05 mai 2026

EMPORTÉ OU ENSEVELI ? LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

 EMPORTÉ OU ENSEVELI ?

LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

 

« Il y avait un homme riche… Un pauvre, nommé Lazare… »
Luc 16 :19-22 (Semeur)

 

 

 

 

« Le temps est court. L’éternité est longue. 

Il est donc raisonnable que cette courte vie soit vécue à la lumière de l’éternité. »
Charles H. Spurgeon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yves GRAVET
Royan, le 30 avril 2026

 


 

Préface

Chers lecteurs, chères lectrices, si vous tenez ces pages entre vos mains, ce n’est sans doute pas par hasard. Le sujet abordé ici est simple, mais il est aussi décisif : qu’est-ce qui, dans ma vie, prépare l’éternité ? Le titre, Emporté ou enseveli ?, ne cherche pas l’effet ; il met en lumière le contraste que Jésus lui-même expose dans la parabole du riche et de Lazare (Luc 16). Deux hommes vivent à quelques pas l’un de l’autre. Deux destins se croisent. Et, au bout du chemin, deux issues irréversibles apparaissent.

Ce texte n’a pas pour but de distribuer des leçons, ni de dresser des catégories entre « bons » et « mauvais », « riches » et « pauvres ». La Parole de Dieu va plus profond : elle vise le cœur. La richesse peut endormir, la pauvreté peut aigrir ; l’une comme l’autre peuvent devenir des pièges spirituels. Mais, dans les mains du Seigneur, l’abondance peut devenir un moyen de servir, et le manque peut devenir une école de dépendance et d’espérance. La question n’est donc pas seulement ce que je possède, mais ce que cela produit en moi : un cœur fermé ou un cœur ouvert.

Vous trouverez ici des repères bibliques, des applications concrètes, et des avertissements nécessaires. J’ai volontairement choisi un langage accessible, ancré dans des exemples du quotidien, afin que chacun puisse se situer devant Dieu. Prenez le temps de lire lentement, de relire certains passages, et surtout de vous arrêter là où l’Esprit de Dieu vous reprend ou vous encourage. Si une page vous dérange, ne la rejetez pas trop vite : demandez au Seigneur de vous montrer ce qui doit être confessé, ajusté, réorienté. Car il ne s’agit pas d’améliorer une image de soi, mais de laisser Dieu travailler en vérité.

Enfin, permettez-moi d’insister sur un point essentiel : l’urgence du salut. On peut discuter longtemps, remettre à plus tard, se convaincre que « demain » sera plus favorable. Mais Jésus appelle aujourd’hui. La repentance n’est pas un simple remords ; c’est un changement de direction, un retour vers Dieu, rendu possible par la grâce. Et cette grâce a un nom : Jésus-Christ, venu non pour fonder une religion, mais pour sauver des pécheurs, ouvrir un chemin de réconciliation avec le Père, et donner une vie nouvelle. Que ces pages vous conduisent non à la peur, mais à une sainte crainte qui mène à la foi, à la paix, et à une compassion réelle envers le prochain.

Je prie que le Seigneur vous éclaire, vous fortifie et vous conduise, afin que la lecture de ce message produise du fruit : une foi vivante, une obéissance simple, et un amour vrai qui relève plutôt qu’il n’humilie.

Yves GRAVET
Son serviteur

 

Résumé.

·       À partir de Luc 16 (le riche et Lazare), ce message met en lumière que l’enjeu central n’est pas seulement l’argent, mais l’état du cœur devant Dieu et devant le prochain.

·       Il dénonce une « générosité de façade » et appelle à une compassion vraie : discrète, utile, respectueuse, qui relève au lieu d’humilier.

·       Il avertit des dangers spirituels liés autant à l’abondance (illusion, idolâtrie, indifférence) qu’au manque (découragement, amertume, désespoir).

·       Il propose des repères concrets pour agir avec discernement et persévérance.

·       Il conduit enfin à l’essentiel : répondre aujourd’hui à l’appel de Dieu, choisir la repentance et vivre d’une foi vivante qui porte du fruit.

Sommaire.

1.          Illustration personnelle.

2.          Repères pour comprendre la parabole.

3.          Les dangers spirituels : l’illusion de l’abondance et le piège du désespoir.

4.          Ce que Dieu attend : une foi vivante, une compassion réelle.

5.          Discerner une aide sage, sans se faire manipuler.

6.          1) Avons-nous, selon la volonté de Dieu, le droit de devenir riche ?

7.          2) Avons-nous le droit de rester pauvre ?

8.          LA REPENTANCE.

9.          Conclusion.

10.    Votre prière.

11.    Votre bénédiction.

12.    Notre bénédiction commune.

13.    Sens de cette bénédiction.

 

 

 


 

EMPORTÉ OU ENSEVELI ?

LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

«19Il y avait un homme riche, toujours vêtu d’habits coûteux et raffinés. Sa vie n’était chaque jour que festins et plaisirs.

20Un pauvre, nommé Lazare, se tenait couché devant le portail de sa villa, le corps couvert de plaies purulentes.

21Il aurait bien voulu calmer sa faim avec les miettes qui tombaient de la table du riche. Les chiens mêmes venaient lécher ses plaies. » Luc 16 :19-21 (Semeur)

À travers la parabole du riche et de Lazare, Jésus ne cherche pas seulement à parler d’argent, mais à révéler l’état du cœur. Ce texte propose une lecture simple et concrète de ce récit, pour discerner les dangers spirituels de l’indifférence et apprendre une compassion vraie, digne et utile. Il conduit enfin à l’essentiel : entendre l’appel de Dieu aujourd’hui, choisir la repentance, et laisser la foi porter du fruit.

Or, ici, Lazare est dans une souffrance extrême : il ne peut ni se soigner, ni travailler, et il doit se contenter des miettes qui tombent de la table du riche. Cette misère n’est pas théorique : elle décrit une réalité où l’être humain perd jusqu’au minimum nécessaire pour se relever.

Illustration personnelle.

Je repense à une scène de mon enfance. À la naissance de mon petit frère, une dame aisée, connue dans mon village pour « ses actes de bienfaisance » envers des familles défavorisées, est venue rendre visite à ma maman avec un cabas rempli de vêtements pour le nouveau-né. Ma maman s’en est réjouie sur le moment. Mais après son départ, elle a regardé le contenu : au fond du sac se trouvait aussi une demi-livre de beurre. Quant aux vêtements, ils étaient pleins de mites ; ils ont fini à la déchetterie.

Cette expérience m’a appris qu’il existe une « générosité » qui soigne surtout l’image de celui qui donne, sans vraiment relever celui qui reçoit. Or, dans l’Évangile, le pauvre n’a pas besoin de restes inutilisables : il a besoin d’une compassion vraie, d’une aide concrète et digne, capable de soulager la souffrance et d’ouvrir un chemin pour se relever.

C’est exactement ce que dénonce l’attitude du riche : il vit dans l’abondance, mais il laisse Lazare à sa porte, sans se laisser atteindre, ni par sa faim, ni par ses plaies.

« Si quelqu’un possède les biens de ce monde et qu’il voit son frère dans le besoin, mais qu’il lui ferme son cœur, comment peut-il prétendre qu’il aime Dieu ? » 1 Jean 3 :17 (Semeur)

« Celui qui a compassion du pauvre prête à l’Éternel, et l’Éternel le lui rendra. » Proverbes 19 :17 (Semeur)

Résumé – compassion et dignité. L’histoire de Lazare met en scène une misère qui empêche de se relever. Mon souvenir d’enfance rappelle qu’une aide peut parfois être donnée pour se donner bonne conscience, sans soulager réellement le besoin. La Parole de Dieu nous appelle au contraire à une compassion qui ouvre le cœur, respecte la dignité et répond de manière concrète à la détresse.

Cette parabole, racontée par Jésus, met en lumière la profonde différence entre le riche et le pauvre, non seulement dans leur condition matérielle, mais aussi dans leur rapport à la vie et à autrui. Deux mondes qui coexistent, deux natures qui semblent irréconciliables, pourtant la Parole déclare que Dieu a créé le riche et le pauvre, chacun avec sa destinée et son rôle dans l’histoire humaine.

« Le riche et le pauvre se rencontrent : c’est l’Éternel qui les a faits l’un et l’autre. » Proverbes 22 :2 (Semeur)

L’actualité de ce récit demeure intacte : les écarts persistent et la question du sens et de la justice traverse toutes les époques. Il nous invite à réfléchir sur notre propre regard envers l’autre, et sur le dessein divin qui dépasse la simple possession ou absence de biens.

Repères pour comprendre la parabole.

Dans cette parabole, Jésus ne fait pas un cours de sociologie, ni une simple comparaison « riches contre pauvres ». Il dévoile surtout l’état du cœur : un homme peut avoir beaucoup et rester fermé, comme il peut avoir peu et s’abandonner à Dieu. L’enjeu est donc spirituel : comment est-ce que je vis, aujourd’hui, devant Dieu et devant mon prochain ?

« Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d’un homme, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Luc 12 :15 (Semeur)

Les dangers spirituels : l’illusion de l’abondance et le piège du désespoir.

La richesse peut donner l’illusion du contrôle : « je peux, je maîtrise, je n’ai besoin de personne ». Peu à peu, le cœur se referme : on n’écoute plus Dieu, on ne voit plus l’autre, et l’on finit par vivre comme si tout nous était dû. La parabole montre que le danger n’est pas la possession, mais l’endurcissement et l’aveuglement qu’elle peut produire.

« Nul ne peut servir deux maîtres… Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. » Matthieu 6 :24 (Semeur)

La pauvreté, elle aussi, peut devenir un piège spirituel. Elle peut pousser au découragement, à l’amertume, à la comparaison permanente, voire à des choix désespérés. Là encore, Jésus ne glorifie pas la misère : il appelle à la confiance, à l’intégrité et à l’espérance, au milieu même du manque.

« Ne me donne ni pauvreté ni richesse, mais accorde-moi seulement la nourriture nécessaire. Sinon, dans l’abondance, je pourrais te renier… et dans la misère, je pourrais voler et déshonorer mon Dieu. » Proverbes 30 :8-9 (Semeur)

Ce que Dieu attend : une foi vivante, une compassion réelle.

Dieu ne nous appelle pas à une générosité de façade, ni à des gestes qui humilient. Il nous appelle à aimer en vérité : à voir, à écouter, à soulager, à agir avec justice. Ce n’est pas seulement “donner quelque chose”, c’est reconnaître l’autre comme mon prochain et l’aider à se relever.

Pourquoi éviter la générosité de façade ? Parce qu’elle peut nourrir l’orgueil et la recherche d’approbation, au lieu d’exprimer l’amour. Elle peut aussi blesser ceux qui reçoivent, en les exposant ou en les rabaissant, et elle finit souvent par être inefficace : elle donne l’apparence d’aider sans répondre réellement au besoin.

À l’inverse, la compassion selon Dieu cherche la discrétion, la vérité et l’utilité : elle respecte la dignité, elle écoute avant d’agir, et elle vise à relever.

« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes pour vous faire remarquer par eux ; sinon, vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père céleste. » Matthieu 6 :1 (Semeur)

« Mes enfants, n’aimons pas en paroles ou avec de beaux discours, mais par des actes, dans la vérité. » 1 Jean 3 :18 (Semeur)

Application. La générosité sincère commence par un cœur qui se laisse toucher, sans chercher à se faire remarquer.

1.        Voir et nommer le besoin. Je commence par regarder en face la situation, sans détour. J’ose demander : « De quoi as-tu réellement besoin ? » et je prends le temps d’écouter.

2.          Agir avec discrétion et dignité. J’évite d’exposer la personne ou de la mettre en dette morale. Je respecte sa parole, sa pudeur, son rythme, et je garde ce qui m’est confié.

3.          Donner ce qui aide vraiment. Je fuis les gestes symboliques qui me soulagent la conscience, mais ne soulagent pas la détresse. Je privilégie ce qui est utile, adapté, et de qualité, même si c’est plus simple et moins visible.

4.          Relever, pas seulement assister. Quand c’est possible, je cherche des solutions qui redonnent de la force et de l’autonomie : accompagner une démarche, faciliter un accès à un droit, soutenir une formation, créer un réseau, encourager un retour au travail.

5.          Persévérer. La misère est souvent un combat long. Je choisis la fidélité plutôt que l’émotion du moment : je prie, je reviens, je m’informe, et je ne me lasse pas de faire le bien.

Elle respecte la dignité de la personne, protège sa confidentialité, et cherche à relever plutôt qu’à assister.

Elle peut prendre la forme d’un don, mais aussi d’un temps donné, d’une présence, d’un accompagnement, d’une recommandation, ou d’une mise en relation.

Enfin, elle s’inscrit dans la durée : aimer « en actes et dans la vérité », c’est persévérer, prier, et laisser Dieu purifier mes motivations pour que mon aide ressemble au cœur de Christ.

Pour rendre cette application plus concrète, voici quelques repères simples :

Discerner une aide sage, sans se faire manipuler.

Aider avec compassion ne signifie pas aider sans discernement. Une aide sage se donne avec un cœur ouvert et des limites claires.

Je peux, par exemple, prendre le temps de vérifier les faits (sans soupçonner systématiquement), demander ce qui a déjà été tenté, et privilégier une aide qui accompagne plutôt qu’une aide qui entretient une dépendance. Je peux aussi refuser la pression (urgence fabriquée, chantage affectif, menace) et choisir de répondre après avoir prié et réfléchi.

Quelques repères peuvent m’aider : si la personne refuse toute transparence, change souvent de récit, réclame toujours la même chose, ou s’irrite quand je pose des questions simples, je peux ralentir et ajuster.

Souvent, il est plus juste d’aider de façon ciblée (payer directement une facture, acheter une denrée, accompagner à un rendez-vous). Enfin, je peux dire “non” sans culpabilité quand l’aide demandée me dépasse, et proposer autre chose : un contact, un repas, une écoute, une démarche.

« Et je demande, dans ma prière, que votre amour augmente de plus en plus, avec une pleine connaissance et un discernement parfait, afin que vous sachiez reconnaître ce qui est important. » Philippiens 1 :9-10 (Semeur)

« Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. » Matthieu 10 :16 (Semeur)

« Ne nous lassons pas de faire le bien, car si nous ne relâchons pas nos efforts, nous récolterons au moment voulu. Donc, tant que nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, et en premier lieu à ceux qui appartiennent à la famille des croyants. » Galates 6 :9-10 (Semeur)

En vivant ainsi, ma générosité ne cherche plus à « paraître », mais à aimer en vérité : elle devient un témoignage discret de la grâce reçue.

Ces repères nous préparent à répondre plus justement aux questions pratiques : ai-je le droit de devenir riche ? ai-je le droit de rester pauvre ? 

L’Évangile ne répond pas par des slogans, mais par un discernement : quelles sont mes motivations, mes moyens, mes priorités, et l’impact de mes choix sur les autres ?

1) Avons-nous, selon la volonté de Dieu, le droit de devenir riche ?

Oui, l’Écriture ne condamne pas en soi la richesse, ni le fait de prospérer. Dieu peut bénir le travail et donner les moyens d’acquérir des biens, à condition que cela se fasse avec justice et reconnaissance envers lui : « C’est l’Éternel ton Dieu qui te donnera la force de produire la richesse » Deutéronome 8 :18 (Semeur). La richesse peut même devenir un outil de service et de générosité : « Recommande aux riches… d’être généreux, de partager » 1 Timothée 6 :17-18 (Semeur).

Cependant, la Bible avertit clairement que le danger n’est pas l’argent en lui-même, mais l’amour de l’argent, la convoitise et la sécurité placée dans les biens : « Car l’amour de l’argent est une racine de toutes sortes de maux »1 Timothée 6 :10 (Semeur). Devenir riche en écrasant autrui ou par fraude est condamné (Proverbes 22 :16 (Semeur) ; Jacques 5 :1-4 (Semeur)). Ainsi, “avoir le droit” de devenir riche n’est pas une autorisation sans limites : la question devient : par quels moyensdans quel but et avec quel cœur ?

2) Avons-nous le droit de rester pauvre ?

La pauvreté n’est pas un péché, et Dieu ne mesure pas la valeur d’une personne à ses ressources. Jésus lui-même a vécu dans le dépouillement (2 Corinthiens 8 :9 (Semeur)) et il déclare bienheureux ceux qui reconnaissent leur besoin de Dieu : « Heureux ceux qui se savent pauvres… » Matthieu 5 :3 (Semeur). On peut donc être pauvre sans être en faute, et rester pauvre malgré des efforts honnêtes.

Mais l’Écriture appelle aussi à la responsabilité : elle met en garde contre la paresse et le laisser-aller qui entretiennent la misère (Proverbes 6 :6-11 (Semeur)). Et lorsque la pauvreté est liée à l’oppression ou à l’injustice, Dieu se place du côté du faible et condamne ceux qui exploitent (Psaume 82 :3-4 (Semeur) ; Ésaïe 58 :6-7 (Semeur)). Enfin, l’Église est appelée à porter les fardeaux et à répondre aux besoins réels (Actes 2 :44-45 (Semeur) ; Jacques 2 :15-17 (Semeur)).

Synthèse. La volonté de Dieu n’est pas d’abord de nous classer « riches » ou « pauvres », mais de former en nous un cœur juste. Si Dieu permet l’abondance, c’est pour la gratitude, la fidélité et le partage. S’il permet la simplicité ou le manque, c’est aussi pour nous apprendre la dépendance, la persévérance et la solidarité. Dans les deux cas, la question décisive reste celle-ci : est-ce que ma situation (et mes choix) me rapprochent de Dieu et me rendent plus disponible pour aimer mon prochain ?

Le savoir-vivre ensemble est la responsabilité de chacun : il suppose la reconnaissance mutuelle et le respect de la dignité de l’autre. Certains ont la capacité d’initier, d’entreprendre et de développer la richesse ; d’autres, par leur compétence et leur savoir-faire, rendent ce développement possible et durable. Dans cette complémentarité, un principe demeure : tout travail mérite une rémunération juste et équitable, sans exploitation ni mépris.

« Car l’Écriture dit : Tu n’attacheras pas de muselière au bœuf qui foule le grain. Et encore : L’ouvrier mérite son salaire. » 1 Timothée 5 :18 (Semeur)

« Voyez : le salaire que vous n’avez pas payé aux ouvriers qui ont moissonné vos champs crie contre vous ; les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’au Seigneur des armées célestes. » Jacques 5 :4 (Semeur)

Résumé – justice et vivre-ensemble. Dieu n’interdit pas la prospérité, mais il condamne l’injustice et l’idolâtrie de l’argent. La pauvreté n’enlève rien à la dignité d’une personne, et la communauté chrétienne est appelée à la compassion et au soutien concret. Dans le vivre-ensemble, riches et pauvres ont besoin les uns des autres : les capacités se complètent, et Dieu demande que le travail soit reconnu par une rémunération juste, sans exploitation.

«22Le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut à son tour, et on l’enterra. » Luc 16 :22 (Semeur)

Arrêtons-nous un instant : Lazare et le riche meurent. L’un et l’autre n’emportent rien avec eux : ni la misère, ni la richesse. Tout ce qui paraissait si lourd sur terre devient soudain sans poids face à l’éternité.

Sauf que, dans le récit, une différence demeure : « les anges l’emportèrent » auprès d’Abraham, tandis que le riche, lui, « on l’enterra », enseveli comme tout homme. La différence est de taille : emporté ou enseveli ?

Ce contraste ne parle pas d’abord de la manière dont un corps est traité, mais de la destination révélée. Il nous oblige à poser la question essentielle : qu’est-ce qui, dans ma vie, me relie à Dieu ? Car au dernier jour, ce ne sont ni nos possessions ni nos manques qui décideront, mais notre cœur : fermé sur soi, ou ouvert à Dieu et au prochain.

« En effet, nous n’avons rien apporté dans ce monde et nous n’en emporterons rien non plus. » 1 Timothée 6 :7 (Semeur)

Application. Si je sais que je n’emporterai rien, alors la vraie question n’est pas : « qu’est-ce que je possède ? », mais : « qu’est-ce que mes possessions font de moi ? »

Aujourd’hui encore, je peux ressembler au riche lorsque je m’habitue au malheur qui se trouve « à ma porte » : une personne ignorée, une détresse minimisée, un besoin que je repousse à plus tard.

Dieu m’appelle à choisir, dès maintenant, la vie d’un cœur ouvert : partager ce que j’ai, chercher la justice, demander pardon lorsque j’ai fermé les yeux, et utiliser mes moyens (petits ou grands) pour relever plutôt que pour impressionner.

Ainsi, au lieu de vivre seulement pour être « enterré », j’apprends à vivre dans l’espérance d’être « emporté » par la grâce, accueilli auprès du Seigneur.

Précision : lorsque j’emploie « je », c’est pour vous aider, lecteur ou lectrice, à vous identifier devant Dieu dans votre choix personnel, votre propre décision à prendre aujourd’hui. Car demain ne vous appartient pas.

Le choix de mon éternité n’est pas à remettre au lendemain, car le lendemain ne m’appartient pas. Le choix impératif de mon éternité, c’est aujourd’hui, maintenant : répondre à Dieu, ouvrir mon cœur, et me laisser transformer pendant qu’il est encore temps.

« Aussi, comme le Saint-Esprit le dit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, ne vous endurcissez pas. » Hébreux 3 :7-8 (Semeur)

Alors, la question du choix, votre choix, se pose-t-elle à vous ?

Ajoutons cette précision : je ne suis pas sauvé par mes œuvres, même lorsque mes œuvres de « bienfaisance » sont applaudies par les miséreux dans ce monde. Le salut est un don de Dieu, reçu par la foi ; et si les bonnes œuvres ont leur place, c’est comme le fruit d’un cœur transformé, et non comme une monnaie pour acheter l’éternité.

« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. » Éphésiens 2 :8-9 (Semeur)

« Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions accomplies, mais conformément à sa compassion. » Tite 3 :5 (Semeur)

« De même, la foi, si elle n’est pas accompagnée d’actes, est morte. » Jacques 2 :17 (Semeur)

Ainsi, mes œuvres ne sont pas la cause de mon salut, mais elles en sont le signe : elles manifestent une foi vivante et un cœur réellement tourné vers Dieu et vers le prochain.

Avant de répondre — ou de vous détourner de la question posée — observez ce que Jésus dit et entendez-le : le riche se retrouve dans le séjour des morts, là où il souffre. Et, chose frappante, il voit aussi Lazare, le pauvre, auprès d’Abraham. Autrement dit, après la mort, les rôles ne s’inversent pas seulement : ils se révèlent, et l’éternité met en pleine lumière ce que la vie terrestre avait parfois masqué.

Dans les versets suivants, Jésus met en lumière l’achèvement de la vie terrestre et l’entrée dans l’éternité.

« 23Du séjour des morts, où il souffrait cruellement, il leva les yeux et aperçut, très loin, Abraham, et Lazare à côté de lui.

24Alors il s’écria : « Abraham, mon père, aie pitié de moi ! Envoie donc Lazare, qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue, car je souffre horriblement dans ces flammes. » Luc 16 :23-24 (Semeur)

Observons encore ceci : que demande le riche à Abraham ? « Envoie donc Lazare… » Même dans la souffrance, il parle de Lazare comme d’un exécutant, comme si le pauvre devait encore le servir. La misère de l’autre ne l’a pas conduit à l’humilité ; elle révèle plutôt un cœur qui n’a pas réellement changé.

Et cela ne concerne pas seulement ceux qui se disent incroyants. Certains croyants se contentent de croire qu’il existe un « Dieu » qu’ils ne connaissent pas : une croyance vague, sans repentance, sans obéissance, sans relation vivante. Ce sont des croyances stériles, infondées, qui ne transforment ni le cœur ni la vie.

« Tu crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu ? Tu fais bien. Les démons aussi le croient… et ils tremblent. » Jacques 2 :19 (Semeur)

« Or, la vie éternelle consiste à te connaître, toi le Dieu unique et véritable, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jean 17 :3 (Semeur)

« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père céleste. » Matthieu 7 :21 (Semeur)

Ainsi, la question n’est pas seulement de « croire » en Dieu, mais de connaître le Seigneur, de lui appartenir, et de laisser sa grâce produire une vraie repentance et une foi vivante.

Chez certains croyants, des prières s’élèvent pour leurs proches disparus. Dieu seul est juge. Toutefois, ces prières ne changent pas la destinée des âmes entrées dans l’éternité. 

Le choix de mon salut se fait ici-bas : en accueillant Jésus, le Fils de Dieu, comme la source de mon plein salut et de ma réconciliation avec Dieu, mon Père. (Voir aussi le thème précédent sur LA REPENTANCE.)

LA REPENTANCE.

La repentance, c’est maintenant, pas demain. La repentance, ce n’est pas réfléchir pour savoir quelle religion accepter comme une « couverture ». Jésus n’est pas venu apporter, nommer ou initier une religion : il est venu me sauver.

Fils de Dieu, don de l’amour du Père, il est venu dans un corps humain comme le mien et le vôtre, exposé aux tentations de ce monde, mais sans jamais pécher. Innocent de tout mal et parfaitement obéissant à son Père (notre Père), il a accepté de satisfaire la justice de Dieu à notre place en portant nos péchés sur la croix : il a été crucifié.

« Notre grand-prêtre n’est pas incapable de compatir à nos faiblesses : au contraire, il a été tenté en tous points comme nous, mais sans commettre de péché. » Hébreux 4 :15 (Semeur)

« Il a porté nos péchés dans son corps, sur la croix, afin que, morts au péché, nous menions une vie juste. » 1 Pierre 2 :24 (Semeur)

À ceux qui le reconnaissent comme Sauveur personnel et le reçoivent comme Seigneur dans leur vie, il donne le droit de devenir fils ou fille de Dieu (cf. Jean 1 :12 (Semeur)). Ainsi, il assure le salut et la vie éternelle dans sa présence. L’ignorer ici-bas, le rejeter, c’est s’exposer à demeurer éternellement séparé de Dieu, dans cet abîme dont Jésus parle.

« Dieu ne tient plus compte des temps d’ignorance, mais il ordonne maintenant à tous les hommes, partout, de changer de vie. » Actes 17 :30 (Semeur)

« Il est réservé aux êtres humains de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » Hébreux 9 :27 (Semeur)

« C’est maintenant le moment vraiment favorable, c’est aujourd’hui le jour du salut. » 2 Corinthiens 6 :2 (Semeur)

« 25Mais Abraham lui répondit : “Mon fils, souviens-toi de combien de bonnes choses tu as joui pendant ta vie, tandis que Lazare n’a connu que des malheurs. À présent, ici, c’est lui qui est consolé, tandis que toi, tu es dans les tourments.” » Luc 16 :25 (Semeur)

Remarquez que, dans son enseignement, Jésus ne présente pas le riche comme un étranger à la maison d’Abraham : Abraham l’appelle « mon fils ». Et, de l’autre côté, Lazare est auprès d’Abraham, accueilli comme un héritier. Autrement dit, le drame n’est pas seulement d’avoir été riche, mais d’avoir joui des biens et des « bonnes choses » sans se laisser toucher, ni conduire à relever son prochain, lui aussi digne d’être reconnu et aimé.

Sur la terre — ce lieu où tant de vies sont comme mortes spirituellement — Jésus, le Fils de Dieu, vient frapper à la porte de mon cœur et se présente à moi par sa Parole. Il me rappelle que Dieu est Père : mon Créateur, celui qui m’a tissé et façonné dans le sein de ma mère, et qui me connaît avant même ma naissance.

« Voici : je me tiens devant la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec lui et lui avec moi. » Apocalypse 3 :20 (Semeur)

Son but, par le don de son Fils Jésus — premier-né d’entre les morts — est de me réconcilier avec lui et de me faire entrer dans une relation retrouvée de fils ou de fille. En Jésus-Christ, je reprends possession de mon héritage : non pas une richesse passagère, mais une vie nouvelle, pardonnée, libérée et tournée vers Dieu.

« Pourtant, à tous ceux qui l’ont accueilli, à ceux qui croient en lui, il a accordé le droit de devenir enfants de Dieu. » Jean 1 :12 (Semeur)

Ainsi, en répondant à l’appel de Christ, je sors des ténèbres pour entrer dans sa lumière ; et ma vie échappe à la destruction que l’ennemi cherche à répandre sur les âmes.

« Il nous a arrachés à la domination des ténèbres et nous a transférés dans le royaume de son Fils bien-aimé. » Colossiens 1 :13 (Semeur)

« 26 De plus, il y a maintenant un immense abîme entre nous et vous et, même si on le voulait, on ne pourrait ni le franchir pour aller d’ici vers vous, ni le traverser pour venir de chez vous ici. » Luc 16 :26 (Semeur)

Dans l’éternité, il n’y a plus de changement possible : on ne peut plus envisager de se repentir pour passer d’un état à un autre. C’est pourquoi la repentance et la foi ne se remettent pas à plus tard : elles se vivent ici-bas, pendant que Dieu m’appelle encore et que la porte est ouverte.

« Que celui qui fait le mal continue à faire le mal, que l’homme souillé continue à se souiller. Mais que le juste continue à faire ce qui est juste et que l’homme saint continue à se sanctifier. » Apocalypse 22 :11 (Semeur)

Conclusion.

En définitive, la parabole du riche et de Lazare ne sert pas à nourrir la curiosité sur l’au-delà, mais à réveiller ma conscience aujourd’hui. Elle me rappelle que la richesse et la pauvreté ne sont ni des titres de gloire ni des condamnations en soi : ce qui pèse devant Dieu, c’est un cœur fermé ou un cœur ouvert. Elle dénonce une « bienfaisance » de façade et appelle à une compassion vraie, concrète, respectueuse, qui relève le prochain au lieu de simplement se donner bonne conscience.

Surtout, Jésus me place devant l’urgence du salut : on ne se repent pas dans l’éternité, et nul ne peut franchir l’abîme après coup. Je ne suis pas sauvé par mes œuvres, mais par la grâce, lorsque j’accueille Jésus-Christ et que je le connais réellement comme Seigneur. Ainsi, le « je » que vous lisez veut aussi devenir votre prière : aujourd’hui, répondre à l’appel de Dieu, choisir la repentance, et marcher dans une foi vivante qui porte du fruit.

Que cette parole ne reste pas une belle réflexion, mais devienne un choix concret : ouvrir mon cœur et mes mains là où Dieu place un prochain sur ma route. Car ce que je garde pour moi s’éteint, mais ce que je confie à Dieu et que je partage porte du fruit pour l’éternité. C’est pourquoi je veux répondre aujourd’hui, dans la foi, et me tenir devant le Seigneur avec vérité.

« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » Matthieu 6 :21 (Semeur)

Votre prière.

Seigneur Dieu, mon Père, je viens à toi avec humilité. Je reconnais mes péchés, mon indifférence, et toutes les fois où j’ai fermé mon cœur devant la détresse qui se trouvait « à ma porte ». Pardonne-moi. Je ne veux pas me contenter d’une foi stérile ni d’une religiosité de façade : je veux te connaître, t’aimer et t’obéir.

J’accueille Jésus-Christ comme mon Sauveur et mon Seigneur. Par ta grâce, donne-moi un cœur nouveau : un cœur qui partage, qui cherche la justice, qui relève mon prochain avec respect et vérité. Apprends-moi à vivre aujourd’hui dans la lumière de l’éternité, à marcher dans la repentance, et à porter du fruit qui te glorifie. Je me confie en toi, maintenant et pour toujours. Amen.

Votre bénédiction.

« Que l’Éternel me bénisse et qu’il me garde ! Que l’Éternel fasse briller son visage sur moi et m’accorde sa grâce ! Que l’Éternel tourne son visage vers moi et me donne la paix ! » Nombres 6 :24-26 (Semeur)

Notre bénédiction commune.

Que le Seigneur purifie nos pensées, sanctifie nos paroles et conduise nos pas, afin que nos vies reflètent Jésus-Christ. Qu’il nous garde du découragement et de l’orgueil, qu’il nous apprenne à aimer en vérité, à pardonner, à servir sans chercher l’approbation des hommes, et à porter un fruit qui demeure. Et que sa paix demeure sur nous, dans nos combats comme dans nos repos, jusqu’au jour où nous le verrons face à face. Amen.

Sens de cette bénédiction.

« Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ. »Philippiens 4 :7 (Semeur)

« Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous. »2 Corinthiens 13 :13 (Semeur)

Yves GRAVET

Son serviteur

 


 

EMPORTÉ 

OU

ENSEVELI ?

« C’EST MAINTENANT LE MOMENT VRAIMENT FAVORABLE, C’EST AUJOURD’HUI LE JOUR DU SALUT. »
2 CORINTHIENS 6 :2

C’EST VOTRE CHOIX ! 

C’EST VOTRE DÉCISION !

AUJOURD’HUI, RÉPONDEZ À DIEU.

 

 

 


 

 

 

EMPORTÉ OU ENSEVELI ?

LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

 

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. »
Hébreux 3 :7-8

 

 

« La repentance ne se fait pas une fois pour toutes

elle est la grâce d’une vie entière, comme la foi elle-même. »
Charles H. Spurgeon

Yves GRAVET
Son serviteur
Royan, le 30 avril 2026

 

EMPORTÉ OU ENSEVELI ? LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ

  EMPORTÉ OU ENSEVELI ? LA QUESTION DE L’ÉTERNITÉ   « Il y avait un homme riche… Un pauvre, nommé Lazare… » Luc 16 :19-22 (Semeur)         «...