06 mai 2026

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES - PSAUMES 36 à 44

 

LE CHEMIN DES PSAUMES

🕊️

 

Lectures et relectures méditatives

pour marcher devant Dieu

 

PSAUMES 36 à 44

De la soif au secours, de la plainte à l’espérance

 

 

 

Sous tes ailes est le refuge, et ta lumière éclaire ;
quand l’âme crie sa soif, tu fais naître l’espérance ;
quand la nuit se prolonge, ta fidélité nous garde,
et ton salut relève nos pas.

 

 

 

 

Yves Gravet
Royan

 

« J’ai patiemment attendu l’Éternel ;
il s’est incliné vers moi, il a écouté mes cris. »


 

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES

Psaume 36 – Relecture méditative (Segond)

 

Il y a dans le cœur du méchant une voix qui pousse au mal ;
la crainte de Dieu n’est pas devant ses yeux.

Car il se flatte à ses propres yeux,
pour consommer son iniquité, pour se livrer à la haine.

Les paroles de sa bouche sont fausseté et tromperie ;
il a cessé d’être sage, de faire le bien.

Il médite l’iniquité sur sa couche,
il se tient sur une voie qui n’est pas bonne ;
il ne rejette pas le mal.

 

Éternel ! ta bonté atteint jusqu’aux cieux,
ta fidélité jusqu’aux nues.

Ta justice est comme les montagnes de Dieu,
tes jugements sont comme le grand abîme.
Éternel ! tu soutiens les hommes et les bêtes.

 

Combien ta grâce est précieuse, ô Dieu !
Sous l’ombre de tes ailes les fils de l’homme cherchent un refuge.

Ils se rassasient de l’abondance de ta maison,
et tu les abreuves au torrent de tes délices.

Car auprès de toi est la source de la vie ;
par ta lumière nous voyons la lumière.

 

Répands ta bonté sur ceux qui te connaissent,
et ta justice sur ceux dont le cœur est droit !

Que le pied de l’orgueil ne m’atteigne pas,
et que la main des méchants ne me fasse pas fuir !

Voilà ceux qui commettent l’iniquité :
ils sont renversés, ils tombent, et ils ne peuvent se relever.

 

De l’ombre qui ment à la lumière qui fait vivre : se réfugier sous les ailes, boire au torrent, apprendre à voir

Relecture finale en lien avec le Psaume 36 (Segond)

Le Psaume 36 commence par une descente au fond du cœur : une voix intérieure pousse au mal, et l’absence de crainte de Dieu laisse l’homme seul avec ses justifications. Le péché n’est pas décrit seulement comme une faute extérieure, mais comme un discours intérieur qui flatte, qui maquille, qui rend le mal acceptable. Quand l’âme se croit lucide alors qu’elle se ment, elle cesse d’être sage et elle perd le goût du bien.

 

Puis, brusquement, le psaume ouvre le ciel. À la petitesse d’un cœur enfermé répond la grandeur de Dieu : « ta bonté atteint jusqu’aux cieux ». Comme si la Parole disait : ne reste pas collé à l’obscur, lève les yeux. Là où la tromperie rapetisse l’homme, la fidélité de Dieu l’agrandit. Sa justice est ferme comme les montagnes, ses jugements profonds comme l’abîme : un Dieu à la fois stable et insondable, devant qui l’orgueil se tait et la confiance respire.

 

Le cœur du psaume est une image de proximité : « Sous l’ombre de tes ailes… ». La grâce n’est pas seulement une idée vraie ; elle est un abri. Dieu ne se contente pas de dénoncer le mal : il accueille l’homme qui cherche refuge. Et ce refuge n’est pas un minimum de survie, mais une surabondance : « l’abondance de ta maison », « le torrent de tes délices ». La foi apprend ici que Dieu n’est pas avare de bien ; il nourrit, il abreuve, il rassasie.

 

Une phrase résume tout : « auprès de toi est la source de la vie ». Le psaume ne dit pas seulement que Dieu donne la vie : il en est la source, l’origine et le renouvellement. Alors la lumière devient plus qu’un éclairage moral : « par ta lumière nous voyons la lumière ». C’est Dieu qui rend possible une vraie vision : discerner, choisir, revenir. Sans cette lumière, on peut regarder longtemps et ne rien comprendre ; avec elle, même dans la nuit, quelque chose s’éclaire en nous.

 

La prière finale est sobre : « Que le pied de l’orgueil ne m’atteigne pas ». Après avoir contemplé l’immensité de Dieu, le psalmiste sait où se joue le danger : l’orgueil qui fait tomber, la main des méchants qui fait fuir, les chemins glissants où l’on se perd. Il demande d’être gardé, non seulement contre les attaques, mais contre ce qui, en lui, pourrait consentir à l’ombre. Et le psaume s’achève sur une certitude : l’iniquité ne tient pas debout ; elle tombe et ne peut se relever. Ce n’est pas une jubilation cruelle, mais une espérance : le mal n’a pas d’avenir, tandis que la grâce, elle, demeure et fait vivre.

 


 

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES

Psaume 37 – Relecture méditative (Segond)

 

Ne t’irrite pas contre les méchants,
n’envie pas ceux qui font le mal.

Car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe,
et ils se flétrissent comme le gazon vert.

Confie-toi en l’Éternel, et pratique le bien ;
Aie le pays pour demeure et la fidélité pour pâture.

Fais de l’Éternel tes délices,
et il te donnera ce que ton cœur désire.

 

Recommande ton sort à l’Éternel, mets en lui ta confiance, et il agira.

Il fera paraître ta justice comme la lumière,
et ton droit comme le soleil à son midi.

Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui ;
Ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies,
Contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.

 

Laisse la colère, abandonne la fureur ;
Ne t’irrite pas, ce serait mal faire.

Car les méchants seront retranchés,
Et ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays.

Encore un peu de temps, et le méchant n’est plus ;
Tu regardes le lieu où il était, et il a disparu.

Les misérables possèdent le pays,
Et ils jouissent abondamment de la paix.

 

Le salut des justes vient de l’Éternel ;
il est leur protecteur au temps de la détresse.

L’Éternel les secourt et les délivre ;
il les délivre des méchants et les sauve,
parce qu’ils cherchent en lui leur refuge.

 

Ne pas s’irriter, mais se confier : apprendre la patience, la douceur et le pas affermi

Relecture finale en lien avec le Psaume 37 (Segond)

Le Psaume 37 s’ouvre par une lutte intérieure : l’irritation. Avant même de parler d’actions, il parle d’un feu qui monte quand le mal semble prospérer. « Ne t’irrite pas… n’envie pas… » : la Parole vise le cœur, là où l’injustice réussie pourrait devenir notre poison. Le méchant est comparé à l’herbe : il peut verdir vite, mais il se fauche vite. Ce regard n’est pas un mépris ; c’est une délivrance : ne pas mesurer sa vie à l’apparente réussite du mal.

Le psaume ne propose pas une patience passive. Il associe immédiatement : « Confie-toi… et pratique le bien ». La confiance n’est pas une attente immobile ; elle est une fidélité quotidienne, un bien choisi, une parole droite gardée, un geste simple répété. Et l’appel « Fais de l’Éternel tes délices » déplace le centre du désir : au lieu de se nourrir d’amertume, apprendre à se nourrir de Dieu. Les « délices » ne sont pas l’absence d’épreuve, mais la joie d’une présence qui tient l’âme.

« Recommande ton sort à l’Éternel… et il agira » : cette phrase rend la respiration au cœur inquiet. Recommander son sort, c’est déposer ce qu’on ne maîtrise pas : les délais, les retournements, les procès intérieurs, les injustices non réglées. Dieu promet alors une manifestation : « Il fera paraître ta justice comme la lumière ». Ce n’est pas toujours immédiatement, mais sûrement : ce qui est vrai finit par s’éclairer. Et c’est pourquoi le psaume ose un commandement rare : « Garde le silence devant l’Éternel ». Le silence devient un acte de foi : ne pas répondre à tout, ne pas s’agiter, laisser Dieu faire son œuvre, espérer en lui.

Le psaume revient comme un refrain : renoncer à la colère. Non parce que l’injustice serait légère, mais parce que la colère peut nous faire « mal faire ». Elle déforme le jugement, elle use la prière, elle finit par installer le mal en nous sous prétexte de lutter contre lui. À l’inverse, le texte honore les « misérables » et leur promet « la paix ». La douceur biblique n’est pas faiblesse : c’est une force qui refuse d’être contaminée. Elle s’appuie sur une échelle de temps plus large : « Encore un peu de temps… ». Ce « peu » rappelle que notre impatience n’est pas la mesure de Dieu.

Le Psaume 37 répète aussi une sagesse qui guérit l’avidité : « Mieux vaut le peu du juste… ». Il ne glorifie pas la pauvreté, mais il rappelle que l’abondance sans Dieu ne protège pas. Le juste peut avoir peu, mais il est soutenu. Et la promesse la plus tendre est peut-être celle-ci : « s’il tombe, il n’est pas terrassé, car l’Éternel lui prend la main ». La vie juste n’est pas une vie sans chute ; c’est une vie où la main de Dieu relève, où l’échec n’a pas le dernier mot.

La fin du psaume rassemble tout en un chemin : « Éloigne-toi du mal, fais le bien ». Il ne s’agit pas d’une morale sèche, mais d’une orientation qui protège le cœur. Dieu « n’abandonne pas ses fidèles » : sous la garde de Dieu, la fidélité devient possible jour après jour. Et quand la détresse revient, la dernière parole demeure : « Le salut des justes vient de l’Éternel ». Voilà la paix du Psaume 37 : non une paix fabriquée, mais une paix reçue, parce que l’on a choisi le refuge, la patience, et le pas humble qui continue.


 

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES

Psaume 38 – Relecture méditative (Segond)

 

Éternel ! ne me punis pas dans ta colère,
et ne me châtie pas dans ta fureur.

Car tes flèches m’ont atteint,
et ta main s’est appesantie sur moi.

Il n’y a rien de sain dans ma chair à cause de ton indignation ;
il n’y a plus de vigueur dans mes os à cause de mon péché.

 

Je suis courbé, abattu au dernier point ;
tout le jour je marche dans la tristesse.

Je suis sans force, entièrement brisé ;
le trouble de mon cœur m’arrache des gémissements.

 

Seigneur ! tous mes désirs sont devant toi,
et mes soupirs ne te sont point cachés.

Car j’avoue mon iniquité,
je suis dans la crainte à cause de mon péché.

 

C’est en toi, Éternel ! que j’espère ;
tu répondras, Seigneur, mon Dieu !

Ne m’abandonne pas, Éternel !
Mon Dieu, ne t’éloigne pas de moi !

Mes amis et mes compagnons s’éloignent de ma plaie,
et mes proches se tiennent à distance.

Ceux qui en veulent à ma vie tendent des pièges ;
ceux qui cherchent mon malheur parlent de ruine,
et méditent tout le jour des tromperies.

Hâte-toi de me secourir,
Seigneur, mon salut !

Quand la douleur devient prière : ne pas fuir la vérité, mais espérer dans le Dieu qui répond

Relecture finale en lien avec le Psaume 38 (Segond)

Le Psaume 38 commence comme un cri qui sort de la nuit : « Ne me punis pas dans ta colère ». La première peine n’est pas seulement la douleur ; c’est la peur de Dieu mal compris, la crainte d’être rejeté au moment même où l’on est le plus fragile. Le psalmiste n’argumente pas, il se jette dans la miséricorde : il ose demander que la main de Dieu ne soit pas une main qui écrase, mais une main qui relève.

Les images sont rudes : des flèches, une main appesantie, un corps sans santé, des os sans vigueur. Le psaume met des mots sur cette expérience où la faute et la souffrance semblent se mêler, où l’on ne sait plus distinguer ce qui vient de l’extérieur et ce qui vient de l’intérieur. Sans faire de la douleur un calcul, la prière reconnaît ceci : quand le péché s’installe, il atteint tout l’être. Et pourtant, le fait même de parler à Dieu au cœur de cette confusion est déjà un retour vers la lumière.

« Je suis courbé, abattu » : la douleur n’est pas seulement un symptôme, elle devient une posture, une manière d’habiter le jour. Le psalmiste marche « dans la tristesse », comme si la route elle-même pesait. Autour de lui, les liens se distendent : les proches s’éloignent, les adversaires guettent. Le psaume décrit alors cette solitude particulière où l’on a besoin d’une présence, mais où l’on n’a plus la force de la réclamer autrement que par des gémissements.

Au milieu de tout, une phrase ouvre un espace de paix : « Tous mes désirs sont devant toi ». Ce que je n’arrive pas à formuler, ce que je confonds, ce que je porte sans pouvoir l’expliquer, Dieu le connaît. Ici, la prière devient d’abord vérité : ne plus jouer un rôle, ne plus se défendre, ne plus embellir. Le soupir devient une parole. Et cette transparence, loin d’éloigner Dieu, est précisément ce qui le rapproche.

Le psaume va jusqu’au mot que l’on évite souvent : « J’avoue mon iniquité ». Il ne s’agit pas d’une auto-condamnation qui enferme, mais d’une confession qui ouvre. La crainte à cause du péché n’est pas la panique ; c’est un réveil du cœur, un refus de s’habituer à l’ombre. Dire sa faute devant Dieu, c’est croire que Dieu peut la porter, et qu’il est plus grand que ce qui nous accuse.

Et pourtant, la dernière tonalité n’est pas la honte, mais l’espérance : « C’est en toi que j’espère… tu répondras ». Le psalmiste ne se sauve pas lui-même ; il attend une réponse, une venue de Dieu dans l’urgence. « Ne t’éloigne pas… hâte-toi » : la foi sait demander vite, sans insolence, parce qu’elle connaît la fidélité de Celui qu’elle invoque. Le Psaume 38 nous apprend ainsi à traverser la détresse sans mentir : en déposant la douleur, en confessant le péché, et en s’accrochant au Dieu qui demeure “mon salut”.


 

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES

Psaume 39 – Relecture méditative (Segond)

 

Je disais : Je veillerai sur mes voies,
de peur de pécher par ma langue ;
je mettrai un frein à ma bouche,
tant que le méchant sera devant moi.

Je suis resté muet, dans le silence ;
je me suis tu, quoique malheureux ;
et ma douleur n’était pas moindre.

Mon cœur était brûlant au dedans de moi,
un feu intérieur me consumait ;
et la parole est venue sur ma langue.

Éternel, dis-moi quel est le terme de ma vie,
quelle est la mesure de mes jours ;
que je sache combien je suis fragile.

 

Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main,
et ma vie est comme un rien devant toi.
Oui, tout homme debout n’est qu’un souffle.

Oui, l’homme se promène comme une ombre,
il s’agite vainement ;
il amasse, et ne sait qui recueillera.

Je reste muet, je n’ouvre pas la bouche,
car c’est toi qui agis.

Éloigne de moi tes coups !
Je succombe sous les attaques de ta main.

Écoute ma prière, Éternel, et prête l’oreille à mes cris !
Ne sois pas insensible à mes larmes !

 

Maintenant, Seigneur, que puis-je espérer ?
En toi est mon espérance.

Délivre-moi de toutes mes transgressions !
Ne me rends pas l’opprobre de l’insensé !

Détourne de moi le regard, et laisse-moi respirer,
avant que je m’en aille et que je ne sois plus !

Apprendre le silence vrai : tenir sa langue, compter ses jours, et remettre son espérance à Dieu

Relecture finale en lien avec le Psaume 39 (Segond)

Le Psaume 39 commence par une discipline humble : « Je veillerai… de peur de pécher par ma langue ». Il sait combien une parole peut trahir le cœur, surtout quand le méchant est là, quand l’injustice provoque, quand la tension cherche une sortie. Mettre « un frein » n’est pas étouffer la vérité ; c’est refuser que la colère parle à notre place. La foi apprend à ne pas donner au mal une seconde victoire : celle de nous faire devenir durs.

Pourtant le psaume est réaliste : se taire ne suffit pas à faire disparaître la douleur. « Je suis resté muet… et ma douleur n’était pas moindre. » Il existe un silence qui serre la gorge, un silence qui retient mais n’ouvre pas. La prière nous enseigne alors à passer d’un silence défensif à un silence offert, où l’on ne s’enferme pas, mais où l’on laisse Dieu entendre ce qui brûle.

Puis vient une lumière austère : « tu as donné à mes jours la largeur de la main ». La vie est brève, fragile, comme un souffle. Non pour nous décourager, mais pour remettre les choses à leur juste poids. Quand on se rappelle que tout passe, les disputes perdent de leur pouvoir, les ambitions se calment, et les blessures peuvent enfin être confiées. Compter ses jours, c’est apprendre à les recevoir.

Le psaume nomme aussi notre agitation : l’homme « se promène comme une ombre », « s’agite vainement », « amasse ». Ce n’est pas une condamnation du travail, mais un dévoilement : on peut remplir ses mains et garder le cœur vide. On peut courir après des sécurités qui ne sauvent pas. Dieu nous libère quand il nous montre que l’accumulation ne guérit pas l’âme, et que l’avenir n’est pas maîtrisable.

Alors le psaume pose la question décisive : « Maintenant… que puis-je espérer ? » Cette question coupe court aux faux appuis. Et la réponse est simple, nue : « En toi est mon espérance. » L’espérance biblique n’est pas un optimisme ; c’est un déplacement. Elle quitte les calculs pour se fixer sur Dieu. Quand l’âme n’a plus d’argument, elle peut encore avoir un refuge.

La prière finit par une demande de grâce : « Délivre-moi de toutes mes transgressions ». Le psalmiste ne se présente pas comme innocent ; il cherche à être rendu libre, et surtout à ne pas devenir « l’opprobre de l’insensé ». Le vrai drame n’est pas d’être faible : c’est de perdre Dieu dans la faiblesse. Le Psaume 39 nous apprend à garder la langue, à accepter notre souffle, et à remettre toute attente entre les mains de Celui qui demeure.


 

 

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES

Psaume 40 – Relecture méditative (Segond)

 

J’ai patiemment attendu l’Éternel ;
Et il s’est incliné vers moi, il a écouté mes cris.

Il m’a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue ;
Et il a dressé mes pieds sur le roc, il a affermi mes pas.

Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu ;
Beaucoup l’ont vu, et ont eu de la crainte, et ils se sont confiés en l’Éternel.

Tu as multiplié, Éternel mon Dieu ! tes merveilles et tes desseins en notre faveur ;
Personne n’est comparable à toi ;
Je voudrais les publier et les proclamer,
Mais leur nombre est trop grand pour les compter.

 

Heureux l’homme qui place en l’Éternel sa confiance,
Et qui ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs !

 

Tu ne désires ni sacrifice ni offrande,
Tu m’as ouvert les oreilles ;
Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire.

Alors je dis : Me voici, je viens ;
Dans le rouleau du livre il est question de moi.
Je veux faire ta volonté, mon Dieu !
Et ta loi est au fond de mon cœur.

J’annonce la justice dans la grande assemblée ;
Voici, je ne ferme pas mes lèvres,
Éternel, tu le sais !

Éternel ! ne retiens pas tes compassions !
Que ta bonté et ta fidélité me gardent à toujours !

 

Car des maux sans nombre m’environnent ;
mes iniquités me poursuivent, et je ne puis en supporter la vue ;
Elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête,
et mon courage m’abandonne.

Éternel ! viens en hâte à mon secours !

Du gouffre au rocher : attendre, recevoir un cantique nouveau, et répondre par l’obéissance

Relecture finale en lien avec le Psaume 40 (Segond)

Le Psaume 40 commence par un verbe difficile : attendre. Non pas attendre en rond, mais « patiemment attendre », avec cette ténacité de l’âme qui ne sait plus sur quoi s’appuyer sinon sur Dieu. Le psalmiste ne décrit pas d’abord une délivrance spectaculaire ; il raconte un mouvement de Dieu : « il s’est incliné vers moi ». La foi se tient là : croire que Dieu se penche, même quand le ciel semble haut et que la prière paraît faible.

Puis viennent des images qui disent ce que Dieu fait vraiment : il retire « du fond de la boue », il sort de la « fosse de destruction », et il met les pieds sur le roc. Dieu ne change pas seulement les circonstances ; il change l’appui. Là où tout glissait, il affermit. Là où l’on s’enfonçait, il relève. Le salut prend parfois cette forme simple : retrouver un sol sous l’âme, un pas possible, une direction qui ne cède plus.

Alors un « cantique nouveau » naît. Il ne sort pas d’une technique, mais d’une visitation. Quand Dieu relève, il met une parole neuve dans la bouche : une louange qui n’est pas répétition, mais reconnaissance. Et cette louange déborde : « Beaucoup l’ont vu… et se sont confiés ». Une vie relevée devient un signe. Le psaume rappelle que la délivrance n’est jamais seulement privée : elle peut devenir encouragement pour d’autres, passage de crainte à confiance.

Le psaume bénit ensuite un choix intérieur : placer sa confiance en l’Éternel, et ne pas se tourner vers « les hautains et les menteurs ». Dans les temps de fragilité, les fausses assurances attirent : l’orgueil, la comparaison, les discours qui promettent vite. Mais la foi apprend à refuser ces appuis-là. Elle préfère une confiance lente, humble, vraie, plutôt qu’un secours brillant qui finit par trahir.

Au centre, une révélation renverse la religion de façade : « Tu ne désires ni sacrifice… tu m’as ouvert les oreilles ». Dieu ne cherche pas d’abord des gestes, mais une écoute. Il ne demande pas une compensation, mais une disponibilité. Les « oreilles ouvertes » disent un cœur rendu attentif, prêt à recevoir la Parole et à s’y soumettre. Le psaume nous ramène à l’essentiel : la louange la plus juste devient une vie orientée vers la volonté de Dieu.

« Me voici, je viens » : la réponse du croyant naît du salut reçu. Faire la volonté de Dieu n’est pas une contrainte ajoutée à la souffrance ; c’est le chemin d’une liberté retrouvée, « ta loi est au fond de mon cœur ». Et pourtant, la fragilité demeure : le psaume finit par une supplication pressante : « Éternel ! viens en hâte à mon secours ! » La foi peut tenir ensemble ces deux réalités : dire “me voici” et redire “secours-moi”, marcher et mendier la grâce, avancer sur le roc tout en restant dépendant.


 

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Psaume 41 – Relecture méditative (Segond)

 

Heureux celui qui s’intéresse au pauvre !
Au jour du malheur l’Éternel le délivre ;
L’Éternel le garde et lui conserve la vie.

L’Éternel le soutient sur son lit de douleur ;
Tu le soulages dans toutes ses maladies.

Moi, je dis : Éternel, aie pitié de moi !
Rétablis-moi ! et je leur rendrai ce qui leur est dû.

Mes ennemis disent méchamment de moi : Quand mourra-t-il ? quand périra son nom ?

S’il vient me voir, il prend un langage faux ;
Son cœur amasse l’iniquité ;
Il s’en va, et il parle au dehors.

Tous mes ennemis chuchotent ensemble contre moi ;
Ils pensent que mon malheur entraînera ma perte :

Mais toi, Éternel, aie pitié de moi, et relève-moi !
Et je saurai leur rendre ce qui leur est dû.

 

Moi, je dis : Éternel, aie pitié de moi !
Guéris mon âme ! car j’ai péché contre toi.

 

Celui-là même avec qui j’étais en paix,
qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain,
Lève le talon contre moi.

 

Moi, tu me soutiendras dans mon intégrité,
Tu me placeras pour toujours en ta présence.

Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël,
d’éternité en éternité ! Amen ! Amen !

La compassion qui ouvre un refuge : être soutenu dans la maladie, traverser la trahison, demeurer en présence

Relecture finale en lien avec le Psaume 41 (Segond)

Le Psaume 41 s’ouvre sur une béatitude discrète : « Heureux celui qui s’intéresse au pauvre ». La vraie piété n’est pas seulement un regard vers le ciel ; elle descend vers le fragile, elle s’approche de celui qui manque, de celui qui tombe, de celui qui n’a pas de voix. Ce psaume rappelle que la compassion n’est pas un supplément ; elle est un chemin où l’on rencontre le cœur de Dieu.

La promesse est forte : au jour du malheur, l’Éternel délivre, garde, conserve la vie. Ce n’est pas une formule magique contre l’épreuve, mais une assurance de présence. Le « jour du malheur » viendra, sous une forme ou une autre ; mais le psaume affirme que ce jour n’est pas le dernier mot. Dieu sait préserver l’âme, même quand l’extérieur se fissure.

Une image bouleverse : « L’Éternel le soutient sur son lit de douleur ». Dieu ne reste pas au seuil de la chambre ; il s’assied auprès du malade. Il soutient quand les forces manquent, et il « soulage » quand la douleur s’impose. Cela ne signifie pas que toute souffrance disparaît, mais que la solitude peut être brisée : une main invisible peut tenir la nôtre, et l’épreuve devient traversable.

Au cœur du psaume, la prière ne cache pas la faute : « Guéris mon âme ! car j’ai péché contre toi ». Il y a des blessures qui dépassent le corps : des torsions intérieures, des remords, des habitudes qui appauvrissent. Demander la guérison de l’âme, c’est demander plus qu’un apaisement : c’est demander une restauration, un retour à la vérité, une paix qui commence par la miséricorde.

Puis la douleur prend un autre visage : la trahison. « Celui-là même avec qui j’étais en paix… lève le talon contre moi. » Rien n’atteint autant que le coup venu de près : une confiance brisée, une parole retournée, un pain partagé devenu reproche. Le psaume ne banalise pas cette blessure ; il la remet devant Dieu, comme on pose une plaie à la lumière pour qu’elle ne s’infecte pas.

La fin revient à l’essentiel : « Moi, tu me soutiendras dans mon intégrité… tu me placeras pour toujours en ta présence ». L’intégrité n’est pas une perfection ; c’est un cœur qui refuse le mensonge, qui se laisse garder. Et la présence de Dieu est le bien ultime : non seulement être secouru, mais être tenu près de lui. L’« Amen ! Amen ! » conclut comme une porte fermée sur la fidélité : Dieu demeure digne de confiance, même quand tout vacille.


 

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES

Psaume 42 – Relecture méditative (Segond)

 

Comme une biche soupire après des courants d’eau,
Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu !

Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant :
Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu ?

Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit,
Pendant qu’on me dit sans cesse : Où est ton Dieu ?

 

Je me rappelle avec effusion de cœur quand je marchais entouré de la foule,
Et que je m’avançais à sa tête vers la maison de Dieu,
Au milieu des cris de joie et des actions de grâces d’une multitude en fête.

Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ?
Espère en Dieu, car je le louerai encore ;
Il est mon salut et mon Dieu.

Mon âme est abattue au dedans de moi :
Aussi c’est à toi que je pense, du pays du Jourdain,
De l’Hermon, de la montagne de Mitsear.

 

Un abîme appelle un autre abîme au bruit de tes ondées ;
Toutes tes vagues et tous tes flots passent sur moi.

Le jour, l’Éternel m’accorde sa grâce ;
La nuit, je chante ses louanges ;
J’adresse une prière au Dieu de ma vie.

Je dis à Dieu, mon rocher : Pourquoi m’oublies-tu ?
Pourquoi dois-je marcher dans la tristesse, sous l’oppression de l’ennemi ?

 

Mes os se brisent quand mes persécuteurs m’outragent,
En me disant sans cesse : Où est ton Dieu ?

Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ?
Espère en Dieu, car je le louerai encore ;
Il est mon salut et mon Dieu.

Quand l’âme a soif : traverser la nostalgie, tenir sous les flots, et se redire l’espérance

Relecture finale en lien avec le Psaume 42 (Segond)

Le Psaume 42 commence par une image d’une simplicité bouleversante : une biche qui cherche l’eau. La foi n’est pas d’abord une performance ; elle est un désir, une soif. Quand l’âme devient sèche, elle ne demande pas des idées, mais une source. « Mon âme soupire après toi » : cette phrase reconnaît que Dieu n’est pas un décor pour les jours heureux, mais une nécessité vitale, comme l’eau pour un corps épuisé.

La soif est aggravée par l’épreuve : « Mes larmes sont ma nourriture ». Il y a des saisons où l’on se nourrit de tristesse faute de pain intérieur. Et la blessure se fait plus vive encore quand les autres interrogent : « Où est ton Dieu ? » Ce n’est pas seulement une question extérieure ; c’est parfois une voix intérieure qui répète la même accusation. Le psaume ose mettre cette honte à nu pour la déposer devant Dieu.

Alors la mémoire revient, avec effusion : le temple, la foule, les chants, « la multitude en fête ». La nostalgie peut être un piège si elle enferme dans le “c’était mieux avant”. Mais elle peut aussi devenir une prière : se souvenir pour rallumer le désir, rappeler à l’âme qu’elle a déjà goûté la joie de Dieu. Le passé n’est pas un reproche ; il peut devenir un repère, une promesse murmurée : Dieu a déjà été là.

Deux fois le psaume se répète comme une main posée sur le cœur : « Pourquoi t’abats-tu, mon âme ? … Espère en Dieu ». Ici, le croyant apprend à se parler. Il ne se juge pas, il ne se laisse pas non plus gouverner par l’abattement. Il prend son âme à part et lui rappelle une vérité plus grande que ses sensations : Dieu n’a pas changé. La foi ressemble parfois à cette simple action : redire l’espérance quand on ne la sent plus.

Le psaume n’embellit pas la tempête : « Un abîme appelle un autre abîme… toutes tes vagues passent sur moi ». Il y a des moments où tout semble profond, violent, incontrôlable. Pourtant, même ici, la prière demeure adressée à Dieu. Ce n’est pas “les flots” en général : ce sont « tes flots ». L’âme souffre, mais elle confesse en même temps qu’elle n’est pas hors de la main de Dieu, même quand elle ne comprend plus ses chemins.

Et pourtant, une discipline de vie se dessine : « Le jour, l’Éternel m’accorde sa grâce ; la nuit, je chante ». La grâce peut être reçue en plein jour, et la louange apprise dans la nuit. Le psalmiste appelle Dieu « mon rocher » même quand il demande : « Pourquoi m’oublies-tu ? » Voilà une foi vraie : elle pose ses questions sans renier son appui. Le Psaume 42 nous enseigne que l’espérance n’est pas l’absence de larmes, mais une parole reprise, encore et encore, jusqu’à ce que l’âme respire.


 

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES

Psaume 43 – Relecture méditative (Segond)

 

Rends-moi justice, ô Dieu, défends ma cause contre une nation infidèle !
Délivre-moi des gens de fraude et d’iniquité !

Car tu es le Dieu de ma force ; pourquoi me repousses-tu ?
Pourquoi dois-je marcher dans la tristesse, sous l’oppression de l’ennemi ?

Envoie ta lumière et ta fidélité !
Qu’elles me guident,
Qu’elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes demeures !

J’irai vers l’autel de Dieu,
De Dieu, ma joie et mon allégresse,
Et je te célébrerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu !

Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ?
Espère en Dieu, car je le louerai encore ;
Il est mon salut et mon Dieu.

 

Rends-moi justice, ô Dieu.

Défends ma cause.

Tu es le Dieu de ma force.

Envoie ta lumière.

Et ta fidélité !

Qu’elles me guident.

De Dieu, ma joie et mon allégresse.

Demander justice sans perdre la louange : être guidé par la lumière et la fidélité de Dieu

Relecture finale en lien avec le Psaume 43 (Segond)

Le Psaume 43 est bref, mais il frappe comme une prière droite : « Rends-moi justice… défends ma cause ». Il ne demande pas d’abord une explication ; il demande que Dieu prenne parti pour la vérité. Quand l’injustice se répète, le cœur se fatigue. Ce psaume autorise alors une demande nette, sans détour : être délivré de la fraude, être arraché à l’iniquité.

La prière ose aussi une question douloureuse : « Tu es le Dieu de ma force ; pourquoi me repousses-tu ? » Il y a des jours où Dieu semble loin précisément quand on aurait besoin de lui comme d’un appui. Le psaume ne maquille pas cette impression. Il la confie. Et en la confiant, il la traverse : si Dieu est « le Dieu de ma force », alors même le sentiment de rejet peut devenir une supplication plutôt qu’une rupture.

La demande centrale est magnifique : « Envoie ta lumière et ta fidélité ». Le psalmiste ne réclame pas seulement une sortie ; il réclame une direction. La lumière, c’est ce qui dévoile le chemin ; la fidélité, c’est ce qui assure que Dieu ne change pas. Ensemble, elles deviennent des guides. Quand on ne sait plus où marcher, on peut encore prier pour être guidé, pas à pas, jusqu’à la “montagne sainte”, c’est-à-dire jusqu’à la présence.

Le but n’est pas seulement d’échapper à l’ennemi, mais de revenir au lieu de la louange : « J’irai vers l’autel de Dieu ». L’autel n’est pas un refuge sentimental ; il est le signe d’une rencontre, d’une réconciliation, d’une vie remise en ordre. Et Dieu est nommé « ma joie et mon allégresse ». Cela signifie : la joie n’est pas d’abord un résultat extérieur ; elle est une relation restaurée.

Le psaume imagine déjà la harpe, la célébration : la prière anticipe le chant. C’est un mouvement intérieur précieux : ne pas attendre que tout aille bien pour louer, mais laisser la louange préparer le cœur à recevoir la délivrance. Louer n’est pas nier le combat ; c’est se souvenir que Dieu est plus grand que le combat. Ainsi la demande de justice se transforme peu à peu en chemin vers la joie.

Enfin, le refrain revient, identique au Psaume 42 : « Pourquoi t’abats-tu… Espère en Dieu ». Comme si Dieu nous donnait une phrase à répéter quand tout tremble. L’espérance n’est pas une émotion stable ; elle est une décision renouvelée. Le Psaume 43 nous apprend à demander justice avec droiture, à demander la lumière pour marcher, et à garder au centre ce nom tendre : “Dieu, ma joie”.


 

🕊️ LE CHEMIN DES PSAUMES

Psaume 44 – Relecture méditative (Segond)

 

Ô Dieu ! nous avons entendu de nos oreilles, nos pères nous ont raconté
Les œuvres que tu accomplis en leur temps, aux jours d’autrefois.

De ta main tu as chassé des nations pour les établir,
Tu as frappé des peuples pour les étendre.

 

Car ce n’est point par leur épée qu’ils se sont emparés du pays,
Et ce n’est point leur bras qui les a sauvés ;
Mais c’est ta droite, c’est ton bras, c’est la lumière de ta face,
Parce que tu les aimais.

Ô Dieu, tu es mon roi :
Ordonne la délivrance de Jacob !

Avec toi nous renversons nos ennemis,
Avec ton nom nous écrasons nos adversaires.

 

Mais tu nous repousses, tu nous couvres de honte,
Tu ne sors plus avec nos armées ;

Tu nous livres comme des brebis à dévorer,
Tu nous disperses parmi les nations.

Tu fais de nous l’opprobre de nos voisins,
Un objet de moquerie et de risée pour ceux qui nous entourent.

 

C’est à cause de toi qu’on nous égorge tous les jours,
Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.

Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Réveille-toi ! ne nous repousse pas à jamais !

Lève-toi ! viens à notre secours,
Et rachète-nous à cause de ta bonté !

Quand la mémoire rencontre la défaite : tenir la foi collective, crier “Réveille-toi”, attendre la bonté

Relecture finale en lien avec le Psaume 44 (Segond)

Le Psaume 44 est une prière de peuple. Il commence par la mémoire : « nos pères nous ont raconté ». La foi se nourrit aussi de récits transmis : des œuvres anciennes qui deviennent un pain pour aujourd’hui. Quand le présent est difficile, la mémoire n’est pas un refuge nostalgique ; elle est une manière de dire : Dieu a déjà agi, donc il peut encore agir. Le passé devient une lampe, non une fuite.

Le psaume insiste : ce n’est pas « par leur épée », ni par leur bras, mais par « ta droite » et « la lumière de ta face ». Il y a là une purification de la confiance. La victoire biblique ne glorifie pas la force humaine ; elle rappelle que la lumière de Dieu fait tomber ce qui semblait impossible. Et le mot décisif est : « Parce que tu les aimais ». Au fond, c’est l’amour de Dieu qui soutient l’histoire.

Puis la prière devient actuelle : « Ô Dieu, tu es mon roi : ordonne la délivrance ». Le peuple ne raconte pas seulement hier ; il réclame aujourd’hui. Il croit que Dieu peut “ordonner” une issue, comme on ordonne au chaos de se taire. Il y a dans cette phrase une audace humble : Dieu est roi, donc nous pouvons demander une parole royale au cœur de nos défaites.

Mais le psaume ne masque pas la contradiction : « tu nous repousses… tu ne sors plus avec nos armées ». Il y a des saisons où l’on ne comprend plus la conduite de Dieu, où la honte colle à la peau, où l’on se sent dispersé, livré. La foi collective passe alors par ce réalisme : nommer la douleur sans abandonner la prière. La plainte n’est pas une trahison ; elle est parfois le seul fil qui reste pour tenir.

La détresse se fait quotidienne : « on nous égorge tous les jours ». Le psaume connaît cette usure qui ne vient pas d’un choc unique, mais d’une pression continue. Et il connaît aussi l’humiliation : « moquerie », « risée ». Quand la souffrance est publique, elle atteint l’identité. Pourtant, même là, la prière reste tournée vers Dieu, comme si la blessure la plus profonde était de penser que Dieu “dort”.

Alors surgit ce cri presque scandaleux : « Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ? » Ce n’est pas un manque de respect ; c’est l’ultime confiance : on ne crie ainsi qu’à celui dont on attend réellement le secours. Et la dernière demande ne s’appuie pas sur le mérite du peuple, mais sur « ta bonté ». Le Psaume 44 nous apprend à prier quand la communauté souffre : se souvenir, demander, pleurer, et s’accrocher à la bonté qui rachète.


 

LE CHEMIN DES PSAUMES

🌿

Psaumes 36 à 44

Lectures et relectures méditatives
pour marcher devant Dieu

Ce livret s’achève,
mais le chemin demeure.

Car auprès de toi est la source de la vie ;
par ta lumière nous voyons la lumière.

 

Yves Gravet
Royan

 

« Combien ta grâce est précieuse, ô Dieu !
Sous l’ombre de tes ailes les fils de l’homme cherchent un refuge. »

 

 

05 mai 2026

EMPORTÉ OU ENSEVELI ? LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

 EMPORTÉ OU ENSEVELI ?

LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

 

« Il y avait un homme riche… Un pauvre, nommé Lazare… »
Luc 16 :19-22 (Semeur)

 

 

 

 

« Le temps est court. L’éternité est longue. 

Il est donc raisonnable que cette courte vie soit vécue à la lumière de l’éternité. »
Charles H. Spurgeon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yves GRAVET
Royan, le 30 avril 2026

 


 

Préface

Chers lecteurs, chères lectrices, si vous tenez ces pages entre vos mains, ce n’est sans doute pas par hasard. Le sujet abordé ici est simple, mais il est aussi décisif : qu’est-ce qui, dans ma vie, prépare l’éternité ? Le titre, Emporté ou enseveli ?, ne cherche pas l’effet ; il met en lumière le contraste que Jésus lui-même expose dans la parabole du riche et de Lazare (Luc 16). Deux hommes vivent à quelques pas l’un de l’autre. Deux destins se croisent. Et, au bout du chemin, deux issues irréversibles apparaissent.

Ce texte n’a pas pour but de distribuer des leçons, ni de dresser des catégories entre « bons » et « mauvais », « riches » et « pauvres ». La Parole de Dieu va plus profond : elle vise le cœur. La richesse peut endormir, la pauvreté peut aigrir ; l’une comme l’autre peuvent devenir des pièges spirituels. Mais, dans les mains du Seigneur, l’abondance peut devenir un moyen de servir, et le manque peut devenir une école de dépendance et d’espérance. La question n’est donc pas seulement ce que je possède, mais ce que cela produit en moi : un cœur fermé ou un cœur ouvert.

Vous trouverez ici des repères bibliques, des applications concrètes, et des avertissements nécessaires. J’ai volontairement choisi un langage accessible, ancré dans des exemples du quotidien, afin que chacun puisse se situer devant Dieu. Prenez le temps de lire lentement, de relire certains passages, et surtout de vous arrêter là où l’Esprit de Dieu vous reprend ou vous encourage. Si une page vous dérange, ne la rejetez pas trop vite : demandez au Seigneur de vous montrer ce qui doit être confessé, ajusté, réorienté. Car il ne s’agit pas d’améliorer une image de soi, mais de laisser Dieu travailler en vérité.

Enfin, permettez-moi d’insister sur un point essentiel : l’urgence du salut. On peut discuter longtemps, remettre à plus tard, se convaincre que « demain » sera plus favorable. Mais Jésus appelle aujourd’hui. La repentance n’est pas un simple remords ; c’est un changement de direction, un retour vers Dieu, rendu possible par la grâce. Et cette grâce a un nom : Jésus-Christ, venu non pour fonder une religion, mais pour sauver des pécheurs, ouvrir un chemin de réconciliation avec le Père, et donner une vie nouvelle. Que ces pages vous conduisent non à la peur, mais à une sainte crainte qui mène à la foi, à la paix, et à une compassion réelle envers le prochain.

Je prie que le Seigneur vous éclaire, vous fortifie et vous conduise, afin que la lecture de ce message produise du fruit : une foi vivante, une obéissance simple, et un amour vrai qui relève plutôt qu’il n’humilie.

Yves GRAVET
Son serviteur

 

Résumé.

·       À partir de Luc 16 (le riche et Lazare), ce message met en lumière que l’enjeu central n’est pas seulement l’argent, mais l’état du cœur devant Dieu et devant le prochain.

·       Il dénonce une « générosité de façade » et appelle à une compassion vraie : discrète, utile, respectueuse, qui relève au lieu d’humilier.

·       Il avertit des dangers spirituels liés autant à l’abondance (illusion, idolâtrie, indifférence) qu’au manque (découragement, amertume, désespoir).

·       Il propose des repères concrets pour agir avec discernement et persévérance.

·       Il conduit enfin à l’essentiel : répondre aujourd’hui à l’appel de Dieu, choisir la repentance et vivre d’une foi vivante qui porte du fruit.

Sommaire.

1.          Illustration personnelle.

2.          Repères pour comprendre la parabole.

3.          Les dangers spirituels : l’illusion de l’abondance et le piège du désespoir.

4.          Ce que Dieu attend : une foi vivante, une compassion réelle.

5.          Discerner une aide sage, sans se faire manipuler.

6.          1) Avons-nous, selon la volonté de Dieu, le droit de devenir riche ?

7.          2) Avons-nous le droit de rester pauvre ?

8.          LA REPENTANCE.

9.          Conclusion.

10.    Votre prière.

11.    Votre bénédiction.

12.    Notre bénédiction commune.

13.    Sens de cette bénédiction.

 

 

 


 

EMPORTÉ OU ENSEVELI ?

LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

«19Il y avait un homme riche, toujours vêtu d’habits coûteux et raffinés. Sa vie n’était chaque jour que festins et plaisirs.

20Un pauvre, nommé Lazare, se tenait couché devant le portail de sa villa, le corps couvert de plaies purulentes.

21Il aurait bien voulu calmer sa faim avec les miettes qui tombaient de la table du riche. Les chiens mêmes venaient lécher ses plaies. » Luc 16 :19-21 (Semeur)

À travers la parabole du riche et de Lazare, Jésus ne cherche pas seulement à parler d’argent, mais à révéler l’état du cœur. Ce texte propose une lecture simple et concrète de ce récit, pour discerner les dangers spirituels de l’indifférence et apprendre une compassion vraie, digne et utile. Il conduit enfin à l’essentiel : entendre l’appel de Dieu aujourd’hui, choisir la repentance, et laisser la foi porter du fruit.

Or, ici, Lazare est dans une souffrance extrême : il ne peut ni se soigner, ni travailler, et il doit se contenter des miettes qui tombent de la table du riche. Cette misère n’est pas théorique : elle décrit une réalité où l’être humain perd jusqu’au minimum nécessaire pour se relever.

Illustration personnelle.

Je repense à une scène de mon enfance. À la naissance de mon petit frère, une dame aisée, connue dans mon village pour « ses actes de bienfaisance » envers des familles défavorisées, est venue rendre visite à ma maman avec un cabas rempli de vêtements pour le nouveau-né. Ma maman s’en est réjouie sur le moment. Mais après son départ, elle a regardé le contenu : au fond du sac se trouvait aussi une demi-livre de beurre. Quant aux vêtements, ils étaient pleins de mites ; ils ont fini à la déchetterie.

Cette expérience m’a appris qu’il existe une « générosité » qui soigne surtout l’image de celui qui donne, sans vraiment relever celui qui reçoit. Or, dans l’Évangile, le pauvre n’a pas besoin de restes inutilisables : il a besoin d’une compassion vraie, d’une aide concrète et digne, capable de soulager la souffrance et d’ouvrir un chemin pour se relever.

C’est exactement ce que dénonce l’attitude du riche : il vit dans l’abondance, mais il laisse Lazare à sa porte, sans se laisser atteindre, ni par sa faim, ni par ses plaies.

« Si quelqu’un possède les biens de ce monde et qu’il voit son frère dans le besoin, mais qu’il lui ferme son cœur, comment peut-il prétendre qu’il aime Dieu ? » 1 Jean 3 :17 (Semeur)

« Celui qui a compassion du pauvre prête à l’Éternel, et l’Éternel le lui rendra. » Proverbes 19 :17 (Semeur)

Résumé – compassion et dignité. L’histoire de Lazare met en scène une misère qui empêche de se relever. Mon souvenir d’enfance rappelle qu’une aide peut parfois être donnée pour se donner bonne conscience, sans soulager réellement le besoin. La Parole de Dieu nous appelle au contraire à une compassion qui ouvre le cœur, respecte la dignité et répond de manière concrète à la détresse.

Cette parabole, racontée par Jésus, met en lumière la profonde différence entre le riche et le pauvre, non seulement dans leur condition matérielle, mais aussi dans leur rapport à la vie et à autrui. Deux mondes qui coexistent, deux natures qui semblent irréconciliables, pourtant la Parole déclare que Dieu a créé le riche et le pauvre, chacun avec sa destinée et son rôle dans l’histoire humaine.

« Le riche et le pauvre se rencontrent : c’est l’Éternel qui les a faits l’un et l’autre. » Proverbes 22 :2 (Semeur)

L’actualité de ce récit demeure intacte : les écarts persistent et la question du sens et de la justice traverse toutes les époques. Il nous invite à réfléchir sur notre propre regard envers l’autre, et sur le dessein divin qui dépasse la simple possession ou absence de biens.

Repères pour comprendre la parabole.

Dans cette parabole, Jésus ne fait pas un cours de sociologie, ni une simple comparaison « riches contre pauvres ». Il dévoile surtout l’état du cœur : un homme peut avoir beaucoup et rester fermé, comme il peut avoir peu et s’abandonner à Dieu. L’enjeu est donc spirituel : comment est-ce que je vis, aujourd’hui, devant Dieu et devant mon prochain ?

« Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d’un homme, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Luc 12 :15 (Semeur)

Les dangers spirituels : l’illusion de l’abondance et le piège du désespoir.

La richesse peut donner l’illusion du contrôle : « je peux, je maîtrise, je n’ai besoin de personne ». Peu à peu, le cœur se referme : on n’écoute plus Dieu, on ne voit plus l’autre, et l’on finit par vivre comme si tout nous était dû. La parabole montre que le danger n’est pas la possession, mais l’endurcissement et l’aveuglement qu’elle peut produire.

« Nul ne peut servir deux maîtres… Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. » Matthieu 6 :24 (Semeur)

La pauvreté, elle aussi, peut devenir un piège spirituel. Elle peut pousser au découragement, à l’amertume, à la comparaison permanente, voire à des choix désespérés. Là encore, Jésus ne glorifie pas la misère : il appelle à la confiance, à l’intégrité et à l’espérance, au milieu même du manque.

« Ne me donne ni pauvreté ni richesse, mais accorde-moi seulement la nourriture nécessaire. Sinon, dans l’abondance, je pourrais te renier… et dans la misère, je pourrais voler et déshonorer mon Dieu. » Proverbes 30 :8-9 (Semeur)

Ce que Dieu attend : une foi vivante, une compassion réelle.

Dieu ne nous appelle pas à une générosité de façade, ni à des gestes qui humilient. Il nous appelle à aimer en vérité : à voir, à écouter, à soulager, à agir avec justice. Ce n’est pas seulement “donner quelque chose”, c’est reconnaître l’autre comme mon prochain et l’aider à se relever.

Pourquoi éviter la générosité de façade ? Parce qu’elle peut nourrir l’orgueil et la recherche d’approbation, au lieu d’exprimer l’amour. Elle peut aussi blesser ceux qui reçoivent, en les exposant ou en les rabaissant, et elle finit souvent par être inefficace : elle donne l’apparence d’aider sans répondre réellement au besoin.

À l’inverse, la compassion selon Dieu cherche la discrétion, la vérité et l’utilité : elle respecte la dignité, elle écoute avant d’agir, et elle vise à relever.

« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes pour vous faire remarquer par eux ; sinon, vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père céleste. » Matthieu 6 :1 (Semeur)

« Mes enfants, n’aimons pas en paroles ou avec de beaux discours, mais par des actes, dans la vérité. » 1 Jean 3 :18 (Semeur)

Application. La générosité sincère commence par un cœur qui se laisse toucher, sans chercher à se faire remarquer.

1.        Voir et nommer le besoin. Je commence par regarder en face la situation, sans détour. J’ose demander : « De quoi as-tu réellement besoin ? » et je prends le temps d’écouter.

2.          Agir avec discrétion et dignité. J’évite d’exposer la personne ou de la mettre en dette morale. Je respecte sa parole, sa pudeur, son rythme, et je garde ce qui m’est confié.

3.          Donner ce qui aide vraiment. Je fuis les gestes symboliques qui me soulagent la conscience, mais ne soulagent pas la détresse. Je privilégie ce qui est utile, adapté, et de qualité, même si c’est plus simple et moins visible.

4.          Relever, pas seulement assister. Quand c’est possible, je cherche des solutions qui redonnent de la force et de l’autonomie : accompagner une démarche, faciliter un accès à un droit, soutenir une formation, créer un réseau, encourager un retour au travail.

5.          Persévérer. La misère est souvent un combat long. Je choisis la fidélité plutôt que l’émotion du moment : je prie, je reviens, je m’informe, et je ne me lasse pas de faire le bien.

Elle respecte la dignité de la personne, protège sa confidentialité, et cherche à relever plutôt qu’à assister.

Elle peut prendre la forme d’un don, mais aussi d’un temps donné, d’une présence, d’un accompagnement, d’une recommandation, ou d’une mise en relation.

Enfin, elle s’inscrit dans la durée : aimer « en actes et dans la vérité », c’est persévérer, prier, et laisser Dieu purifier mes motivations pour que mon aide ressemble au cœur de Christ.

Pour rendre cette application plus concrète, voici quelques repères simples :

Discerner une aide sage, sans se faire manipuler.

Aider avec compassion ne signifie pas aider sans discernement. Une aide sage se donne avec un cœur ouvert et des limites claires.

Je peux, par exemple, prendre le temps de vérifier les faits (sans soupçonner systématiquement), demander ce qui a déjà été tenté, et privilégier une aide qui accompagne plutôt qu’une aide qui entretient une dépendance. Je peux aussi refuser la pression (urgence fabriquée, chantage affectif, menace) et choisir de répondre après avoir prié et réfléchi.

Quelques repères peuvent m’aider : si la personne refuse toute transparence, change souvent de récit, réclame toujours la même chose, ou s’irrite quand je pose des questions simples, je peux ralentir et ajuster.

Souvent, il est plus juste d’aider de façon ciblée (payer directement une facture, acheter une denrée, accompagner à un rendez-vous). Enfin, je peux dire “non” sans culpabilité quand l’aide demandée me dépasse, et proposer autre chose : un contact, un repas, une écoute, une démarche.

« Et je demande, dans ma prière, que votre amour augmente de plus en plus, avec une pleine connaissance et un discernement parfait, afin que vous sachiez reconnaître ce qui est important. » Philippiens 1 :9-10 (Semeur)

« Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. » Matthieu 10 :16 (Semeur)

« Ne nous lassons pas de faire le bien, car si nous ne relâchons pas nos efforts, nous récolterons au moment voulu. Donc, tant que nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, et en premier lieu à ceux qui appartiennent à la famille des croyants. » Galates 6 :9-10 (Semeur)

En vivant ainsi, ma générosité ne cherche plus à « paraître », mais à aimer en vérité : elle devient un témoignage discret de la grâce reçue.

Ces repères nous préparent à répondre plus justement aux questions pratiques : ai-je le droit de devenir riche ? ai-je le droit de rester pauvre ? 

L’Évangile ne répond pas par des slogans, mais par un discernement : quelles sont mes motivations, mes moyens, mes priorités, et l’impact de mes choix sur les autres ?

1) Avons-nous, selon la volonté de Dieu, le droit de devenir riche ?

Oui, l’Écriture ne condamne pas en soi la richesse, ni le fait de prospérer. Dieu peut bénir le travail et donner les moyens d’acquérir des biens, à condition que cela se fasse avec justice et reconnaissance envers lui : « C’est l’Éternel ton Dieu qui te donnera la force de produire la richesse » Deutéronome 8 :18 (Semeur). La richesse peut même devenir un outil de service et de générosité : « Recommande aux riches… d’être généreux, de partager » 1 Timothée 6 :17-18 (Semeur).

Cependant, la Bible avertit clairement que le danger n’est pas l’argent en lui-même, mais l’amour de l’argent, la convoitise et la sécurité placée dans les biens : « Car l’amour de l’argent est une racine de toutes sortes de maux »1 Timothée 6 :10 (Semeur). Devenir riche en écrasant autrui ou par fraude est condamné (Proverbes 22 :16 (Semeur) ; Jacques 5 :1-4 (Semeur)). Ainsi, “avoir le droit” de devenir riche n’est pas une autorisation sans limites : la question devient : par quels moyensdans quel but et avec quel cœur ?

2) Avons-nous le droit de rester pauvre ?

La pauvreté n’est pas un péché, et Dieu ne mesure pas la valeur d’une personne à ses ressources. Jésus lui-même a vécu dans le dépouillement (2 Corinthiens 8 :9 (Semeur)) et il déclare bienheureux ceux qui reconnaissent leur besoin de Dieu : « Heureux ceux qui se savent pauvres… » Matthieu 5 :3 (Semeur). On peut donc être pauvre sans être en faute, et rester pauvre malgré des efforts honnêtes.

Mais l’Écriture appelle aussi à la responsabilité : elle met en garde contre la paresse et le laisser-aller qui entretiennent la misère (Proverbes 6 :6-11 (Semeur)). Et lorsque la pauvreté est liée à l’oppression ou à l’injustice, Dieu se place du côté du faible et condamne ceux qui exploitent (Psaume 82 :3-4 (Semeur) ; Ésaïe 58 :6-7 (Semeur)). Enfin, l’Église est appelée à porter les fardeaux et à répondre aux besoins réels (Actes 2 :44-45 (Semeur) ; Jacques 2 :15-17 (Semeur)).

Synthèse. La volonté de Dieu n’est pas d’abord de nous classer « riches » ou « pauvres », mais de former en nous un cœur juste. Si Dieu permet l’abondance, c’est pour la gratitude, la fidélité et le partage. S’il permet la simplicité ou le manque, c’est aussi pour nous apprendre la dépendance, la persévérance et la solidarité. Dans les deux cas, la question décisive reste celle-ci : est-ce que ma situation (et mes choix) me rapprochent de Dieu et me rendent plus disponible pour aimer mon prochain ?

Le savoir-vivre ensemble est la responsabilité de chacun : il suppose la reconnaissance mutuelle et le respect de la dignité de l’autre. Certains ont la capacité d’initier, d’entreprendre et de développer la richesse ; d’autres, par leur compétence et leur savoir-faire, rendent ce développement possible et durable. Dans cette complémentarité, un principe demeure : tout travail mérite une rémunération juste et équitable, sans exploitation ni mépris.

« Car l’Écriture dit : Tu n’attacheras pas de muselière au bœuf qui foule le grain. Et encore : L’ouvrier mérite son salaire. » 1 Timothée 5 :18 (Semeur)

« Voyez : le salaire que vous n’avez pas payé aux ouvriers qui ont moissonné vos champs crie contre vous ; les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’au Seigneur des armées célestes. » Jacques 5 :4 (Semeur)

Résumé – justice et vivre-ensemble. Dieu n’interdit pas la prospérité, mais il condamne l’injustice et l’idolâtrie de l’argent. La pauvreté n’enlève rien à la dignité d’une personne, et la communauté chrétienne est appelée à la compassion et au soutien concret. Dans le vivre-ensemble, riches et pauvres ont besoin les uns des autres : les capacités se complètent, et Dieu demande que le travail soit reconnu par une rémunération juste, sans exploitation.

«22Le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut à son tour, et on l’enterra. » Luc 16 :22 (Semeur)

Arrêtons-nous un instant : Lazare et le riche meurent. L’un et l’autre n’emportent rien avec eux : ni la misère, ni la richesse. Tout ce qui paraissait si lourd sur terre devient soudain sans poids face à l’éternité.

Sauf que, dans le récit, une différence demeure : « les anges l’emportèrent » auprès d’Abraham, tandis que le riche, lui, « on l’enterra », enseveli comme tout homme. La différence est de taille : emporté ou enseveli ?

Ce contraste ne parle pas d’abord de la manière dont un corps est traité, mais de la destination révélée. Il nous oblige à poser la question essentielle : qu’est-ce qui, dans ma vie, me relie à Dieu ? Car au dernier jour, ce ne sont ni nos possessions ni nos manques qui décideront, mais notre cœur : fermé sur soi, ou ouvert à Dieu et au prochain.

« En effet, nous n’avons rien apporté dans ce monde et nous n’en emporterons rien non plus. » 1 Timothée 6 :7 (Semeur)

Application. Si je sais que je n’emporterai rien, alors la vraie question n’est pas : « qu’est-ce que je possède ? », mais : « qu’est-ce que mes possessions font de moi ? »

Aujourd’hui encore, je peux ressembler au riche lorsque je m’habitue au malheur qui se trouve « à ma porte » : une personne ignorée, une détresse minimisée, un besoin que je repousse à plus tard.

Dieu m’appelle à choisir, dès maintenant, la vie d’un cœur ouvert : partager ce que j’ai, chercher la justice, demander pardon lorsque j’ai fermé les yeux, et utiliser mes moyens (petits ou grands) pour relever plutôt que pour impressionner.

Ainsi, au lieu de vivre seulement pour être « enterré », j’apprends à vivre dans l’espérance d’être « emporté » par la grâce, accueilli auprès du Seigneur.

Précision : lorsque j’emploie « je », c’est pour vous aider, lecteur ou lectrice, à vous identifier devant Dieu dans votre choix personnel, votre propre décision à prendre aujourd’hui. Car demain ne vous appartient pas.

Le choix de mon éternité n’est pas à remettre au lendemain, car le lendemain ne m’appartient pas. Le choix impératif de mon éternité, c’est aujourd’hui, maintenant : répondre à Dieu, ouvrir mon cœur, et me laisser transformer pendant qu’il est encore temps.

« Aussi, comme le Saint-Esprit le dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, ne vous endurcissez pas. » Hébreux 3 :7-8 (Semeur)

Alors, la question du choix, votre choix, se pose-t-elle à vous ?

Ajoutons cette précision : je ne suis pas sauvé par mes œuvres, même lorsque mes œuvres de « bienfaisance » sont applaudies par les miséreux dans ce monde. Le salut est un don de Dieu, reçu par la foi ; et si les bonnes œuvres ont leur place, c’est comme le fruit d’un cœur transformé, et non comme une monnaie pour acheter l’éternité.

« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. » Éphésiens 2 :8-9 (Semeur)

« Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions accomplies, mais conformément à sa compassion. » Tite 3 :5 (Semeur)

« De même, la foi, si elle n’est pas accompagnée d’actes, est morte. » Jacques 2 :17 (Semeur)

Ainsi, mes œuvres ne sont pas la cause de mon salut, mais elles en sont le signe : elles manifestent une foi vivante et un cœur réellement tourné vers Dieu et vers le prochain.

Avant de répondre — ou de vous détourner de la question posée — observez ce que Jésus dit et entendez-le : le riche se retrouve dans le séjour des morts, là où il souffre. Et, chose frappante, il voit aussi Lazare, le pauvre, auprès d’Abraham. Autrement dit, après la mort, les rôles ne s’inversent pas seulement : ils se révèlent, et l’éternité met en pleine lumière ce que la vie terrestre avait parfois masqué.

Dans les versets suivants, Jésus met en lumière l’achèvement de la vie terrestre et l’entrée dans l’éternité.

« 23Du séjour des morts, où il souffrait cruellement, il leva les yeux et aperçut, très loin, Abraham, et Lazare à côté de lui.

24Alors il s’écria : « Abraham, mon père, aie pitié de moi ! Envoie donc Lazare, qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue, car je souffre horriblement dans ces flammes. » Luc 16 :23-24 (Semeur)

Observons encore ceci : que demande le riche à Abraham ? « Envoie donc Lazare… » Même dans la souffrance, il parle de Lazare comme d’un exécutant, comme si le pauvre devait encore le servir. La misère de l’autre ne l’a pas conduit à l’humilité ; elle révèle plutôt un cœur qui n’a pas réellement changé.

Et cela ne concerne pas seulement ceux qui se disent incroyants. Certains croyants se contentent de croire qu’il existe un « Dieu » qu’ils ne connaissent pas : une croyance vague, sans repentance, sans obéissance, sans relation vivante. Ce sont des croyances stériles, infondées, qui ne transforment ni le cœur ni la vie.

« Tu crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu ? Tu fais bien. Les démons aussi le croient… et ils tremblent. » Jacques 2 :19 (Semeur)

« Or, la vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jean 17 :3 (Semeur)

« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père céleste. » Matthieu 7 :21 (Semeur)

Ainsi, la question n’est pas seulement de « croire » en Dieu, mais de connaître le Seigneur, de lui appartenir, et de laisser sa grâce produire une vraie repentance et une foi vivante.

Chez certains croyants, des prières s’élèvent pour leurs proches disparus. Dieu seul est juge. Toutefois, ces prières ne changent pas la destinée des âmes entrées dans l’éternité. 

Le choix de mon salut se fait ici-bas : en accueillant Jésus, le Fils de Dieu, comme la source de mon plein salut et de ma réconciliation avec Dieu, mon Père. (Voir aussi le thème précédent sur LA REPENTANCE.)

LA REPENTANCE.

La repentance, c’est maintenant, pas demain. La repentance, ce n’est pas réfléchir pour savoir quelle religion accepter comme une « couverture ». Jésus n’est pas venu apporter, nommer ou initier une religion : il est venu me sauver.

Fils de Dieu, don de l’amour du Père, il est venu dans un corps humain comme le mien et le vôtre, exposé aux tentations de ce monde, mais sans jamais pécher. Innocent de tout mal et parfaitement obéissant à son Père (notre Père), il a accepté de satisfaire la justice de Dieu à notre place en portant nos péchés sur la croix : il a été crucifié.

« Notre grand-prêtre n’est pas incapable de compatir à nos faiblesses : au contraire, il a été tenté en tous points comme nous, mais sans commettre de péché. » Hébreux 4 :15 (Semeur)

« Il a porté nos péchés dans son corps, sur la croix, afin que, morts au péché, nous menions une vie juste. » 1 Pierre 2 :24 (Semeur)

À ceux qui le reconnaissent comme Sauveur personnel et le reçoivent comme Seigneur dans leur vie, il donne le droit de devenir fils ou fille de Dieu (cf. Jean 1 :12 (Semeur)). Ainsi, il assure le salut et la vie éternelle dans sa présence. L’ignorer ici-bas, le rejeter, c’est s’exposer à demeurer éternellement séparé de Dieu, dans cet abîme dont Jésus parle.

« Dieu ne tient plus compte des temps d’ignorance, mais il ordonne maintenant à tous les hommes, partout, de changer de vie. » Actes 17 :30 (Semeur)

« Il est réservé aux êtres humains de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » Hébreux 9 :27 (Semeur)

« C’est maintenant le moment vraiment favorable, c’est aujourd’hui le jour du salut. » 2 Corinthiens 6 :2 (Semeur)

« 25Mais Abraham lui répondit : “Mon fils, souviens-toi de combien de bonnes choses tu as joui pendant ta vie, tandis que Lazare n’a connu que des malheurs. À présent, ici, c’est lui qui est consolé, tandis que toi, tu es dans les tourments.” » Luc 16 :25 (Semeur)

Remarquez que, dans son enseignement, Jésus ne présente pas le riche comme un étranger à la maison d’Abraham : Abraham l’appelle « mon fils ». Et, de l’autre côté, Lazare est auprès d’Abraham, accueilli comme un héritier. Autrement dit, le drame n’est pas seulement d’avoir été riche, mais d’avoir joui des biens et des « bonnes choses » sans se laisser toucher, ni conduire à relever son prochain, lui aussi digne d’être reconnu et aimé.

Sur la terre — ce lieu où tant de vies sont comme mortes spirituellement — Jésus, le Fils de Dieu, vient frapper à la porte de mon cœur et se présente à moi par sa Parole. Il me rappelle que Dieu est Père : mon Créateur, celui qui m’a tissé et façonné dans le sein de ma mère, et qui me connaît avant même ma naissance.

« Voici : je me tiens devant la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec lui et lui avec moi. » Apocalypse 3 :20 (Semeur)

Son but, par le don de son Fils Jésus — premier-né d’entre les morts — est de me réconcilier avec lui et de me faire entrer dans une relation retrouvée de fils ou de fille. En Jésus-Christ, je reprends possession de mon héritage : non pas une richesse passagère, mais une vie nouvelle, pardonnée, libérée et tournée vers Dieu.

« Pourtant, à tous ceux qui l’ont accueilli, à ceux qui croient en lui, il a accordé le droit de devenir enfants de Dieu. » Jean 1 :12 (Semeur)

Ainsi, en répondant à l’appel de Christ, je sors des ténèbres pour entrer dans sa lumière ; et ma vie échappe à la destruction que l’ennemi cherche à répandre sur les âmes.

« Il nous a arrachés à la domination des ténèbres et nous a transférés dans le royaume de son Fils bien-aimé. » Colossiens 1 :13 (Semeur)

« 26 De plus, il y a maintenant un immense abîme entre nous et vous et, même si on le voulait, on ne pourrait ni le franchir pour aller d’ici vers vous, ni le traverser pour venir de chez vous ici. » Luc 16 :26 (Semeur)

Dans l’éternité, il n’y a plus de changement possible : on ne peut plus envisager de se repentir pour passer d’un état à un autre. C’est pourquoi la repentance et la foi ne se remettent pas à plus tard : elles se vivent ici-bas, pendant que Dieu m’appelle encore et que la porte est ouverte.

« Que celui qui fait le mal continue à faire le mal, que l’homme souillé continue à se souiller. Mais que le juste continue à faire ce qui est juste et que l’homme saint continue à se sanctifier. » Apocalypse 22 :11 (Semeur)

Conclusion.

En définitive, la parabole du riche et de Lazare ne sert pas à nourrir la curiosité sur l’au-delà, mais à réveiller ma conscience aujourd’hui. Elle me rappelle que la richesse et la pauvreté ne sont ni des titres de gloire ni des condamnations en soi : ce qui pèse devant Dieu, c’est un cœur fermé ou un cœur ouvert. Elle dénonce une « bienfaisance » de façade et appelle à une compassion vraie, concrète, respectueuse, qui relève le prochain au lieu de simplement se donner bonne conscience.

Surtout, Jésus me place devant l’urgence du salut : on ne se repent pas dans l’éternité, et nul ne peut franchir l’abîme après coup. Je ne suis pas sauvé par mes œuvres, mais par la grâce, lorsque j’accueille Jésus-Christ et que je le connais réellement comme Seigneur. Ainsi, le « je » que vous lisez veut aussi devenir votre prière : aujourd’hui, répondre à l’appel de Dieu, choisir la repentance, et marcher dans une foi vivante qui porte du fruit.

Que cette parole ne reste pas une belle réflexion, mais devienne un choix concret : ouvrir mon cœur et mes mains là où Dieu place un prochain sur ma route. Car ce que je garde pour moi s’éteint, mais ce que je confie à Dieu et que je partage porte du fruit pour l’éternité. C’est pourquoi je veux répondre aujourd’hui, dans la foi, et me tenir devant le Seigneur avec vérité.

« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » Matthieu 6 :21 (Semeur)

Votre prière.

Seigneur Dieu, mon Père, je viens à toi avec humilité. Je reconnais mes péchés, mon indifférence, et toutes les fois où j’ai fermé mon cœur devant la détresse qui se trouvait « à ma porte ». Pardonne-moi. Je ne veux pas me contenter d’une foi stérile ni d’une religiosité de façade : je veux te connaître, t’aimer et t’obéir.

J’accueille Jésus-Christ comme mon Sauveur et mon Seigneur. Par ta grâce, donne-moi un cœur nouveau : un cœur qui partage, qui cherche la justice, qui relève mon prochain avec respect et vérité. Apprends-moi à vivre aujourd’hui dans la lumière de l’éternité, à marcher dans la repentance, et à porter du fruit qui te glorifie. Je me confie en toi, maintenant et pour toujours. Amen.

Votre bénédiction.

« Que l’Éternel me bénisse et qu’il me garde ! Que l’Éternel fasse briller son visage sur moi et m’accorde sa grâce ! Que l’Éternel tourne son visage vers moi et me donne la paix ! » Nombres 6 :24-26 (Semeur)

Notre bénédiction commune.

Que le Seigneur purifie nos pensées, sanctifie nos paroles et conduise nos pas, afin que nos vies reflètent Jésus-Christ. Qu’il nous garde du découragement et de l’orgueil, qu’il nous apprenne à aimer en vérité, à pardonner, à servir sans chercher l’approbation des hommes, et à porter un fruit qui demeure. Et que sa paix demeure sur nous, dans nos combats comme dans nos repos, jusqu’au jour où nous le verrons face à face. Amen.

Sens de cette bénédiction.

« Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ. »Philippiens 4 :7 (Semeur)

« Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous. »2 Corinthiens 13 :13 (Semeur)

Yves GRAVET

Son serviteur

 


 

EMPORTÉ 

OU

ENSEVELI ?

« C’EST MAINTENANT LE MOMENT VRAIMENT FAVORABLE, C’EST AUJOURD’HUI LE JOUR DU SALUT. »
2 CORINTHIENS 6 :2

C’EST VOTRE CHOIX ! 

C’EST VOTRE DÉCISION !

AUJOURD’HUI, RÉPONDEZ À DIEU.

 

 

 


 

 

 

EMPORTÉ OU ENSEVELI ?

LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

 

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. »
Hébreux 3 :7-8

 

 

« La repentance ne se fait pas une fois pour toutes

elle est la grâce d’une vie entière, comme la foi elle-même. »
Charles H. Spurgeon

Yves GRAVET
Son serviteur
Royan, le 30 avril 2026

 

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