« Ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux,
et confirmait la Parole par les miracles qui l’accompagnaient. »
Évangile de Marc, chapitre 16, verset 20.
Yves GRAVET
Royan 2026
Le Seigneur Jésus-Christ travaillait avec ses disciples. Il confirmait la Parole de Dieu par les miracles qui l’accompagnaient. Évangile de Marc, chapitre 16, verset 20.
Jésus a-t-il changé dans ses actes ? Non ! Il est toujours le même, hier, aujourd’hui et éternellement. Hébreux 13:8.
Les disciples s’en allèrent se mettre à l’ouvrage, conformément à la Volonté du Seigneur Jésus-Christ ; ils allèrent donc « prêcher partout ! »
Qu’est-ce que cela signifiait « prêcher partout » pour eux ?
Pour les disciples, « prêcher partout » signifiait annoncer publiquement la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ partout où ils allaient, et non nécessairement atteindre immédiatement chaque lieu du monde.
Cela impliquait de témoigner d’abord à Jérusalem, puis dans les régions voisines et progressivement au-delà : dans les villes, les villages, les synagogues, les maisons et les lieux publics. Ils s’adressaient aussi bien aux Juifs qu’aux autres peuples, sans réserver le message à une nation ou à un milieu particulier.
« Vous serez Mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Actes des Apôtres, chapitre 1, verset 8.
Si donc « prêcher » implique de « témoigner », nous sommes conviés à prier Dieu en nous exerçant à mettre en valeur chacune de Ses Promesses, qui témoignent combien nous sommes couverts de Sa Justice.
Le verbe « prêcher » désignait une proclamation : ils annonçaient que Jésus-Christ est ressuscité, appelaient leurs auditeurs à croire et à changer de conduite, puis enseignaient ceux qui recevaient ce message.
« Partout » exprime donc surtout l’étendue universelle de leur mission et leur disponibilité à annoncer l’Évangile en tout lieu où le Seigneur les conduisait.
Une question peut alors se poser chez certaines personnes : ne pourrions-nous pas établir un parallèle entre « priez sans cesse » et « prêchez partout » ? Ces deux recommandations ne se rejoignent-elles pas ?
Le parallèle est pertinent, à condition de ne pas confondre la portée de ces deux exhortations. « Priez sans cesse » ne signifie pas que le croyant doive prononcer continuellement des paroles de prière, sans interruption. Cette recommandation invite plutôt à demeurer dans une disposition constante de communion, de confiance et de disponibilité envers Dieu. La prière devient ainsi une orientation permanente du cœur : en toute circonstance, le croyant reste tourné vers le Seigneur, attentif à Sa Présence et prêt à recevoir Sa direction.
De même, « prêchez partout » ne signifie pas nécessairement parler de l’Évangile à chaque instant, ni atteindre immédiatement chaque lieu de la terre. Cette parole appelle les disciples à rester continuellement disponibles pour témoigner de Jésus-Christ partout où ils se trouvent et partout où le Seigneur les conduit.
Leur témoignage peut s’exprimer par la proclamation de la Parole, mais aussi par leurs actes, leur conduite, leur fidélité et la manière dont leur vie manifeste l’œuvre de Dieu.
Les deux recommandations se rejoignent donc dans une même idée de continuité et de disponibilité. Prier sans cesse, c’est vivre constamment tourné vers Dieu ; prêcher partout, c’est vivre constamment prêt à témoigner de Lui.
La première exhortation concerne principalement la relation intérieure avec Dieu ; la seconde en devient l’expression extérieure devant les autres.
La prière nourrit alors la prédication. Elle permet au croyant de ne pas témoigner seulement par ses propres forces ou selon ses propres pensées, mais de demeurer attentif à la Volonté de Dieu.
Inversement, le témoignage rend visible ce qui est reçu dans la prière : la foi, l’espérance, l’amour, la confiance dans les Promesses de Dieu et la reconnaissance de Sa Justice.
Ainsi, celui qui prie sans cesse se tient prêt à entendre l’appel de Dieu, et celui qui prêche partout répond à cet appel en faisant connaître, par ses paroles et par sa vie, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
La communion avec Dieu et le témoignage rendu aux hommes ne sont donc pas deux démarches séparées : la première est la source de la seconde, et la seconde en est le fruit visible.
Cette communion avec Dieu et ce témoignage rendu aux hommes deviennent possibles par l’œuvre de la Sainte Esprie en nous. Lorsque nous avons été baptisés, immergés en Elle, Elle a fait de nous Son Temple intérieur, le lieu vivant de Sa Présence.
Les portes de ce Temple demeurent ouvertes afin que les paroles de Ses Promesses jaillissent sans cesse de notre cœur et se manifestent dans notre témoignage.
Ainsi, face aux œuvres injustes des ténèbres, qui ne cherchent qu’à détruire des vies, nous proclamons les œuvres de la Justice de Dieu accomplies en Jésus-Christ, ressuscité des morts et assis à la droite de Dieu dans les lieux célestes.
C’est alors que « le Seigneur Jésus travaillait avec eux ». Prier sans cesse et prêcher partout manifestent ainsi l’œuvre de la Sainte Esprie en nous : tandis que nous nous offrons au Seigneur Jésus — esprit, âme et corps — pour accomplir les œuvres que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les mettions en pratique, les paroles de Ses Promesses jaillissent de Son Temple et proclament Sa Justice.
Le Seigneur Jésus prend ainsi plaisir à travailler avec tout disciple qui s’aligne sur la Volonté présente de Dieu et se rend disponible pour Le servir en paroles et en actes.
Le témoignage des deux disciples sur le chemin d’Emmaüs nous éclaire à ce sujet.
Tandis qu’ils s’entretenaient de tout ce qui s’était passé depuis la crucifixion et la mise au tombeau de Jésus, ils portaient sur ces événements un regard chargé de désespoir.
Ils allèrent jusqu’à confier leur état d’âme à Jésus Lui-même, qui marchait à leurs côtés, sans toutefois Le reconnaître, car leurs yeux étaient empêchés de discerner Sa Présence.
Ce n’est qu’au moment du repas, lorsque Jésus prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna, que leurs yeux s’ouvrirent et qu’ils Le reconnurent.
Ils se dirent alors l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’Il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » Évangile de Luc, chapitre 24, versets 13 à 35 ; voir particulièrement les versets 30 à 32.
Combien de croyants se privent encore de la joie d’apprendre à se discipliner dans leur marche de foi ! Ils ouvrent leur cœur au Seigneur Jésus et Lui confient leur état d’âme, sans toujours discerner qu’Il est déjà présent à leurs côtés.
Pourtant, notre difficulté à discerner Sa Présence ne change rien à Sa Promesse : Jésus ne nous dit-Il pas qu’Il est avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ?
Et ne sommes-nous pas également enseignés à regarder toute épreuve comme un sujet de joie, non à cause de la souffrance elle-même, mais parce que Dieu peut s’en servir pour affermir notre foi et nous apprendre à dépendre de Lui ?
Il ne s’agit pas de nier l’épreuve, mais de comprendre pourquoi nous pouvons nous réjouir en la traversant.
C’est dans cette perspective qu’un jour, alors que j’étais dans l’incapacité de marcher depuis près d’une année, une seule Parole revenait avec force dans mon cœur : « Je te donne le moyen d’en sortir ! »
J’ai d’abord cherché par moi-même le moyen de me libérer de cette situation. Mais, fort de cette Promesse que je serrais dans mon cœur, j’ai progressivement compris que le Seigneur ne m’appelait pas à trouver seul une issue : Il m’invitait à recevoir de Lui le chemin à suivre. J’ai ainsi dû apprendre à me laisser enseigner par Lui seul, soutenu uniquement par les prières d’amis proches.
C’est alors que mon médecin m’a déclaré : « La médecine ne peut plus rien faire pour vous. Mais, avec la grâce que vous connaissez, guérissez-vous vous-même ! » Cette parole faisait écho à la Promesse que je serrais dans mon cœur : « Je te donne le moyen d’en sortir ! »
J’ai médité cette parole entendue : reçue dans la foi, elle est devenue le moyen par lequel le Seigneur m’a conduit hors de la situation dans laquelle je me trouvais. Trois jours plus tard, je faisais de nouveau mes premiers pas.
« Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier. » Psaume 119, verset 105.
Ce moyen fut un chemin de dépouillement total : esprit, âme et corps mis à nu devant Sa Parole, Elle-même mise à nu devant moi. Dans ce dépouillement, Jésus m’est apparu, mis à nu sur la Croix et dans l’incapacité de Se relever : c’était Lui à ma place, à ta place.
Qui travaillait alors avec Lui ? Abandonné de Dieu le Père, Il portait avec Lui notre nature charnelle et inique, crucifiée afin que nous soyons, nous aussi, conduits jusqu’au lieu de l’abandon devant Dieu notre Père.
Cependant, sur « Monsieur Mort », l’œuvre de la Puissance de Dieu avait Tout Pouvoir : le pouvoir de le vaincre, de lui arracher les clés du séjour des morts, de ramener Jésus, le Prince de la Paix, puis de Le faire siéger à Sa droite, sur Son Trône, couronné de Sa Gloire.
Par cette victoire, Jésus est ainsi devenu notre Christ glorifié, notre Alliance unique. Par Lui, nous avons l’assurance de Le voir travailler avec tout disciple désireux d’apprendre à apprendre de Lui et de se laisser enseigner avec l’assistance de la Sainte Esprie, notre Rouah, dont la mission est de nous conduire dans cet apprentissage.
Et le Seigneur « confirmait la Parole ». Jésus confirme ce que nous exprimons en prières et en prêchant l’œuvre de Sa Justice.
Il confirmait la Parole par « les miracles qui l’accompagnaient ». Qu’accompagnaient-ils donc ? La Parole ! Les miracles n’étaient pas séparés de la proclamation : ils en confirmaient la vérité et rendaient visible l’action du Seigneur.
Or cette Parole n’est pas lointaine, inaccessible ou réservée à quelques-uns.
En Jésus-Christ, elle s’approche de nous, pénètre notre cœur et vient sur nos lèvres afin d’être crue, confessée et prêchée.
Comme il est écrit : « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. » Épître aux Romains, chapitre 10, verset 8.
Ainsi, lorsque la Parole de la foi habite le cœur et qu’elle est proclamée par la bouche, elle devient le lieu même où l’action du Seigneur se manifeste. Les miracles ne remplacent pas la Parole et ne s’en détachent pas : ils l’accompagnent, l’attestent et en rendent visible la puissance.
La Parole est annoncée ; le Seigneur agit pour la confirmer. Ce ne sont donc pas les miracles qui donnent autorité à la Parole : c’est la Parole, vivante et agissante, que le Seigneur choisit de confirmer par les miracles qui l’accompagnent.
Dès lors, une question essentielle se pose : comment discerner que le Seigneur confirme réellement Sa Parole ?
La confirmation ne se réduit pas à un événement spectaculaire. Elle peut se manifester par une transformation intérieure, une guérison, une délivrance, une porte qui s’ouvre, une paix reçue au milieu de l’épreuve ou une vie réorientée par la Justice de Dieu.
Le miracle demeure toujours au service de la Parole : il ne détourne pas les regards vers celui qui proclame, mais conduit à reconnaître Jésus-Christ, à croire en Lui et à rendre Gloire à Dieu.
Cette reconnaissance n’est toutefois pas un aboutissement figé : elle ouvre une nouvelle étape, celle d’une foi appelée à discerner l’action du Seigneur, à marcher dans l’obéissance à Sa Parole et à devenir, à son tour, un témoignage vivant de Sa Justice.
Dès lors, une question demeure pour chacun de nous : quelle Parole avons-nous reçue dans notre cœur, et comment sommes-nous appelés à la confesser, à la mettre en pratique et à laisser le Seigneur la confirmer dans notre vie ?
Recevoir la Parole ne suffit donc pas : encore faut-il Lui donner une place dans notre cœur, afin qu’Elle éclaire notre marche, transforme notre manière de penser et oriente nos actes.
Le discernement commence dans cette communion persévérante avec le Seigneur, où la prière nous rend attentifs à Sa Voix et disponibles pour accomplir Sa Volonté.
Le livre des Proverbes nous exhorte précisément à garder les paroles de sagesse au plus profond de notre cœur : « Garde-les dans le fond de ton cœur ; car c’est la vie pour ceux qui les trouvent. » Livre des Proverbes, chapitre 4, versets 21 et 22.
La Parole gardée dans le cœur devient alors une Parole confessée. Elle ne demeure pas enfermée en nous : elle vient dans notre bouche et nourrit notre témoignage, qui reconnaît Jésus comme Seigneur et proclame que Dieu L’a ressuscité des morts. Cette confession de foi se traduit ensuite par une obéissance concrète.
« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu L’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » Épître aux Romains, chapitre 10, verset 9.
C’est dans cette mise en pratique que notre vie devient le terrain de l’obéissance à la Parole. Le Seigneur y manifeste Sa fidélité et peut confirmer ce qu’Il a annoncé, selon Sa Volonté et pour Sa Gloire.
« Mettez en pratique la Parole, et ne vous bornez pas à L’écouter. » Épître de Jacques, chapitre 1, verset 22.
Les fruits de cette confirmation peuvent être visibles immédiatement ou se révéler progressivement. Ils naissent d’une vie qui demeure en Jésus-Christ et se reconnaissent en ce qu’ils conduisent à Lui, produisent la paix, fortifient la foi, établissent le disciple dans la Justice de Dieu et le rendent davantage disponible pour servir. Ainsi, le fruit porté ne glorifie pas le disciple : il manifeste l’œuvre du Seigneur et rend Gloire au Père.
La confirmation authentique ne glorifie jamais l’homme : elle atteste la fidélité du Seigneur et ramène toute la Gloire à Dieu.
« Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que Mon Père sera glorifié, et que vous serez Mes disciples. »Évangile de Jean, chapitre 15, verset 8.
Ainsi, « priez sans cesse » et « prêchez partout » se rejoignent jusque dans la confirmation de la Parole : la prière nous dispose à La recevoir, la foi nous conduit à La confesser, l’obéissance nous engage à La mettre en pratique, et le Seigneur agit pour en rendre les fruits visibles.
Chaque disciple est alors invité à devenir, avec l’assistance de la Sainte Esprie, notre Rouah, un témoin vivant de la Parole que Jésus-Christ continue de confirmer.
Comment demeurer un témoin fidèle de la Parole que le Seigneur confirme ?
Le disciple ne cherche pas d’abord la manifestation visible ; il demeure attaché à Jésus-Christ et laisse Sa Parole façonner sa pensée, ses paroles et ses actes.
La confirmation appartient au Seigneur, tandis que notre responsabilité consiste à croire, à obéir et à persévérer, même lorsque le fruit n’apparaît pas immédiatement.
Ce délai ne signifie ni que la Parole a perdu Sa puissance, ni que le Seigneur a oublié Sa Promesse. Il devient un temps d’enracinement durant lequel la foi apprend à ne plus dépendre de ce qu’elle voit.
Le disciple continue alors de prier, de mettre la Parole en pratique et de servir avec fidélité, sans provoquer artificiellement un résultat ni abandonner l’œuvre commencée.
Il demeure ferme dans la Volonté de Dieu, sachant que la croissance et le moment de la moisson appartiennent au Seigneur.
« Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. » Épître aux Galates, chapitre 6, verset 9.
« Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la Volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. » Épître aux Hébreux, chapitre 10, verset 36.
Il nous faut également apprendre à éprouver les fruits dans la durée. Ce qui vient du Seigneur conduit à Jésus-Christ, demeure conforme à Sa Parole, produit la paix et la Justice, fortifie la foi et rend le disciple plus humble, plus aimant et davantage disponible pour servir.
Une confirmation authentique ne nourrit ni l’orgueil ni la recherche de soi : elle établit le cœur dans la reconnaissance et ramène toute la Gloire à Dieu.
« Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. » Première épître aux Corinthiens, chapitre 4, verset 2.
Enfin, la Parole reçue et confirmée devient une Parole transmise.
Le témoin ne raconte pas seulement ce qu’il a vu : il partage ce que le Seigneur lui a enseigné, afin que d’autres soient encouragés à croire, à prier, à mettre la Parole en pratique et à reconnaître, dans leur propre marche, l’action fidèle de Jésus-Christ avec l’assistance de la Sainte Esprie, notre Rouah.
« Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. » Deuxième épître à Timothée, chapitre 2, verset 2.
La fidélité du témoin se mesure d’abord à sa manière de conserver et de transmettre la Parole reçue. Il ne lui appartient ni d’en altérer le sens, ni de l’adapter à ses propres intérêts, ni de rechercher l’approbation de ceux qui l’écoutent.
Être fidèle, c’est demeurer attaché à Jésus-Christ, garder Sa Parole dans son cœur et La communiquer avec vérité, humilité et amour.
Cette fidélité concerne également la manière de témoigner.
Le témoin ne transmet pas seulement des paroles : sa conduite doit rendre visible ce qu’il proclame.
Sa patience, sa persévérance, son obéissance et sa disponibilité pour servir donnent du poids à son témoignage.
Ainsi, la Parole confiée à sa bouche trouve un écho dans sa vie, non pour glorifier le disciple, mais pour manifester la fidélité du Seigneur.
Transmettre fidèlement, c’est aussi préparer d’autres témoins à recevoir, garder et enseigner la même Parole.
Le témoin fidèle ne cherche pas à rendre les autres dépendants de lui ; il les conduit à Jésus-Christ, les encourage à écouter la Sainte Esprie, notre Rouah, et les aide à devenir eux-mêmes capables de transmettre ce qu’ils ont reçu.
La fidélité devient alors féconde : selon le mouvement décrit en 2 Timothée 2, 2, ce qui a été confié à l’un est remis à des témoins fidèles, capables de l’enseigner à d’autres.
Le Psaume 78 élargit ce même mouvement à la succession des générations : la Parole et le témoignage des œuvres de Dieu sont transmis aux enfants, afin qu’ils les fassent connaître à leur tour, placent leur confiance en Dieu, n’oublient pas ce qu’Il a accompli et gardent Ses commandements.
Ainsi, la fidélité ne consiste pas seulement à préserver le dépôt reçu, mais à le transmettre sans l’altérer pour qu’il demeure vivant et fécond chez ceux qui viennent après nous.
« Il a établi un témoignage en Jacob, Il a mis une loi en Israël, et Il a ordonné à nos pères de l’enseigner à leurs enfants, pour qu’elle fût connue de la génération future, des enfants qui naîtraient, et que, devenus grands, ils en parlassent à leurs enfants, afin qu’ils missent en Dieu leur confiance, qu’ils n’oubliassent pas les œuvres de Dieu, et qu’ils observassent Ses commandements. » Psaume 78, versets 5 à 7.
La transmission de la Parole ne s’arrête donc pas à ceux qui l’ont reçue aujourd’hui : elle devient un héritage spirituel confié aux générations suivantes, afin qu’elles connaissent à leur tour les œuvres de Dieu, placent en Lui leur confiance et demeurent attachées à Ses commandements.
Il se forme ainsi une chaîne vivante de témoins : chacun reçoit la Parole comme un dépôt précieux, La met en pratique, en éprouve les fruits et La transmet sans se l’approprier.
La fidélité assure la continuité du témoignage ; la transmission en révèle la fécondité. De génération en génération, Jésus-Christ demeure le centre du message, la Parole conserve Son autorité et toute la Gloire revient à Dieu.
Conclusion générale
Au terme de ce parcours, « priez sans cesse » et « prêchez partout » apparaissent comme deux expressions d’une même vie offerte au Seigneur.
La prière nous garde dans la communion avec Dieu, nous rend attentifs à Sa Présence et dispose notre cœur à recevoir Sa Parole.
La prédication en devient le prolongement visible : ce qui a été reçu dans le secret est confessé par la bouche, mis en pratique dans la vie et transmis par le témoignage.
La confirmation appartient au Seigneur. Les miracles, les transformations intérieures, les délivrances, la paix reçue dans l’épreuve et les fruits qui apparaissent dans la durée ne donnent pas autorité à la Parole : ils attestent que Jésus-Christ vivant agit conformément à ce qu’Il a annoncé.
Le disciple ne recherche donc pas d’abord le spectaculaire ; il demeure fidèle, obéissant et persévérant, sachant que la croissance et le temps de la moisson sont entre les mains de Dieu.
Cette fidélité conduit nécessairement à la transmission.
La Parole gardée dans le cœur ne peut rester enfermée : elle devient un dépôt précieux confié à d’autres témoins, capables de L’enseigner à leur tour.
Ainsi se forme, de génération en génération, une chaîne vivante dans laquelle chacun reçoit, croit, met en pratique et transmet sans altérer ce qui lui a été confié.
Avec l’assistance de la Sainte Esprie, notre Rouah, chaque disciple est donc appelé à demeurer tourné vers Dieu, disponible pour servir et prêt à témoigner.
Prier sans cesse, prêcher partout, persévérer lorsque le fruit tarde et transmettre fidèlement la Parole participent d’un même appel : laisser Jésus-Christ travailler avec nous, confirmer Sa Parole et conduire toute vie à rendre Gloire à Dieu.
« Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. » Première épître aux Corinthiens, chapitre 15, verset 58.
Prière fervente du disciple accompli
Seigneur Jésus-Christ, me voici devant Toi, esprit, âme et corps. Garde-moi dans une communion vivante avec le Père, attentif à Ta Présence et disponible pour accomplir Ta Volonté. Que Ta Parole demeure profondément enracinée dans mon cœur, qu’Elle éclaire mon sentier, renouvelle ma pensée et vienne avec foi dans ma bouche.
Apprends-moi à prier sans cesse et à prêcher partout, non par mes propres forces, mais avec l’assistance de la Sainte Esprie, notre Rouah. Donne-moi de proclamer fidèlement l’œuvre de Ta Justice, de mettre en pratique ce que Tu m’enseignes et de demeurer ferme lorsque le fruit tarde à paraître. Préserve-moi de rechercher le spectaculaire ou la gloire des hommes ; que ma seule joie soit de Te voir confirmer Ta Parole selon Ta Volonté et pour Ta Gloire.
Fais de moi un témoin fidèle, humble dans le service, persévérant dans l’épreuve et vigilant dans le discernement. Que ma conduite rende visible la Parole que je confesse. Je Te remets le temps de la croissance et celui de la moisson : délivre-moi du découragement, affermis ma foi et apprends-moi à reconnaître les fruits qui conduisent à Toi, établissent dans Ta Justice et rendent toute la Gloire à Dieu.
Enfin, confie-moi des paroles capables d’encourager, d’enseigner et de fortifier ceux que Tu places sur mon chemin. Que je transmette sans l’altérer le dépôt précieux reçu de Toi, afin que d’autres deviennent à leur tour des témoins fidèles. Seigneur Jésus, travaille avec moi, confirme Ta Parole et fais de ma vie une offrande vivante, jusqu’à ce que chaque parole, chaque acte et chaque fruit proclament que Tu es vivant, fidèle et digne de toute Gloire. Amen.
Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ vous accompagne, que Sa Paix garde vos cœurs et que Son Amour vous fortifie chaque jour dans la foi, la persévérance et le témoignage. Puissiez-vous demeurer fermement attachés à Sa Parole et porter des fruits qui rendent toute la Gloire à Dieu.
Recevez mes salutations fraternelles dans l’Amour de Jésus-Christ.
Yves GRAVET
Son serviteur

