Association Vie Comblée

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03/12/2018

Et si l’Église était passée juste à côté́ ?

Et si l’Église était passée juste à côté́ ?


Occupez à préparer mes messages pour les rencontres de prières de la Maison de Timothée, et notamment en méditant la Parole, j’ai été́ interpelé́ par un passage de La Bible ; 

Actes 5 : 1-11 

1Mais un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété́,
2 et retint une partie du prix, sa femme le sachant ; puis il apporta le reste, et le déposa aux pieds des apôtres.
3 Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint
Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ?
4 S'il n'eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu'il a été vendu, le prix n'était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n'est pas à̀ des hommes que tu as menti, mais à Dieu.
5 Ananias, entendant ces paroles, tomba, et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. 
6 Les jeunes gens, s'étant levés, l'enveloppèrent, l'emportèrent, et l'ensevelirent.
7 Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était arrivé.
8 Pierre lui adressa la parole : Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez vendu le champ ? Oui, répondit-elle, c'est à ce prix-là̀.
9 Alors Pierre lui dit : Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l'Esprit du Seigneur ? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils t'emporteront.
10 Au même instant, elle tomba aux pieds de l'apôtre, et expira. Les jeunes gens, étant entrés, la trouvèrent morte ; ils l'emportèrent, et l'ensevelirent auprès de son mari.
11 Une grande crainte s'empara de toute l'assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses.

Ce texte m’a toujours posé de gros problèmes, comment Dieu, comment « mon Jésus » a-t-il pu permettre que des gens qui lui avait donné́ leurs vies soient foudroyés par la mort comme ça pour leur péché, respectivement pour un seul péché. 

Souvent nous pouvons lire que la différence entre leur péché et les manquements régulier de tous les chrétiens c’est que dans ce cas ils ont menti à l’Esprit Saint. 

Mais honnêtement entre nous, n’avez-vous jamais manqué à votre parole ? N’avez-vous jamais promis ou juré quelque chose à Dieu (bien que cela soit interdit) alors que vous saviez pertinemment que vous n’y arriveriez pas et que vous risquiez bien de revenir en arrière ? Combien de fois avez-vous péché en sachant pertinemment que Dieu le verrait ou qu’il le saurait ? Il en va de même pour moi, naturellement. 

Pourtant si vous lisez ce texte c’est que vous n’avez pas été foudroyés, vous n’avez pas été punis. La grâce complète et totale de l’œuvre de Christ vous a lavé, vous a restauré, au point même que Dieu « n’a pas vu » ou n’a pas voulu tenir compte de ces erreurs. Vous vous êtes sentis mal, vous avez demandé pardon (plus ou moins sincèrement) et vous avez continué à avancer au mieux et en essayant de ne plus trébucher. 

Dieu est le même hier, aujourd’hui et demain. Ananias et Saphira avait le même Dieu, et le même Salut. Pourquoi n’ont-ils pas eu le même traitement que vous et moi ? Certains hommes de Dieu répondent qu’il était nécessaire de faire un exemple pour instaurer une crainte et un saint respect de la Grâce que Dieu a donné aux hommes. 

Un exemple ? En gros, pas de bol cher Ananias et chère Saphira, c’est tombé sur vous ! 
Désolé mais je ne sers pas un Dieu comme cela. Je ne crois pas en un Dieu comme cela. L’Église, la chrétienté toute entière a souvent pris l’habitude d’expliqué ce qu’elle ne comprenait pas au travers d’une justification qui passe par Dieu. Totalement Rois, créateur ayant un pouvoir total sur sa Création, navré, mais ce n’est pas comme ça qu’est Dieu. 

Il est lent à la colère. Il pardonne. Tous les psaumes en parlent ! Dieu nous aime et Il n’agit pas comme un enfant avec une fourmilière « toi tu vis, toi tu meurs ». Certes Il a puni les hommes dans de nombreux passages de l’ancien testament, mais même là s’Il pouvait éviter de les punir, Il l’évitait (Genèse 18 : 16-33). Par ailleurs, ce qui était possible dans l’ancien testament ne l’est plus sous la nouvelle alliance. Le rapport entre Dieu et ses créatures de l’ancienne alliance n’a rien à voir avec le rapport qu’Il a avec ses Filles et ses Fils de la nouvelle alliance. Le rapport à changer, ce n’est pas comparable. 

Donc, revenons à la question initiale, POURQUOI ? 

Je vous invite à vous laisser porter par une probabilité, et si nous n’avions pas compris ce texte ? Et si nous avions interprété ce passage alors que la lumière était éteinte ? Essayons de l’analyser au travers de la révélation de Jésus Christ Glorifié, au travers du livre de l’Apocalypse. 

Un peu plus tôt, dans le chapitre 4 des Actes nous pouvons lire aux versets 32 et 33 : 

32 Tous ceux qui étaient devenus des croyants vivaient dans une parfaite unité de cœur et d’esprit. Personne ne se prétendait propriétaire de ses biens, mais ils partageaient tout ce qu’ils avaient.
33 Avec une grande puissance, les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et la grâce de Dieu agissait avec force en eux tous.

Cela ne devait-il pas être incroyable ? Une parfaite unité de cœur, parfaite unité d’Esprit, les apôtres, avec puissance rendaienttémoignage, la grâce de Dieu qui agit avec puissance ! Ils partageaient tout ce qu’ils avaient. 

Absolument fantastique ! Cela ne vous fait-il pas penser à quelque chose ? N’est-ce pas là une belle représentation de L’Église Épouse ? L’Église désirée par Jésus l’Époux glorifié ? Vérifions ensemble ; 

Apocalypse 2 : 4 ; « J’ai cependant un reproche à te faire : tu as abandonné l’amour que tu avais au début

L’amour du début ? Ou une parfaite unité de cœur !

Apocalypse 2 : 9 ; « Je connais ta détresse et ta pauvreté – pourtant tu es riche... » 

Et si nous partagions tout ? Ne serions-nous pas tous riches ?
Il est évident que ce passage parle aussi de la richesse du message que nous avons reçu, mais je ne pense pas que cela se borne à cette explication. 

Apocalypse 2 : 14 ; « J’ai pourtant quelques reproches à te faire ; tu as chez toi des gens attachés à la doctrine de Balaam... » 

Apocalypse 2 : 20 ; « J’ai pourtant un reproche à te faire : tu laisses cette Jézabel qui se dit prophétesse, égarer mes serviteurs... » 

La doctrine, les dogmes, les idoles (les Saints, Marie, etc...) rendent-ils possible la parfaite unité d’Esprit ? Non ! 
De plus ils conduisent à toutes sortes de péchés et le péché fait naître le péché. Au milieu de faux enseignements, de dogmes, de mauvaises doctrines et de la religiosité, il est facile de se trouver des excuses ! 

Apocalypse 3 : 3 ; « Rappelle-toi donc comment tu as reçu en entendu la parole : Obéis et change ! ... » 

Marc 16 : 20 ; Actes 4 : 33 

Les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Christ. Leurs prédications étaient accompagnées de signes miraculeux, Dieu confirmait leur parole et agissait avec puissance au milieu d’eux ! 

C’est de cette manière que l’Église de Sardes a entendu parler du Seigneur ! Le témoignage de la Résurrection de Christ est central. Les Apôtres ne perdaient pas de temps avec d’autres choses, ils enseignaient plus tard, mais le cœur du message c’est la Résurrection du Christ, et ce message était accompagnée de Puissance et de Signes Miraculeux ! 

Apocalypse 3 : 17 ; « Tu dis : je suis riche ! J’ai amassé des trésors ! Je n’ai besoin de rien ! Et tu ne te rends pas compte que tu es misérable et pitoyable, que tu es pauvre, aveugle et nu ! ...» 

Et si nous étions persuadés d’avoir tout compris ? Si nous étions certains que les enseignements théologiques exprimés depuis près de deux milles ans étaient sans aucun doute justes, exacts, immuables ? 

Où est notre puissance dans ce cas ? Où sont les prodiges ? Où est l’action puissante de Dieu au milieu de nous ? 

Merci Seigneur pour les trop rares miracles que tu nous donnes de vivre, merci Seigneur de nous faire Grâce et de nous rappeler ce que tu souhaites faire de nous ! 

Oui mes amis, nous sommes loin de ces promesses, mais pour continuer cette réflexion ensemble, je vous demande d’avoir l’humilité et l’honnêteté de ne pas vous arrêter sur ces faits en les justifiant par les tirades habituelles : « C’est Dieu qui décide ; Ce n’est pas pour notre époque ; Dieu sait, etc... » 

Mes amis, ne pouvons-nous pas avoir le courage de dire que le problème vient peut-être de nous ? 

Bref, je m’égare, revenons à nos « héros », Ananias et Saphira. 

Ils vivaient au milieu de l’Église que Jésus le Christ Glorifié décrit dans ses lettres. Cette Église puissante, unie dans un même cœur et un même Esprit. Témoin de l’action de Dieu au milieu d’elle. 

Souvent quand on lit ce passage on imagine qu’Ananias, arrivant vers les apôtres se trouvait « un peu » en tête à tête avec ces derniers. Mais n’oublions pas que l’Église, à cette époque n’attendait pas d’évènement particulier pour se réunir, les Chrétiens vivaient ensembles en tout temps. 

Il est certain qu’au moment où Ananias s’est approché de Pierre, qu’il a dû passer devant des frères et des sœurs. Certains priaient, d’autres imposaient les mains aux malades, d’autres encore devaient partager la parole ou l’annoncer à des païens curieux venus voir ce qu’il se passait. L’Église était vivante ! De plus, au milieu de toute cette vie « Dieu agissait avec force en eux tous ». La présence de Dieu devait être palpable ! Il y avait le feu dans l’assemblée (au sens propre comme au sens figuré). 

Avez-vous remarqué que Dieu n’a en aucun cas condamné Ananias ? Il ne lui a pas parlé, Il n’a pas demandé à Pierre de lui dire « L’Éternel déclare... ». Non, l’Esprit-Saint a révélé ce qui s’était passé à Pierre. Là-dessus Pierre a décidé de révéler à Ananias ce qu’il avait fait. Je pense que notre bonhomme ne s’en était même pas rendu compte. Actes 5 : 3-4 

Lorsqu’Ananias s’est trouvé confronté à la réalité de son péché, sa chaire mise en contact de la présence de Dieu, si Glorieuse et si forte, n’a pas supporté ce contraste. 
Non ce n’est pas Dieu, encore moins Pierre, qui a foudroyé Ananias ou Saphira, mais bien eux-mêmes, dans leur chaire qui sont morts d’avoir réalisés qui ils étaient vraiment. 

Notre chaire ne peut pas hériter du Royaume, c’est impossible. Et sans même parler de la métamorphose du corps, c’est aussi vrai que Dieu ne peut pas « Spirituellement » ou « dans l’Esprit », pleinement se manifester si nous restons attachés à notre chaire spirituelle (mauvaises pensées, conduite non sanctifiée, etc...). Dieu nous fait grâce, et je ne suis pas en train de remettre en question notre Salut, non, je vous parle de la manifestation puissante de la parole de Dieu, Dieu témoignant avec Force sur nos assemblées ! 

Ce n’est tout bonnement pas possible dans l’état actuel où se trouve nos églises, au sens large du terme. 

Par ailleurs, permettez-moi de revenir une minute sur la question du Salut. Souvent quand on se permet de manifester des révélations nouvelles, des interrogations inhabituelles, la première réponse de nos leaders dominicaux est de dire que nous remettons en question le Salut, de dire que nous sommes légalistes ou encore de dire que nous remettons en question l’œuvre de Christ. 

C’est tout le contraire, et c’est tellement ironique ! Si de nouveau propos, ou de nouveau sens de réflexion qui nous sont offerts déstabilisent aussi facilement notre compréhension du Salut c’est que nous en sommes toujours au stade d’enfant. 

Il est temps de grandir, de se pencher sur les vrais challenges de notre vie chrétienne et non pas de revenir sans cesse à la croix et à son accomplissement, c’est fait une bonne fois pour toute. C’est un cadeau qui demande à être travaillé et développé ! Il n’est pas question de le remettre en jeu à chaque pas que nous faisons dans notre destiné royale, en obéissant à l’appel qui nous est donné. (Hébreux 5 : 13-14 et la suite 6 : 1-3) 

Vous l’aurez certainement compris, le passage sur Ananias et Saphira sert à nous représenter un état d’Église, un état de communion, un état de la présence de Dieu que nous ne connaissons plus aujourd’hui. 

La question principale, celle qui a motivé la rédaction de ces quelques lignes est de savoir si L’Église est passée juste à côté ?! 

La réponse est naturellement oui ! 

Tant de passages dans les actes nous prouvent qu’ils vivaient des expériences qui aujourd’hui n’existent plus, ou alors que très rarement quand le Seigneur, dans son infini grâce souhaite nous rappeler à lui. 

La vision d’Etienne avant son exécution (Actes 7 : 55-56), la mission de Philippe suivie de sa glorieuse téléportation (Actes 8 : 38-40), la conversion même de Paul (Actes 9 : 3-6), la table de gloire présentée devant Pierre (Actes 10 : 9-16) ou encore la libération miraculeuse, hors du temps de Pierre (Actes 12 : 9-11). 

Mais attention, nous ne sommes pas appelés à faire ce que ces hommes et ces femmes de Dieu ont déjà fait, non, ils avaient leur mission en leur temps. Par contre cela devrait nous inviter à nous poser la seule question qui compte vraiment, pourquoi nous ne vivons plus ces choses ? Pourquoi les miracles se font-ils si rare (merci Seigneur pour ta Grâce qui nous permet d’en vivre). Pourquoi ? 

Dieu a-t-il changé ? NON ! L’Esprit Saint a-t-il changé ? NON ! La Parole a-t-elle changée ? NON 

Mes amis, reprenez les versets que je cite en page 2 et 3 de ce document, reprenez les lettres aux Sept Églises que Jésus Glorifié a dicté à Jean sur l’île de Patmos. 

Ces versets remettent-ils en question le Salut, parlent-ils du péché, ou alors de l’attitude « humaine » des chrétiens ? Ces passages parlent-ils de la dîme ou des sabbats ? Est-ce qu’ils parlent de l’évangélisation ? Est-ce qu’ils nous demandent de respecter toutes sortes de rîtes ou d’habitudes religieuse stériles ? 

Mes amis, ces sept lettres ne parlent que de deux choses : 

Prioritairement, Mathieu 22 : 37-39 : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ; ... ; Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». 

Deuxièmement, Mathieu 7 : 33 : « Faites donc du règne de Dieu et ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première... ». 

L’église du début avait le feu. Ce feu était nourri par l’exercice quotidien, naturelle et constant de ces 3 versets. 

Elle est passée à côté le jour où les hommes qui pensaient devoir diriger l’églises ont pris le pas sur l’Esprit en imposant des règles et des lois. Quand ils ont commencé à s’inquiéter de l’importance de la circoncision ou encore de la place des femmes dans l’église. Quand ils ont commencé à faire passer des avis et des conseils personnels avant le message de l’Évangile. En résumé, le feu s’est éteint quand le JE de l’homme est redevenu prioritaire sur le JE SUIS de Dieu. 

Depuis près de deux milles ans, nous essayons de rallumer ce feu. Notre groupe s’encourageant au travers des écrits de nos frères « attentifs » à cette réalité́ désirs ardemment vivre cette force, cette puissance, cette présence, cette communion parfaite, cœur à cœur avec Dieu. 

Mais pardonnez-moi d’être direct, autant à votre égard qu’au mien, et certainement encore plus pour moi. 

Tant que nous ne vivrons pas pleinement l’appel des sept églises, tant que nous ne mettrons pas pleinement en pratique les seuls vrais commandement subsistant encore à ce jour (Mathieu 7 : 33 et 22 : 37-39), tant que cela ne deviendra pas notre raison d’exister. Nous n’y arriverons pas. 

Mes chers frères et sœurs, ne voyez pas dans ce texte une raison pour se décourager, au contraire ! Être secoué par cela est bon signe. Avoir eu la révélation de ces choses, est bon signe. Être prêt à changer de point de vue sur des enseignements majoritairement stériles est bon signe ! 
Rappelons-nous que là où nous sommes faibles, Il est fort ! Ayons le courage et l’humilité de lui demander à nous aider à devenir meilleur dans ces circonstances où nous ne sommes pas à la hauteur. 

L’Époux attend son épouse, cette église victorieuse appelée de tout son cœur, certes ils sont passés à côté, mais nous pouvons y arriver !

Soyez bénis, fraternellement en Christ. 

Thomas Broillet 

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