DONNER C’EST BÉNIR
« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »
Actes 20:35 — Louis Segond
Yves GRAVET
Royan, 2026
Sommaire
Introduction au document
· Cheminement d’une foi appelée à donner
· 1. La foi mise en mouvement
· 2. La semence déposée dans la faiblesse
· 3. Donner, servir et bénir dans les œuvres préparées
· 4. Le pays de la manne — apprendre à dépendre de Dieu
· 5. Quand l’abondance devient communion
· 6. La vraie richesse de la manne
· Conclusion — Appel à la chrétienté
Introduction
Cet écrit ne cherche pas à exposer une doctrine de manière théorique, mais à déposer avec sobriété le témoignage d’un chemin de foi. Il relate comment, dans des circonstances concrètes, nous avons été conduits à comprendre que donner, semer et bénir ne procèdent pas d’abord d’une obligation, mais d’une vie intérieure reçue de Dieu.
Dans cette traversée, notre Père nous a instruits, notre Mère céleste nous a enseignés, et le Fils bien-aimé nous a appris à marcher à Sa suite dans des gestes simples d’obéissance. Les faits rapportés ne sont donc conservés que dans la mesure où ils éclairent ce mouvement intérieur : apprendre à ne pas retenir ce qui nous est confié, mais à le remettre entre les mains de Dieu afin qu’Il en fasse une bénédiction.
Résumé : cette première partie retrace l’apprentissage d’une foi appelée à se mettre en mouvement : une foi éprouvée dans le concret du foyer, une semence déposée dans la faiblesse, une obéissance vécue dans les œuvres préparées, puis une dépendance plus profonde au « pays de la manne ». Elle montre que la vraie richesse ne réside pas dans ce que l’on possède, mais dans ce que l’on accepte de recevoir, de remettre et de partager selon la volonté de Dieu.
« Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. »
1 Corinthiens 3:8 — Louis Segond
C’est dans l’alignement de notre Père et de notre Mère célestes, et au nom du Fils, Jésus-Christ, dont je suis serviteur, que je déploie ce sujet dans cet écrit.
Cet écrit ne se présente pas comme une étude biblique au sens strict du terme, malgré son titre, mais comme le témoignage de ce que la Sainte Trinité nous a appris à vivre et à accomplir à la suite du Fils bien-aimé. Nous sommes des enfants nés de nouveau, instruits par notre Père et enseignés par notre Mère, dans notre habitation intérieure devenue le Temple.
Donner et semer, nous ne l’avons pas appris d’un témoignage : cela nous a été insufflé par notre Maman céleste, la Sainte Esprie, qui a établi sa demeure en nous au jour de notre nouvelle naissance.
Ce mouvement intérieur ne naît donc pas d’un effort religieux, ni d’une volonté humaine de paraître juste aux yeux des hommes. Il jaillit de la vie même de Dieu, déposée en nous, comme une source silencieuse qui apprend au cœur à se donner, à se répandre et à porter du fruit selon la mesure reçue.
Alors donner devient bénir, et semer devient participer à l’œuvre du Royaume. Ce qui est placé entre nos mains n’est plus retenu pour nous seuls, mais confié à la volonté du Père, porté par l’amour de la Mère céleste, et offert au nom du Fils, afin que d’autres soient arrosés, relevés et conduits vers la vie.
Ainsi s’accomplissait l’œuvre de Sa Parole : non comme une doctrine seulement entendue, mais comme une vie reçue, gardée et manifestée dans les actes simples de l’obéissance.
Car lorsqu’une parole vient de Dieu, elle ne demeure pas immobile dans celui qui la reçoit. Elle travaille le cœur, renouvelle la pensée, redresse les intentions et conduit les mains à poser des gestes qui portent l’empreinte du Royaume.
Ainsi, donner n’est plus seulement offrir quelque chose de visible, et semer n’est plus seulement déposer une action dans le temps. C’est laisser la Parole prendre chair dans notre conduite, afin que ce que nous avons reçu d’en haut devienne nourriture, consolation et relèvement pour ceux que le Père place sur notre chemin.
Cheminement d’une foi appelée à donner
1. La foi mise en mouvement
« Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. »
2 Corinthiens 9:7 — Louis Segond
Dès les premiers jours, mon épouse et moi fûmes interpellés à nous aligner sur un but : remettre à jour le budget de notre foyer. Sous la pression des ténèbres, nous avons dû épurer notre situation, traverser l’absence de travail et faire face à des réalités que je préfère ne pas détailler ici, car elles ne servent pas le sujet. Or, la foi est un acte de confiance qui n’engage que celui qui le pose devant Dieu.
Nous avons manifesté notre engagement de foi, sans chercher à provoquer ni à tenter Dieu, mais en faisant usage de notre foi — notre monnaie spirituelle — pour remettre de l’ordre dans les finances de notre foyer. Cette démarche interpella notre banquier, que nous avons pris soin de rassurer, avec la certitude que, sous huit jours, notre Sainte Trinité réglerait ce découvert, « forcé » à ses yeux.
Alors que nous nous rendions au sein de la petite assemblée, le jeune couple pastoral en charge demanda que quelques témoignages soient partagés. Assuré de manifester notre détermination à vaincre les ténèbres et à régler nos comptes avec « notre champ de misère », j’ai témoigné avec joie et humilité de notre « acte de foi ». Le visage du jeune pasteur changea de couleur, même derrière sa barbe pastorale. La petite assemblée laissa échapper un murmure ; d’autres, des rires étouffés. Ma monnaie spirituelle venait d’être dévaluée.
La rencontre terminée, le jeune pasteur nous prit à part et nous expliqua en détail le principe de la foi. Il m’invita à demander pardon au Seigneur pour cette provocation, qui ne portait pas un bon témoignage, puis m’encouragea à faire ma part pour réparer cette erreur auprès de notre banquier, notamment en mettant notre voiture en vente.
Ce que je fis à regret, en plaçant une affichette annonçant la vente de mon outil de travail, que je venais pourtant de recevoir par la main de Dieu Lui-même.
Au cours de cette semaine de février, en pleine saison hivernale, alors que je préparais notre potager devant cette situation, un verset souvent cité au sein de cette assemblée me revint : « Semez, et vous récolterez. » Nous décidâmes alors de mettre notre foi dévaluée en action, en semant notre dernière pièce de monnaie au pied du pommier qui ne produisait plus de fruits sur ses deux branches et dont la fin semblait proche.
Vidés de la valeur d’une foi que nous avions surestimée, nous nous retrouvâmes, en fin de semaine, au sein de l’assemblée. Le pasteur, soucieux de constater que notre voiture n’était toujours pas vendue, invita chacun à prier pour la régularisation de cette situation.
À la fin de la rencontre, il me semblait être arrivé à un point de non-retour, ne voulant pas que ce désagrément porte préjudice au ministère pastoral. C’est alors qu’une personne s’approcha de moi et me dit : « Ma maman est décédée. En rangeant ses affaires, j’ai trouvé cette enveloppe jaunie par le temps. J’ignore ce qu’elle contient, ni combien il y a, mais le Seigneur m’a montré que c’était à vous que je devais la remettre. »
Mon cœur battait comme un tambour, et plus encore lorsque, avec mon épouse, nous découvrîmes que le montant de son contenu équivalait exactement à la somme à porter à notre banque le dernier jour. Dieu avait tenu Sa promesse. Aussitôt, j’arrachai l’affichette annonçant la vente de notre voiture.
Notre foi n’avait point été dévaluée au regard de la Sainte Trinité. Puis le printemps arriva et notre pommier se mit à fleurir, ce qui étonna nos voisins. Lorsque vint la saison des pommes, nous en récoltâmes près de cent kilos.
2. La semence déposée dans la faiblesse
« Celui qui fournit de la semence au semeur, et du pain pour sa nourriture, vous fournira et vous multipliera la semence, et il augmentera les fruits de votre justice. »
2 Corinthiens 9:10 — Louis Segond
Ainsi se déroula notre mise en route sur le chemin de la foi. Nous avions cru poser un acte grand, alors qu’en vérité la Sainte Trinité nous enseignait à devenir petits, dépendants, disponibles et confiants. Nous pensions devoir prouver quelque chose ; elle nous apprenait plutôt à recevoir, à obéir, puis à semer avec le cœur simple de l’enfant qui sait que tout vient du Père.
De cette expérience, nous avons compris que donner n’est pas d’abord une question de quantité, mais d’abandon. Semer, ce n’est pas jeter au hasard ce que l’on possède encore, mais déposer devant Dieu ce que l’on accepte de ne plus retenir, afin que Lui seul en révèle le fruit, au temps qu’Il a choisi.
Un deuxième enseignement s’imposa alors à nous : Dieu ne regarde pas seulement ce que nous donnons, mais l’état du cœur avec lequel nous le déposons devant Lui. La pièce semée au pied du pommier n’avait presque aucune valeur aux yeux des hommes, mais elle portait le poids d’un abandon réel, d’une confiance éprouvée et d’une obéissance née dans la faiblesse.
C’est pourquoi la semence ne se mesure pas à sa grandeur apparente, mais à la vérité de ce qu’elle représente devant Dieu. Elle devient langage du cœur, offrande silencieuse, réponse intérieure à Celui qui nous appelle à marcher par la foi et non par la vue.
Nous avons aussi compris que celui qui sème ne possède pas le fruit. Il dépose, il confie, il attend. Un autre peut arroser, un autre peut encourager, mais Dieu seul donne l’accroissement. Ainsi, ce qui semblait n’être qu’un geste fragile devint pour nous un enseignement durable : dans le Royaume, rien de ce qui est livré avec foi et amour n’est perdu.
Un troisième enseignement s’ouvrit alors devant nous : donner et semer ne nous placent jamais au centre de l’œuvre, mais nous ramènent à notre juste place : celle de serviteurs entre les mains de Dieu. Celui qui donne ne maîtrise ni le résultat, ni le temps, ni la manière dont le fruit paraîtra. Il accepte seulement de se rendre disponible, afin que ce qu’il remet avec foi devienne, selon la volonté du Père, une source de vie, d’encouragement et de relèvement pour d’autres.
Un quatrième enseignement se dessina enfin : lorsque Dieu confie une semence entre nos mains, Il ne nous appelle pas seulement à donner, mais à entrer dans Son mouvement d’amour. Chaque geste posé dans la foi devient alors une coopération discrète avec Son œuvre, une manière de bénir sans chercher à retenir, de servir sans chercher à posséder, et de laisser le fruit revenir à Celui qui l’a fait naître.
3. Donner, servir et bénir dans les œuvres préparées
« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. »
Éphésiens 2:10 — Louis Segond
À la suite de cette action, nous fûmes comme équipés et entraînés à étoffer notre vie de foi. Nos oreilles étaient ouvertes à toute instruction de notre Père céleste, ainsi qu’aux enseignements de savoir-vivre de notre Maman céleste, la Sainte Esprie.
Il est important de noter que mon épouse et moi faisions toute chose d’un commun accord. Nous échangions fréquemment nos ressentis, nos sensibilités et nos convictions avant de poser telle ou telle action. Et cela n’a pas changé…
Dans les semaines qui suivirent, nous reçûmes à cœur d’offrir notre salle à manger au couple pastoral qui, selon mon souvenir, en avait besoin. Ils vivaient dans une dépendance totale aux provisions que Dieu inspirait, cherchant des cœurs disposés à bénir Ses ouvriers et Ses ouvrières.
Nous avons alors compris très vite le sens de cet apprentissage : suivre Jésus dans les œuvres préparées d’avance afin que nous les pratiquions. Cette étape de notre chemin nous enseignait que la foi ne se limite pas à croire, mais qu’elle apprend aussi à reconnaître le moment où Dieu nous invite à donner, à servir et à bénir.
Ainsi, le jour où nous chargions notre salle à manger dans la camionnette à destination du couple pastoral, notre voisin, un Algérien marié à une Française, fut touché par notre action. Par la suite, il m’appela « papa Jésus ». Ce même jour, lui et son épouse décidèrent de nous offrir leur propre salle à manger et d’en acheter une nouvelle.
4. Le pays de la manne — apprendre à dépendre de Dieu
« Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire. »
Exode 16:4 — Louis Segond
En mars 1978, le temps arriva où l’appel se fit plus pressant : il nous fallait « donner plus pour bénir plus ». Une œuvre missionnaire située à Vichy, sous l’égide du couple fondateur évangéliste, Monique et Jean-Louis Jayet, avait besoin d’un chauffeur poids lourd pour conduire un camion avec sa remorque et son chapiteau, en vue d’une campagne d’évangélisation en France et en Belgique.
C’est avec une pièce d’un franc en poche que nous avons quitté la Picardie pour nous rendre dans le Bourbonnais.
Mon épouse m’a rappelé, juste avant que j’entreprenne cet écrit, que le pasteur Jean-Louis lui avait adressé cette parole : « Vous êtes ici dans le pays de la manne ! »
Cette parole ne fut pas seulement une expression encourageante ; elle devint pour nous une clé de lecture. Le « pays de la manne » n’était pas un lieu d’abondance facile, mais une école de dépendance quotidienne, où Dieu apprenait à nos cœurs à recevoir le nécessaire au moment voulu, sans chercher à posséder d’avance ce que Lui seul voulait donner jour après jour.
Les jours et les semaines passèrent. Nous fîmes alors la connaissance des familles engagées dans la mission, ainsi que de l’assemblée prise en charge par un couple pastoral ayant œuvré dans les activités de cette même mission.
La vie de prière animait la mission tout entière, ainsi que chacun en particulier. De cette vie intérieure découlait une action vivante de la Sainte Esprie, enseignant chacun sur la vie associative des ouvriers et des ouvrières.
C’était un autre niveau d’apprentissage…
Ce niveau nous conduisait à ne plus regarder seulement aux circonstances visibles, mais à discerner la présence de Dieu dans les détails ordinaires de la mission. Il fallait écouter, attendre, recevoir, mais aussi nous rendre disponibles pour servir, sans toujours savoir à l’avance comment les besoins seraient comblés.
Les débuts furent assez rudes sur le plan personnel, bien que je perçusse un salaire minimum, moindre que celui que je recevais dans mon activité précédente.
À notre retour, après trois mois de tournée avec le chapiteau, le pasteur Jean-Louis m’informa qu’il n’avait plus de travail pour moi.
Nous nous retirâmes alors, avec Michelle et les enfants, dans un centre d’accueil chrétien afin de prier et de réfléchir à la suite à donner.
C’était au cours d’un week-end. Jean-Louis apprit notre présence en ce lieu, dont il connaissait la responsable missionnaire, et m’informa qu’il désirait que je passe au bureau le lundi.
Était-ce un test de foi ? Il me proposa de travailler au bureau et, chemin faisant, je fus formé à l’activité informatique ainsi qu’à d’autres travaux manuels. Je devins également le chauffeur de Jean-Louis et de Monique.
Cependant, une œuvre d’amour se tissa, par le souffle de la Sainte Esprie, avec les parents de Jean-Louis. Cela fut unique. Ils devinrent pour nous des parents et des grands-parents de cœur.
À y repenser aujourd’hui, ils étaient comme le reflet, sur la terre, de notre Père et de notre Mère célestes, témoignant à notre égard des instructions et des enseignements du savoir-vivre dans le Seigneur, ainsi que du service dans Ses œuvres.
Aujourd’hui encore, leur amour demeure une référence qui anime notre mémoire, car « donner, c’est bénir » : c’est avec eux que nous avons commencé à vivre cette ascension.
5. Quand l’abondance devient communion
« Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! »
Psaume 133:1 — Louis Segond
L’abondance de Dieu se manifesta dans notre foyer, qui devint un lieu de passage pour d’autres missionnaires. La communion fraternelle était animée par la Sainte Esprie, et la vie charismatique se déployait au sein même des familles qui composaient la mission, mais aussi de celles de l’assemblée.
Cette vie était en mouvement, au point qu’elle devenait une joie de vivre en dehors des logiques de ce monde. Il n’y avait aucune explication à donner : la mouvance de la Sainte Esprie dépassait l’entendement humain.
Donner, c’était bénir. Ne pas être en mesure de donner, ou ne pas entendre cet appel intérieur : « Donne », devenait un temps de frustration. Lors des temps de retraite, lorsque des projets missionnaires se présentaient, nous étions comme des enfants sur un manège, désirant attraper le pompon pour recevoir la faveur d’un tour supplémentaire.
6. La vraie richesse de la manne
« Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. »
Jean 4:34 — Louis Segond
La richesse de la manne se révèle bien davantage dans la vie de foi que nous avons reçue sous les instructions de notre Père et les enseignements de notre Mère, la Sainte Esprie, qui nous ont nourris. Oui, Jésus a bien dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé », et sa mère terrestre a aussi dit aux disciples : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Ainsi, la manne nous enseignait que la vraie richesse ne consiste pas à accumuler, mais à demeurer dans l’obéissance vivante. Elle formait en nous une confiance simple : celle de croire que le Père connaît les besoins de Ses enfants, que la Mère céleste les conduit avec douceur, et que le Fils leur montre le chemin du service accompli dans l’amour.
Cette nourriture intérieure devenait alors plus précieuse que toute provision matérielle : elle nourrissait notre marche, orientait nos choix et nous apprenait à reconnaître que chaque acte de foi, chaque don et chaque service trouvait son sens lorsqu’il était accompli dans la volonté de Dieu.
Les mots « dîmes, offrandes et aumônes » ne doivent pas enfermer notre esprit dans un chemin d’obligations. Ils nous ouvrent plutôt à la grâce d’apprendre à vivre la libéralité, non comme une contrainte, mais comme une loi d’amour reçue et exercée dans la foi.
L’apôtre Paul nous donne l’exemple des Églises de la Macédoine. Au milieu des tribulations et d’une profonde pauvreté, leur joie débordante produisit une abondance de libéralités. Elles ne donnèrent pas seulement selon leurs moyens, mais au-delà de leurs moyens, demandant avec insistance la grâce de prendre part à l’assistance destinée aux saints.
« Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part. »
2 Corinthiens 8:2 — Louis Segond
Cette détermination dépassait les limites humaines. Conscients de leurs propres limites, ces croyants ne voulurent pas être privés de cette grâce : ils se donnèrent d’abord eux-mêmes au Seigneur, puis aux serviteurs de Dieu, selon Sa volonté.
« Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. »
2 Corinthiens 8:5 — Louis Segond
C’est pourquoi toute libéralité véritable nous ramène à notre dépendance au Christ. Donner, servir et bénir ne peuvent porter du fruit que si nous demeurons en Lui, car l’œuvre ne naît pas de nos seules forces, mais de Sa vie agissant en nous.
« Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. »
Jean 15:5 — Louis Segond
Enfin, lorsque Dieu nous rappelle que l’argent et l’or Lui appartiennent, Il nous délivre de l’illusion de posséder par nous-mêmes. Tout ce que nous remettons entre Ses mains vient déjà de Lui, et ce que nous Lui offrons devient simplement le retour d’une grâce reçue.
« L’argent est à moi, et l’or est à moi, dit l’Éternel des armées. »
Aggée 2:8 — Louis Segond
Conclusion — Appel à la chrétienté
Ainsi s’achève ce cheminement : donner, semer et bénir ne relèvent pas d’une simple obligation religieuse, mais d’une vie reçue de Dieu et conduite par Lui.
« Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. »
Actes 2:44 — Louis Segond
C’est à cette mémoire vivante que cet écrit veut modestement contribuer : rappeler que l’amour de Dieu ne se contemple pas seulement, mais qu’il se partage, se sert et se donne.
Que la chrétienté n’oublie pas ce chemin que la première Église, décrite dans les Actes des Apôtres, vivait avec puissance et plénitude sous l’amour de Dieu notre Père, de Dieu la Sainte Esprie, et de Dieu le Fils, Jésus-Christ glorifié.
Nous avons appris que tout vient du Père, que tout se reçoit dans la dépendance, et que tout ce que nous remettons entre Ses mains peut devenir, selon Sa volonté, une semence de vie pour d’autres.
Prière d’actions de grâces et parole de bénédiction
Seigneur notre Dieu, Père de toute grâce, nous Te rendons grâce pour l’œuvre de Ta Parole reçue, semée et arrosée dans les cœurs. Merci pour chaque vie touchée, relevée, encouragée et appelée à devenir à son tour une source de bénédiction.
Que cette Parole continue d’agir là où elle est reçue. Qu’elle ouvre les cœurs à la libéralité, non par contrainte, mais par amour ; non pour paraître, mais pour servir ; non pour posséder, mais pour donner afin de bénir l’œuvre que Tu accomplis.
Que chaque don, petit ou grand, soit reçu comme une semence d’amour déposée dans le champ de Ta Parole. Qu’il porte un fruit durable dans les cœurs, soutienne les ouvriers et les ouvrières que Tu envoies, relève ceux qui peinent, encourage ceux qui servent, et multiplie les témoignages de Ta fidélité là où Ton œuvre est accueillie.
Je bénis, au nom du Seigneur Jésus-Christ, les cœurs qui acceptent d’entrer dans ce mouvement de foi. Que la grâce de donner devienne en eux une joie profonde, que la semence déposée dans l’amour ouvre des portes de vie, et que chaque offrande remise entre les mains de Dieu devienne une bénédiction impactante pour l’œuvre de Sa Parole, partout où elle est reçue, gardée et mise en pratique. Amen..
Avec de chaleureuses salutations fraternelles, que la paix, la grâce et la bénédiction de Dieu notre Père, de la Sainte Esprie et du Fils, Jésus-Christ glorifié, reposent sur tous ceux qui accueillent cette parole et la laissent porter du fruit.
Bien fraternellement en Lui,
Yves GRAVET
Son serviteur
L’homme devant la croix, au cœur du monde qui s’endort.
Réveille-toi, toi qui dors : reviens à la croix, afin que ton cœur apprenne de nouveau à donner, semer et bénir.
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