Association Vie Comblée

Association Vie Comblée

vendredi 19 août 2016

101 LES DEUX ECUEILS



INTRODUCTION


Quand un bateau heurte un rocher à fleur d’eau, un écueil, cela peut signifier la perdition corps et biens. L’écueil plus généralement est un obstacle dangereux, une difficulté qui met en péril.
Deux écueils majeurs doivent impérativement être évités tant pour Israël que pour l’Eglise. Il s’agit du veau d’or et de l’incrédulité des explorateurs face à la conquête du Pays promis. Josué et Caleb furent les heureuses exceptions.
Nous verrons que l’écueil du veau d’or consiste à vouloir entrer dans le Pays promis où coulent le lait et le miel sans la Torah et l’écueil de l’incrédulité des explorateurs à vouloir mettre plus ou moins la Torah en pratique dans le désert mais sans s’installer sur la Terre promise.
Des parallèles plus qu’évidents pourront être tracées pour l’Eglise.    

1.    Premier écueil : les exemples d’Israël se fabriquant le veau d’or, de Babel et de Jéroboam

« Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s'assembla autour d'Aaron, et lui dit : Allons ! fais-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. » (Exode 32 :1 ; cf. aussi v.23). 
Dans l’écrit intitulé « Le veau d’or », nous avons essayé de décrire tout ce que représentait cette forme d’idolâtrie.
Ici nous aimerions insister sur le fait que cette idole devait « marcher devant » le Peuple pour le mener à bon port à savoir le Pays promis mais sans la Torah.
Comme l’intermédiaire Moïse entre le Peuple et Dieu était quasiment considéré comme mort, il fallait un autre intermédiaire visible à savoir la statue du veau d’or impudemment nommée YHWH Elohim (Exode 32 :4-5), mais au final un dieu/idole comme les autres, comble de l’idolâtrie !
Le veau d’or avait soi-disant fait sortir le Peuple Hébreu d’Egypte (Exode 32 :4) et devait par conséquent « marcher en tête » pour permettre d’emprunter le chemin de l’abondance vers le Pays promis par la fête païenne dans la débauche, l’idolâtrie et la superstition comme c’était le cas pour les autres nations.
Mais davantage encore, il devait être la démonstration que le Peuple Hébreu était un peuple comme tous les autres peuples et non pas un Peuple mis à part, saint, choisi par YHWH Elohim.
Les partisans du veau d’or voulaient être comme tout le monde avec une religion, des superstitions, une économie, une morale, une politique et aussi une terre aux frontières reconnues comme pour les autres nations environnantes. Ils voulaient aborder les réalités de la vie quotidienne comme tout le monde dans leur terre. L’adaptation au monde pour en tirer un maximum de profit était leur fil conducteur, alors qu’ils auraient dû s’adapter à YHWH Elohim et Ses commandements !
L’absence de Moïse, parce que serviteur du vrai Dieu aux exigences de foi, de confiance, de sainteté et de sanctification par la Torah, de culte spécifique, d’obéissance à des ordres inhabituels par rapport à la normalité ambiante, permettait à ce moment-là, le souffle d’une fausse brise de liberté. Il y avait là largement prétexte à mettre au rebut l’enquiquineur professionnel, son Dieu y compris ! Et comme dit, le veau d’or, une idole à leur convenance, devait soi-disant les mener à bon port au Pays d’abondance où coulent le lait et le miel !

Le même schéma se retrouve bien plus tôt pour les hommes ayant construit la tour de Babel, mais là le Pays à atteindre par l’idolâtrie et les superstitions était les lieux célestes, le Paradis perdu pour tenter sous l’égide du Chérubin déchu d’en dégager YHWH Elohim !

Bien plus tard au Pays promis, Jéroboam, le premier roi du Royaume du Nord, Israël, adorait deux veaux d’or et nous retrouvons exactement le même état d’esprit chaque fois qu’un roi soit d’Israël, soit de Juda « faisait ce qui est mal aux yeux de l’Eternel ».
Ils voulaient être des rois comme tous les autres rois des environs avec un peuple comme tous les autres peuples dans leurs territoires respectifs voisins et des dieux ressemblant à toutes les autres idoles des pays environnants. Le résultat, malgré tous les avertissements des prophètes, fut la perte du Pays promis par les exils.
L’Israël actuel, à nouveau partiellement dans le Pays promis, devra à terme retrouver la Torah, le Temple, les prophètes et aussi la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ pour éviter ce premier écueil du veau d’or. En effet, une bonne économie, une bonne armée, une politique démocratique laïque modérée comme tous les peuples occidentaux s’avèreront à terme malgré tout insuffisantes pour éviter l’écueil du veau d’or. Le seul moyen d’éviter cette idole avec tout ce qu’elle représente est de se tourner vers la Bible, vers YHWH Elohim révélé EN Jésus le Messie tout en gardant l’identité de Peuple juif élu, mis à part sur sa Terre promise avec ses missions spécifiques !

2.    Premier écueil : l’exemple de l’Eglise catholique romaine

L’Eglise catholique romaine à l’origine de l’Occident suite aux Nabatéens-Edomites (cf. Civilisation exceptionnelle de Petra) descendants d’Esaü, à leurs héritiers Grecs et Romains, a « dominé la terre » principalement au Moyen-Age. Nous savons que le veau d’or dont la domination papale sur les souverains temporels, la vente des indulgences au 16ème siècle pour construire St Pierre de Rome etc…, dominait le monde. La mariologie, le culte des saints, le sacrifice de la messe par les « prêtres » calqués sur les cultes sacrificiels du polythéisme païen, ne furent que quelques éléments pour maintenir les peuples sous un joug politico-religieux aux couleurs du veau d’or. Il suffit de voir les mobiliers, les autels, les statues dorés de certaines églises. Ce fut aussi l’époque où la Bible fut interdite au commun des mortels parce que la Tradition non biblique de l’Eglise romaine primait sur elle. Gare aux récalcitrants qui n’étaient pas dans la ligne papale car les massacres et les bûchers foisonnaient !
L’Eglise romaine dominait quasiment la terre « connue » mais sans la Torah, les prophètes et la Nouvelle Alliance.
Elle prônait une religion semblable au paganisme comme tous les autres peuples à travers le monde dans le but de s’y adapter. Il s’agit là très exactement du culte du veau d’or aussi malheureusement appelé YHWH Elohim comme Israël l’a nommé ou encore Père, Fils et Saint Esprit. Mais à cause de ce culte idolâtre, elle fut progressivement marginalisée, ce qui correspond aux exils pour Israël. L’Eglise catholique romaine perdit en effet peu à peu le pouvoir sur ses terres comme Israël perdit le sien sur sa terre à plusieurs reprises.
En effet, on ne peut se passer de la Bible et de YHWH Elohim, Père, Fils et Saint Esprit, pour accéder ou rester dans la Terre Promise sous peine de pratiquer le culte du veau d’or.

3.    Deuxième écueil : l’exemple d’Israël refusant la conquête

Le Peuple Hébreu après le retour inattendu de Moïse du Sinaï, la punition divine par l’extermination des partisans du culte du veau d’or, l’application de la Torah avec les miracles divins divers malgré les murmures et les révoltes, arrive au Jourdain pour passer à la conquête du Pays promis, Canaan. Douze explorateurs sont envoyés dans la Terre promise. A leur retour le rapport négatif de dix d’entre eux détruisirent la foi et la confiance du Peuple en YHWH Elohim en vue de passer à la conquête.    
Ils avaient la Torah, le Tabernacle, le visage brillant de Moïse, la conduite divine de la colonne de Feu la nuit et celle de la Nuée le jour, les miracles alimentaires des cailles et de la manne, les jaillissements miraculeux de l’eau du rocher, les vêtements qui ne s’usèrent pas, les victoires miraculeuses militaires etc… mais dans le désert en nomades !
Cela ressemble à une « belle église charismatique » pérégrinant dans le désert de l’espace-matière-temps avec sa Bible sous le bras et vivant quelquefois de merveilleux miracles.
Ils avaient leur Torah et Moïse et essayaient tant bien que mal de se discipliner par rapport aux préceptes divins. Mais il leur manquait juste le Pays promis prévu pour eux par YHWH Elohim pour s’épanouir pleinement dans un environnement protégé et favorable.
Ce Pays était non seulement promis mais était un espace, mis à part, réservé à YHWH Elohim, seul endroit où Il pourrait être pleinement adoré, honoré, servi par Son Peuple et où Il pourrait aussi pleinement le bénir dans tous les domaines de la vie et bien entendu à terme par la manifestation glorieuse et puissante du Messie - Roi.
Ce refus de conquête fut sanctionné par la mort dans le désert durant 40 longues années de pérégrinations de cette génération du refus, exceptés Josué et Caleb. Ils avaient la Torah et Moïse mais n’avaient pas la Terre promise.
           
4.    Deuxième écueil : l’exemple de l’Eglise

L’Eglise primitive fut, comme le Peuple d’Israël après le veau d’or dans le désert, une belle église charismatique dans le désert de l’espace-matière-temps. Elle avait la Torah, certains écrits du Nouveau Testament et les ministères et les miracles mais pas la Terre promise c’est-à-dire la Salle du Trône. Après quelques années, de par le ministère de l’Apôtre Jean, elle arrive au « bord du Jourdain pour le passer et monter au Pays promis pour le conquérir ». Elle fut en fait confrontée à l’exhortation de Jésus-Christ Glorifié qui les y a précédés. L’Apôtre Jean eu la grâce de pouvoir largement « explorer » le Pays promis pour qu’il puisse témoigner et exhorter les sept églises (= Eglise dans sa globalité et sa diversité) à son tour pour qu’elles y montent, comme Josué et Caleb le firent pour Israël. Il fallait ensuite procéder à la conquête des « espaces-réalités » perdus lors de la chute à savoir le 2ème ciel, devenu l’enfer dirigé par le Dragon et la terre et/ou espace-matière-temps dirigé par le même Dragon, le Prince de ce monde.
L’Eglise, incrédule exactement comme le Peuple d’Israël, refusa de monter en vue de cette conquête. Ce furent alors environ 2000 années jusqu’à présent de pérégrinations dans le désert espace-matière-temps.
Durant cette période, comme décrit plus haut, elle s’est largement adonnée au culte du veau d’or en se passant de Bible pensant arriver tout au moins à conquérir la terre par cette idolâtrie et « se faire, moyennant finances, éventuellement une petite place au ciel après la mort devenue inéluctable ».
Puis, suite à la Réformation, une partie de l’Eglise récupéra progressivement la lecture, l’étude et la mise en pratique de la Bible pour redevenir au 20ème siècle une église charismatique semblable à l’Eglise Primitive. Comme il y a presque 2000 ans, elle est à nouveau confrontée à l’exhortation de Jésus-Christ Glorifié pour la montée au Pays promis en vue de la conquête.
            « Bible en main », particulièrement l’Apocalypse, elle est à nouveau exhortée à « passer miraculeusement le Jourdain », c’est-à-dire à se laisser métamorphoser puis monter au Pays, monter dans les lieux célestes à la Salle du Trône, esprit, âme et corps et commencer ensuite la conquête.
            Aujourd’hui elle doit continuer à garder la « Bible en main » comme le Peuple d’Israël dans le désert pourvu de la Torah et du ministère de Moïse mais elle doit aussi passer à la conquête à partir de la Salle du Trône, le Tabernacle – Temple céleste d’où Dieu dirige les opérations en direct !
            En plus l’exemple actuel d’Israël qui retrouve partiellement sa Terre promise et retrouvera à terme le Temple, aussi après 2000 ans, doit devenir une exhortation et un encouragement supplémentaires pour suivre cette voie et éviter le deuxième écueil mortel qui consisterait à avoir la Bible et les ministères certes, mais pas la Terre promise, ou la Salle du Trône, seul « endroit » à partir de laquelle la conquête du 2ème ciel et de la terre est enfin possible !

5.    Quand l’Eglise charismatique actuelle heurte les deux écueils

Aussi longtemps que l’Eglise charismatique restera dans le désert – espace-matière-temps, soit elle heurtera l’écueil du veau d’or, soit celui de l’incrédulité ou les deux.
Certaines méga-églises charismatiques, qui confondent ministères et managers, bénédictions et business, puissance du Saint-Esprit qui se manifeste surtout au début de l’œuvre et pouvoir terrestre médiatique, financier voire politique, ont d’ores et déjà succombé à la tentation en heurtant l’écueil du veau d’or et en pensant par-là conquérir des « terres promises » pour Dieu. Dans un triomphalisme ambiant soi-disant spirituel, le texte biblique finit souvent par y être très relativisé à commencer aux niveaux de l’argent et de l’adultère. En effet, être une star charismatique génère beaucoup de « faux frais » et expose à certaines pressions et avances de personnes du sexe opposé ou alors permet de « conclure » plus facilement vu l’aura du ministère … Le mauvais exemple finit malheureusement toujours par faire des « petits » au sein du peuple. L’adaptation au monde est ici flagrante : on fait, agit et vit comme tout le monde davantage pour paraître que pour être. L’image très visible, le succès, la réputation et l’abondance sont la preuve de la bénédiction divine. 
D’autres églises tout aussi charismatiques, Bible en main mais sans « Pays promis sur terre » comme ces méga-églises, considèrent la persécution, la souffrance, la maladie, la misère du désert comme inévitables pour le « petit reste » qu’elles croient représenter. Elles croient, espèrent et expérimentent des miracles de guérison, de délivrance ici ou là. En même temps, en cas d’absence de miracles, elles tentent de s’en consoler en donnant leur explication par une « acceptation-glorification » de la maladie, de la souffrance et du martyre qui peut alors se transformer en certificat de « sainteté » et de religiosité intenses considéré comme étant de la proximité avec Dieu. Mais en même temps ou alternativement se développe un « bureau de plaintes-murmures » humainement compréhensible face à des souffrances réelles et terribles, comme ce fut le cas du Peuple d’Israël au désert.
Bref, ce type d’église charismatique a succombé à l’incrédulité des dix explorateurs par leur refus de conquête. Dégager les « géants » (Nombres 13 :33), en tant que « petit reste », occupant le Pays promis au niveau du 2ème ciel censés s’opposer à elles, relève de l’irraisonnable et de l’impossible ! On finit par y glorifier l’Ennemi en ne cessant de parler des problèmes de l’Eglise, moraux, familiaux, de maladies, de médicaments, des problèmes du « monde loin de Dieu » qui ne cessent de s’amplifier etc… au lieu de parler de métamorphose et de conquête, véritables solutions aux problèmes ! Si on n’avait plus ces sujets de conversation de quoi parlerait-on ? On se le demande !
Bref, ces églises se sont heurtées à l’écueil de l’incrédulité face à la montée et la conquête : une impossibilité toute humaine et très compréhensible de ce point de vue mais tellement mortifère.

6.    Arrêter de naviguer pour aller s’asseoir sur le Trône avec Jésus

Souvent l’imagerie populaire représente l’Eglise comme un bateau voguant toutes voiles dehors, quelquefois affrontant la tempête. C’est probablement en référence à l’histoire de la tempête apaisée.
Au moment de la tempête apaisée, le Seigneur Jésus était esprit, âme et corps dans la barque avec Ses disciples. Il était dans l’ère ou la dispensation Il avait rejoint l’humanité pour la sauver par Sa mort expiatoire sur la croix. Mais entre-temps Il est ressuscité, monté au ciel et Il est revenu pour les Siens pour les exhorter à Le rejoindre esprit, âme et corps là où Il est, à savoir le Trône de gloire (Apocalypse 3 :21 cf. aussi explication de Matthieu 28 :20b dans l’écrit « Le Pouvoir » ; la traduction « jusqu’à la fin du monde » est fausse mais doit être traduite par « jusqu’à la fin de l’ère – dispensation qui n’allait que jusqu’à l’Apocalypse).
   Comme Il n’est plus sur le bateau depuis qu’il a institué la nouvelle ère en Apocalypse 1-3, lors de Son retour pour les Siens, il faut évidemment quitter le bateau. Si nous continuons de naviguer sans Jésus dans le bateau, nous risquons de succomber aux tempêtes de la Grande Tribulation, du règne de l’Anti[é]-Christ avec en prime les écueils et particulièrement les deux écueils décrits plus haut. Il n’est plus dans le bateau pour calmer la tempête !!! Certes, et fort heureusement, Il calme encore bien des tempêtes par miséricorde, mais reconnaissons franchement, vu l’état général de l’Eglise et peut-être le nôtre sur probablement bien des points, qu’Il n’est plus dans le bateau !
      Arrêter de naviguer, quitter le bateau, pour aller où ? Evidemment là où Il est, et le Saint Esprit attend que nous Lui donnions clairement le feu vert pour nous y amener !   
            En effet, si nous recherchons en priorité absolue la métamorphose en vue de la montée, nous finirons par l’obtenir car cela correspond à la volonté de notre Dieu ! (1Jean 5 :14).

      Conclusion

Comprendre l’erreur fondamentale de l’Eglise de ne pas avoir répondu positivement à l’appel de Jésus-Christ Glorifié par l’intermédiaire de l’Apôtre Jean est absolument capital ! Il faut effectivement se dégager d’une fausse doctrine, d’une foi mal orientée et d’un amour envers notre Dieu toujours plus ou moins frustré au fil des années ! C’est le résultat du fait qu’on n’est pas là où Jésus est, tout simplement !
Alors arrêtons d’essayer de naviguer dans notre rafiot bimillénaire qui prend l’eau parce qu’il s’est pris au moins deux écueils et qu’il risque de sombrer corps et biens.
Jésus n’a-t-Il pas dit : « … quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »  (Luc 8 :18). Ce n’est pas peu dire quand à l’optimisme de Jésus et c’est vrai qu’Il ne l’a pas trouvée quand Il est revenu pour les Siens ! Le résultat de la suite ne fut pas très probant, c’est le moins qu’on puisse dire.
            Mais l’opportunité nous est à nouveau donnée d’entrer dans la nouvelle ère instituée par Jésus-Christ Glorifié déjà il y a 2000 ans : « Seigneur je crois, je veux sortir du rafiot bimillénaire, sauves-moi de ce naufrage dans Ta grâce ! »   
                                              

                                                                                             En Lui, Martin BUSCH

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire