Association Vie Comblée

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11/09/2019

134 RELIGION OU REALITE ?


RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS :

RELIGION OU REALITE ?


INTRODUCTION


            Passer de la religion à la réalité c’est soit mettre de côté la religion pour ne considérer que la réalité, non contestable certes, de ce qu’on peut percevoir humainement d’une façon ou d’une autre dans l’espace-matière-temps (matérialisme, athéisme, éventuellement agnosticisme) ou alors c’est passer de la religion à la réalité céleste ou aux choses d’En-Haut (Colossiens 3 :2) avec notre être entier, esprit, âme et surtout corps. Pourquoi surtout le corps ? Tout simplement parce qu’il est la réalité tangible, incontestable, objective de notre être. Il est en effet une réalité dont tout un chacun peut facilement vérifier l'existence avec diverses facettes de la perception humaine.

  1. Pour un Evangile crédible

Ainsi pour pouvoir maintenir l'objectivité de la réalité céleste, il est donc prioritairement indispensable que notre corps tangible, partie indiscutable de la réalité terrestre constatée, puisse concrètement et effectivement passer de la réalité terrestre à la réalité céleste pour pouvoir l'objectiver. C'est en effet une question de crédibilité fondamentale relative à cette réalité céleste.
            Les fondements de la réalité céleste que sont l'Incarnation, la Résurrection, l'Ascension et les apparitions certes glorieuses mais néanmoins corporelles tangibles donc réelles et objectives du Seigneur Jésus-Christ, ont ainsi crédibilisé l’Évangile, tout au moins pour les Apôtres (cf. Actes 1 :3 etc…).

  1. Pour une nécessaire actualisation

Mais au fil des générations nous en sommes réduits à croire religieusement, sans objectivité totalement démontrée aux lointains témoignages des Apôtres sans réelles actualisations fondamentales, globales et fondatrices.
            Nous passons donc que nous le voulions ou non à une foi religieuse relative basée sur les témoignages et une science historique qui ne peut totalement objectiver les faits relatifs au Christ. Ainsi nous nous trouvons dans l'ouïe dire, avec des suppositions et/ou des textes dont il manque cruellement l'actualisation et l'accomplissement objectifs, francs et massifs. Nous ne pouvons qu'aboutir à la religion et ses systèmes relatifs et hypothétiques qui se transmettent en général de génération en génération.

  1. Quels sont les actualisations et les accomplissements bibliques pour sortir de la religion ?

La foi biblique fondamentalement areligieuse est la confiance concrète en Quelqu'un que nous CONNAISSONS préalablement, réellement, objectivement, concrètement. Elle n'est pas une croyance religieuse en des réalités invérifiables et intangibles. Elle pourra de la sorte être suivie par l’obéissance et l’accomplissement des missions.
            Toutes ces remarques correspondent bien au plan REVELATION-RENCONTRE (1) de Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 1 :10-20 aussi repentance avec métamorphose, transfiguration, transformation du corps Apocalypse 3 :18-20) permettant la CONNAISSANCE-AMOUR (2) (Apocalypse 4 :1 ; 5 :10 ; montée au Trône) qui permet à son tour la FOI BIBLIQUE, c'est à dire la CONFIANCE (3) (Apocalypse 4 :2 à 5 :14) en Lui créée par l’expérience de la Gloire devant le Trône ! Enfin vient l’ACCOMPLISSEMENT DES MISSIONS (4) à partir d’En-Haut prévues pour l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 6 :1-2 ; 12 :11 ; 17 :14 ; 19 :14 ; 20 :4a entre autres).
            Il n'est pas possible de vraiment connaître qui que ce soit par ouïe dire ou personne interposée malgré des témoignages sincères voire des plus fiables possible. La foi-confiance réelle n'est pas transmissible d'une génération sur l'autre. Il faut une rencontre directe personnelle qui devrait d’abord être corporelle puis la connaissance-amour pour pouvoir ensuite développer la foi-confiance et enfin par-là être capable d’obéir et d’accomplir les missions prévues.
            Ainsi nous sommes loin, mieux, HORS des hypothèses, des théories, des systèmes de pensée, des lois et rites plus ou moins superstitieux, bref de ce qu'on appelle communément entre autres la « religion » ou l'infinité des systèmes religieux, plongés d'ailleurs dans la relativité la plus totale !
            On connaît en effet bien l'adage « toutes les religions se valent » et c'est bien vrai ! Pourquoi plutôt l'une que l'autre, au final ?
            La religion est « l'opium du peuple » et c'est encore vrai car elle sert à endormir le peuple en l'éloignant de la perception de toute réalité souvent désastreuse par une foi désincarnée, superstitieuse, pour pouvoir mieux le manipuler et l'exploiter.
            Par conséquent pour que l’Évangile soit crédible, il est obligatoire qu'il soit non seulement basé sur la réalité de l'Incarnation, de la Résurrection, de l'Ascension et de la Révélation corporelles donc réelles de Jésus-Christ mais aussi sur ce qui doit en résulter à savoir l'actualisation, l'accomplissement. Il s’agit bien évidemment des 4 étapes tangibles, incluant le corps, décrites en début de paragraphe.
C'est ainsi et seulement ainsi que nous restons dans l'ordre de l'objectif : révélation-rencontre, connaissance-amour, foi-confiance, obéissance-accomplissement des missions.
            Tout a toujours commencé par la révélation-rencontre objective, concrète, visible, corporelle dès le Paradis (le corps fut créé en premier : Genèse 2 :7) en passant entre autres plus tard par Abraham, David, les prophètes et plus particulièrement les disciples de Jésus. Ensuite seulement vint la connaissance-amour de YHWH-Jésus et enfin vint la foi-confiance avec l’accomplissement des missions !

  1. Quelques versets mal interprétés

Le cas de Thomas par exemple, lorsque le Ressuscité lui dit « Heureux ceux qui n'ont pas vu, mais qui ont cru » (Jean 20 : 28) a tout faussé parce que le contexte de ce verset fut gommé. Les églises ont justifié la foi désincarnée religieuse, spiritualiste sur ce passage.
            Notons tout d'abord que le vécu concret et réel de Thomas auprès de Jésus n'était pas rien mais était bel et bien la révélation-rencontre préalable du Christ tout au long de Ses trois années de ministère notamment confirmé par une multitude de miracles ! Il a aussi entendu l'annonce de Sa mort suivie de Sa résurrection. Il avait préalablement bénéficié de la révélation-rencontre, c’est à dire vu et vécu réellement avec Christ, concrètement et objectivement !!! (Jean 14 :4-11).
En réalité, Jésus remet Thomas en place par rapport à ses mots durs (Jean 20 : 24-25) qui, malgré tout son vécu, ne reconnaît pas l'ordre des choses à savoir la révélation-rencontre suivie de la connaissance-amour, elle-même suivie de la foi-confiance avec l’obéissance dans l’accomplissement des missions.
            Qu'avait dit Thomas ? « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point [en Sa résurrection]. »
            Il avait totalement effacé sans vergogne la révélation-rencontre et la connaissance-amour qui avaient pourtant été clairement et préalablement au rendez-vous pour lui, c’est le moins qu’on puisse dire !
Il ne faisait pas usage de sa raison de la bonne manière : Il était le « rationaliste de service », c'est à dire qu'il mettait sa raison à la place de YHWH ELoHiM, ce qui est, outre une idolâtrie, une démarche philosophicoreligieuse dévoyée. La raison ne peut être placée au rang de l'absolu supérieur mais au rang du relatif, de l'évolutif et du limité. Ainsi le passage ne peut qu'être compris dans le sens suivant : Heureux ceux qui n'ont pas vu avec leur raison poussée dans l'absolu supérieur comme le fit Thomas mais ceux qui ont cru après avoir reçu comme les femmes et les apôtres (qui ont certes aussi douté de la résurrection mais probablement moins radicalement que Thomas Marc 16 :14) la révélation-rencontre et la connaissance-amour du Fils de Dieu préalables.
            A l'autre extrême, la foi n'est pas une attitude naïve, style foi du charbonnier ! Bien au contraire ! La Parole de Jésus à propos des petits enfants a tout autant été mal interprétée (Matthieu 19 :14 et parallèles). Ces passages servent de base à la transmission de la foi religieuse par « conditionnement éducatif » d'une génération à l'autre qu'on le veuille ou non (cf. baptême des nourrissons). Ce phénomène se produit au niveau de toutes les religions de ce monde accompagnées de ce qu'on appelle la culture et la tradition.
 Un petit enfant confié à une tierce personne aura tendance à pleurer loin de sa maman et de son papa qu'il « connaît ». Il ne sera rassuré et pleinement confiant qu'auprès de ses parents, en particulier auprès de sa maman qui l'a préalablement porté 9 mois durant (révélation-rencontre) qu'il connaît et aime de ce fait. Un petit enfant encore non pollué par les cultures et les traditions, ni une raison dévoyée, sera davantage réceptif à l'amour parfait de son Créateur. En tant que toute jeune créature, il se « souvient » sans obstacle des « mains créatrices » du Créateur. C'est pourquoi les enfants se sont approchés si spontanément de Jésus qui a d'ailleurs appelé Ses disciples à être comme eux...
Ainsi nous ne sommes ni dans le domaine de la raison divinisée ni dans une foi aveugle toutes deux génératrices de systèmes philosophicoreligieux.
Nous sommes au contraire dans quelque chose de fondamentalement supérieur : dans l'être (cf. YHWH « Je suis »). C'est là que se trouve l'objectivité et par conséquent la réalité qui aboutira à la foi-confiance !

  1. Du secondaire au primordial

Sans mon corps je ne « suis pas » ! C’est la raison pour laquelle les corps seront ressuscités ou « devront être rendus » (Apocalypse 20 :13 : cf. aussi 20 :4) ! Une foi sans cette réalité existentielle objective, est « désincarnée, spiritualisée, religieuse » et ne pourra jamais relever de la confiance réelle. C'est pourquoi il est capital de parler aussi de salut du corps (Romains 8 :23 ; 2 Corinthiens 3 :18), de métamorphose, de transformation, de transfiguration du corps, d'immortalité et pas seulement de résurrection du corps après sa mort. Ce dernier aspect, ne rendant compte que d'une partie de l’Évangile et enseigné dans les églises, a obligatoirement donné naissance à la religion. Il semblerait d'ailleurs que la religion, avec des rituels notamment funèbres, fut engendrée par l’expérience de la mort des hommes préhistoriques.
C’est une des raisons pour lesquelles il aurait fallu une actualisation de l’Evangile par un accomplissement de notre immortalité corporelle voulue par Jésus-Christ Glorifié pour empêcher la religion de s’installer. Comme l’hellénisme le fit, on n’a parlé que de l’immortalité de l’âme.
Le seul moyen d'en sortir, c'est de passer de la religion à la réalité céleste aussi avec le corps par sa glorification promise et voulue par Jésus-Christ Glorifié donc pour aujourd’hui !
Il est indispensable de faire le joint direct de cause à effet, en Jésus-Christ et Son Œuvre ET le salut du corps, entre le Paradis initial et l’Éternité, entre les promesses d'Alliance, des prophètes et leurs accomplissements effectifs pour passer réellement dans la réalité de l’être la plus objective et fondamentale, à savoir la primordiale réalité céleste de laquelle tout « est ».
En effet, ce qui se trouve entre les deux, le temps, l’Histoire ne peut qu'être intermédiaire, une parenthèse donc secondaire et non fondamental. Une des conséquences de la chute est le passage dans cette situation intermédiaire mortelle très difficile parce qu'on « est assis entre deux chaises » et on finit par « y laisser sa peau », parterre.
Les êtres humains et plus particulièrement Israël et les églises ont inversé l'ordre des priorités en faisant passer le secondaire avant le primordial. Ainsi, pour durer dans l'intermédiaire, ils furent logiquement obligés par « réalisme », de passer au secondaire et à l’intermédiaire c’est à dire à la religion avec ses lois et ses systèmes ainsi qu’à la spiritualisation.
Jésus, avant tout une personne entière donc aussi avec un corps, le grand Médiateur entre YHWH ELoHiM et les hommes (1 Timothée 2 :5) est pourtant venu par Sa médiation parfaite (souffrance non seulement psychique et spirituelle mais aussi corporelle durant Sa passion) supprimer cette situation intermédiaire, secondaire et religieuse en ouvrant d’emblée l'accès à la réalité céleste primordiale et fondamentale de l’être.

Conclusion

La réalité immédiate intermédiaire de l'espace-matière-temps ne peut certes être niée ou ignorée puisque nous sommes en plein dedans mais elle doit être remise à sa vraie place, celle qui est secondaire. Pour ce faire, notre corps, partie intégrante de la réalité secondaire et intermédiaire espace-matière-temps, doit en être sauvé, c’est à dire transformé, métamorphosé (immortalité) et pas supprimé par la mort selon de nombreuses promesses.
C’est le seul et unique chemin pour sortir de la religion et passer à la réalité.
Comment ? Le sacrifice de la croix nous sauve juridiquement et c’est le seul moyen d’être justifié devant le Tribunal divin. Mais c’est notre nouvelle naissance En-Haut de l’Esprie Sainte notre Mère céleste tout aussi importante que notre Père céleste et notre Epoux céleste qui réalise, finalise notre salut. Certes Elle ressuscitera les corps morts (cf. Romains 8 :11) mais Elle voudrait le faire dès maintenant puisque l’immortalité nous est d’ores et déjà juridiquement acquise en Jésus-Christ (2 Timothée 1 :10) pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs.
L’Eglise des Vainqueurs sera ainsi le si nécessaire accomplissement et la si nécessaire actualisation de l’Evangile.

En Jésus, Martin BUSCH

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