Association Vie Comblée

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dimanche 19 février 2012

La couverture spirituelle


Pasteur Claude SOLD (à gauche)

Message à destination des ministres de l’Evangile !


Réponses à quelques questions :

Suite à un échange de courriers avec le Pasteur Guillaume Boby, l’idée m’est venue de faire une réponse qui tirera au clair des questions que d’autres se posent aussi.

Voici quelques termes utilisés dans les milieux chrétiens. Nous allons les définir et voir quelle est leur réalité spirituelle.

            1)  Qu’est-ce qu’un père spirituel ?

On entend des gens dire : « Untel » est mon père spirituel. D’autres disent : « Je suis ton père spirituel, j’ai donc autorité sur toi », ce qui sous-entend : je peux imposer à d'autres ce qu'ils doivent faire.

            Que dit la Bible, la Parole de Dieu ?

Matthieu 23:9 : « N’appelez personne sur la terre votre père ; car une seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. »

Beaucoup d’erreurs sont le résultat d’une fausse interprétation de la Bible, surtout quand on mêle l’Ancien Testament à des coutumes locales et des traditions.

La pensée de l’Esprit est qu’il n’y ait pas d’oppression, de chrétiens qui soient dominés, mais qu’ils soient réellement affranchis, avec Dieu comme père et le Christ-Jésus comme directeur.
Ceci étant dit, comme nous honorons notre père et notre mère dans le naturel (Eph 6:2), nous sommes appelés à honorer celui ou celle qui nous a menés à Christ. Sauf si ces parents naturels ou spirituels veulent prendre la place de Dieu. Lui seul a le droit de diriger notre vie ; et même là, il le fait avec notre libre consentement et en accord avec notre volonté. Cela explique le passage où le Seigneur dit qu'il faut parfois quitter son père, sa mère, ou sa famille à cause du royaume de Dieu.
Je connais certaines traditions, mais je conseille d’éviter d’utiliser le terme « père » pour désigner quelqu’un dans le corps de Christ. Ma position est aussi qu’il ne faudrait pas utiliser le mot « Abbé », qui est directement dérivé du mot « Abba » que le Seigneur Jésus utilisait pour invoquer son Père céleste. L'apôtre Paul dit que l’Esprit nous pousse à crier à Dieu : « Abba, Père ! », ce qui signifie « cher papa ! » (Rom 8:15 et Gal 4:6).

Pourtant, c'est une réalité spirituelle que Dieu veut que nous grandissions et que nous ne restions pas des enfants. Nous voyons cet enseignement dans 1 Jean 2:12-14. Les pères sont une catégorie de personnes qui ont acquis une maturité spirituelle et une connaissance de Dieu. Le terme « père » indique aussi le fait qu’elles portent du fruit. Mais cela ne leur confère pas pour autant un statut d’infaillibilité, ou une position dominante sur le peuple, ni une autorité pour établir des dogmes qui seraient contraires à la saine doctrine de la Parole de Dieu. (Elles seraient alors des papes, ou pères de l’Eglise, avec ce que l’histoire nous a appris).

            2)  Père spirituel ou Maître ?

Dans ce même passage de Matthieu 23 déjà vu plus haut, au verset 8, il est dit : « Ne vous faites pas appeler Rabbi (ce qui signifie Maître) ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. »

Quelqu’un pourrait objecter : Oui, mais dans 1 Cor 4:14-17, Paul dit qu’il est le père des Corinthiens !

            Que dit la Bible, la Parole de Dieu ?

La Bible nous apprend ce que nous savons par expérience : nous avons une relation particulière avec ceux qui nous ont donné la vie (nos parents). De même, ceux qui nous ont conduits à Christ ont une place spéciale dans nos c?urs. Mais voici le contexte : dans ses voyages missionnaires, l’apôtre Paul évangélisait, gagnait des personnes à Christ, et établissait des églises locales. Puis il poursuivait son chemin, et recommençait ce même travail. Ensuite, il recevait des nouvelles de ces églises, ou des lettres avec des questions, et il y répondait par ce que nous avons appelé des épîtres.
Dans le cas des Corinthiens, il y avait des divisions, car plusieurs « maîtres » voulaient abuser des Corinthiens et remettre en question le ministère d’apôtre de Paul. C’est alors que Paul écrivit : « Je suis votre père », je vous ai engendrés, ne vous égarez pas avec tous ces « maîtres ». Combien cette situation est encore d’actualité aujourd’hui : un serviteur de Dieu travaille pour l’Evangile, défriche un champ nouveau, est occupé à diverses taches dans son ministère ; puis d’autres viennent, détournent les gens, récoltent les fruits et causent des divisions.

Mais il y a aussi besoin de « maîtres » dans le sens de Hébreux 5:11-14, c'est-à-dire de gens qui, à cause de la bonne nourriture spirituelle qu’ils ont reçue, ont grandi, ne se laissent pas emporter à tout vent de doctrines (Eph 4:14), mais exercent le discernement, et sont capables de transmettre ce qu’ils ont appris (2 Tim 2:2). Pourtant, là encore, je déconseille d’appeler quelqu'un « maître », à cause de l’avertissement du Seigneur Jésus.

            3)  Qu’est-ce qu’un conseiller spirituel ou un pasteur ?

Le terme de pasteur n’est employé que 3 fois dans le Nouveau Testament. Par contre, sa fonction et son ministère sont essentiels pour la croissance du peuple de Dieu. Je viens de réaliser une série d’enseignements, intitulée « les soins pastoraux ». Ce serait trop long de détailler ici la fonction pastorale. Sachez, cependant, que dans le Nouveau Testament, les mots pasteur (ou berger), ancien, ou évêque représentent une même chose.

            Que dit la Bible, la Parole de Dieu ?

La personne qui exerce le ministère de pasteur va faire ce que ferait un père de famille ou un berger qui aurait la charge d’un troupeau, c'est-à-dire nourrir, prendre soin, conduire dans des voies sûres, protéger des prédateurs et des dangers, exhorter, consoler. Il fera ces choses en ayant Jésus pour modèle, qui est le bon berger (Jean 10:10) prêt à donner sa vie pour ses brebis, et qui est venu non pour être servi mais pour servir (Marc 10:42-45). Et il appliquera 1 Pierre 5:1-6 pour qu'il y ait l’harmonie dans l’église.

Tout chrétien doit avoir un pasteur : pas seulement quelqu’un qui porte ce titre, mais qui exerce cette fonction dans sa vie, étant capable d’aider, de conseiller, mais aussi de reprendre si nécessaire. C’est la personne que vous voulez appeler à l’heure de la difficulté.

4)  Qu’est-ce qu’un leader spirituel ou conducteur spirituel ?

Le mot « leader » est tout simplement un terme anglais qui désigne quelqu’un qui est dans un poste de responsabilité. Cela fait bien et moderne d’utiliser ce mot, mais il n’a rien de nouveau. Les termes « père, maître, ou pasteur » contiennent la notion de leader. Le mot « conducteur » est sa traduction française, et nous le trouvons dans Hébreux 13:7 « Souvenez-vous de vos conducteurs ». Il nous est dit d'observer leur vie, pour imiter le bien et s’éloigner du mal. (S’ils chutent, que ce soit un avertissement). Il ne doit pas y avoir d’obéissance aveugle à un conducteur.
Nous voyons aussi, dans Romains 2, un avertissement concernant ceux qui ne mettent pas la Parole en pratique, mais qui veulent être les conducteurs des aveugles, les docteurs des insensés, les maîtres des ignorants, et qui ne s’enseignent pas eux-mêmes (Rom 2:19-21).

            5)  Qu’est-ce qu’une couverture spirituelle ?

Comme je l’ai déjà dit, la volonté de Dieu est que nous soyons tous frères et s?urs en Jésus-Christ, et qu’il n’y ait pas dans le corps de Christ une personne qui domine sur une autre.

            Que dit la Bible, la Parole de Dieu ?

Reprenons le passage d’Ephésiens 4:11 dans lequel les cinq ministères de la Parole sont listés. Il ne faut pas voir dans l’ordre d’énumération des ministères : apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et docteur, une sorte de hiérarchie militaire ou de système pyramidal, où certains ministères seraient plus importants ou pourraient commander d’autres. En réalité, chacun reçoit son autorité du Seigneur Jésus lui-même, selon la mission et le champ dans lequel il est appelé à servir. C’est ainsi que nous avons autorité dans notre propre champ ; et nous respectons l’autorité d’un autre serviteur de Dieu, sans « envahir » son champ à lui.
Dans le cadre de cette harmonie des ministères, nous bénéficions de ce que l’on peut appeler une « couverture spirituelle » : dans la mesure où nous honorons les autres serviteurs de Dieu, où nous nous encourageons mutuellement, où nous nous soutenons et prions les uns pour les autres, nous sommes «protégés » par la communion fraternelle.

En utilisant le mot « protection », je me rends compte qu’étant bien intentionnée au départ, cette pratique peut parfois sortir de la volonté de Dieu. Elle ressemble aux pratiques de la mafia où le « parrain » offre sa protection en échange de la soumission et des services rendus. Il est évident que, dans ce cas, nous nous retrouvons dans un système humain, charnel, éloigné de la pensée divine.

C’était le reproche de Dieu à son peuple, dans Esaïe 30:1-3. Rechercher la protection de l’Egypte, c’était retourner à l’esclavage. (Le féodalisme est une autre illustration de cette abomination, qui a conduit en Europe, dans les heures sombres du moyen-âge, au développement d’un système d’asservissement de l’homme par l’homme).

Où voyons-nous, dans la Bible, l’idée de couverture spirituelle ?

Soyons clair : au sens où l’entendent certains, nulle part dans la Bible, nous ne voyons un modèle hiérarchique au sein duquel certains offriraient une protection à d’autres et exigeraient en échange honneurs, obéissance, argent, ou que sais-je !

Mais sachant qu’il y a beaucoup de confusion dans le corps de Christ, je comprends que certains veulent rechercher l’approbation et la reconnaissance d’autres ministères. L’apôtre Paul nous explique, dans Galates 2:2, qu’il a exposé aux apôtres de Jérusalem l’Evangile qu'il prêchait, afin qu’il y ait une reconnaissance mutuelle de l’appel de chacun, et qu'il n'ait pas couru en vain.
Il est donc bon d’agir, dans certains endroits, avec la recommandation ou l’approbation d’autres serviteurs de Dieu. Mais dans certaines situations, il ne faut pas consulter la chair et le sang (rechercher des appuis charnels et humains), mais obéir à la vision céleste.

Un des problèmes dans le corps de Christ actuellement, c'est le nombre important de soi-disant serviteurs de Dieu qui se donnent toutes sortes de titres. Mais ce que nous désirons voir avant tout, ce sont ceux qui ont réellement un appel divin et qui portent du fruit pour la gloire de Dieu.

Quelques questions finales :

1)  Est-ce que, dans un pays donné, tout serviteur de Dieu devrait obligatoirement avoir une couverture spirituelle sur place ?
NON.

2)  Suffit-il d'avoir une couverture spirituelle à l'internationale ?
Dieu a une vision mondiale (Il a tant aimé le monde cf. Jean 3:16) , mais la communion de ministères doit se vivre à plusieurs niveaux : local, régional, national et international, autant que possible.

3)  Peut-on avoir plusieurs couvertures spirituelles ?
D’après mes réponses, il n’y a pas réellement de couverture spirituelle, mais plutôt une association de ministères qui se respectent et se soutiennent dans ce sens. Nous pouvons vivre la communion avec autant de ministères que possible. Mais, en réalité, les limites de notre champ d’action, de la vision reçue, et de nos capacités humaines, nous feront travailler avec un nombre relativement réduit.

Résumé et illustration par un exemple concret  :

Le Seigneur nous a donné (Claude et Joëlle Sold) de diriger le Centre Chrétien « La Parole de la Foi » en France (Alsace). Nos amis, Yves et Michèle Gravet, sont les fondateurs de l’?uvre « Vie Comblée », avec son département TV Viecom en France (Charente-Maritime). David et Esther Traoré dirigent l’?uvre du Centre Chrétien « Parole de Vie » au Burkina Faso (Fada), Guillaume et Anne-Marie Boby sont à la tête de l’?uvre de « La Compassion » en Côte-d’Ivoire (Abidjan), Yourlou Mampila est directeur du Centre de Formation Biblique en RD Congo (Kinshasa), Fabien et Sophie Weigel ont leur ministère « Fleuve de Vie » avec l’Institut Timothée en France (Guadeloupe), et beaucoup sont en train de se rajouter…..

Ce qui fait notre particularité, c’est qu’il ne s’agit pas d’une dénomination. Personne ne dirige les autres, mais nous reconnaissons mutuellement l’appel des uns et des autres, et nous nous complétons dans ce que chacun a reçu du Seigneur. Nous recevons conseil, prière, et soutien, selon que nous en faisons la demande, et chacun poursuit son propre appel selon la direction de l’Esprit. Rom 8:14 : « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. »

2 commentaires:

  1. Gloire soit rendue à Dieu le père de Seigneur Jésus-Christ , pour ce merveilleux enseignement qui fait la part des choses d'une importante capitale. Je bénis la vie des pasteurs Claude et Joëlle et Yves et Michelle pour leur disponibilité dans le cadre de la formation des ouvriers du Seigneur. Je suis l'Apôtre Faigna Bi Malo Etienne, qui vient d'ouvrir le centre de formation Biblique la parole de la Foi à Méagui, Côte d'Ivoire (Afrique de l'Ouest)

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  2. tout est claire quand la parole du pere est transmise sous une veritable onction allelou

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