième épître la métamorphose ou transfiguration glorieuse de Jésus pour justifier le fait que lui et les apôtres ne racontent pas de « fables habilement conçues », le contraire de l’objectivation céleste démontrant la VERITE. Il insiste sur le fait que lui et les autres apôtres présents sur la montagne L’ont vu de leurs propres yeux (2 Pierre 1 :16-18). 
L’Apôtre Jean écrit clairement en introduction de sa première épître :  « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, car la vie a été manifestée, et nous l'avons vue et nous lui rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. » (1 Jean 1 : 1-4 ; Trad. Segond 1910) 
L’Apôtre Jean part directement sur l’objectivation de Jésus sur terre auprès des apôtres avant et après la Résurrection. Il l’associe clairement à la communion, à la vie et à la joie.
Dans le livre de l’Apocalypse, en tant que témoin (Apocalypse 22 :8a), il posera l’ensemble des fondements de l’apocalyptique chrétienne c’est-à-dire l’objectivation de plus en plus forte de l’Evangile par la Gloire manifestée en vue de l’établissement éternel du Royaume de Dieu.
Il démontrera l’efficacité de l’Eglise des Vainqueurs (1er cavalier) envoyée du ciel (Apocalypse 6 :2) engendrant la réussite de l’évangélisation mondiale (Apocalypse 7), une objectivation merveilleuse, tant attendue, s’il en est. 
L’objectivation de la femme glorieuse, l’Eglise des Vainqueurs - Epouse de Christ (Apocalypse 12 :1ss) en phase d’accouchement, apparaissant comme un signe visible de tous dans le ciel donc objectif, aboutira à l’expulsion du Dragon des lieux célestes.
Les objectivations suivantes dont l’apparition terrestre en Sion des Juifs glorifiés (cf. 144 000 ; Apocalypse 14 :1ss), d’un ange évangélisant volant dans le ciel (Apocalypse 14 :6ss), les victoires des élus avec le Roi des rois (Apocalypse 17 :14), aboutiront à la victoire de Jésus-Christ Glorifié sur terre et au règne du Millénium avec à la clé à ce moment-là, nombre de convertis (Apocalypse 19 :11ss).
Pourquoi ces objectivations apocalyptiques sont-elles indispensables ? Elles démontrent le souci de vérité et d’authenticité qu’a le Seigneur auprès des hommes. Jésus-Christ est LA vérité. Sa personne et Son œuvre ne peuvent être fondées sur des fables, des légendes, des symboles ou des mythes comme c’est le cas de la plupart des religions et croyances.
Ces objectivations sont indispensables car elles seules font avancer l’Histoire du salut (cf. naissance virginale, ministère de puissance de Jésus, croix, résurrection, ascension, pentecôte, glorification-révélation). L’avancement de cette Histoire est bloqué depuis environ 92, moment où les sept Eglises refusèrent d’entrer dans le processus apocalyptique ou de Révélation par la repentance, en écoutant la Parole de Jésus et celle du Saint Esprit. 
 Jésus n’a-t-Il pas dit : « Amen, amen, je le dis à vous, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra pas la mort jusque dans l’éternité » (Jean 8 :51 ; trad. litt. ; cf. Apocalypse 3 :10). Cela signifie qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui a gardé Sa Parole !... 
Les promesses faites aux sept églises portent par la restauration, la transformation, la métamorphose ou la transfiguration sur l’ensemble du croyant esprit, âme et corps. Cela concerne par conséquent à la fois l’amour, la foi-confiance et les objectivations, preuves, évidences, concrètes et glorieuses. L’un ne va pas sans l’autre, nous l’avons démontré.
Ecouter, garder les Paroles de Jésus Glorifié et du Saint Esprit implique l’immortalité c’est-à-dire la transformation intérieure et la métamorphose ou glorification du corps permettant la montée et la constitution de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Epouse de l’Epoux divin. 
Dans un couple, une relation « platonique » (uniquement une sorte de confiance-foi-amour sans sexualité) mène généralement au désastre et il ne peut y avoir en tous cas de fruits ou d’enfants ou d’objectivations concrètes et visibles. Cela ressemble au désastre qui dure depuis 2000 ans entre l’Eglise et Jésus. L’Histoire du Salut est bloquée depuis. 
De même s’il n’y a pas de foi-confiance-amour accompagnant la sexualité, on peut penser viol, violence, prostitution aux pires des cas. Dans un couple, s’il n’y a pas de sexualité, il manquera la communion (union commune, proximité, osmose, unité : être un EN Christ), la joie, la vie et sa transmission (Cf. Proverbes 17 :6 ; Ezéchiel 24 :25 ; Psaume 144 :12 etc…), preuves objectives de vérité, d’authenticité et au final de « gloire ».
  Comme il faut les deux dimensions pour former un couple, il faut de même qu’elles soient effectives et réelles entre Jésus-Christ Glorifié et l’Eglise Glorifiée son Epouse sur le Trône unique solution pour porter du vrai fruit et changer les choses par l’enclenchement du processus apocalyptique.

Conclusion

 « Le Seigneur est l’Esprit ; là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous le visage ayant été voilé, la gloire du Seigneur s’y mire, en cette même image nous sommes métamorphosés de gloire en gloire, aussi (Kataper : de même, aussi, comme) par le Seigneur, l’Esprit. » (2 Corinthiens 3 :17-18).
L’Esprit Saint veut nous ôter le voile, nous libérer, nous métamorphoser de gloire en gloire en présence et sous l’effet de la Gloire du Seigneur Jésus-Christ Glorifié révélé qui se mire dans notre visage ! 
Alors, Jésus-Christ Ressuscité, oui et mille fois oui ! Jésus-Christ Glorifié révélé, oui et mille fois oui ! L’un ne va pas sans l’autre. 
YHWH ELoHiM veut ainsi rétablir et établir la vérité de Sa Parole que nous avons à garder et qui nous affranchira de la sorte de la prison espace-matière-temps. Redécouvrons et expérimentons la véritable actualisation et l’objectivation de la Résurrection par la Glorification révélée.  


En Jésus, Martin BUSCH 

126 RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : JOSEPH OU JUDA ?

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS :
JOSEPH OU JUDA ?

INTRODUCTION

Jusqu’à nos jours, il existe une opposition de fond pas vraiment levée au sein du Peuple d’Israël et par extension au sein de l’Eglise entre Joseph et Juda, ou plutôt de ce qu’ils représentent. Cette opposition, qui n’a pas lieu d’être, subsiste d’une façon catastrophique et nous plonge dans une réalité extrêmement grave. Il est grand temps de commencer à mettre le doigt sur ce point sensible pour pouvoir enclencher la délivrance !   

  1. Les retrouvailles entre Joseph, premier ministre de Pharaon et ses frères 

  1. L’espionnite 
Lors des retrouvailles entre le premier ministre de Pharaon, Joseph, et ses frères dont Juda, qui l’avaient vendu comme esclave, l’ambiance fut plutôt tendue. Les frères de Joseph ne le reconnurent pas, ce qui paraît logique : Joseph, qu’ils croyaient mort (Genèse 42 :13), ne pouvait être pour eux le « premier ministre », juste placé sous Pharaon ! Il était de surcroît habillé comme un prince d’Egypte… ! C’était une situation totalement inimaginable !
Ce que nous retiendrons pour notre propos, c’est l’accusation grave de Joseph à l’égard de ses frères pouvant entraîner une condamnation à mort ou tout au moins un emprisonnement à vie ! Il traita ses frères d’espions, de RaGeLiM (pluriel de RaGaL : espion, explorateur, calomniateur, manipulateur ; cf. verbe RaGaL : calomnier, médire, manipuler, aller çà et là, explorer, voyager, porter des nouvelles plus ou moins fausses, se faire passer pour qui on n’est pas ; cf. ragots)
D’ailleurs les frères de Joseph ont très vite fait le rapport entre cette accusation grave et ce qu’ils avaient fait alors à l’encontre de Joseph et de Jacob leur père auquel ils avaient justement rapporté des « ragots » concernant Joseph. Ce dernier aurait pu trouver un autre prétexte pour se venger en les faisant condamner sans autre forme de procès. Mais il les traita indirectement par « pédagogie » en fonction de ce qu’ils lui avaient fait dans le passé et à leur père Jacob et non pas en fonction de leurs intentions présentes non condamnables d’acheter du blé en Egypte simplement pour survivre. 
Le terme RaGaL a certes deux significations : l’une à connotation plus neutre à savoir explorateur, voyageur, migrant ici pour survivre et l’autre beaucoup plus péjorative voire dangereuse à savoir espion, calomniateur, manipulateur, menteur. L’accusation de Joseph comprise dans ce dernier sens était de la sorte vraie, justifiée alors que ses frères pensaient évidemment d’abord à la signification neutre. En fait nous pensons, comme la sémantique indiquée dans le dictionnaire nous l’indique, que les deux significations peuvent être intimement liées et les frères de Joseph en ont d’ailleurs rapidement pris conscience. 

  1. Le mensonge et la peur
Les frères de Joseph étaient au fond d’eux-mêmes des manipulateurs, des calomniateurs, des menteurs, bref des RaGeLiM vis-à-vis de Joseph et de Jacob. Ils avaient hérité de l’esprit de mensonge et de manipulation de Laban leur grand-père et aussi de Léa leur mère qui, elle aussi, trompa sans vergogne Jacob durant la nuit de noces en se faisant passer pour Rachel. Ils continuèrent à mentir à Jacob en cachant toujours encore ce qu’ils avaient fait dans le passé lors de leur premier retour d’Egypte en Canaan (Genèse 42 :21ss). Nous connaissons la suite de l’histoire lorsque Joseph se fit reconnaître par ses frères et l’arrivée de Jacob en Egypte. Tout semblait aller comme dans le meilleur des mondes mais … ! 
En Genèse 50 :15ss après la mort de Jacob, nous constatons que la peur des fils de Léa ne s’était pas tout à fait estompée car ils craignaient toujours encore la vengeance de Joseph, une fois Jacob décédé !!! Leur cœur de RaGeLiM n’était pas vraiment transformé. Toutefois Joseph les rassura car son cœur et ses intentions étaient purs.

  1. La survie
A l’époque, la famine sévère et très longue ne finissait pas de sévir dans la région. Beaucoup de personnes moururent de faim. Le rôle de Joseph prévu de la part de YHWH était de sauver le clan de cette catastrophe humanitaire grave. Les eaux du Nil, les pâturages, les terres fertiles et les semences au pays de Goshen en Egypte lui furent mis à disposition, non seulement de quoi survivre mais encore de quoi bien vivre, de se nourrir et même de se multiplier pour finalement former le Peuple Hébreu nombreux pour ne pas dire puissant au fil des années !!! 
Joseph était l’instrument de YHWH pour placer Son Peuple dans un ENVIRONNEMENT protégé. Cela leur permettait de devenir un Peuple nombreux et fort à tel point que bien plus tard, le Pharaon de l’époque de Moïse, prit peur et prit des mesures en faisant tuer les nouveaux nés mâles hébreux pour provoquer le mélange par mariage de leurs sœurs survivantes avec le peuple égyptien et ainsi assurer à terme la disparition dudit Peuple ! 
Quoi qu’il en soit, sans l’intervention de YHWH à travers Joseph, c’était la mort et la disparition pures et simples du Peuple Hébreu dans le contexte de famine de l’époque.

  1. Une belle âme dans un beau corps
La privation du corps par la famine, entraîne la mort même chez les bergers hébreux dirigés par le « juste » patriarche Jacob-Israël. Ils avaient, certes comparés aux égyptiens idolâtres, une « belle âme » dans leur orientation générale vis-à-vis de YHWH, malgré leur état d’esprit peu glorieux. Mais en l’occurrence il leur fallait obligatoirement aller survivre dans la riche Egypte pour le moment. C’était un problème du domaine du corps, de la nourriture d’abord et Joseph l’avait bien compris (Genèse 45 :11).  
Sans le « salut du corps » indissociable d’un environnement favorable, pas de vie possible ! Il est donc important d’avoir d’abord un « beau » corps dans un contexte et environnement viables et favorables pour pouvoir ensuite avoir une belle âme (mens sana in corpore sano…) ! Le reste n’est que blabla !

  1. D’abord le corps et ensuite l’âme-esprit : l’ordre divin de la création
Joseph était le fils de la belle Rachel que Jacob aimait (Genèse 29 :17-18). Léa avait les yeux (AYiN : œil, AME, facultés mentales et spirituelles, source) délicats (RaQ : délicat, tendre)
Rachel au beau corps, mère de Joseph et de Benjamin aurait dû, selon la demande de Jacob à Laban et aussi selon le plan de YHWH, passer AVANT Léa à la belle âme (cf. yeux) ! Cela correspondait à l’ordre de la Création divine d’Adam (ADaM : sol, terre glaise, rouge) auquel YHWH ELoHiM a d’abord donné un beau corps tiré de la terre avant de lui insuffler dans ses narines Sa NiSCHeMaTH (Genèse 2 :7 ; cf. NePHeSCH : âme, gloire, souffle, respiration, esprit)
Ezéchiel 37 :7-10 reprend le même ordre de « recréation » dans le contexte mortel de l’exil babylonien où le Peuple d’Israël était en quelque sorte « mort » hors de son Pays. Dans la vision du prophète, les os se rassemblèrent, puis les nerfs et la chair poussèrent dessus d’abord et seulement ensuite l’Esprit fut donné à cette armée ! 
Un amour qui reste « platonique », théorique, sans acte physique sexuel, d’ordre corporel entre un homme et une femme ne donnera jamais une fécondation suivie d’une naissance… ! L’acte corporel intervient d’abord pour qu’il puisse s’en suivre la conception d’un bébé doté immédiatement d’une âme et d’un esprit !
Laban, le loup blanc, le manipulateur, instrument du Serpent, a donc inversé l’ordre divin de la création en trompant Jacob par le fait qu’il lui a d’abord donné Léa et seulement ensuite Rachel. Dès le départ dans le processus de création du Peuple d’Israël l’ordre des choses divin fut inversé ! Le fait que Léa fut « refilée » à Jacob en premier faisait passer chronologiquement l’âme avant le corps et son environnement. Ce qui est logiquement mortel et d’ailleurs a failli l’être !!! 
Les fils de Lé a, au vu du droit d’ainesse et vu que cette dernière avait accouché des aînés, ne pouvaient accepter que le jeunot Joseph, le petit freluquet rêveur, pourri gâté, bien habillé, puisse passer AVANT eux, les diriger pour devenir leur « patriarche » ! La relation filiale de préparation au patriarcat intime et pédagogique qu’avait établie Jacob avec Joseph ainsi que ses rêves inspirés où ses frères se prosterneraient devant lui, démontraient que le projet de Jacob et de YHWH allait dans ce sens. Il fallait que le fils aîné de Rachel, femme choisie et « dirigeante » dans le clan vivant d’ailleurs au quotidien dans la tente de Jacob, passe devant et avant, aussi à ce titre ! 
L’ordre divin des choses que Jacob voulait changer, fut de nouveau remis en cause par la vente de Joseph par ses frères et leur mensonge à Jacob. Ils ne se rendaient pas compte qu’ils coupaient la branche vitale corporelle et environnementale sur laquelle ils étaient assis. C’est pourquoi Joseph les traita plus tard de RaGeLiM ! 
Joseph put certes rétablir l’ordre des choses en ce qui concerne le corps des membres de son clan en leur fournissant pour l’instant et d’abord la nourriture et l’environnement dont ils avaient besoin au pays de Goshen, mais il savait qu’il n’avait pas rétabli l’ordre des choses en ce qui concerne le bon environnement définitif, vu que le Pays promis par YHWH était situé à Canaan ! L’esclavage à terme mortel du Peuple Hébreu en Egypte nous le prouva bien assez par la suite. C’est pourquoi il demanda évidemment à ce qu’il soit enterré en Terre Promise (Genèse 50 :25) comme le fut Jacob avant lui (Genèse 50 :1ss)
Qu’en est-il de Juda, le fils de Léa mais finalement aussi l’ancêtre du Messie ! 

  1. Juda (Genèse 37 ; 44 ; 49 :8-10)

  1. Le sauveur et le roi
Même s’il était complice des autres et à vrai dire contre Ruben qui voulait en fait sauver Joseph en douce (Genèse 37 : 21-22 ; cf. aussi 42 :22), Juda proposa en l’absence momentanée de Ruben (Genèse 37 : 29-30) sa vente aux Ismaélites de passage. Il voulait éviter de répandre le sang de celui qui était malgré tout leur frère (Genèse 37 : 26ss). Il sauva d’une certaine manière la peau de Joseph et par là s’imposa d’ailleurs déjà un peu comme le véritable chef de clan aux dépens de Ruben, l’aîné. Il prit d’ailleurs son indépendance vis-à-vis de Jacob un peu plus tard (Genèse 38) avec un comportement pas très louable au demeurant… ! 
Pourtant lors de la terrible famine avant le second voyage en Egypte, Juda s’imposa même face à Jacob en prenant l’initiative de se porter garant de Benjamin fils de Rachel (Genèse 43 : 3ss) qu’il fallait impérativement amener en Egypte sur ordre de Joseph. En outre il plaida efficacement devant Joseph la cause de Benjamin pourtant son « concurrent au statut de chef de clan » en tant que fils de Rachel, accusé de vol.  Juda proposa en outre de prendre la place de l’accusé par amour pour son père Jacob (Genèse 44 : 16ss). Nous voyons là une préfiguration messianique de Juda. Il prit non seulement ses responsabilités de chef ou « royales » en plaidant (avocat) au nom de ses frères mais encore celles de sauveur en se proposant de se « sacrifier » à vie comme esclave à la place de Benjamin. Il ouvrait en fait logiquement la voie de chef de clan à Benjamin, fils de Rachel au corps magnifique, comme le désirait à ce moment au fond de lui-même Jacob à défaut de Joseph. 
Par ce biais, l’ordre des choses de la création divine semblait rétabli : d’abord l’aspect physique, matériel (Rachel, Joseph-Benjamin) puis l’aspect psychique et spirituel (Léa, Juda).    

  1. La bénédiction de Jacob-Israël pour Juda
« Juda, tu recevras les hommages de tes frères ; Ta main sera sur la nuque de tes ennemis. Les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera lever ? Le sceptre ne s'éloignera point de Juda, ni le bâton souverain d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Schiloh (Shiloh : le Pacifique cf. SHaLOM : paix ; SCHaLaH : envoyer en mission, cf. Le Messie, l’Envoyé) et que les peuples lui obéissent. Il attache à la vigne son âne et au meilleur cep le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement et dans le sang des raisins son manteau. Il a les yeux rouges de vin et les dents blanches de lait. » (Genèse 49 :8-10 ; Segond 1910).
Juda le fils de Léa, prend littéralement et étonnamment la place de Joseph dans la bénédiction de Jacob. Il devient le « patriarche », l’héritier et aussi l’ancêtre de la tribu de Juda qui permettra aux Juifs de continuer à traverser les millénaires jusqu’à nos jours. Il sera l’ancêtre du Roi David et du Messie Jésus-Christ, le Shiloh. En effet les tribus du Royaume du Nord et leurs descendants dont Manassé et Ephraïm, fils de Joseph, ont été largement disséminés et mélangés aux nations à partir de -722 par les Assyriens. Seule la tribu de Juda, le Royaume du Sud, assurera la continuité juive même à Babylone, au retour d’exil en Israël et dans le monde suite à l’exil dû aux romains. Il est clair que Juda, le fils de Léa, avait malgré tout une « belle âme », nous l’avons vu. Il était aussi censé avoir un « beau corps » de lion aussi dans un « bel et bon environnement » de vignobles, de pâturages et d’élevage d’après la bénédiction de Jacob ! Bref une belle âme dans un beau corps de lion au Pays promis par YHWH où coulent le lait et le miel (Nombres 13 :27) ! D’ailleurs il portera en lui et préfigurera de la sorte le Shiloh qui fera obéir les peuples… ! 
Autrement dit il est impérativement nécessaire d’avoir d’abord un contenant entier (corps, environnement, Pays promis) pour pouvoir profiter ensuite d’un contenu (âme, esprit, Jérusalem, Temple, etc…)
Mais que s’est-il passé ? L’entourloupe de Laban a-t-elle vraiment été résolue avec la bénédiction que reçut Juda ? Y-a-t-il encore eu des RaGeLiM ?


  1. Les RaGeLiM de Moïse 

  1. Les espions manipulateurs
En Nombres 13 nous lisons l’histoire très connue des 12 espions-explorateurs représentant les 12 tribus d’Israël dont Caleb pour la tribu de Juda et Josué pour la tribu d’Ephraïm, fils de Joseph. Au retour, les espions rapportèrent de l’abondance dont bénéficiait le pays mais ils décrivirent aussi des habitants forts et puissants, des géants qui ne se laisseraient probablement pas faire. Caleb tenta de redonner la foi en YHWH ELoHiM et d’encourager à la conquête. Mais les autres, exceptés Josué et évidemment Caleb (Nombres 14 :5-10), « décrièrent » (DiBaH : mauvais propos, médisance, mauvaise réputation, outrages, propos injurieux ; verbe : calomnier, décrier, donner mauvaise réputation) le Pays. Autrement dit, le Pays donné par YHWH était considéré comme mauvais, nul, inadapté pour le Peuple à cause de ses habitants. Bref, ils se sont attaqués par là à YHWH Lui-même à Ses capacités de les rendre victorieux, à Ses promesses et projets ! (Nombres 14 :27). 
Le résultat ne se fit pas attendre : les RaGeLiM, exceptés Caleb et Josué, qui ont décrié le Pays, moururent dans la foulée (Nombres 14 :36-38). Le Peuple fut condamné à errer dans le désert pendant 40 ans et y mourir à terme, exceptés Caleb et Josué, une fois encore (Nombres 14 : 24+30 ; 34-35 ; 26 :65). Le Peuple essaya alors d’attaquer tout de même les habitants du Pays mais ils furent battus (Nombres 14 :39-45).

  1. Josué le descendant de Joseph et d’Ephraïm désigné pour faire la conquête du Pays d’Israël et le cas Jéroboam
Selon l’attitude de foi de Caleb, un descendant de Juda, celui-ci aurait tout autant pu être désigné pour la conquête. Mais il n’en fut pas ainsi. Il reçut toutefois Hébron en Juda en héritage (Josué 14 : 13-14 ; 15 : 13). Cette ville n’était pas trop éloignée de Jérusalem et donc du futur Temple… ! 
En fait la conquête était encore du domaine de Joseph ou plus exactement de son descendant Josué. Selon le plan de YHWH ELoHiM, il était là pour assurer d’abord la vie corporelle, l’environnement, la Terre promise, « le pain, le lait, le miel, le vignoble » pour le Peuple par le combat et la conquête. 
Ce n’est que bien plus tard que le roi David descendant de Juda, le roi Salomon, jusqu’à un certain point, et bien entendu le Messie, « couvriront » vraiment les deux dimensions. 
Certes une fois à l’abri dans le Pays promis, il ne s’agit pas de se détourner de Jérusalem et du Temple ou du ministère de Juda comme l’a fait et fait faire le roi Jéroboam, Ephraïmite, donc descendant de Joseph. Il créa des hauts lieux avec des cultes sacrificiels à Béthel et à Dan, avec deux veaux d’or devant symboliser la sécurité matérielle et territoriale (1 Rois 12 :25-33 ; 1 Rois 13 :1-10). Il a ainsi trahi son ancêtre Joseph et son ministère. Le jugement divin ne tardera pas à s’abattre sur lui et sa descendance (1 Rois 13 à 16). La trahison du roi du Royaume du Nord, Jéroboam, a conduit une fois de plus les Juifs, notamment descendants de Juda, à jeter le discrédit sur « Joseph » et son rôle par rapport au don du Pays promis et à devenir beaucoup plus religieux spiritualistes. Ce déséquilibre s’est perpétué jusqu’à nos jours tant chez certains RaGeLiM juifs par rapport à la Terre promise que chez certains RaGeLiM chrétiens par rapport à la Terre promise céleste. 
Mais sans Pays promis PREALABLE pas de Jérusalem et pas de Temple, sachant que négliger par la suite Jérusalem et le Temple implique aussi à terme la perte du Pays promis d’où les exils !!! Les deux sont intrinsèquement liés et indispensables. En fait le résultat du aux RaGeLiM comme aux idolâtres est le même : la mort en exil, hors du Pays promis !

  1. Les RaGeLiM du Peuple d’Israël à notre époque

1948, nous le savons, est une date capitale dans l’Histoire du Salut : la création de l’Etat d’Israël. A ce moment jusqu’à nos jours, il y eut toujours des RaGeLiM juifs qui ne voyaient pas et ne voient toujours pas encore la nécessité de l’Aliyah, du retour au Pays promis. Même aujourd’hui encore, ils se sentent tellement bien ailleurs dans le monde… ! Pourtant il s’agirait pour eux d’entrer dans la réalisation des promesses de YHWH ELoHiM clairement énoncées dans les textes bibliques !!! Ils ne voient pas que vivre sur leur Terre leur assurera la vie de leur corps d’abord nécessitant absolument un environnement favorable pour eux et seulement de leur âme-esprit ensuite à plus ou moins long terme ! Ils ne voient pas qu’il s’agit pour eux de la seule issue pour la vie vu les projets meurtriers du Dragon de plus en plus évidents partout ailleurs dans le monde ! Ils inversent l’ordre de la création divine et sont des « religieux spiritualistes » ! 
Ces RaGeLiM sont clairement les descendants idéologiques de Laban, des fils de Léa et des explorateurs incrédules et calomniateurs de l’époque de Moïse ! 
Ils sont des menteurs par rapport au texte biblique et font de la sorte de YHWH ELoHiM un menteur ! Ils sont des manipulateurs et des incrédules auxquels YHWH a accordé « d’explorer » en quelque sorte le Pays promis par la Torah et les Ecrits Prophétiques qu’Il leur a révélés !
D’ailleurs certains sages juifs actuels disent que si leurs pères avaient écouté Theodor Herzl, auteur du manifeste sioniste en 1896, en faisant tout pour créer l’Etat juif en Terre promise avant l’accession au pouvoir de Hitler, la Shoah n’aurait probablement pas eu lieu. Les Juifs auraient effectivement eu un « refuge » voire des moyens de défense et d’attaque pour davantage se protéger. Mais comme dit, on ne refait pas l’Histoire ! Quoi qu’il en soit, quelle affirmation terrible mais significative !!!  

  1. Les RaGeLiM de l’Eglise et leur mensonge

  1. Les RaGeLiM de l’Eglise

Les premiers RaGeLiM de l’Eglise sont clairement les membres des sept églises citées au début du livre de l’Apocalypse qui ont refusé le ministère de l’Apôtre Jean (le Joseph-Josué de son époque) et son message de la part de Jésus-Christ Glorifié qui les exhortait à rejoindre le Pays promis par la métamorphose du corps et la montée à la Salle du Trône pour former l’Eglise des Vainqueurs, celle de la conquête qui vaincra le Dragon dans tous les « espaces » qu’il occupe toujours indûment. 
Ils furent des menteurs et des calomniateurs et par là engendrèrent des misères sans nom durant des millénaires et des perdus sans nombre pour le Royaume de Dieu !!! 
Il y a quelques années, un homme de Dieu véritable et fidèle sur son lit de mort ayant vu Jésus-Christ Glorifié assis sur le radiateur de sa chambre d’hôpital, dit un peu plus tard à des proches présents : « Nous sommes tous des menteurs » !
Parole incompréhensible pour des gens engagés à fond pour l’Evangile de Jésus-Christ !!! Aujourd’hui ces paroles deviennent plus compréhensibles. 
Nous n’annoncions qu’un tiers voire qu’un quart dudit Evangile (cf. Ecrit « Les trois sacrifices » n°125) et étions des menteurs en nous référant à un soi-disant « plein Evangile » !!! Nous n’étions que des « spiritualistes charismatiques » ou des RaGeLiM par manque de connaissance probablement ! (Cf. Osée 4 :6) 
Les spiritualistes charismatiques ou RaGeLiM de l’époque de l’Apôtre Jean, ont provoqué la catastrophe du catholicisme romain ou plutôt gréco-romain dont les racines idéologiques et philosophiques helléniques et romaines se sont fortement étendues dès le 2ème siècle au sein de l’Eglise ! La mise de côté de l’Apocalyptique, de la Révélation, ouvrant réellement, physiquement la porte du ciel, en général qualifiée de « mysticisme » irréaliste et irrationnel, perdure jusqu’à nos jours ! 
Aujourd’hui, nous étions ou sommes encore des RaGeLiM, nous avions ou avons le témoignage de l’Apôtre Jean, le texte de l’Apocalypse à disposition sans compter les autres textes bibliques notamment prophétiques, qui nous exhortaient ou exhortent à pénétrer dans le Pays promis réellement, concrètement avec le corps glorifié !!!
L’Evangile de Jésus-Christ comprend en effet un salut pour l’être humain tout entier ! Pour cela il ne peut que comprendre la dimension concrète et indispensable préalable du Pays promis offerte par Joseph puis Josué suivis de David et du Messie Jésus-Christ Glorifié !
La gravité des conséquences de la vente quasi meurtrière de Joseph aux Ismaélites (leurs descendants s’opposent d’ailleurs avant tout à la soi-disant « occupation » d’une terre qui, d’après eux leur reviendrait au titre du droit d’aînesse d’Ismaël, le « véritable héritier » d’Abraham et de ce qu’ils considèrent aujourd’hui comme « terre d’Islam »), du refus d’aller à la conquête du Pays promis, du refus du témoignage apocalyptique de révélation ou d’ouverture, de dévoilement, donc d’accès au ciel par l’Eglise est incalculable. Sans accès au Pays promis ou au ciel PREALABLE, pas de Jérusalem ou de Jérusalem céleste et donc pas de Temple ou de Salle du Trône.
Seule alors règne la mort du désert destinée aux RaGeLiM puisque l’environnement espace-matière-temps « désertique » en est totalement imprégné ! Sans Joseph, Juda et les siens étaient morts et enterrés. 
L’Apocalypse ou le dévoilement (voile déchiré, accès au Saint des saints, Salle du Trône) annonce clairement la Grande Tribulation suivie du règne de l’Anti[é]-Christ où les chrétiens restés sur terre seront persécutés et tués à tour de bras. Jésus [Joseph-Josué] voudrait nous en préserver, encore faudrait-il que nous « gardions Sa Parole » pour devenir des vainqueurs et nous retrouver au ciel, notre refuge et Pays promis, dans la nouvelle Jérusalem et le Temple céleste (Apocalypse 3 :10-12).  

  1. Le mensonge de certaines confessions et professions de foi chrétiennes

  • La christologie
En général dans les confessions ou professions de foi chrétiennes apparaissent les affirmations suivantes concernant Jésus-Christ : Sa naissance virginale, Sa divinité de Fils unique du Père céleste, Sa mort expiatoire sur la croix, Sa résurrection, Sa montée au ciel pour siéger sur le Trône à la droite du Père et Son retour en gloire pour « juger les vivants et les morts ». Ensuite on passe au Saint Esprit et à l’Eglise universelle sur terre. Nous sommes carrément dans le mensonge par omission !
Il manque en effet un élément majeur et capital entre Son accession au Trône d’une part et Son retour en gloire d’autre part (Apocalypse 19 :11ss) ! 
C’est Jésus-Christ GLORIFIE (Apocalypse 1 :12-16 ; 2 :1+8+12+18 ; 3 :1+7+14) REVELE ou APOCALYPTIQUE (Apocalypse 1 :1)
C’est comme si on effaçait Apocalypse 1 à 19 :10 : on « saute » directement au retour en gloire alors que le plan de YHWH comporte quelques chapitres entre les deux, c’est le moins qu’on puisse dire, dont la glorification du corps des croyants pour accéder dès à présent sans mourir au ciel ou Pays promis céleste et ensuite ACCOMPLIR le plan divin prévu et décrit dans l’Apocalypse ! 
Il y a là une atteinte non seulement aux effets et conséquences de la croix et de la résurrection pour le croyant mais une atteinte encore beaucoup plus gravissime à l’IDENTITE de notre Seigneur Jésus-Christ Porteur de la plénitude de la divinité (plèroma ; Colossiens 1 :19 ; 2 :9), c’est à dire Jésus-Christ Dieu, le Tout Puissant ! 
Seul le VRAI MESSIE, selon les textes bibliques vétérotestamentaires notamment, règne comme un VRAI ROI puissamment, visiblement et effectivement, comme son ancêtre David le fit. Sans cette visibilité il ne peut être le VERITABLE (Apocalypse 3 :7 ; 19 :11), c’est-à-dire le vrai Dieu. Mais Il a choisi de ne combattre et de régner qu’avec Sa « Reine-Epouse », l’Eglise des Vainqueurs montée à la Salle du Trône siégeant avec Lui sur le Trône (Apocalypse 3 :21). Mais comme elle ne monte pas, il y a évidemment un problème… !
En effet il se trouve que l’Eglise, comme Israël, fut et est une foule de RaGeLiM qui professe une vérité partielle donc partiale et de ce fait un mensonge d’abord sur l’identité de son Seigneur Dieu et de Ses capacités toutes puissantes plus particulièrement dans Sa manifestation de règne visible et tangible à partir du ciel sur la terre ! C’est cela la dimension apocalyptique ou révélée de Jésus-Christ mais dépendante de Sa volonté et de Son plan préalables (cf. : Joseph) avec l’Eglise des Vainqueurs !
Ainsi confesser Jésus-Christ monté au ciel, siégeant à la droite du Père ne suffit pas : il faut clairement ajouter ou tout au moins préciser : « Jésus-Christ Glorifié révélé ».
« Révélé » est le contraire de caché, de secret, d’invisible, d’inaccessible. La révélation (=Apocalypse, dévoilement) démontre que le « voile est déchiré », que l’accès au ciel est réellement ouvert pour pouvoir vraiment « circuler » dans les deux sens et surtout se rencontrer visiblement, concrètement, effectivement, converser et pas seulement « spirituellement » où nos prières ressemblent bien souvent à des monologues !
Une autre caractéristique identitaire de Jésus-Christ Glorifié révélé est celle de l’EPOUX (2 Corinthiens 11 :2 ; Apocalypse 21 :2). Si un époux n’est pas accessible, ce n’est tout simplement pas un époux. Il se dévoile, se découvre, bref se REVELE à Son Epouse dans l’intimité totale pour ne plus former qu’un avec elle ! Et ce n’est pas une image ou un symbole !
Jésus-Christ est l’EPOUX qui veut prendre concrètement soin de Son Epouse, l’Eglise, en la mettant à l’abri, en la protégeant ! Il n’est pas Celui qui veut la larguer dans le désert de l’espace-matière-temps, des tribulations ce monde ici-bas ! Il veut au contraire la mettre en position victorieuse dans ce monde à partir du ciel et du Trône ! Pour ce faire celle-ci doit habiter le Pays Promis céleste et agir à partir de lui, exactement selon le modèle d’Israël qui doit exercer son ministère de Peuple élu à l’égard du monde à partir de sa Terre (Cf. : Joseph) ! 
Mais il se trouve que l’Eglise de RaGeLiM a infligé et continue d’infliger des « râteaux » à son Amoureux et Epoux divin qui n’arrête pas de lui faire non seulement des avertissements mais encore des propositions, des promesses et des déclarations d’amour pour qu’elle Le rejoigne à la Maison céleste ! 
Cela va encore plus loin : il s’agit de la remise en question de son identité de Père éternel qui est clairement énoncée en ce qui Le concerne en Esaïe 9 :6 ! Apocalypse 12 :1ss décrit la naissance de Son Fils qu’Il aura avec Son Epouse glorifiée ! Le processus apocalyptique et l’accomplissement du plan divin dont la naissance de l’enfant mâle est capitale. Celui-ci bénéficiera de l’enlèvement et procèdera à la conquête de la partie des lieux célestes encore indûment occupés par l’Ennemi (=enfer) puis celle de la terre pour aboutir à l’instauration du Millénium dont on ne voit d’ailleurs souvent pas grand-chose dans les confessions de foi en général. 
Ainsi nous constatons que la christologie comporte aussi la dimension de Joseph (Terre, corps, multiplication, révélation).

  • Le rôle du Saint Esprit et l’ecclésiologie (doctrine de l’Eglise)
Le troisième article du Symbole des Apôtres qui ne fut d’ailleurs pas rédigé par les Apôtres, parle de l’Eglise universelle, c’est-à-dire l’Eglise située partout dans l’univers ou de l’espace-matière-temps. Rien n’apparaît de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Eglise glorifiée « montée ».
Cette omission « limite » par conséquent l’action du Saint Esprit dont la mission et le rôle majeurs sont de nous métamorphoser et nous amener via les dons et ministères charismatiques auprès de Jésus corps, esprit, âme hors de l’univers dans les lieux célestes ! 
Nous voyons clairement que les confessions de foi sont l’œuvre des chrétiens RaGeLiM, héritiers des sept églises citées dans l’Apocalypse, qui ont refusé comme les frères de Joseph et la majorité des espions de Moïse de passer à la conquête et à l’installation dans le Pays promis ! Certes on peut concéder le manque de connaissance (Osée 4 :6), de négligence ou encore d’ignorance suite à la succession des générations où l’on a « oublié » tout cela mais avouons que les conséquences furent et sont vraiment catastrophiques.
Quoi qu’il en soit les confessions de foi du début de notre ère, sont la preuve par neuf du refus de l’Apocalyptique des chrétiens de la fin de premier siècle et de leur état de RaGeLiM. Ils ont, jusqu’à nos jours, influencé l’Eglise à travers les siècles !

  • Le passage du mythe à la réalité historique
La définition de mythe est un récit relatant des faits imaginaires non consignés objectivement par l'histoire, transmis par la tradition et mettant en scène des êtres représentant symboliquement des forces physiques, des généralités d'ordre philosophique, métaphysique ou social.
Malheureusement non seulement dans les milieux athées, agnostiques mais encore dans les milieux dits chrétiens libéraux voire plus « orthodoxes » la totalité ou tout au moins des parties des textes bibliques sont de l’ordre du mythe, du symbolisme et plus particulièrement les textes apocalyptiques dont évidemment principalement l’Apocalypse. Là nous côtoyons par voie de conséquence nombre d’interprétations de RaGeLiM très éloignées de l’histoire alors que la « dimension de Joseph » nous fait clairement passer du mythe à la réalité historique et très concrète de la vie ! 
La métamorphose du corps, la montée permettant à une partie de l’Eglise d’être dans les lieux célestes pour ensuite agir sur terre tout en sachant qu’il y aura durant cette période une église restée sur terre subissant beaucoup de souffrances, la non confusion de la Grande Tribulation avec le règne de l’Anti[é]-Christ, l’enlèvement, le Millénium et bien d’autres aspects dont nous ne cessons d’écrire et de parler, nous permettent de dérouler chronologiquement donc de façon tout à fait historique l’Apocalypse, comme du « papier à musique » !
Comme Joseph, Josué nous passons du mythe générateur d’incrédulité à la réalité historique génératrice de foi pour le salut du corps par la survie concrète en Egypte (Joseph) et/ou la conquête, l’installation au Pays promis (Josué) ! 
Sans réalisation concrète et réelle messianique révélée, visible, tangible du passage au Pays promis céleste, l’Eglise passe obligatoirement partiellement ou totalement à terme au mythe et au symbolisme dans son vécu et sa pensée ! Il faut en effet bien tenter de trouver des explications et des interprétations plausibles et humainement raisonnables à ces textes… La foi, même charismatique, doit impérativement passer de l’incantatoire au concret réel apocalyptique ou de la révélation. 
Seule la REPENTANCE reste l’issue positive et unique pour passer de l’état de RaGeLiM au Véritable qui nous affranchit réellement et concrètement de la servitude et de la vulnérabilité !

Conclusion

La question « Joseph OU Juda ? » doit obligatoirement trouver sa réponse en « Joseph ET Juda », c’est-à-dire dans le Messie qui regroupe parfaitement les deux, encore faudrait-il que nous l’acceptions en tant que tel !
Le merveilleux texte prophétique messianique d’Ezéchiel 37 :15-28 met en avant cette réunification de Joseph (Ephraïm, Royaume du Nord) et de Juda (Royaume du Sud). Ezéchiel doit en effet maintenir ensemble dans sa main un bâton brisé pour préfigurer et signifier cette réunification dans le Pays promis. « Le Serviteur David », le Messie Jésus-Christ, sera leur roi et y règnera dans une Alliance de paix éternelle.
Etonnamment, un commentateur de l’Apocalypse de tendance évangélique considère que dans la situation actuelle il y a des « anomalies à rectifier » : « … l’Eglise qui devrait être dans les cieux ; Israël qui devrait vivre en paix dans tout le pays qui lui a été promis… ». Nous dirions qu’il ne s’agit pas d’anomalies mais bien de catastrophes bimillénaires dont les effets perdurent et s’étendent de plus en plus dans notre situation d’exil hors de notre Pays promis céleste ! 
Comprenons que la dimension de Joseph est simplement aussi au programme des textes prophétiques apocalyptiques, de l’Apocalypse et bien d’autres textes, encore faudrait-il considérer les choses dans leur globalité et notamment dans l’ordre divin comme c’est décrit entre autres dans la Genèse et l’Apocalypse : d’abord Joseph ensuite Juda pour finalement trouver la réconciliation et l’union parfaites des deux EN Jésus-Christ ! 
Si Jésus-Christ Glorifié ne S’était pas révélé à l’Apôtre Jean pour nous exhorter à la métamorphose du corps et à la montée pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs au Pays promis céleste, Il n’aurait pas été le vrai Messie. En effet Esaïe 11 et Ezéchiel 37, avec nombre d’autres textes associent clairement le règne du Messie davidique à venir au Pays promis c’est-à-dire au « ministère » de Joseph-Josué PREALABLE SUIVI bien entendu de celui de Juda avec Jérusalem et le Temple !                                                                                      
« C'est pourquoi tu diras : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés et je vous donnerai la terre d'Israël (ministère de Joseph d’abord) Je leur donnerai un même cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de leur corps le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu'ils suivent mes ordonnances et qu'ils observent et pratiquent mes lois et ils seront mon peuple et je serai leur Dieu (ministère de Juda ensuite). » (Ezéchiel 11 : 17+19 ; Trad. Segond 1910).


En Jésus, Martin BUSCH