11 février 2016

285 LA PUISSANCE DE VOS PAROLES


Proverbes 18 :21

21 La mort et la vie sont au pouvoir de la langue ; Quiconque l’aime en mangera les fruits




La plupart des gens, lorsqu’ils veulent quelque chose désespérément, disent des choses comme : « Je meurs d’envie de manger ce morceau de gâteau ! » Personne ne va dire : « je vis d’envie de manger ce morceau de gâteau ! »

Ce qui est pire, c’est que nous sommes prompts à mentionner la mort, quand les choses vont mal. Nous, les
Singapouriens sommes prompts à dire des choses telles que : « Mourir  lah ! Mourir  lah ! » dès qu’un chapeau tombe. Personne ne dit « vivre lah ! vivre lah ! » 

Cependant la vérité, c’est que chaque mot que vous prononcez a la puissance de construire ou de détruire les espoirs et les rêves, de restaurer ou de causer des pertes, de guérir ou de briser l’esprit, d’apporter le bien être ou le désespoir, de bénir ou de maudire, car la Parole de Dieu dit, que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue.

Alors, arrêtez d’aligner vos mots aux circonstances négatives. Au lieu de cela, commencez à aligner vos mots à la Parole de Dieu, et libérez la puissance de Sa Parole, afin qu’elle travaille pour vous.

Par exemple, au lieu de parler le manque et la pauvreté, dites : « La Parole de Dieu me dit que les bonnes choses sont déjà là. Par conséquent, je déclare ma vie bénie, je déclare ma vie prospère, je déclare ma vie merveilleuse. Les ténèbres et la tristesse, la pauvreté et la maladie, la défaite et la dépression ne feront pas partie de ma vie ! »

Au lieu de parler la maladie et la  mort, dites : « Je vais vivre longtemps, je ne mourrai pas jeune. Jésus est mort jeune pour moi, afin que je puisse vivre longtemps pour Lui. Je suis la justice de Dieu en Christ et la Parole de Dieu déclare qu’aucun mal n’atteint le juste. Alors aucun mal de viendra sur moi, ni maintenant, ni dans le futur ! »

Au lieu de parler la peur sur vos enfants, dites : « La Parole de Dieu déclare que la descendance du juste sera délivrée. Par conséquent, mes enfants sont délivrés de toute malédiction, de toute puissance des ténèbres et de tout mal, au nom de Jésus. Et donc j’appelle un futur  brillant et béni, sur mes enfants ! »

Dieu veut que vous ayez une vie remplie de bons jours, et de l’abondance en toutes choses. Alors dites : « Au nom de Jésus, je commande aux bénédictions, à la faveur, à la santé, à la prospérité, à  la protection, à la  maîtrise et à la puissance de remplir ma vie ! »



Pasteur Joseph Prince



La pensée du jour


Alignez vos paroles à la Parole de Dieu et libérez la puissance de Sa parole afin qu’elle travaille pour vous.

284 REJOUIS-TOI, STERILE !


Galates 4 :27

27…  « Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point ! Eclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement !



La stérilité était un état douloureux et frustrant. Cependant, dans Esaïe 54, la Parole de Dieu pour ceux qui font l’expérience de la stérilité dit de se réjouir : « Chante, oh, stérile » !

Pourquoi ? Parce que dans le chapitre précédent, il nous est dit que le châtiment pour notre paix est tombé sur Jésus (Esaïe 53 :5). Le mot « paix » ici en hébreu signifie complétude, sûreté, santé, sécurité et provision. En d’autres termes, tous ces bénéfices sont à vous aujourd’hui parce que Jésus a déjà été puni à la croix pour votre paix. C’est la raison pour laquelle vous pouvez commencer à vous réjouir.

Donc, Dieu veut que tout de suite, quel que soit le domaine dans lequel vous êtes stérile, vous commenciez à vous réjouir, comme si le fruit ou ce que vous désirez voir, était déjà là. Il veut que vous commenciez à penser, à parler et à agir comme s’il n’y avait plus de stérilité.

Si vous êtes financièrement stérile, commencez à imaginer ce que vous allez faire quand vos revenus vont augmenter. Je ne dis pas que vous devez aller dépenser de façon inconsciente, mais commencez à faire des plans concernant la fortune et l’augmentation de vos revenus. Le bon moment de faire cela, c’est lorsque vos yeux naturels ne voient encore qu’un état de stérilité.

Vous pouvez dire : « Pasteur Prince, vous ne comprenez pas, la banque me court après ! »

Dieu dit : « Réjouis-toi parce que tu es prospère en Christ ». En Christ vous êtes déjà béni de toutes sortes de bénédictions spirituelles, incluant la provision financière (Ephésiens 1 :3) « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, qui pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis. » (2 Corinthiens 8 :9)

Si vous êtes malade, commencez à vous voir faire ce que vous n’avez jamais pu faire. Ne vous réjouissez pas seulement lorsque la guérison se manifeste et qu’il n’y a plus de douleurs. Réjouissez-vous maintenant pour votre guérison, parce que Jésus a déjà porté vos maladies et vos douleurs, et que dans Ses meurtrissures vous avez déjà été guéri. (Esaïe 53 : 4-5)

Quelle que soit la situation stérile dans laquelle vous êtes, réjouissez-vous et dite à Dieu : « Père, à cause du sacrifice de Ton Fils, je suis béni de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ. Tu m’as déjà tout donné. Donc je vais agir comme s’il en était ainsi, et me réjouir ! »




Pasteur Joseph Prince


La pensée du jour

Commencez à penser, parler et agir comme si votre stérilité n’existait plus.


90 SINAÏ


INTRODUCTION


Les événements du Sinaï durant le laps de temps où le Peuple d’Israël, avec Moïse à sa tête, reçut la Torah avec les manifestations glorieuses de Yahvé Elohim sont absolument époustouflantes au regard du message de l’Eglise des Vainqueurs !
Le projet constant et ultime du Seigneur aura toujours été d’essayer de ramener concrètement et réellement Son Peuple à Lui dans Sa gloire.   
C’était particulièrement le cas au Sinaï.

1.    Pionniers  

« Israël campa là, vis-à-vis de la montagne (Sinaï). Moïse monta vers Dieu : et l'Éternel l'appela du haut de la montagne, en disant : Tu parleras ainsi à la maison de Jacob, et tu diras aux enfants d'Israël : Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d'aigle et amenés vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m'appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » (Exode 19 :1-6)
Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne ; le son de la trompette retentit fortement ; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d'épouvante. Moïse fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Dieu ; et ils se placèrent au bas de la montagne. La montagne de Sinaï était tout en fumée, parce que l'Éternel y était descendu au milieu du feu ; cette fumée s'élevait comme la fumée d'une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence. Le son de la trompette retentissait de plus en plus fortement. Moïse parlait et Dieu lui répondait à haute voix. Ainsi l'Éternel descendit sur la montagne de Sinaï, sur le sommet de la montagne ; l'Éternel appela Moïse sur le sommet de la montagne. Et Moïse monta. (Exode 19 :16-20)
Ici, le pionnier de la « montée » fut Moïse comme l’Apôtre Jean, bien des siècles plus tard. Nous retrouvons de manière frappante des expressions de l’Apocalypse telles « écouter Dieu, l’Esprit », « garder l’Alliance, la Parole », « Royaume de sacrificateurs », « nation sainte », « Feu », « tonnerre, éclairs » « Fumée, nuée », « trompette » et « monte » ! Nous voyons d’emblée que le projet de Dieu d’amener Son peuple à Lui dans la gloire remonte à très loin dans le temps !
« L'Éternel lui dit : Va, descends ; tu monteras ensuite avec Aaron » (Exode 19 :24). Moïse est le premier pionnier de la « montée » mais déjà Aaron est désigné comme devant être le second. Moïse monte et descend, exactement comme le feront les membres de l’Eglise des Vainqueurs. Il est sensé, comme l’Eglise initiale des Vainqueurs sera sensée de le faire, d’amener d’autres fidèles à monter dont le premier est ici Aaron !
Mais malheureusement le Peuple place d’emblée Moïse dans un rôle d’intermédiaire, de médiateur parce qu’il a peur de Dieu et de Sa Parole directe : 
« Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l'éloignement. Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions… Le peuple restait dans l'éloignement ; mais Moïse s'approcha de la nuée où était Dieu. » (Exode 20 : 18-20).
« Dieu dit à Moïse : Monte vers l'Éternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu et soixante-dix des anciens d'Israël et vous vous prosternerez de loin. » (Exode 24 :1).
« Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d'Israël. Ils virent le Dieu d'Israël ; sous ses pieds, c'était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. Il n'étendit point sa main sur l'élite des enfants d'Israël. Ils virent Dieu et ils mangèrent et burent » (Exode 24 :9-11).
Moïse ne monta plus seul mais accompagné !!! Tous ces pionniers purent monter et VOIR Yahvé Elohim !!! Ils virent probablement aussi la mer de cristal et étonnamment jouirent de la convivialité en plus !
Mais la majorité n’aime pas suivre les pionniers par peur de l’inconnu et en l’occurrence le Peuple a considéré Yahvé Elohim comme un inconnu malgré les hauts faits et les protections qu’Il a opérés en sa faveur aux yeux de tous ! Il préfère se tenir dans l’éloignement ce qui génèrera bien des problèmes comme toujours quand on veut mettre loin de Dieu.

2.    L’Ersatz

L’Ersatz est un produit voire une réalité de remplacement, intermédiaire, transformé de moindre qualité du produit ou de la réalité originale ou originelle. Il s’agit d’un sous-équivalent, d’un substitut artificiel. C’est un terme d’origine allemande où l’Allemagne devait durant la première guerre mondiale fabriquer des matières premières de remplacement de moindre qualité qu’elle ne pouvait plus importer des pays producteurs à cause du blocus maritime ennemi, comme le pétrole par exemple remplacé par la benzine ou encore le café remplacé par de la chicorée etc...
Autour de ces événements, vu que le Peuple n’avait pas les dispositions nécessaires pour pouvoir et vouloir supporter la présence réelle sainte et glorieuse de Yahvé Elohim comme Moïse, il fallait passer au « provisoire » de la durée par des Ersatz.
Il fallait que le sang d’expiation continue à couler. Il fallait un livre contenant la Loi de Dieu et l’Histoire du salut depuis la création, ici jusqu’au don de la Torah au Sinaï que Moïse écrivait au fur et à mesure sachant qu’il a rédigé au bout du compte les 5 premiers livres de la Bible. Il fallait donc un contrat écrit ou une alliance écrite à respecter et à faire respecter. Il fallait aussi un autel, le Tabernacle et le service de la prêtrise pour une approche de Dieu pédagogique de témoignage et de sainteté mais toujours provisoire et temporelle. Enfin il fallait que la Loi soit « gravée dans le marbre » tout au moins sur des tables de pierre par Dieu Lui-même (Cf. Exode 20 à 32). Autrement dit la Loi surnaturelle d’éternité devait en quelque sorte se « matérialiser », se fixer dans l’immanence en étant gravée dans une matière terrestre des plus pérennes à savoir la pierre !
Bref, en désespoir de cause, il fallait un Ersatz pour pouvoir continuer à survivre dans l’espace-matière-temps. Il fallait écrire l’Histoire pour fixer le souvenir, pratiquer des rites, respecter une quasi infinité de lois et susciter la foi et l’action dans l’espérance de jours meilleurs notamment au Pays promis pour commencer :
« Moïse écrivit toutes les paroles de l'Éternel…il bâtit un autel au pied de la montagne et dressa douze pierres pour les douze tribus d'Israël…. Moïse prit la moitié du sang, qu'il mit dans des bassins et il répandit l'autre moitié sur l'autel. Il prit le livre de l'alliance et le lut en présence du peuple ; ils dirent : Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit, et nous obéirons.
Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l'alliance que l'Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles…
      L'Éternel dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne, et reste là ; je te donnerai des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j'ai écrites pour leur instruction » (Cf. Exode 24). « Lorsque Yahvé eut achevé de parler à Moïse sur la montagne du Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt d’Elohim ». (Exode 31 :18).
Yahvé Elohim aurait voulu que tout le Peuple devienne comme Moïse ! Le Sinaï devait être le lieu de cette transformation, de cette métamorphose. Mais cela ne fut malheureusement pas le cas et il Lui fallait donner dans la religion, l’Ersatz dans le cadre de l’espace-matière-temps pour essayer de maintenir, autant se faire se peut, un semblant de contact, une connexion.
Cela eut des conséquences dramatiques quasiment inévitables : Comme nous l’avons écrit, Moïse est devenu un intermédiaire, un médiateur entre Dieu et le Peuple, par la volonté due à la peur de ce même Peuple. Celui-ci devint dépendant de Moïse pour l’établissement des connexions avec Dieu.  Ainsi lorsque Moïse resta trop longtemps sur la montagne à son goût pour recevoir les Tables de la Loi de la part de Yahvé, il lui fallait, pour parer à sa peur et sa désorientation, de nouveau quelque chose de visible le rassurant, faisant office de représentation de Yahvé c’est à dire un nouvel intermédiaire : le veau d’or !
« …fit un veau en fonte. Et ils dirent : Israël ! voici ton dieu, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte (oups). Lorsqu'Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui, et il s'écria : Demain, il y aura fête en l'honneur de Yahvé (oups) ! Le lendemain, ils se levèrent de bon matin et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices d'actions de grâces (oups)… Aaron répondit : Que la colère de mon seigneur ne s'enflamme point ! Tu sais toi-même que ce peuple est porté au mal. Ils m'ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. Je leur ai dit : Que ceux qui ont de l'or, s'en dépouillent ! Et ils me l'ont donné ; je l'ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau » (Exode 32 :4-5+22-24). D’après Aaron l’or jeté au feu se serait transformé comme par magie en forme de veau qui serait sorti en tant que tel du feu. Quel miracle… ! Voilà ce que dit le texte ! On sent qu’Aaron ne veut pas prendre ses responsabilités pour éviter d’être coupable.
Nous voici très exactement dans la configuration de l’Eglise qui n’a pas accepté le message de Jésus-Christ Glorifié transmis par Jean. Elle s’est créé une flopée d’Ersatz religieux dans l’éloignement de la Gloire de Dieu.
Dès le deuxième siècle les anciens des églises éliminèrent les ministères charismatiques particulièrement celui de prophète et devinrent des prêtres, intermédiaires entre Dieu et les croyants et représentants de Dieu sur terre. Cela engendra très rapidement le sacrifice de la messe opéré exclusivement par les « prêtres », cérémonie calquée sur les cérémonies païennes sacrificielles aussi opérées par des « prêtres ».
Ensuite, pour verrouiller et sécuriser l’organisation ecclésiale, il se choisirent des évêques qui eux-mêmes se choisirent parmi eux le pape ou le « père » doté de l’infaillibilité ! Quels Ersatz religieux allant jusqu’au remplacement du Père céleste par le pape !!!
Comme cela ne leur suffisait pas, il leur fallait en outre des intermédiaires du style du veau d’or avec leur culte des statues et des images dites pieuses, de véritables Ersatz religieux assaisonnés de superstitions des plus choquantes bibliquement parlant. Chaque saint - intermédiaire invoqué est spécialisé pour « guérir » certaines maladies, « résoudre » certains problèmes etc. Marie devint la « super intermédiaire » généraliste puisque Mère du Seigneur.
L’Apôtre Jean en face à face avec Jésus-Christ Glorifié puis devant le Trône était totalement à l’opposé de tout cela tant par son vécu que par son message ! Comme toujours quand on refuse d’avancer, on ne fait pas très longtemps du sur place mais on finit toujours par reculer. Ce fut le cas de l’Eglise primitive. Par ailleurs l’histoire de l’Eglise fourmille de tristes exemples de ce type que nous ne pouvons évoquer ici. Notons simplement que les églises même les plus réveillées ont toujours fini par plus ou moins se scléroser avec le temps et ont fini par se trouver des règles et des styles pour durer, c’est-à-dire des Ersatz religieux plus ou moins marqués basés entre autres sur la « lettre qui tue » ou le légalisme. 
Moïse, au contraire, dans sa relation avec Dieu, était totalement à l’opposé : il vivait en effet une relation directe, intime de face à face !!! Il n’y avait pas d’Ersatz mais du vrai, du direct, tout sauf du religieux ! Bref, le rêve, y compris pour le chrétien authentique d’aujourd’hui bénéficiant pourtant de la Nouvelle Alliance !
« L'Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. ». (Exode 33 :11).
« Moïse dit : Fais-moi voir ta gloire !... Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière. » (Exode 33 :18-23).
« Les enfants d'Israël regardaient le visage de Moïse et voyait que la peau de son visage rayonnait ; et Moïse remettait le voile sur son visage jusqu'à ce qu'il entrât, pour parler avec Yahvé. » (Exode 34 :33-35).

3.    Pour un minimum d’honnêteté

« Il nous a aussi rendus capables d'être serviteurs d'une nouvelle alliance, non de la lettre (gramma : lettre, l’écrit, cf. grammaire), mais de l'Esprit ; car la lettre tue, mais l'Esprit vivifie. Or, si le service de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été en gloire au point que les fils d'Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien qu’elle fût temporaire, combien le service de l'Esprit ne sera-t-il pas davantage en gloire ? Si le service de la condamnation a été glorieux, le service de la justice sera davantage en gloire. Et, en effet ce qui a été glorieux s’efface devant cette gloire surabondante. En effet, si ce qui était temporaire a été glorieux, ce qui demeure est bien plus glorieux.
 Ayant donc une telle espérance, nous usons d'une pleine assurance et nous ne faisons pas comme Moïse qui plaçait un voile sur son visage pour que les fils d'Israël ne fixent pas les regards sur la fin de ce qui était temporaire. Mais leurs pensées se sont endurcies. Car jusqu'à ce jour le même voile demeure à la lecture de l’ancienne alliance et il ne se lève pas, car ce n’est qu’en Christ il disparaît. Mais jusqu'à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est sur leur cœur ; mais lorsqu’éventuellement les cœurs se tournent vers le Seigneur, le voile est ôté. En effet le Seigneur est l’Esprit et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous, le visage ayant été voilé, reflétant tel un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes métamorphosés en la même image
(eikon = image, apparence, forme ; cf. icône) de gloire en gloire de la même manière (kataper : de même, de la même manière, au même titre, comme) par le Seigneur, l'Esprit. » (2 Corinthiens 3 : 6-17).
Si nous comparons notre vécu de chrétien avec celui de Moïse, la lecture de ce merveilleux texte de l’Apôtre Paul pose un sérieux problème !
En effet, la gloire qui reposait sur Moïse, était en visibilité et en intensité autrement supérieure à celle qui repose sur le chrétien moyen d’aujourd’hui ! Pourtant Paul écrit clairement que le ministère de la justice [en Jésus-Christ] dont bénéficie tout chrétien, est de beaucoup supérieur en gloire au ministère de la condamnation par la Loi !!! Il renchérit en disant que par la conversion de cœur à Jésus, le voile mosaïque, qui représente la chair, l’Ersatz, obstacle à la gloire visible, est ôté et qu’il y a la liberté par la présence de l’Esprit Saint alors qu’en réalité nous sommes toujours coincés dans l’espace-matière-temps tout simplement parce que nous en restons au niveau du cœur !
Ensuite, il enfonce d’ailleurs le clou : quand nous regardons dans un miroir notre propre visage découvert, sans voile, le cœur converti à la Vérité, que sommes-nous sensés voir ? Réponse : la gloire du Seigneur !!! Qu’est-ce que la gloire du Seigneur ? Réponse : nous en avons la description dans le livre de l’Exode cité plus haut et ce texte de Paul, particulièrement la brillance du visage de Moïse aussi reprise ici.
Alors avec un minimum d’honnêteté, reconnaissons qu’il y a un léger problème, pour ne pas dire un problème lourd. Paul parle du ministère de l’Esprit pérenne, permanent, éternel qui ne tue pas mais VIVIFIE (zoopoeio = faire vivant, vivifier, glorifier pas ressusciter). Pour reprendre la question : quand nous nous regardons dans le miroir, que voyons-nous, surtout si le poids des années commence à faire son effet… ?! Tout sauf du rayonnement, de la lumière, un visage vivifié et la gloire du Seigneur mais bien plutôt des rides, des taches voire d’autres « changements de formes » pour ne pas dire déformations ou métamorphoses selon les cas à base de lipides ou encore d’autres phénomènes non désirables … ! C’est tout le contraire de l’effet normal de ce qui est signifié par l’expression biblique grecque « métamorphoumeta apo doxès eis doxan » (autre = méta comme métaphysique ; morphè = forme, morphologie ; doxa = gloire) qui veut dire dans le texte biblique la métamorphose de gloire en gloire du corps physique uniquement. Le résultat est une image, une apparence, une forme autre c’est-à-dire ici glorieuse.
Là il n’est absolument pas question de l’être intérieur bien que les effets de cette métamorphose, de cette transfiguration physique ne lui sont absolument pas étrangères, bien au contraire.
Il est vrai que la justification en Jésus-Christ est parfaite et éternelle comparée à celle, vaine, temporaire, recherchée par le moyen de la Loi ! Mais qu’en est-il de ses effets, de ses conséquences au niveau de la gloire ? Si nous sommes honnêtes, les effets étaient de loin plus tangibles et visibles chez Moïse, c’est le moins qu’on puisse dire.
Donc si le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire, c’est qu’il est de beaucoup supérieur en gloire, « comme qui dirait Lapalisse ! »
Paul donne la solution : pour que cela puisse être vrai, pour que nous puissions voir la gloire du Seigneur sur nous quand nous nous regardons dans un miroir ou quand les autres nous regardent, il n’y a qu’une seule solution : la glorification ! Qu’est-ce que la glorification ? C’est la métamorphose, le changement de morphologie, des formes ou la transformation du corps en Feu et Lumière divins pour que nous brillions, à commencer peut-être comme Moïse puis comme le soleil (Apocalypse 12 :1) voire davantage ! Voilà le travail de métamorphose physique de gloire en gloire du Seigneur le Saint Esprit ! Car nous devons être vraiment à l’image du Seigneur pour pouvoir monter à « notre Sinaï » à savoir la Salle du Trône, car la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu ni de la gloire. Pouvoir monter signifie aussi passer du temporaire au permanent, à l’éternel donc obligatoirement sortir de l’espace-matière-temps, exactement comme l’a vécu l’Apôtre Jean. L’environnement espace-matière-temps fut malheureusement choisi autant par le Peuple d’Israël au Sinaï que par l’Eglise surtout au moment où Jean lui communiqua les sept lettres de Jésus Glorifié et le reste du texte de l’Apocalypse.
 Il est donc nécessaire que la justification puisse entre autres se concrétiser dans la métamorphose de gloire en gloire qui consiste justement à transformer le corps en Feu et Lumière divins et glorieux ! La grâce recouvre aussi cet aspect-là des choses, on l’a oublié ou pas compris d’où les gros problèmes depuis presque 2000 ans !

4.    De l’Ersatz - lettre qui tue à l’Esprit qui vivifie

Aujourd’hui, certaines industries alimentaires pour des raisons de profit nous proposent aussi des Ersatz d’une saveur douteuse et d’une qualité médiocre voire dangereuse pour la santé voire qui tue ! Les investigations scientifiques et journalistiques nous en font part presque quotidiennement à juste titre.
Nombreux sont celles et ceux qui constatent la mauvaise santé de l’Eglise dans son ensemble et en souffrent. Les diagnostics aux niveaux de l’enseignement, de la foi, de la sanctification et de la puissance abondent et les solutions thérapeutiques abondent au moins tout autant !  Elles peuvent plus ou moins fonctionner pour un temps ! Mais elles ne sont que des Ersatz se voulant d’inspiration biblique certes, mais elles se réduisent trop souvent à une « lettre qui tue ». Pourquoi ne sont-elles que des Ersatz ? Parce qu’elles sont partielles vu que la connaissance et la recherche ne peuvent être que partielles ici-bas. Elles sont des substituts artificiels et des sous-équivalents. Ainsi elles finissent toujours malgré tout pour cette raison par avoir des effets indésirables. Cela vient évidemment du côté partiel et incomplet de nous-mêmes face à la Parole.
Paul a justement écrit que l’Esprit vivifie. Voilà LA solution thérapeutique parfaite !
L’Esprit est le Seigneur et Son action vivificatrice a pu être pleinement libérée par l’œuvre expiatoire préalable de Jésus-Christ. Son action ultime est de nous vivifier, de nous métamorphoser, de nous transfigurer pour que nous puissions changer d’environnement et passer à la connaissance parfaite par le face à face avec Dieu, passer de l’Ersatz à l’original, à la réalité fondamentale et première : celle du paradis, de la Salle du Trône et surtout celle du Père, de l’Agneau et des sept Esprits de Dieu à savoir la plénitude réelle, totale du Saint Esprit où la connaissance est de ce fait parfaite et complète, la vie totale et parfaite ! C’est seulement dans cette perspective que l’on peut dire honnêtement, sans les artifices religieux de l’Ersatz ou du voile : « Le Seigneur est l’Esprit et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » c’est-à-dire celle de la santé parfaite de l’immortalité et celle de l’affranchissement total des contraintes et limitations issues de la chute, à commencer par celles de l’espace-matière-temps. Ces contraintes et limitations se situent d’abord au niveau de notre corps charnel déchu et au niveau de notre intelligence tant psychique que spirituelle limitée, partielle et partiale !

Conclusion


Le désir du Seigneur est de nous voir Le rejoindre esprit, âme et corps dans la gloire. Quand notre désir rejoindra celui du Seigneur parce que nous aurons compris la réalité de l’Ersatz dans lequel nous nous embourbons, alors tout deviendra possible EN Jésus-Christ !                                       En Lui, Martin BUSCH

05 février 2016

Jean Louis Jayet au Centre Mondial de Reveil Grande foi partie 1(30 Janv...

89 - DETERMINISMES


INTRODUCTION

Dans notre monde actuel les mots, expressions, réalités et concepts tels que hasard, destin, crise, conjoncture, malchance, fatalité, « c’est comme ça », « c’est la vie », « se trouver là au mauvais moment, au mauvais endroit », naître dans une famille défavorisée « à pas de chance », nous font baisser la tête, courber l’échine et subir le quotidien. Alors tels des marcheurs plus ou moins embourbés dans la boue visqueuse, nous essayons de trouver des chemins de traverse pour passer sur une route plus facile à emprunter avec famille « armes et bagages ». Bref des déterminismes propres à chacune et à chacun, nous collent à la peau et à force de caractère et de travail ou d’autres moyens nous tentons, avec plus ou moins de succès, de nous en sortir tant bien que mal… jusqu’à ce que mort s’en suive malgré tout ! 


  1. Liberté où es-tu ?  

Religions, psychothérapies, superstitions, soins médicaux, pratiques sportives, voyages, humanismes, business, optimismes, assurances, solidarités, idéologies, idéalismes, fanatismes, politiques etc… doivent servir à nous faire rêver ou tout au moins nous aider à sortir de l’ornière et par là essayer d’atténuer le mal être spirituel, psychique et physique lancinant.
Bien plus, la nature, les étoiles, l’univers, le temps, l’histoire avec son passé que l’on ne change plus, notre passé, notre lieu de naissance et ses environnements, notre culture, nos choix initiaux dont les formations ou non à un ou des métiers, notre conjoint ou ex-, nos enfants qui évoluent plus ou moins bien, l’actualité locale ou mondiale nous déterminent sans que l’on puisse y changer grand-chose ! Chaque choix qui représente un semblant d’acte de liberté certes, entraîne des mécanismes systémiques qui à nouveau détermineront notre vie, notre style de vie dans tel ou tel domaine. Ainsi sur nos choix, actes de liberté apparente, se referment constamment les portes, les grilles et les verrous multiples et compliqués des systèmes sociaux, économiques, sociologiques, relationnels, naturels - écologiques, géographiques, spatiotemporels, technologiques, physiques, psychologiques et spirituels – religieux etc. En vérité on ne fait qu’aller d’une cellule de prison à l’autre en espérant à chaque fois que la prochaine cellule présentera un peu plus de confort...
Quatre voies sont en général empruntées pour faire croire à des espaces de liberté :
  • Celle de l’argent et de la réussite sociale car « tout finit par s’acheter » au bout du compte…
  • Celle de la force psychique et de l’intériorité spirituelle notamment religieuse qui consiste :
 soit à nier, fuir ou tout au moins à tenir compte le moins possible de la réalité contraignante matérielle et physique et tenter de vivre dans des « ailleurs » voire des rêves aux aspects multiples et changeants à l’infini selon les cas,
soit à assumer, digérer, gérer le mieux possible cette réalité pour essayer de mieux la dominer et tenter de vivre heureux.
  • Celle de la force physique et des armes qui consiste à dominer coûte que coûte quitte à tuer.
  • Celle de la mort notamment par le suicide qui consiste à essayer de fuir les déterminismes frustrants et liberticides décrits plus haut en espérant quelque chose de meilleur « ailleurs » si cela existe ou alors le néant où rien n’existe de toute façon, réduisant d’emblée par voie de conséquence les réalités présentes à une grande illusion qui n’existe pas davantage de ce fait. 

Liberté où es-tu ? Prison à vie ? N’y aurait-il pas de Bonne Nouvelle de libération ou « l’Evangile » de la liberté selon le langage biblique ? 

  1. Evangile et Evangile

L’Evangile de Jésus-Christ comme il est en général enseigné dans les églises donne la paix intérieure à cause du pardon des péchés et de la conversion. Suivent un style de vie que l’on veut en connexion avec le Seigneur, des commandements bibliques à respecter, un processus de sanctification dans lequel il faut entrer pour vivre plus heureux autant se faire se peut et dans le cadre d’une dénomination avec ses règles et interprétations particulières. Tout cela se passe aussi sous les contraintes et les déterminismes dans l’espace-matière-temps dont nous avons parlé plus haut. Nonobstant cette vie est de loin préférable à une vie de péché dans un contexte semblable. La justification et le salut éternel après la mort en découlant sont et seront au rendez-vous. Mais on ne sort pas de prison en attendant, on reste exposé aux coups voire à l’exécution capitale de la part de l’Ennemi. 
Pour illustrer cela, c’est un peu comme Joseph enfermé en prison toujours potentiellement à la merci de ses geôliers égyptiens. C’est aussi Israël en exil et/ou dans le désert à la merci de ses ennemis. 

    L’Evangile de Jésus-Christ incluant le salut et la métamorphose du corps permettant la montée à la Salle du Trône, donne aussi la paix intérieure à cause du pardon des péchés et de la conversion. Mais suivent en plus la gloire et le règne sur terre sur et à partir du Trône en tant qu’Epouse de Jésus-Christ Glorifié, totalement unie à Lui, parfaite, « sans taches ni rides ». On est de ce fait réellement libéré des contraintes et des déterminismes de l’espace-matière-temps. La justification et le salut éternel sans la mort en découlant sont et seront au rendez-vous. On sort de prison, on ne reste exposé ni aux coups ni à l’exécution capitale de la part de l’Ennemi. 
Pour illustrer cela, c’est un peu comme Joseph, devenu premier ministre de Pharaon, sorti de prison avec les coudées totalement franches pour régner à partir ou tout au moins à proximité du trône de Pharaon, sur l’Egypte, la première puissance mondiale de l’époque. C’est aussi Israël dans le Pays promis protégé de ses ennemis derrière ses frontières.
Aujourd’hui, alors que nous sommes dans la prison espace-matière-temps, quelle est la Bonne Nouvelle qui nous donne vraiment la liberté ? 
Le « TOUT est accompli » de Jésus agonisant pour moi sur la croix résonne plus que jamais dans mes oreilles.
L’Evangile, tout au moins pour commencer dans son annonce et ma foi, ne peut avoir deux versions. Soit c’est tout ou rien. La voie intermédiaire de la prison, de l’exil ou encore du désert n’est pas tout à fait une Bonne Nouvelle. Moi je préfère le TOUT qui est vraiment une Bonne Nouvelle et qui est accessible par grâce et amour en Jésus-Christ sans la soi-disant « assistance » de la mort, notre ennemie !!! Ce TOUT nous permet justement de sortir de la voie intermédiaire sans mourir par la métamorphose ou le salut du corps !   

  1. La religion des esclaves

Les versets qui suivent, faisant état de la mentalité des Hébreux aux portes du Pays promis d’abord tout de suite après la sortie d’Egypte, ensuite un peu plus tard après le passage de la Mer Rouge et le Sinaï, décrivent la religion des esclaves. 
« Lorsque Pharaon laissa aller le peuple, Dieu ne le conduisit point par le chemin du pays des Philistins, quoique le plus proche ; car Dieu dit : Le peuple pourrait se raviser en voyant la guerre et retourner en Égypte. Mais Dieu fit faire au peuple un détour par le chemin du désert, vers la mer Rouge. Les enfants d'Israël montèrent en armes hors du pays d'Égypte. » (Exode 13 :17-18) 
Notons que les Israélites étaient armés mais Yahvé Elohim connaissant leur état d’esprit d’esclaves malgré les plaies qu’Il avait infligées à l’Egypte de façon puissante, extraordinaire et surnaturelle aux yeux de tous, leur fit faire un détour pour remettre la partie. En effet Il allait encore détruire la très puissante armée de Pharaon dans la Mer Rouge pour tenter de combattre leur incrédulité, changer leur cœur et état d’esprit. Mais cela fut en vain, car dès que le Peuple aborda le Jourdain et après qu’il ait fait explorer le Pays, voilà ce qui se passa après le rapport des espions et une vive discussion :
« Toute l'assemblée éleva la voix et poussa des cris, et le peuple pleura pendant la nuit.  Tous les enfants d'Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron et toute l'assemblée leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d'Égypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert ! Pourquoi l'Éternel nous fait-il aller dans ce pays, où nous tomberons par l'épée, où nos femmes et nos petits-enfants deviendront une proie ? Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Égypte ? … Et l'Éternel dit à Moïse : Jusqu'à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu'à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j'ai faits au milieu de lui ? » (Nombres 14 :1-2+11 ; cf. aussi Exode 14 :10-14).
« C'est un bon pays, que l'Éternel, notre Dieu, nous donne. Mais vous ne voulûtes point y monter et vous fûtes rebelles à l'ordre de l'Éternel, votre Dieu. Vous murmurâtes dans vos tentes, et vous dirent : C'est parce que l'Éternel nous hait, qu'il nous a fait sortir du pays d'Égypte, afin de nous livrer entre les mains des Amoréens et de nous détruire. Où monterions-nous ? » (Deutéronome 1 :25-28)

  1. Où monterions-nous ? 
Le Peuple Hébreu se trouvait à la frontière du Pays promis mais ne le voyait pas alors qu’il était sous ses yeux, juste devant lui. Il voyait les obstacles, les ennemis, les géants au lieu de voir et de considérer Celui qui l’avait sorti d’Egypte par des prodiges absolument extraordinaires tout récents. Ainsi il ose encore poser la question : « Où monterions nous ? », alors que tout était à portée de main, devant leurs yeux. 
Effectivement celles et ceux qui résistent à l’enseignement et à l’appel de la montée à la Salle du Trône (= Pays promis) n’arrivent pas à se détacher dans leur état d’esprit et leur cœur de l’espace-matière-temps qui pourtant représente ici le désert et surtout l’esclavage en Egypte.
Ils lisent dans la Bible les hauts faits et miracles de Yahvé Elohim et en voient sur terre dans certaines églises actuellement. Mais comme les Hébreux, ils ne voient pas où MONTER !!!
Sont-ils aveugles ? Ils ne voient rien et ne veulent rien voir dans le texte biblique pour commencer. Ils ne savent pas parce qu’ils ne voient rien et ne cherchent pas à voir, ils se voilent carrément la face. Ils disent comme les chrétiens de Laodicée : « Nous n’avons besoin de rien » alors qu’ils feraient mieux de « s’acheter le collyre pour que leurs yeux voient ». Ils préfèrent rester dans le désert, exposés aux attaques ennemies et à la sécheresse ou au pays d’Egypte en esclavage et y mourir, alors qu’EN Jésus-Christ le Pays promis est juste devant leurs yeux, à portée de main !!! 

  1. Pourquoi ? 
Pourquoi faire, est-ce vraiment utile ? Oui, c’est pour passer de la situation d’esclaves à celle de d’hommes et de femmes libres de servir Yahvé Elohim selon Ses lois dans le Pays promis et de Le manifester à l’humanité, d’accueillir le Messie et de Le suivre dans l’accomplissement de ses missions spécifiques de Peuple élu. Israël est aussi le pédagogue, le modèle, la matrice pour la pensée et la marche de l’Eglise.
La montée au Pays promis céleste de l’Eglise des Vainqueurs permet d’accomplir les missions décrites de l’Apocalypse devant aboutir au règne millénaire sur terre sous l’autorité de l’Epoux. Elle permet aussi d’échapper aux horreurs de la Grande Tribulation et au Règne de l’Anti[é]-Christ.

  1. Comment ? 
Le Peuple Hébreu était l’armée de Yahvé : ils étaient armés ! (Exode 12 :41+51 ; 13 :18). Leurs armes ne devaient pas rouiller mais servir. Dès qu’un peuple se bat et fait la guerre à ses ennemis qui veulent l’assujettir voire l’exterminer, il n’est plus esclave. 
Avec les plaies à l’encontre des Egyptiens, le passage de la Mer Rouge, la manne, les cailles, l’eau coulant miraculeusement au désert, le Peuple Hébreu vivait sous la grâce d’assistanat prodiguée par Yahvé Elohim mais n’avait qu’une religion d’esclaves, une foi d’esclaves.  
Quelles sont les caractéristiques de la religion d’esclaves qui se sont manifestées ? 
Les murmures, la rébellion contre Yahvé Elohim, Moïse et Aaron donc la critique de Dieu et des ministères, croire que Yahvé Elohim les hait, c’est-à-dire mépriser l’Allié principal et faire preuve d’incrédulité avec des « pourquoi » à n’en plus finir, le manque de courage pour mener et voir la guerre, la fuite et le regret du désert et de l’esclavage du « monde » au lieu de l’attrait du Pays promis « où coulent le lait et le miel ». Ne reconnaît-on pas là un peu l’état des églises à travers le monde ? 
Les esclaves sont emprisonnés esprit, âme et corps dans leurs déterminismes et finalement prônent un faux « Evangile » de déserts et d’esclavages.
Alors comment ? Il faut mener et « voir » la guerre pour passer de l’esclavage à la liberté.

  1. La guerre et ses étapes

  1. La guerre pour « monter » (cf. Ephésiens 6 : 10-17)
La guerre pour la montée se prépare. Il faut saisir et revêtir l’armure de Feu du soldat, prendre les armes et savoir s’en servir : la ceinture de la vérité, la cuirasse de la justice, les sandales du zèle, le bouclier de la foi, le casque du salut et l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu. A cela s’ajoutent les trois piliers de la piété à savoir l’aumône, la prière et le jeûne pour davantage activer la pratique efficace des dons spirituels et des ministères dans l’amour véritable en vue de la métamorphose du corps par le Saint Esprit indissociable de la révélation des filles et des fils de Dieu à la création (Romains 8 :19-23).
Il faut connaître ses vrais ennemis. Il ne s’agit pas des êtres humains, la chair et le sang. Il s’agit des réalités spirituelles négatives manipulant par derrière les hommes tels des marionnettes. Il est donc indispensable de tenir face aux manœuvres du Diable, de combattre les Autorités, les Puissances, les Dominations du monde des ténèbres, les esprits mauvais qui sont dans les lieux célestes ou le deuxième ciel. Il est indispensable d’apprendre la pratique du combat « spirituel prophétique » dont la base est toujours la même y compris après la montée : le Sang, le Feu de l’Agneau, la Parole prophétique du témoignage de référence et d’appartenance à l’Agneau et la victoire sur la Mort.
Là encore, il ne s’agit pas de confondre la montée et l’enlèvement. 
La montée présuppose une guerre contre le monde des ténèbres dirigé par le Diable. Il s’agit en effet de passer le deuxième ciel à savoir la zone contrôlée par l’Ennemi pour accéder au troisième ciel là où se trouve le Trône de Dieu. Nous retrouvons d’ailleurs en parallèle, pour une meilleure compréhension, les combats à mener pour Israël qui doit « monter » pour conquérir avec les armes le Pays promis par Dieu à Abraham et sortir de sa mentalité et condition d’esclave.
L’enlèvement concerne un bébé qui, à ce moment-là, contrairement à sa mère, sera rapidement enlevé au Trône sans qu’il puisse faire quoi que ce soit !!! (Cf. Apocalypse 12). 
La guerre pour la montée, pour être gagnée, ne peut tolérer une vie de péché et plus particulièrement le mensonge, l’injustice, la paresse, l’incrédulité, une partie de soi non sauvée dont évidemment le corps, la non-écoute du Saint-Esprit et le non-respect de la Parole de Dieu. Nous sommes conscients que dans l’espace-matière-temps on ne peut être parfait. Mais par la grâce de l’action puissante du Saint Esprit et de l’effet de la Parole de Dieu nous voulons tendre à passer avec notre volonté de guerriers et de combattants, de l’esclavage à la liberté en entrant en guerre pour la montée. Remarquons que l’Eglise des Deux Témoins (Apocalypse 11) illustre parfaitement la réalité de cette guerre pour la montée à venir dont nous parlons ici, même si elle devra mourir en martyr avant de monter, ce qui n’est pas l’idéal (Cf. Ecrit « L’Eglise des Deux Témoins »).
De nombreux aspects de cette guerre ont d’ores et déjà été enseignés et prônés par certaines églises charismatiques, mais sans l’objectif de la montée pour maintenant esprit, âme et surtout corps ! L’objectif de ces églises étant surtout de « monter des églises et des œuvres » puissantes, vivantes et nombreuses ici-bas avec les résultats certes très positifs mais aussi mitigés que l’on connaît parce qu’exposées à l’Ennemi dans l’espace-matière-temps. D’ailleurs certaines églises et ministères très vivants ont actuellement l’impression de plafonner sans vraiment comprendre pourquoi.
Une fois que la guerre pour la montée est gagnée nous participeront à la guerre des « montés » et des « enlevés ».

  1. La guerre des « montés » et des « enlevés »

L’Apôtre Jean en prémices (Apocalypse 4 :1) puis les membres de l’Eglise initiale des Vainqueurs, au corps glorieux, sacrificateurs destinés à régner sur terre (Apocalypse 5 : 9b-10) mèneront une première bataille à partir du Trône durant la première partie de la Grande Tribulation (Apocalypse 6 :2). 
Ils chevaucheront sur leur cheval blanc (Cf. Apocalypse 19 :14). Cela signifie qu’ils ne seront pas limités à l’espace, aux distances et à la matière qu’ils pourront traverser par exemple. Ils ne seront pas davantage limités dans les lieux célestes particulièrement face au royaume des ténèbres ou le deuxième ciel. 
Ils seront dotés d’un arc et donc de flèches. Cela signifie qu’ils ne mèneront plus un combat corps à corps et ne seront plus exposés aux ennemis. Les flèches iront droit au but à chaque coup avec effet immédiat. 
Ils seront couronnés, c’est-à-dire qu’ils règneront, auront l’autorité, le pouvoir et la puissance tant dans les lieux célestes que sur terre. Ils seront de la même nature royale glorieuse de Lumière et de Feu que le Roi qui est sur le Trône. Ils ne peuvent être blessés ou touchés. 
En guise de confirmation et de résumé de l’ensemble, il est écrit qu’ils partiront en vainqueur et pour vaincre.
Quelle sera leur victoire ? Cela ne peut être que la foule des Juifs et celle des nations non comptabilisable d’Apocalypse 7 issues de la Grande Tribulation qui monteront devant le Trône.
Ils gagneront encore d’autres batailles car ils apparaîtront glorieux sous la forme de la femme glorieuse couronnée d’Apocalypse 12 :1 qui aura la lune sous ses pieds, c’est-à-dire le mal sous ses pieds. 
Cette guerre des « montés » comportera aussi l’accouchement de cette femme en travail de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs qui sera enlevée. Les conditions de l’accouchement ne seront pas des plus agréables car il se fera dans la douleur et sous l’haleine nauséabonde des sept têtes du Dragon voulant dévorer le bébé. Notons qu’apparemment il ne pouvait s’attaquer à la mère… ! Et pour cause !
Cette nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs sera enlevée (Apocalypse 12 :5c) au Trône et mènera ensuite avec les anges dirigés par l’Archange Michel la bataille suivante, celle des « enlevés » consistant à libérer le deuxième ciel (Apocalypse 12 :7-11).
Par la suite, les « enlevés » et les « montés » formant ensemble l’Eglise des Vainqueurs combattront avec le Roi des rois (Apocalypse 14 :1 ; 17 :14).
Enfin l’Eglise des Vainqueurs que nous retrouvons en Apocalypse 19 : 7- 8+14 combattra pour la libération de la terre en vue de l’instauration du Millénium. 
Conclusion

Aussi longtemps que les déterminismes systémiques de l’espace-matière-temps seront notre prison, désert ou encore exil, il n’y aura pas moyen d’avancer. La seule solution sera de s’en défaire pour « monter » et devenir libres. Comme pour Israël, Yahvé Elohim veut nous libérer de la grâce de l’assistanat pour nous faire bénéficier de la grâce de l’action et de la guerre pour la montée et ensuite de la guerre à partir d’En-Haut. Passons de l’enfant gâté, pourri, tête à claques au combattant aguerri avec un vrai Evangile et des objectifs consistant à nous placer en position céleste de vainqueurs. 

En Lui,   Martin BUSCH

LE MIROIR

  LE MIROIR Contempler l’héritage de la grâce en Jésus-Christ   Yves GRAVET Royan, 2026 Sommaire 1.            Introduction — Regarder dans ...