09 août 2026

Le plein salut en Chr

 

 

Le plein salut en Christ

Marcher à visage découvert dans la gloire du Fils

 

« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire,
comme par le Seigneur, l’Esprit. » 2 Corinthiens 3:18

Yves GRAVET
Royan, 2026

Le plein salut en Christ : marcher à visage découvert dans la gloire du Fils

Ce texte veut conduire le croyant à regarder de nouveau l’œuvre accomplie de Jésus-Christ, non comme une doctrine lointaine, mais comme une réalité vivante, présente et glorieuse. Le salut acquis à la Croix ne concerne pas seulement le pardon des péchés : il touche l’être entier, restaure l’âme, vivifie le corps, renverse le mensonge de la mort comme fatalité et appelle l’Église à porter l’image du Fils glorifié.

Il s’agit donc d’un appel à revenir à la Parole, à l’Esprit et au plein témoignage de la Croix : Christ a porté dans Son corps meurtri ce qui nous séparait de Dieu, Il a dépouillé les puissances, vaincu la mort et ouvert pour chacun de nous une vie nouvelle, appelée à être crue, reçue et manifestée.

Sommaire

Le plein salut en Christ : marcher à visage découvert dans la gloire du Fils....................... 2

Sommaire............................................................................................................................... 2

Résumé du message............................................................................................................. 2

La nouvelle naissance introduit une nouvelle filiation................................................ 5

Christ n’est pas seulement un modèle moral : Il est le Fils glorifié........................... 6

La mort n’est pas une alliée : elle est l’ennemi vaincu par la Croix.................................. 6

Exemples bibliques de victoire sur la mort......................................................................... 7

La poussière n’est pas notre destinée finale...................................................................... 7

Ressuscités et assis avec Christ......................................................................................... 8

La foi prie selon la volonté révélée de Dieu........................................................................ 8

Guérison, délivrance et invitation au plein salut................................................................ 8

L’immersion dans le Christ glorifié...................................................................................... 9

Porter dès maintenant l’image du Fils.............................................................................. 10

Renverser le mensonge et ajuster la foi au plein salut.................................................... 10

Prière de renversement du mensonge et d’alignement au plein salut........................... 11

 


 

Résumé du message

Le ministère de l’Esprit est plus glorieux que le ministère de l’ancienne alliance, parce qu’il introduit le croyant dans une relation ouverte avec le Seigneur, le visage découvert. En Christ, le voile est ôté, la gloire n’est plus seulement contemplée de l’extérieur : elle transforme le croyant de l’intérieur vers une manifestation visible.

La mort n’est pas une alliée, mais un ennemi vaincu par la CroixLa poussière décrit la condition d’Adam, non ladestinée finale du croyant en ChristRessuscités et assis avec Lui, nous sommes appelés à prier selon la volonté révélée du Père, à recevoir la plénitude de la vie du Fils et à marcher par l’Esprit dans le plein salut déjà acquis.

Le combat est donc aussi un combat contre la tromperie de l’adversaire : il cherche à aveugler les croyants, à diminuer leur foi, à voler leur âme et à les maintenir dans une mesure inférieure à l’héritage reçu en Jésus-Christ. Mais l’Église est appelée à se repentir, à ajuster sa foi sur la vérité du plein salut, et à porter l’image glorieuse de Celui qui a triomphé pour chacun de nous.

« Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère, combien le ministère de l’Esprit ne sera-t-il pas plus glorieux ! » 2 Corinthiens 3:7-8

Observation. La gloire de l’ancienne alliance était réelle et perceptible : elle se manifestait extérieurement sur le visage de Moïse, mais elle demeurait passagère.

Cette visibilité prépare le contraste avec le ministère de l’Esprit, qui est non seulement plus glorieux, mais aussi porteur de vie, de liberté et de transformation pour tout le croyant.

Explication. Paul ne nie pas la gloire de l’ancienne alliance ; il souligne au contraire qu’elle fut assez réelle pour être visible sur le visage de Moïse.

Toutefois, cette gloire était liée à un ministère gravé sur des pierres et marqué par son caractère passager. Si un tel ministère a été accompagné de gloire, combien plus le ministère de l’Esprit, qui communique la vie, ôte le voile et transforme les croyants en l’image du Seigneur, doit-il être reconnu comme supérieur et pleinement glorieux.

« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. » 2 Corinthiens 3:18

Dans 2 Corinthiens 3:18, l’expression « nous tous, le visage découvert » est très forte, surtout après ce que Paul vient de dire au sujet de Moïse.

Paul fait allusion au voile que Moïse mettait sur son visage après avoir rencontré Dieu. Dans l’ancienne alliance, la gloire était réelle, mais elle demeurait en quelque sorte cachée, médiatisée, partielle et passagère.

Le peuple ne pouvait pas soutenir cette gloire, et un voile intervenait.

Quand Paul dit « nous tous », il élargit radicalement l’accès : ce n’est plus seulement Moïse qui s’approche de Dieu et reflète quelque chose de sa gloire.

Tous les croyants, par l’Esprit, sont placés dans cette relation ouverte avec le Seigneur.

Le visage découvert signifie donc :

Sans voile : il n’y a plus de séparation entre le croyant et la gloire du Seigneur.

Sans dissimulation : la gloire reçue n’est pas seulement extérieure ou temporaire.

Dans une liberté nouvelle : celle de l’Esprit, car il est écrit : « là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » 2 Corinthiens 3:17.

Dans une relation ouverte avec Christ : le croyant contemple la gloire du Seigneur et en est progressivement transformé.

Autrement dit, Paul oppose deux situations :

Moïse reflétait une gloire passagère, que le peuple ne pouvait regarder pleinement.

Les croyants en Christ, eux, contemplent la gloire du Seigneur à visage découvert, et cette contemplation devient transformation.

La transformation du croyant dans 2 Corinthiens 3:18 n’est pas une simple amélioration morale. Elle est l’œuvre de l’Esprit qui rend le croyant conforme à Christ dans tout son être : l’intelligencele cœurla conduite et le corps.

Cette œuvre commence au dedans, mais elle ne reste pas enfermée au dedans : elle tend vers une manifestation visible de la vie du Ressuscité.

Paul dit : « nous sommes transformés en la même image » 2 Corinthiens 3:18L’image dont il parle est celle du Seigneurglorifié.

Cela signifie que le croyant, en contemplant Christ, est façonné pour lui ressembler : dans sa pensée, ses désirs, son caractère, sa manière d’aimer, de servir, de pardonner et de vivre devant Dieu.

Une transformation reçue, non fabriquée. Paul ne dit pas : « nous nous transformons nous-mêmes », mais « nous sommes transformés ». Le croyant s’expose à la gloire du Seigneur, mais c’est l’Esprit qui opère le changement.

Une transformation par la contemplation. Ce que le croyant regarde spirituellement le façonne. En contemplant Christ — Sa sainteté, Sa grâce, Son humilité, Sa vérité, Son amour — il n’est pas seulement informé : il est intérieurement formé.

Une transformation progressive et visible. L’expression « de gloire en gloire » indique une croissance continue. L’Esprit agit au dedans, mais cette œuvre devient visible dans les paroles, les choix, les réactions, les priorités, le corps offert à Dieu et la manifestation de la vie de Christ.

La nouvelle naissance introduit une nouvelle filiation

Comme nous portons naturellement des traits de nos parents — visage, gestes, tempérament, ressemblances familiales — celui qui est né de Dieu est destiné à porter une autre image : celle du Fils. La nouvelle naissance n’est pas seulement un changement d’appartenance religieuse ; c’est l’entrée dans une nouvelle origine, une nouvelle lignée spirituelle.

Paul déclare que Dieu nous a prédestinés à être « conformes à l’image de Son Fils », afin que Christ soit « le premier-né entre plusieurs frères » Romains 8:29. La nouvelle naissance introduit donc le croyant dans une filiation nouvelle : né de Dieu, il est appelé à porter l’image du Fils.

Christ n’est pas seulement un modèle moral : Il est le Fils glorifié

Jésus-Christ ressuscité n’est pas seulement un modèle d’humilité, d’amour ou de sainteté. Il est le Fils glorifié« le premier-né d’entre les morts » Colossiens 1:18 ; Apocalypse 1:5. En Lui, l’humanité nouvelle est déjà manifestée et la victoire sur la mort est accomplie.

Porter son image concerne donc toute la personne. Le corps lui-même est appelé à manifester la vie de Jésus : « afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle » 2 Corinthiens 4:10-11. Le salut ne s’arrête pas à l’âme ou à l’intériorité ; il vise l’être entier.

La différence avec Moïse n’est donc pas que l’ancienne gloire était visible et que la nouvelle serait invisible. La gloire de Moïse était visible, mais passagère ; la gloire de l’Esprit est plus profonde, plus durable, et elle produit une visibilité issue d’une transformation plus radicale.

La pleine manifestation de cette image ne doit pas être comprise comme une simple attente lointaine, mais comme une réalité déjà acquise en Jésus-Christ. En lui, le corps humain est déjà entré dans la gloire. L’Esprit ne travaille donc pas à produire une gloire absente ; il rend manifeste, dans son Église, la gloire déjà accomplie dans le Fils.

La mort n’est pas une alliée : elle est l’ennemi vaincu par la Croix

Il faut donc renverser le mensonge qui présente la mort comme une fatalité paisible, voire comme une alliée du croyant. L’Écriture ne parle pas ainsi : « le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort » 1 Corinthiens 15:26.

La mort n’est pas l’amie de l’homme, ni l’accomplissement naturel de la foi ; elle est l’intruse, la conséquence du péché, la puissance que Christ est venu affronter, dépouiller et vaincre par sa mort et sa résurrection.

Si la mort était une alliée, que ferions-nous de l’œuvre de la Croix ? Pourquoi le Fils de Dieu aurait-il « goûté la mort pour tous » Hébreux 2:9, brisé la puissance de celui qui avait la puissance de la mort Hébreux 2:14-15, et fait resplendir la vie et l’incorruptibilité par l’Évangile 2 Timothée 1:10 ?

La Croix ne sanctifie pas la mort comme une amie ; elle la juge, la dépouille et proclame que son règne est terminé en Christ.

Exemples bibliques de victoire sur la mort

La Parole ne présente pas la mort comme une puissance invincible. Elle montre, dès avant la pleine révélation en Christ, que Dieu n’est pas soumis à l’ordre de la poussière, de la corruption et du tombeau.

Énoch fut enlevé sans voir la mort : « C’est par la foi qu’Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort » Hébreux 11:5. Élie fut aussi pris vivant dans un tourbillon : « Élie monta au ciel dans un tourbillon » 2 Rois 2:11. Leur témoignage ne remplace pas l’œuvre de Christ ; il l’annonce prophétiquement.

Jésus, durant Son ministère terrestre, a relevé les morts comme signe du Royaume présent. Il dit à la fille de Jaïrus : « Jeune fille, lève-toi, Je te le dis » Marc 5:41. Il rendit aussi à la veuve de Naïn son fils unique : « Jeune homme, Je te le dis, lève-toi ! » Luc 7:14.

Devant le tombeau de Lazare, Jésus proclame la révélation centrale : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort » Jean 11:25. Puis Il crie : « Lazare, sors ! » Jean 11:43. La mort doit donc obéir à la voix du Fils.

Après la résurrection de Jésus, cette autorité se manifeste aussi dans Son Corps. Pierre prie et dit à Tabitha : « Tabitha, lève-toi ! » Actes 9:40. Paul, après la chute d’Eutychus, déclare : « Ne vous troublez pas, car son âme est en lui » Actes 20:10. La vie du Ressuscité agit encore par l’Église.

Mais le sommet de toute victoire demeure la résurrection de Jésus-Christ Lui-même. Il est écrit : « Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur Lui » Romains 6:9. Le croyant ne regarde donc pas la mort comme une fatalité, mais au Christ vivant, en qui elle a été dépouillée de son autorité.

La poussière n’est pas notre destinée finale

Certains objecteront que le corps retourne à la poussière. Il faut répondre avec précision : cette parole est vraie dans l’ordre d’Adam, mais elle ne constitue pas la finalité du plan de Dieu en Christ.

Après la chute, Dieu dit à l’homme : « tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » Genèse 3:19. Cette parole décrit la condition de l’homme déchu, soumis à la corruption par le péché. Mais l’Évangile annonce que Christ est venu renverser ce règne et introduire l’homme dans un ordre nouveau.

Paul oppose clairement ces deux réalités : « Et comme nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste » 1 Corinthiens 15:49. Le croyant ne fonde donc pas son espérance sur la poussière, mais sur le Christ ressuscité, dernier Adam et Esprit vivifiant.

Ainsi, selon Adam, le corps retourne à la poussière ; mais selon Christ, le corps appartient au Seigneur, il est temple du Saint-Esprit, membre du Corps de Christ et appelé à manifester la vie du Ressuscité. La poussière n’est donc pas l’horizon final du croyant : le plan de Dieu est de rendre visible en lui l’image du Fils glorifié.

Ressuscités et assis avec Christ

Nous étions morts dans nos offenses, plongés dans l’ignorance de la pleine portée de notre salut en Jésus-Christ. Mais Dieu ne nous a pas seulement pardonnés : Il nous a introduits dans la vie du Ressuscité.

Paul l’affirme avec force : « nous qui étions morts par nos offenses, il nous a rendus à la vie avec Christ […] il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ » Éphésiens 2:5-6.

Cette vérité révèle le plan de Dieu : le croyant n’est plus défini par son ancienne condition de mort, d’ignorance ou de corruption. Il est désormais uni au Christ vivantressuscité avec Lui, établi avec Lui dans une position céleste, afin que cette vie soit connue, crue et manifestée jusque dans son être entier.

La foi prie selon la volonté révélée de Dieu

Nous marchons par la foi, non par la vue. Or la foi en Jésus-Christ ne nous offre pas une vie partielle, incertaine ou diminuée, mais la plénitude de Sa vie. Si Dieu nous a rendus vivants avec Christ, ressuscités avec Lui et assis avec Lui dans les lieux célestes, c’est afin que nous apprenions à prier depuis la volonté révélée du Père.

Il y a une différence entre soumettre humblement nos projets humains à Dieu et demeurer dans l’incertitude devant ce que Dieu a déjà révélé en Christ. Lorsqu’il s’agit de Sa volonté manifestée dans le Fils — la vie, la délivrance, la sanctification, la victoire sur la mort et la manifestation de Son Royaume — la foi ne prie pas comme si elle ignorait le cœur du Père.

Le Seigneur nous enseigne à dire : « Notre Père qui es aux cieux ! Que Ton nom soit sanctifié ; que Ton règne vienne ; que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » Matthieu 6:9-10.

Cette prière n’est pas une résignation devant la mort ou l’impuissance ; elle est l’accord de la terre avec le ciel. Elle exprime la foi d’un fils qui connaît le Père, reçoit la vie du Fils et marche par l’Esprit, afin que ce qui est établi en Christ soit manifesté ici-bas.

Guérison, délivrance et invitation au plein salut

Comment peut-on dire, devant ce que Jésus a accompli à la Croix : « si Dieu le veut, Il me guérira », ou encore : « si Dieu le veut, Il me délivrera » ? Une telle parole peut sembler humble, mais elle devient dangereuse lorsqu’elle laisse entendre que la guérison, la délivrance et la vie du Royaume seraient incertaines dans le cœur du Père.

L’œuvre de Jésus accomplie à la Croix n’est pas réservée à une sélection d’hommes, de femmes ou de jeunes gens. Le salutla guérison et la délivrance sont annoncés comme l’expression de la volonté de Dieu manifestée dans le Fils. Il est écrit : « par Ses meurtrissures nous sommes guéris » Ésaïe 53:5, et encore : « par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » 1 Pierre 2:24.

Cette affirmation ne condamne pas les croyants qui sont encore dans le combat, ni ceux qui attendent la pleine manifestation de la guérison ou de la délivrance. Elle les appelle plutôt à ne pas faire de leur expérience présente la mesure de la vérité révélée en Christ, mais à demeurer dans la foi, les yeux fixés sur l’œuvre accomplie du Seigneur.

Satan est aussi un voleur. Jésus déclare : « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; Moi, Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance » Jean 10:10. Son action ne vise pas seulement les corps par les œuvres de maladie, d’oppression ou de destruction ; elle cherche aussi à voler l’âme, à l’épuiser, à l’isoler et à la détourner du cœur de Dieu.

Combattre les œuvres de maladie qui touchent les vies, croyantes ou non, est nécessaire ; mais veiller sur l’âme l’est tout autant. Car si l’âme se laisse déconnecter de l’amour du Père, de la vérité du Fils et de la présence de l’Esprit, elle peut perdre la conscience du plein salut, alors même que ce salut demeure acquis en Christ.

Jésus Lui-même a déclaré : « L’Esprit du Seigneur est sur Moi, parce qu’Il M’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il M’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance » Luc 4:18. La délivrance n’est donc pas un supplément réservé à quelques-uns ; elle appartient à la proclamation même de l’Évangile.

Et lorsque l’invitation du Royaume est refusée par ceux qui se croient déjà en règle, le maître dit : « Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux » Luc 14:21. L’appel ne s’adresse pas à des croyants costumés dans une apparence religieuse, mais à ceux qui reconnaissent leur besoin et reçoivent l’invitation du Seigneur.

Car l’invitation demeure : « Venez, car tout est déjà prêt » Luc 14:17. Le plein salut n’est pas présenté comme une possibilité lointaine, mais comme une table préparée en Christ. La foi ne vient donc pas négocier avec l’incertitude ; elle vient recevoir ce que le Père a déjà préparé dans le Fils.

L’immersion dans le Christ glorifié

Être baptisé en Jésus-Christ, ce n’est pas seulement être identifié à Sa mort ; c’est aussi être uni à Sa résurrection. Paul écrit : « nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts, nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » Romains 6:3-5.

Le croyant ne reçoit donc pas seulement le pardon : il est introduit dans une nouvelle création, où le Christ glorifiédevient sa vie, son modèle, sa source et son reflet.

L’apôtre Jean, saisi par l’Esprit au jour du Seigneur Apocalypse 1:10, voit le Christ glorifié, puis il est appelé à monter pour contempler le trône céleste Apocalypse 4:1-2. Cela montre que l’homme naturel ne peut accéder aux réalités célestes par ses propres capacités ; il doit être rendu capable par Dieu.

Ainsi, l’Église ne peut paraître sans tache, ni ride, ni rien de semblable, si elle demeure dans une compréhension seulement morale ou intérieure de la transformation. Christ sanctifie Son Église : « afin de faire paraître devant Lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable » Éphésiens 5:26-27.

Ce n’est pas la mort qui prépare l’Église pour l’Époux ; c’est la vie du Ressuscité qui la purifie, la transfigure et la rend conforme à son image.

Porter dès maintenant l’image du Fils

La gloire du corps n’est donc pas une idée future séparée de la vie présente ; elle est acquise en Christ et doit être reçue par la foi, annoncée par la Parole et manifestée par l’Esprit.

Le croyant est appelé à ne plus penser son corps comme destiné fatalement à la mort, mais comme appartenant déjà au Seigneur : « le corps est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps » 1 Corinthiens 6:13.

Il est aussi écrit : « votre corps est le temple du Saint-Esprit » 1 Corinthiens 6:19-20, et encore : « vous êtes le corps de Christ » 1 Corinthiens 12:27.

Le combat de l’ennemi consiste à voiler cette réalité aux croyants, afin qu’ils acceptent la mort comme une nécessité indépassable et qu’ils réduisent l’Évangile à une consolation intérieure. Mais l’œuvre de la Croix proclame davantage : Christ a dépouillé les dominations et les autorités Colossiens 2:15, détruit l’autorité de la mort Hébreux 2:14-15, et fait resplendir la vie et l’incorruptibilité 2 Timothée 1:10.

L’Église doit donc retrouver la pleine portée de son héritage : elle est appelée à porter, dès maintenant, le reflet du Fils glorifié.

Renverser le mensonge et ajuster la foi au plein salut

Satan est le père du mensonge. Jésus le déclare clairement : « il est menteur et le père du mensonge » Jean 8:44. Son œuvre consiste à infiltrer dans l’esprit des croyants une compréhension diminuée du salut, comme si parvenir à la stature de Christ était irréaliste, trop difficile ou réservé à quelques-uns.

Alors le croyant accepte peu à peu une justification après l’autre : il se résigne à ses limites, approuve son propre état, puis s’endort dans une suffisance spirituelle qui arrange le prince des ténèbres. Mais cette résignation n’est pas la foi ; elle est une forme d’accord avec un mensonge.

Or le dessein de Dieu n’est pas de maintenir les croyants dans une mesure diminuée, mais de les conduire « à la mesure de la stature parfaite de Christ » Éphésiens 4:13. Le plein salut en Jésus-Christ n’est pas une théorie : il est l’appel de Dieu à croire, recevoir et manifester toute la vie du Fils.

Ça suffit. Que tout croyant se repente d’avoir ajusté sa foi à son expérience, à ses limites ou aux mensonges de l’ennemi. Que chacun ajuste désormais sa foi sur le plein salut acquis en Jésus-Christ, jusqu’à ce que la vie du Ressuscité soit crue, reçue et manifestée dans tout l’être.

Cette vérité appelle aussi une repentance : Seigneur, pardonne-nous d’avoir parfois présenté comme une fatalité ce que Tu as vaincu à la Croix.

Pardonne-nous d’avoir limité Ton œuvre à l’intérieur de l’homme, alors que Tu es venu sauver, relever et glorifier l’être entier.

Ramène Ton Église à la révélation du Christ ressuscité, afin qu’elle marche dans la puissance de la vie, le visage découvert, transformée de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit 2 Corinthiens 3:18.

Prière de renversement du mensonge et d’alignement au plein salut

Seigneur Jésus-Christ, nous venons devant Toi avec un cœur repentant et réveillé. Nous renonçons à toute tromperie de l’adversaire, à tout aveuglement spirituel, à toute séduction qui a réduit Ton œuvre, diminué Ta Croix ou présenté la mortla maladiela peur et la résignation comme des fatalités supérieures à Ton triomphe.

Nous rappelons devant les cieux, devant la terre et devant les puissances que Tu as tout accompli. Dans Ton corps meurtri, Tu as porté nos péchés, nos douleurs, nos maladies, notre vieille nature, notre condamnation et tout ce qui nous tenait captifs loin du cœur du Père. À la Croix, ce qui appartenait à l’ancien homme a été jugé, crucifié et dépouillé de son droit de régner sur nous.

Il est écrit : « Lui qui a porté Lui-même nos péchés en Son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; Lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris » 1 Pierre 2:24. Il est encore écrit : « Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la Croix » Colossiens 2:15.

Nous déclarons que nous ne sommes plus esclaves du mensonge, ni prisonniers de l’ignorance, ni soumis à une foi diminuée. Nous avons été ensevelis avec Christ, ressuscités avec Lui et appelés à marcher en nouveauté de vie. L’ancien ordre d’Adam ne définira plus notre espérance ; c’est le Christ ressuscité qui devient notre mesure, notre vie et notre horizon.

Seigneur, arrache de nos pensées toute parole semée par l’adversaire : toute voix qui dit que le plein salut est trop haut, trop difficile, trop lointain ou réservé à quelques-uns. Que tout voile tombe. Que toute séduction soit exposée. Que toute résignation se brise. Que notre foi soit ajustée à Ton œuvre accomplie et non à nos expériences incomplètes.

Nous recevons la vie nouvelle que Tu as ouverte par Ta mort et Ta résurrection. Nous croyons que nous sommes appelés à porter l’image glorieuse de Celui qui a triomphé pour chacun de nous. Que notre âme demeure connectée au cœur du Père, que notre corps soit consacré au Seigneur, que notre esprit soit vivifié par l’Esprit, et que toute notre vie devienne le témoignage visible de Ton plein salut.

Au nom de Jésus-Christ, nous renversons le mensonge, nous refusons l’aveuglement, nous rejetons la séduction, et nous nous alignons sur la vérité de la Croix : Christ est mortChrist est ressuscitéChrist a triomphé, et Sa vie doit être manifestée en nous, sur la terre comme au ciel. Amen.

Bénédictions et salutations fraternelles en Jésus-Christ.

Yves GRAVET
Son serviteur

 




 


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