Association Vie Comblée

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mercredi 26 mars 2014

46 LA REALITE

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : 

46
LA REALITE


INTRODUCTION

« Ceux qui voient la réalité en face ont les pieds sur terre et assument ». 
« Ceux qui ne vivent pas comme cela sont « anormaux »  et n’arrivent pas à s’adapter à la réalité de la vie et des circonstances et n’arrivent pas à prendre leurs responsabilités. » 
Les psychothérapies par exemple, ont entre autres comme but de permettre aux patients d’affronter à nouveau la réalité de la vie, de retrouver leur équilibre, leur stabilité et leur liberté, de s’assumer et de prendre leurs responsabilités à tous les niveaux. Il s’agit notamment, pour tenter d’y arriver, de faire sortir de l’inconscient de façon professionnelle tout ce qui est « oublié, enfoui, refoulé » et qui, telle une gangrène, provoque des blocages et des dysfonctionnements comportementaux et par là différentes pathologies. Tout cela doit être sorti de l’oubli et/ou de l’ignorance, traité pour que cela soit « digéré, assumé » au niveau du conscient, de la perception du réel, par le patient. Au-delà de cette description certes trop rapide, nous aimerions par là aboutir au concept de ce qu’est la réalité qui est en général traduit par vérité du grec aletheia dans le Nouveau Testament.
En grec aletheia signifie réalité, vérité, sincérité, franchise. Mais si on considère les racines du mot : a-lèthè : « a »signifie hors de, surgissement hors de et lèthè signifie oubli, ignorance, inconscience. Etrangement, nous retrouvons là le processus psychothérapique où il s’agit en quelque sorte de dévoiler, de révéler, de faire sortir, surgir ce qui est caché, enfoui, oublié pour aborder la réalité en face.
En hébreu a(e)meth signifie vérité, réalité, fidélité et est à mettre en relation avec amen (En vérité, en vérité : amen, amen) et a(e)mounah qui signifie foi, fidélité, sincérité conscience, vérité, loyauté, stabilité, constance. 
Dans la pensée juive les trois consonnes du mot a(e)meth à savoir aleph, première lettre de l’alphabet hébreu, mèm lettre au milieu et tav dernière lettre désignent le temps bien entendu en lien indissociable avec l’espace-matière. C’est le commencement, le milieu ou le présent et la fin. Quelle désignation intéressante de la réalité ! Commençons par commenter cette dernière dans la perspective de la réalité.

La réalité selon l’a(e)meth

Tout monde est en général d’accord quand on parle de la réalité suivante suggérée par l’a(e)meth : il y a le temps qui passe, la matière sous toutes ses formes et la mort qui finit par arriver, tout cela dans un contexte à la fois linéaire de début et de fin et cyclique répétitif dans les similitudes (cf. schéma de la spirale ou du ressort). Dans ce contexte, il faut essayer de vivre le moins mal possible...
D’après la pensée juive relative à a(e)meth le temps comporte comme dit, un commencement, un milieu et une fin. Mais si commencement il y a, il faut obligatoirement quelque chose avant le commencement et si fin il y a, il faut obligatoirement quelque chose après la fin. Ce quelque chose doit de ce fait avoir une valeur intemporelle, immortelle, toute puissante, c’est à dire une valeur fondamentalement existentielle, de l’Etre qui S’est justement présenté à Moïse comme le « Je suis Celui qui est » : Yahvé (Exode 3).
La réalité immanente temporelle à la fois évolutive et cyclique a en l’état étrangement besoin de la mort pour survivre sinon il y aurait un problème alimentaire et de surpopulation entre autres. Cette réalité à cause de la mort nécessaire est obligatoirement instable. Mais une réalité instable ne peut se maintenir et donc ne peut exister. Pourtant elle tient et elle existe c’est pourquoi elle renvoie nécessairement sous peine d’impossibilité d’existence justement à cause de son instabilité, à une réalité transcendante intemporelle non évolutive stable qui est par définition seule capable d’être source de maintien provisoire. (Colossiens 1 :17b)
Il faut en effet qu’il existe la stabilité absolue pour qu’une réalité instable puisse continuer à exister sur une durée même infinitésimale
Le temps avec ses cycles et sa temporalité linéaire de débuts et de fins est par essence imprégné par la mort qui est fin, ce qui implique irrémédiablement tôt ou tard la destruction finale sans renaissance possible(Apocalypse 20 :11b) comme c’est encore le cas à présent. 
Un exemple de compréhension qui a certes ses limites conceptuelles : une pomme qui a un tout petit point de pourriture se désintègrera incontestablement sur une durée plus ou moins longue. 
Le temps est un sursis, un compromis, une réalité intermédiaire qui a remis la désintégration immédiate et instantanée à plus tard. Mais il est par définition atteint par la pourriture de la mort, de la finitude et ne peut que disparaître à terme. Il porte en lui-même sa destruction et sa fin.

La réalité selon l’aletheia

Aletheia propose l’approche de la réalité qui s’oppose à l’oubli, à l’ignorance l’inconscience voire à la mauvaise foi dans certains cas. Reconnaître, observer, constater la réalité immanente doit obligatoirement pour la raison énoncée dans le paragraphe consacré à a(e)meth, faire sortir, surgir hors de l’oubli, de l’ignorance ou encore de l’inconscience la réalité transcendante du « Je suis » ou de l’Etre, stable, immuable donc intemporel et par là seul capable de maintenir l’immanence sur une durée certes limitée
En effet le temps composé de débuts et de fins se définit dans ses limitations ce qui implique obligatoirement et existentiellement la limitation ultime finale. Il est le contraire de l’éternité tout en étant la démonstration de celle-ci.
Alethia fait état d’une réalité d’éternité enfouie dans l’inconscient de l’être humain. Celui-ci a « refoulé » et enterré l’évidence de Yahvé le Créateur, le Vivant qu’il porte en lui dans sa mémoire existentielle à travers ses ancêtres Adam et Eve ayant été face à face avec Lui. 
L’être humain confronté à la mort tente de la refouler en cherchant une possibilité de survie ici-bas et dans l’au-delà d’où les religions et certaines idéologies et philosophies en tous genres. Mais il ne se tourne pas vers la bonne adresse, car il a aussi refoulé et/ou oublié le Dieu vivant ! Il se tourne vers des valeurs à l’image de son environnement et des perceptions qu’il en a.
Pourtant la réalité du « Je suis » par définition stable aurait dû être la bonne adresse puisqu’elle est maintien et source de Vie donc seule à même de procurer la vie pour l’être humain dans son entier esprit âme et corps ici-bas et dans l’au-delà. 
Mais elle est maintenue injustement captive par ce refoulement. Elle a besoin de surgir hors de ce tombeau de l’inconscient qui est une prison à l’image de l’environnement temporel matériel et spatial de l’homme
L’éclatement de la vérité doit surgir hors de l’oubli, de l’inconscient, de l’ignorance de l’homme pour qu’il soit effectivement dans la réalité - aletheia. 

Paul écrit à ce sujet : « La colère de Dieu, en effet, se révèle du ciel contre toute impiété et injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité [réalité - aletheia] captive… En effet, les choses invisibles [de Dieu] depuis la création du cosmos deviennent visibles par les œuvres [réalité de la création immanente] ainsi que sa puissance éternelle et sa divinité. Ils sont donc inexcusables. » Romains 1 :18+20.

La création visible rend « visible , fait sortir, surgir de l’oubli» les choses invisibles de Dieu ainsi que Sa puissance éternelle et sa divinité. Le maintien de la création intermédiaire instable par la stabilité divine rend cette dernière visible.

La réalité selon zoé

D’un point de vue existentiel il nous faut préciser davantage de choses, car si nous considérons d’un côté l’existence de l’espace-matière-temps instable qui renvoie logiquement et obligatoirement vers l’existence de Celui qui est stable, qui maintient tout (Colossiens 1 :17b) pour qu’il puisse y avoir existence et non néant (tohu va bohu = informe et vide Genèse 1 :2), il nous faut en plus impérativement démontrer la relation – vie - zoé entre les deux. 
La relation est d’ores et déjà une réalité à tous les niveaux de l’immanence que tout un chacun peut constater sans difficulté

Mais la relation existentielle implique deux réalités non seulement totalement différentes et différenciées, espace-matière-temps d’une part et Yahvé, le Tout Autre d’autre part mais elle implique aussi, pour que relation il y ait, une réalité totalement fusionnelle. (cf. Ecrit « La Preuve Ontologique » pour la démonstration étayée).    
Ainsi le « côte à côte » ou la coexistence séparée de ces deux réalités est existentiellement et fondamentalement impossible car le « stable » maintient « l’instable » via une relation totalement fusionnelle d’identification réciproque pour un contact de maintien réel. En même temps pour que relation il y ait, les deux réalités doivent être totalement différenciées car il faut que le « stable » soit et reste pleinement stable pour maintenir l’instable. 
L’absence de zoé - relation ne peut impliquer que le néant : rien n’existerait, ce qui est évidemment impossible. Comme nous existons avec notre environnement, il ne peut y avoir que l’autre réalité, le Tout Autre capable vu Sa toute puissance aussi de fusionner avec nous-mêmes et notre environnement. C’est paradoxal mais existentiellement nécessaire.

Nous nous devons de poser une question préliminaire : Yahvé aurait-Il créé, généré quelque chose d’instable, d’imparfait comme l’espace-matière-temps ? 
Si oui, il y a existentiellement un très gros problème car comment peut-Il être l’Etre fondamental parfait, immortel, stable et créer quelque chose d’aussi imparfait tels le temps, une véritable prison et la matière imprégnée de mort et dont la survie cyclique linéairement provisoire nécessite la mort ?
Sinon, alors comment résoudre ce problème ?
Yahvé a créé l’être humain, un vis à vis à Son image imprégné de Lui par Son Souffle à conséquence fusionnelle. Ce vis à vis était un être glorieux puisqu’à Son image mais libre d’être vis à vis, en relation harmonieuse fusionnelle avec le Créateur ou non. Cet être à l’image du Créateur devait gérer la création parfaite initiale (Genèse 2 :15-20) et par conséquent en avait la responsabilité. Il était libre de faire comme Yahvé le lui avait proposé ou non car la relation devait être génératrice de vie c’est à dire être une relation d’amour.
La liberté est la base d’une relation d’amour : là encore une réalité que tout un chacun peut constater actuellement : un mariage forcé par exemple ne peut être un mariage d’amour.
Comment cette liberté a-t-elle été donnée à l’être humain ? La base de la liberté est le choix. L’être humain avait le choix de manger ou non les fruits de l’arbre de la connaissance du bien ou du mal (Genèse 2 :17) c’est à dire d’accepter librement ou non d’être le vis à vis de Yahvé dans une relation d’amour en tant que gérant de la création initiale parfaite et stable. Ne pas manger du fruit signifiait accepter que c’est Yahvé qui décide de ce qui est bien et de ce qui est mal. En manger signifiait que c’est l’être humain qui décide de ce qui est bien et de ce qui est mal dans l’indépendance et non plus dans la position de vis à vis dans une relation d’amour avec Yahvé. 
Le gérant de la création, l’homme, mangea le fruit défendu et rendit par là la création imparfaite, instable conditionnée par le temps et son mode de fonctionnement basé sur la mort. Il a voulu prendre la place de Dieu en voulant décider de ce qui est bien et de ce qui est mal. C’est la « chute » due au péché. Le gérant a raté le but (grec amartia = péché, manquer le but).  
Sans la chute la création serait stable et Dieu une évidence fusionnelle glorieuse visible de tous. La perfection, l’éternité et la gloire seraient présentes partout comme elle le furent dans le paradis (Genèse 1 : 31) et comme elle le seront dans le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 21 :3+22-24 ; 22 :5)
Pourquoi la chute n’a-t-elle pas entraîné la désintégration immédiate de toutes choses ? Pourquoi parlons-nous d’une création « intermédiaire » ? 
Le non libre et terrible de l’homme à Dieu a provoqué certes la mort promise par Dieu en cas de péché, la souffrance et des malédictions de toutes sortes mais il n’a pas entraîné le non de Dieu à l’homme.
Le oui d’amour de Dieu est immuable. Dieu ne se renie par Lui-même. C’est pourquoi la création fut soumise au temps, à la durée pour redonner une chance de retour de l’homme à Dieu. Il reste une mesure de « gloire divine de maintien » de la création telle que nous la connaissons et observons. Cette mesure de maintien provisoire correspond à la partie du oui d’amour de Dieu, sachant que le ver est dans la pomme à cause du non de l’homme. Le Seigneur voudrait dans le cadre de ce maintien qui dure déjà si longtemps que tous les hommes arrivent à la repentance, au oui et amen à Dieu (2 Pierre 3 :9b).
Ainsi nous constatons une réalité immanente paradoxale : la beauté de la nature révélant Dieu et Son oui et en même temps les catastrophes naturelles, révélant le non de l’homme ; les belles et bonnes choses que l’homme peut accomplir et en même temps les catastrophes en tous genres qu’il provoque et dont il est d’ailleurs lui-même la victime ; le corps de l’être humain qui est à la fois une merveille très compliquée dans son fonctionnement et qui en même temps évolue à coup sûr vers la déchéance et la mort etc.… 
Dans cette instabilité, la création « intermédiaire » renvoie donc envers et contre tout à Dieu qui, par amour, la maintient par une mesure de gloire dans la durée sinon elle se serait immédiatement désintégrée ce qui aurait fait jubiler le serpent
Cette instabilité mènera inéluctablement à la destruction finale de la création intermédiaire lors du jugement dernier pour laisser la place à une nouvelle création paradisiaque où vivront les êtres humains qui auront profité de la nouvelle chance sur la durée en ayant dit oui à Dieu (Apocalypse 20 :11b). Par contre l’accumulation des péchés s’élevant telles des multitudes de tours de Babel attire et attirera les catastrophes, les crises ou jugements (cf. les livres prophétiques ; Apocalypse 18 :5ss) et finalement la disparition finale.

Quel est le but de l’amen (cf. vérité, réalité) et du oui d’amour de Yahvé ?
Obtenir le oui libre d’amour de l’homme dans le cadre de la durée mais limitée. Pour cela il faut établir une relation existentielle donc de réalité avec l’homme.

Seule une relation existentielle décrite en début de paragraphe valide la relation entre Dieu d’une part et le cosmos et l’homme s’y trouvant d’autre part. 
Ainsi pour que relation il y ait, ce n’est pas prioritairement ce que Dieu dit ou fait mais ce qu’Il est. Il n’y a donc qu’une seule solution pour établir cette relation existentielle, base de toute autre forme de relation, y compris l’acte « relationnel » de création : il faut que Dieu SOIT à la fois Dieu et Homme, Créateur et Créature. C’est pourquoi Paul a écrit au sujet de Jésus-Christ : «Il est l’image du Dieu invisible, premier né de toute créature (Jésus Homme, créature)  car en lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre (Jésus Dieu)…tout est créé par lui (Jésus Dieu) et pour lui (Jésus Homme, créature) et il est lui avant tout (Jésus Dieu) et toutes choses subsistent [sont maintenues] en lui (Jésus Dieu). » (Colossiens 1 :15-17).
Voilà la réalité ou la vérité ; Jésus n’a-t-Il pas dit : « Je suis le chemin, l’alethia [réalité – vérité] et la vie [relation zoé] » (Jean 14 :6)
Yahvé Jésus Homme devait en fait dans le cadre de l’Histoire être l’Homme de substitution du oui et de l’amen parfaits qui englobe tout et prend sur Lui en termes de justice par Sa mort sur la croix toutes les conséquences du non initial de l’homme pour lui redonner une possibilité libre et authentique de Lui dire librement oui et amen.

La réalité selon le logos

Nous avons vu que le temps, parce qu’évolutif, est instable et ne peut exister que par rapport au stable qui le maintient. Cette logique décrit la réalité vraie existentielle. C’est pourquoi Paul parle des hommes qui ne reconnaissent pas Dieu comme étant inexcusables. Ici nous ne sommes même pas dans le domaine de la foi, mais dans celui de la preuve ontologique, de la logique incontestable parce qu’existentielle : hors de cette logique rien n’existe.
Pourquoi parlons-nous de logique ? Parce qu’au commencement était le logos qui a donné le mot logique (Parole raisonnable, discours logique) et le logos était avec Dieu et le logos était Dieu. Jésus était/est avec le Père et est Dieu. « Toutes choses ont été faite par lui [le logos = Jésus Dieu] et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui » (Jean 1 :3)
Jésus est le logos fait chair (Parole raisonnable faite chair – Jean 1 :1+14). Il est la réalité ou vérité logique et raisonnable. La Parole - Logos n’est pas d’abord une suite de mots et de phrases logiques et construites mais nécessairement l’Etre par excellence . 
Il s’agit de quelque chose qui devrait sauter aux yeux de tout être humain raisonnable, éclairé et donc logique (Jean 1 :5)
La logique et la raison prônées par les athées et les agnostiques ne considèrent que la réalité matérielle instable de la création intermédiaire sans en reconnaître les vecteurs logiques désignant la réalité stable de maintien nécessaire.
La notion de réalité sans Dieu révélé en Jésus-Christ vrai Dieu, vrai Homme, devient donc relative, évolutive, descriptive, partielle et partiale selon tous les modes d’observation, de perception et d’analyse toujours limités que nous connaissons tant au niveau de la science dite exacte que des sciences dites humaines. 
Chaque découverte ouvre une multitude de nouvelles inconnues et cette évolution est paradoxalement exponentielle car la création est infinie et le Créateur est « plus que l’infini » puisqu’Il a créé l’infini dans Sa toute puissance.
Nous ne sommes pas arrivés au bout de la logique existentielle ou de la Parole - Logos du « Je suis ». Yahvé dans la relation a fait la démarche existentielle et par conséquent logique de Lui vers le cosmos et particulièrement vers l’être humain par l’incarnation mais qu’en est-il de la démarche inverse ? 

Quelle réalité existentielle engendre le oui et amen de l’homme à Dieu ?

Le oui et amen authentique et dans la foi (aemounah – pistis) de l’homme à Dieu engendre le salut de l’homme en Jésus-Christ (Jean 3 :16). Quelle en est la conséquence ? Nous déclinerons les thèmes des paragraphes précédents pour en faire état. 

Nous avons vu que l’a(e)met, la réalité désignant le temps fonctionnant avec l’espace et la matière, est issue de la chute qui a transformé la création initiale parfaite glorieuse et éternelle en une création intermédiaire avec ses belles choses certes mais aussi imparfaite et qui finalement s’avère être une véritable prison imprégnée par la mort et destinée à la mort.   
La partie de l’homme liée et intégrée à l’espace-matière-temps est son corps. Il est visible, tangible et aussi « intermédiaire ». Le résultat final habituel constaté dans la réalité immanente qui disparaîtra aussi, est la mort à savoir la séparation et le déchirement entre l’âme et l’esprit d’une part et le corps d’autre part. 
Pourtant cela ne correspond pas à la réalité révélée en Jésus-Christ vrai Homme et vrai Dieu car « toutes choses subsistent, se maintiennent EN Lui » (Colossiens 1 :17 ; ta panta en auto sunestèkèn ; verbe grec intransitif sunistamai = mettre, maintenir ensemble, subsister, maintenir)
Le maintien stable divin rend l’instable stable en Jésus-Christ. L’être humain qui dit oui et amen à Dieu, EN Christ passe du provisoire intermédiaire au définitif éternel et glorieux. En Lui tout se maintient, toutes choses subsistent au niveau intermédiaire provisoirement certes comme nous l’avons vu. Mais si le but de Dieu est atteint au niveau du oui chrétien, l’état l’intermédiaire du corps de celui-ci est existentiellement supprimé au profit d’un nouvel état glorieux et éternel. Par le fait d’ETRE EN Jésus-Christ le corps passe de l’instabilité à la stabilité, de l’intermédiaire à la plénitude et de la mortalité à l’immortalité dans la Salle du Trône. Le chrétien est logiquement « maintenu ensemble », c’est à dire qu’il n’a plus à subir la séparation du corps d’avec son âme et son esprit ou la mort. L’œuvre parfaite de Jésus-Christ ne peut existentiellement donc logiquement et raisonnablement qu’engendrer un salut parfait du chrétien dorénavant exempté de la mort. Il est arraché des conséquences du péché et de la chute donc il faut impérativement qu’il sorte de l’espace-matière-temps mortel pour passer esprit, âme et corps dans le céleste immortel. 

Nous avons vu que l’aletheia, la réalité fait sortir, surgir ce qui est refoulé, oublié, ignoré de l’inconscient de l’homme non seulement à son conscient mais à son ETRE tout entier donc aussi son corps qui seul est visible et tangible au niveau de l’intermédiaire.  
Il porte aux tréfonds de son être tout entier à travers Adam et Eve le vécu face à face avec Yahvé où il était immortel et glorieux au paradis. Faire sortir les vecteurs immanents indiquant le céleste, le « paradis perdu » que l’on recherche si souvent, implique non seulement une restauration de l’âme et de l’esprit mais aussi celle du corps. La réalité existentielle, identitaire fondamentale englobe toujours l’être tout entier. Adam et Eve était « entièrement » esprit, âme et corps dans le paradis. Jésus est venu et a souffert avec Son Etre tout entier pour nous sauver en entier. L’aletheia rend visible la gloire divine sur le corps transformé du croyant parce qu’elle a fait sortir sa réalité identitaire qui se manifeste à partir du Corps glorieux de Jésus « maintenant ensemble » toutes choses.

Nous avons vu que la réalité de la zoé, la relation, la vie entre l’immanent et le céleste est indispensable à l’existence. La zoé ou la vie est le contraire de la mort et est libérée des contraintes de la mort donc de l’espace-matière-temps. Jésus a ouvert la porte de cette prison. Dans cette relation, le Créateur reste le Créateur et la créature reste la créature pour une différentiation fondamentale nécessaire pour le vis à vis mais en même temps pour que relation dans le contact il y ait, il faut en même temps la fusion, l’osmose. La fusion implique le fait d’être un avec Dieu (Jean 17 : 21), de former un seul corps en tant qu’épouse avec son Epoux donc la glorification et la métamorphose du corps avec à la clé la sortie de la prison espace-matière-temps. 

Nous avons vu que le logos est Yahvé et qu’Il a été fait chair. Jésus-Christ vrai Dieu et vrai Homme est la logique même car condition de possibilité de l’existence. Pour que cette logique de Yahvé vrai Dieu vrai Homme prenne sa dimension existentielle véritable et soit de ce fait dans la réalité, il faut qu’elle corresponde à la logique réciproque correspondante. L’homme, par son oui et amen à Dieu passe de la réalité existentielle intermédiaire à l’éternelle et absolue. La logique veut impérativement extraire totalement le croyant de sa condition et de son environnement mortel, limité, de prison espace-matière-temps. Il n’y a qu’une seule solution logique et raisonnable : la métamorphose de gloire en gloire de son corps par le Saint Esprit (2 Corinthiens 3 :18 et Romains 8 :23) qui permet de passer dans les lieux célestes.
Les chrétiens ne peuvent qu’être selon la logique et la réalité à leur tour vrais dieux, à l’image de leur Créateur  ! Cette logique apparaît dans la Bible (Jean 10 :34 ; Psaume 82 :6). Elle ne peut que devenir réalité. 
La foi n’est pas la « foi du charbonnier » ou croire « les yeux fermés » mais la confiance sereine, raisonnable, éclairée, les yeux ouverts dans la logique-logos évidente qui est réalité et/ou vérité. 

CONCLUSION

Dieu se met en colère contre ceux qui refusent l’évidence logique et réelle et tiennent la réalité/vérité captive. Ils sont inexcusables aussi en ce qui concerne leur refus par rapport au salut du corps. Dieu n’est pas content d’abandonner le corps intermédiaire de l’homme à la sanction de la mort, même si ce n’est que la première mort. 
La réalité existentielle, conséquence du oui de l’homme à Dieu est en effet le salut total logique de l’esprit, de l’âme et celui concret du corps avec à la clé la métamorphose du corps et l’immortalité dès à présent. 
Cette réalité concrète fait barrage aux idéologies ou discours logiques sur les idées ou encore à tous les « –ismes » y compris le christianisme
Tous ces « -ismes » ont fait tellement de mal durant l’Histoire. 
Le salut du corps ou la métamorphose du corps n’est pas une idée mais une expérience concrète qui mène dès à présent directement au ciel et permet de revenir totalement transformé, glorifié, ce qui place les idées après la réalité dont nous avons parlé et qui ne peut être par définition que concrète.   
La foi n’est pas croire en quelque chose d’illogique parce que surnaturel car nous avons vu que le surnaturel est logique et nécessaire parce qu’il est condition de possibilité de l’existence du naturel. La foi est raisonnable et consiste à faire confiance en toute simplicité, comme un enfant, à Celui qui nous aime et qui est prioritairement l’évidence même, à savoir la réalité !    

En Lui, 

         Martin BUSCH

dimanche 9 mars 2014

212 CHRIST EST LE TRESOR EN VOUS

212 CHRIST EST LE TRESOR EN VOUS


2 Corinthiens 4 :7

7 Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuéeà Dieu, et non à nous.

Le verset nous dit que nous avons « ce trésor » dans des vases de terre. Qui est ce trésor ?
Christ ! Qui sont les vases de terre ici ? Vous et moi ! Dieu merci, le trésor est dans les vases de terre.

Mon ami, Christ le trésor est en vous. Ne soyez donc pas frustré quand vous voyez votre« côté terrestre ». Vous serez toujours « terrestre » tant que vous serez dans votre corps mortel, mais rappelez-vous que Christ le trésor est en vous.

Si vous perdez votre calme avec votre conjoint ou vos enfants, rappelez-vous que Christ en vous est votre patience. Quand je me sens impatient, je ne prie pas « Seigneur Jésus, donne- moi la patiencemaintenant ! » Non, je regarde à Jésus et je dis, « Seigneur Jésus, je te remercie d’être ma patience. »

Quand j’étais plus jeune, et même au début de mon mariage, j’étais coléreux. Jai essayétoutes sortes de techniques de self-control, mais cela ne ma jamais amené bien loin, jusquau jour où jai dit à Dieu, «  Dieu, je suis tellement frustré lorsque jessaye de surmonter ma colère. Jabandonne ! je ne peux pas. Toi tu peux. Je me repose sur toi et dépends de toi. »
Peu de temps après, ma femme a constaté« tu sais, tu as vraiment fait des progrès dans le domaine de la colère. »

Jai pensé à  ce quelle avait dit et jai réalisé que je n’étais même pas conscient du changement qui s’était opéré en moi. Quand des membres de la famille peuvent voir la patience de Christ se manifester au travers dune personne naturellement impatiente, Dieu en retire toute la gloire.

Peut-être êtes-vous frustré parce que vous fumez ou  buvez. Ou peut-être êtes-vous découragépar vos sentiments de jalousie, de méfiance, damertume, de dépression et de défaite. Ne vous condamnez pas, parce que vous êtes terrestre. Nessayez pas de chasser votre « côtéterrestre ». Réalisez simplement que vous avez Christ, le trésor en vous.

Plus vous verrez ce trésor en vous, plus la clarté de Christ va continuer de grandir en vous. Et au beau milieu de votre « côté terrestre », Dieu recevra toute la gloire, alors que vous serez transformé de gloire en gloire ! (2 Corinthiens 3 :18)



Pasteur Joseph Prince

20 POURQUOI FAIRE FOI A LA PAROLE DE DIEU

20 POURQUOI FAIRE FOI A LA PAROLE DE DIEU

Romains 4 : 18 Abraham cru et il devint père d’un grand nombre de nations. Vous avez besoin de faire foi à la Parole de Dieu car elle est pour votre bénédiction.

Esaïe 55 : 10-13 (lecture du jour)
Dieu nous dit que sa Parole est comme la pluie et la neige qui, quittant le ciel ne retournent pas au ciel sans avoir arrosé le sol. Les gens courent de prophète en prophète à la recherche de la prophétie de Dieu alors que Dieu lui-même nous dit que sa Parole libérée ne reviendra pas à lui sans avoir accompli son dessein.

1er : La Parole de Dieu est censée arroser votre vie. Est-ce que cette Parole a un effet dans votre vie ? Telle est la question que vous devez vous posez. Vous êtes censés être touchés, mouillés par la Parole. Combien de chrétiens ferment-ils leur cœur  en ratant ainsi les bénédictions de Dieu dans leur vie. Fermer ton cœur à la Parole de Dieu te fait rater la transformation car il n’y a que la Parole de Dieu qui peut opérer un profond changement dans votre vie. Laissez-vous arroser par elle, car lorsqu’elle vous arrose l’Eternel est toujours votre guide. Esaïe 58 :11

Venir à l’église, entendre la parole, voir les miracles ne vous permettra pas d’être arrosé par la Parole si vous fermez votre cœur.

2ème : la Parole de Dieu féconde c'est-à-dire qu’elle produit la vie et vous rend capable de la part de Dieu de produire la vie. Elle vous transforme de telle sorte qu’en  union avec Dieu, vous puissiez produire la vie. Le cri d’une personne fécondée arrête le Seigneur sur son sort. Lorsque la parole vous féconde, vous êtes prêt à féconder la semence.

3ème : la Parole de Dieu fait germer : les projets de Dieu pour votre vie vont éclore, ils verront le jour. Ce que Dieu dit et ce qu’il est n’est pas à comparer à toutes ces choses que vous voyez dans ce monde.

Beaucoup de chrétiens échouent car ils ne sont pas fécondés par la Parole, ils ne germent donc pas. Ce que Dieu a dit de vous ne peut échouer. Laissez-vous seulement arroser, féconder et vous enfanterez la volonté de Dieu.

Lorsque la Parole de Dieu est en vous et vous féconde, vous recevez, vous devenez une source de bénédiction et vous aurez une odeur de bénédiction. Le désir de Dieu est de vous voir féconder par sa Parole voilà pourquoi il nous dit que sa Parole ne revient pas à lui sans avoir accomplit son dessein et ses projets dans votre vie.

Lorsque la Parole de Dieu est en vous, tout ce que vous commanderez à la nature s’accomplira, partout où vous passerez, il y’aura de l’allégresse. Faites donc foi à la Parole de Dieu, laissez la s’installer en vous car Abraham cru et il devint. Or nous avons une meilleure alliance en Jésus-Christ qui dit que nous ferons de plus grands exploits.

Pasteur David TRAORE

19 COMPRENDS CE QUE DIEU A FAIT DE TOI

19 COMPRENDS CE QUE DIEU A FAIT DE TOI

Apocalypse 5 : 9-10 (lecture du jour).
Jésus a fait ce que personne n’a jamais fait et ne pourra faire. Il a donné sa vie sur la croix, il a été immolé et par son sang il a racheté les hommes. Le sang de Jésus vous a racheté.

Romains 8 : 1 dit qu’il n’y a plus de condamnation sur vous car vous avez été rachetés par le sang de Jésus. Toute langue, tout peuple, toute nation, qui que vous soyez, le sang de Christ a coulé pour vous. En vous rachetant, Christ a fait de vous Rois et Sacrificateurs afin que vous soyez là où il est. Un chrétien qui renie son identité n’ira pas dans le royaume de Dieu, et empêche les autres d’y entrer et fait de telle sorte qu’on s’en prenne à ceux qui marchent dans la vérité. Voilà pourquoi vous devez tout faire pour ne pas reculer dans votre marche avec Dieu. Il a fait de vous Rois et quelle que soit votre condition, personne ne peut vous retirer ce titre sauf si vous-même décidez d’y renoncer. Vous êtes des Rois selon l’ordre de Dieu et votre royauté n’a point de fin. Il a fait aussi de vous Sacrificateur afin d’être toujours en communion avec Dieu donc dans votre vie, on peut voir la gloire de Dieu. Mesurez aujourd’hui ce que Dieu a fait pour vous et prenez une décision. Qu’est-ce-que le monde peut vous donner sinon avilir votre être intérieur. Christ vous a nommé Roi et Sacrificateur et vous devez vous maintenir à cette place et régner sur la terre. Au lieu d’être dominé, c’est vous qui dominez, vous ordonnez et les choses s’accomplissent. Par conséquent, recevez les paroles et serrez-les dans votre cœur.

Commencez donc à vous voir comme Dieu vous voit dans Esaïe 61 : 6-7.

2 Corinthiens 5 : 17-20
Tout ce que Dieu cherchait à faire c’était de réconcilier le monde avec lui et il l’a fait à travers Jésus-Christ. Il a mis en vous la parole de réconciliation celle qui apporte la paix, la joie, la consolation pour que vous réconciliez le monde avec lui. Vous êtes Ambassadeurs pour Christ et ce privilège n’a pas été donné aux anges ni aux archanges mais à vous. Alors, pensez à ce que Dieu a fait de vous.

          Pasteur David TRAORE Boari



18 FAIS LA DIFFERENCE

18 FAIS LA DIFFERENCE

Biens aimés, en acceptant de vous donner à Jésus, vous avez choisi la bonne part. Quand Paul écrivait à Timothée, il lui disait ceci : sache que dans les derniers jours il y’aura des temps difficiles. Les chrétiens et les non-chrétiens sont victimes de ces temps difficiles car la tendance actuelle est d’appeler le bien mal et le mal bien. Ce sont les chrétiens qui souffrent de ces temps car ce sont eux qui ont découvert la vérité en Christ et l’église souffre de voir les difficultés qui s’accroissent de jour en jour. Mais en ces temps difficiles comment doit agir le chrétien ?

1 Pierre 1 : 14-19 (lecture du jour)
Comme des enfants obéissants, ne retournons plus à notre ancienne vie car en tant que chrétiens, nous sommes devenus une nouvelle créature. Et dans notre nouvelle façon de vivre, Dieu nous permet de l’appeler Père. Il faut donc établir une différence avec le monde pour vivre comme des fils de Dieu. Par conséquent, répondons à ce nom en nous différenciant avec le monde. En obéissant à la Parole de Dieu, la puissance du Père permet au chrétien de faire la différence avec le monde.

Romains 12 : 2 Se conformer aux choses de ce siècle, c’est épouser l’esprit et le caractère de ce siècle qui est de plus en plus violent. Si vous voulez voir la main de Dieu, ne vous conformez pas aux choses de ce siècle mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence. Etre transformé, c’est accepté de vivre réellement ce que le Seigneur dit que tu es. Quand l’Esprit de Dieu vient en vous, la première des choses qui se passe en vous est de pouvoir pardonner à ceux qui vous ont offensé, aimer vos ennemis et les bénir. Ce renouvellement que Dieu te donne est une action de l’intérieur vers l’extérieur et c’est ça la transformation. Le monde est ce qu’il est mais le chrétien n’est pas obligé d’agir comme le monde.

Le renouvellement de l’intelligence vous fait raisonner selon la Parole de Dieu et vous agirez conformément à cette Parole. Si la Parole de Dieu rempli votre cœur, le discernement s’installe en vous. Discerner c’est reconnaitre le véritable, savoir dissocier les bonnes choses des mauvaises. Le discernement est très essentiel dans la vie du chrétien car Dieu lui permettra dans son appréciation de ne retenir que le véritable. Discerner, c’est laisser la vérité de Dieu s’établir dans votre vie et quand vous agissez conformément à la volonté de Dieu, vous faites la différence avec les autres. La volonté de Dieu, c’est ce qui est droit et honorable. Le monde voit que ces choses sont dépassées mais vous, soyez droits et honorables car c’est ce qui fait plaisir au Seigneur. David, Josué, Gédéon ... étaient tous des gens droits et honorables voilà pourquoi le Seigneur leur a confié de grandes choses. Vous aussi, faites ce qui est agréable, ce qui est acceptable, le tout doublé d’une bonne moralité, ce qui est parfait car c’est ce qui est accompli et vertueux et cela fait la différence.
Que tout ce que vous faites soient des choses accomplies afin que l’on voit en vous des personnes intègres, capable de faire du bien, de consoler son prochain, de pourvoir aux besoins des autres. C’est ainsi que vous serez appelés enfants de Dieu et tout lieu où vous vous trouverez, on verra en vous un chrétien qui connait réellement le Seigneur.

Pasteur David Traore

17 FAIRE UNE BONNE ACTION POUR LE SEIGNEUR

17 FAIRE UNE BONNE ACTION POUR LE SEIGNEUR

Beaucoup de gens disent des choses, posent des actes mais la question que l’on se pose pourquoi et pour qui le font-ils ? Faire une bonne action pour le Seigneur est un acte qui lui plait et auquel lui-même rend témoignage.

Marc 14 : 3-11 (lecture du jour)
Judas faisait partir d’une cellule proche de Jésus, il était parmi les hommes de confiance de Jésus mais cela ne l’a pas empêché de trahir le fils de Dieu à cause pour un gain. Dans nos églises, il y’a aussi de telles personnes qui à cause d’un gain sordide, sont prêts à trahir, à calomnier et détruire l’œuvre de Dieu. De telles œuvres sont à bannir. Le Seigneur attend de nous que nous posions des actes qui amèneront les gens à parler de nous et à témoigner de cela partout. Chez Simon le lépreux, une femme versa sur la tête de Jésus un parfum très cher et de grandes valeurs. Elle voulait faire du bien à Jésus et n’a pas regardé aux critiques des autres ni à la lèpre de Simon.

Aujourd’hui, es-tu prêt à suivre Jésus et le rejoindre là où il est ? Cette femme ne recherchait pas Jésus pour demander quelque chose mais pour lui faire du bien. Elle est allée là où personne n’allait. Qu’as-tu de plus précieux et que possèdes-tu que tu ne peux donner au Seigneur ?
Tu t’inquiètes pour quelque chose que tu as reçu déjà. Cherches plutôt à faire du bien au Seigneur car si tu donnes tout à Dieu, tu es une personne heureuse. Même les disciples de Jésus n’ont pas compris ce que fit cette femme. L’acte qu’elle a posé a été appelé faire une bonne action à l’égard du Seigneur car  Dieu dit qu’à chaque fois que tu fais du bien à un de ces petits c’est à moi que tu le fais.

Menez une bonne action envers le Seigneur nous fait sortir de la mendicité et fait de nous des personnes distinguées, des bienheureux. Ces bonnes actions touchent le Seigneur et il rend témoignage.

Biens aimés, sachez que certaines occasions ne se répéteront plus. Ayez la grâce de faire ce que le Seigneur allait faire s’il était là. Apprenez à investir pour l’œuvre de Dieu. Cherchez Jésus où qu’il soit et donner ce que vous avez de plus cher au Seigneur. Ainsi, le témoignage qu’il donnera de vous sera plus grand que tout. Mettez vos meilleurs fruits et vos meilleurs revenus sur le Seigneur. Ne cherchez pas à détruire ce que le Seigneur a construit mais construisez avec lui et faites de bonnes actions pour le Seigneur.

          Pasteur David TRAORE Boari

211 VOTRE POSITION DEPEND DE CELLE DE JESUS

211 VOTRE POSITION DEPEND DE CELLE DE JESUS



Hébreux 2 :17


17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple


Dans l’Ancien Testament, la position des Israélites devant Dieu en tant que nation, dépendait de la position de leur souverain sacrificateur. Ce que le souverain sacrificateur était devant Dieu, c’est ce que la nation entière était devant Dieu.

Si le souverain sacrificateur péchait, il amenait la culpabilité sur sa nation, et Dieu rejetait la nation toute entière, même si les gens respectaient la loi et étaient fidèles concernant les sacrifices.

A l’inverse, si leur souverain sacrificateur était sans faute et accepté par Dieu, Dieu acceptait la nation entière, même si les gens péchaient.

Malheureusement, les souverains sacrificateurs d’Israël échouaient souvent, parce que comme n’importe quel être humain, ils n’étaient pas parfaits.

Merci Dieu de ce qu’aujourd’hui, vous et moi avons comme Souverain Sacrificateur Jésus, qui est 100 % Homme, et 100 % Dieu. En tant que notre Souverain Sacrificateur, Sa position devant Dieu est toujours juste. Jésus est toujours acceptable et Il fait toujours ce qui plaît au Père. Par conséquent, nous ne pouvons jamais perdre notre acceptation devant Dieu, parce que Jésus, notre Souverain Sacrificateur n’apporte que de la justice à Son peuple.

Dans le ciel, en ce moment, Jésus notre Souverain Sacrificateur est assis à la droite de Dieu le Père. (Romains 8 :34). Cela signifie que Dieu ne vous regarde pas, mais qu’Il regarde Jésus. Si Dieu voit Jésus parfait, alors Il vous voit parfait. Si Jésus est juste, alors vous êtes juste. Et nous savons que Jésus, notre Souverain Sacrificateur, est bon, accepté, parfait et juste, ce qui signifie que c’est de cette façon que Dieu nous voit !

Mon ami, vous ne pouvez pas perdre votre justice, parce que Jésus Christ est votre Souverain Sacrificateur. Pour perdre votre position de juste, Jésus doit d’abord perdre la Sienne. Mais nous savons que nous avons en Jésus un Souverain Sacrificateur qui est parfait, et qui ne peut pas faillir. Alors, vous n’avez pas à avoir peur, ni à avoir conscience de vos erreurs, quand vous venez devant Dieu. Parce que votre position dépend complètement de Jésus, votre Souverain Sacrificateur, vous pouvez vous approcher de Dieu avec assurance, et recevoir de Lui, tout ce dont vous avez besoin !



Pasteur Joseph Prince

210 APPELÉ DES LE SEIN DE VOTRE MERE

210 APPELÉ DES LE SEIN DE VOTRE MERE


Galates 1 :15

15  …Celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce

Bien aimé, vous n’êtes pas un accident sans destinée. Dieu vous a appelé dès le sein de votre mère. Vous avez un appel spécial et une destinée en Christ, et c’est complètement par Sa grâce.

Il y a des chrétiens qui sont appelés par Dieu à être médecins. Mais je crois que parmi eux se trouvent ceux qui ont été mis à part dès le sein de leur mère pour exercer un ministère de guérison. Leur passion est de chercher des solutions pour soulager les souffrances humaines.

De la même façon, je pense qu’il y a des chrétiens qui sont appelés à enseigner dans des écoles laïques. Mais parmi eux se trouvent ceux qui ont été mis à part dès le sein de leur mère pour être des enseignants de la Bible. Le fait de voir des gens sauvés et transformés par leur enseignement leur donne un grand sentiment d’accomplissement.

Et que dire à propos de ces célèbres magiciens que l’on voit faire des tours  à la télévision ? Ils ont un amour pour le mystique et le surnaturel. S’ils devenaient chrétiens, ils pourraient être des prophètes avec des ministères marqués par le miraculeux !

L’apôtre Paul savait qu’il avait été appelé dès le sein de sa mère. Il avait une passion pour Dieu mal dirigée, quand il persécutait l’église, jusqu’à ce qu’il ait cette rencontre avec Jésus
(Actes 8 :3 ; 9 :1-6)

Si Paul qui était un terroriste pour l’église primitive, a pu être touché par Christ et devenir un apôtre de la grâce, qu’en est-il des terroristes d’aujourd’hui qui tuent des gens en mettant des bombes, au nom de leur dieu ? Vous savez, s’ils reçoivent Christ, ils se pourraient qu’ils deviennent  des pionniers dans le Royaume de Dieu !

Maintenant ne pensez pas que votre appel ait quelque chose à voir avec vos qualifications, vos capacités, vos accomplissements ou même avec votre marche avec Dieu. Vous avez été appelé dès le sein de votre mère par Sa grâce. En tant que fœtus dans le ventre de votre mère, il n’y avait pas grand choses que vous puissiez faire, bonnes ou mauvaises. C’est pour cela que votre appel ne peut être que le fruit de Sa grâce. Et puisque qu’Il vous a appelé, demandez au Saint-Esprit de vous aider à discerner les désirs qu’il a placés dans votre cœur, les passions qui vous conduisent dans la vie, et accomplissez votre appel est votre destinée en Christ.




Pasteur Joseph Prince

45 NOTRE PERE QUI ES AUX CIEUX

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : 

45
NOTRE PERE QUI ES AUX CIEUX


INTRODUCTION

« Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ! Que ton règne vienne ! Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ! Pardonne-nous nos offenses comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ! Ne nous laisse pas dans [le monde de] la tentation, mais délivre-nous du Malin. [Car c’est à toi qu’appartiennent, le règne, la puissance et la gloire aux siècles des siècles ! Amen !] » (Matthieu 6 :9-13).

De très nombreuses interprétations du « Notre Père » ont été faites. Toutefois nous essayerons de donner celle qui correspond à la révélation de l’Eglise des Vainqueurs.

1. NOTRE PERE QUI ES AUX CIEUX

Notre Père est le Dieu Très Haut, le Créateur. En tant que Ses enfants nous sommes sensés être liés à Lui par le sang, être de la même nature que Lui, avoir les mêmes gènes que Lui, être à Son image au même titre qu’un enfant l’est par rapport à son père. En plus un enfant, un fils, une fille habite la même maison que le père.
Pourtant il se trouve qu’en tant que mortels nous n’avons pas les mêmes gènes que notre Père immortel et que nous n’habitons pas la même maison. Nous sommes en effet mortels dans un corps de mort, de chair de peau morte d’animal et nous habitons une prison qui s’appelle « espace-matière-temps » ou monde à cause du péché et de la chute.
Jésus veut donc que nous nous adressions à notre Père qui est dans les cieux à partir de notre situation actuelle de « prisonnier terrestre » exposés à la mort et tout ce qui y mène. Que peut demander un prisonnier si ce n’est de sortir de prison ? Il faut aussi qu’il s’adresse à Celui qui peut et veut l’en faire sortir et qui n’est Lui-même pas en prison.
Par le sacrifice expiatoire de Jésus, nous pouvons recevoir le baptême de gloire (Apocalypse 1 :17 ; Romains 6 :2-8), le bain de régénération (Tite 3 :5) pour sortir de la prison et aller dans les cieux sans mourir par la métamorphose du corps (Romains 8 :23 ; 2 Corinthiens 3 : 18) qui se produit quand nous sommes baptisés dans le corps de gloire du Seigneur Jésus-Christ glorifié.

Notre Père qui est aux cieux, soit réellement notre Père, que nous soyons vraiment Tes enfants c’est à dire comme Toi avec les mêmes « gènes » immortels et célestes et que nous habitions dans la même « maison » à savoir dans les cieux.

2 . QUE TON NOM SOIT SANCTIFIE

Le Nom du Père, par la grande  majorité des êtres humains, est soit ignoré, soit méprisé, soit nié, soit bafoué soit remplacé par d’autres noms d’idoles ou de faux dieux. Il est donc loin d’être sanctifié, mis à part, honoré, glorifié et adoré. Celles et ceux qui se réfèrent à Lui parce qu’ils manquent de sanctification et par là vivent dans l’hypocrisie sont loin de sanctifier et d’honorer Son nom. De même, la désunion des chrétiens est flagrante et déshonore Son nom.
Pour que le monde croie, c’est à dire pour relever le défi de l’évangélisation mondiale ce qui implique évidemment le fait que le Nom de Dieu soit sanctifié, il faut la glorification en vue de l’unité des chrétiens comme le Père est dans le Fils et inversement : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi , qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée pour qu’ils soient un…qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé » (Jean 17 : 17ss).
Jésus continue dans Sa prière : « Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donné soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jean 17 :24).
Si nous sommes justifiés par le sang de Jésus, il nous faut aussi être glorifiés ou métamorphosés par le Saint Esprit pour être là où est Jésus à savoir le ciel, recevoir et voir Sa gloire.
Pour que le Nom du Père soit sanctifié, il faut d’abord que les chrétiens montent au ciel esprit âme et corps, deviennent un peuple de sacrificateurs (Apocalypse 5 :10) évoluant dans le Saint des Saints céleste (Salle du Trône Apocalypse 4).
Cela entraînera leur unité parfaite et par là même leur sanctification réelle. Ils pourront ainsi remplir leur mission victorieuse d’évangélisation mondiale efficace sur terre à partir du ciel et par là enclencher le processus général en vue de l’adoration et du service parfait (Apocalypse 6 :2 et 7 ; 12 :1+12 ; 14 : 2-5 ; 15 :2-8 ; 19 :1-9 ; 20 :5-6 ; 22 :3). C’est la seule façon pour que soit effectivement exaucée la demande « Que Ton nom soit sanctifié ».

Que Ton Nom soit sanctifié, que l’Eglise des Vainqueurs soit formée devant Ton Trône seule possibilité de son unité, qu’elle parte en vainqueur et pour vaincre pour réussir l’évangélisation mondiale, qu’elle Te serve fidèlement durant le Millénium, qu’elle Te rende un culte parfait face à face pour l’éternité dans l’adoration pour sanctifier Ton Nom !

3.  QUE TON REGNE VIENNE ! QUE TA VOLONTE SOIT FAITE SUR LA TERRE COMME AU CIEL !

Si nous devons prier « Que ton règne vienne et que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », c’est que le Règne du Père n’est pas encore venu et que Sa volonté n’est pas encore faite sur la terre comme au ciel. Il suffit d’ouvrir les yeux sur soi-même, les autres et sur l’actualité pour constater cela sans peine. S’il en était autrement, cela se saurait.
En effet, le prince de ce monde même jugé et condamné (Jean 12 :31 ; 16 :11 ; Ephésiens 2 :2) attend encore l’application de sa peine (Apocalypse 20 : 10+14). C’est pourquoi il nous faut encore combattre, notamment dans les lieux célestes (Ephésiens 6 :12). Il est malheureusement encore le prince de ce monde et pourtant Jésus a tout accompli !
Jésus veut que l’Eglise prenne réellement sa place dans la gloire (Jean 17 : 24) et prenne ses responsabilités dans la foulée de Son « tout est accompli » en vue de la victoire finale. Ce n’est pas encore le cas mais c’est absolument indispensable car Il n’a jamais considéré Son Eglise comme un robot mais comme Son Epouse libre, volontaire, mature et responsable.
Ainsi, il faut non seulement qu’elle devienne semblable à Lui mais encore qu’elle soit formée à agir comme Lui. La venue du règne du Père est liée de par Sa propre volonté et souveraineté à la position et au rôle glorieux que l’Epouse doit jouer volontairement pour être digne du divin Epoux même si Celui-ci a déjà tout accompli ! C’est, comme dit, le plan souverain et immuable du Père.
Il est donc nécessaire que l’Epouse soit métamorphosée et glorifiée pour monter, apprendre, combattre, vaincre et régner comme prévu (Apocalypse 6 :2 ; 2 :26-27 ; 12 :11 ; 19 :14). Dans un premier temps elle va prendre ses responsabilités en vainqueur pour vaincre pour le réveil le plus puissant de l’histoire sur terre (Apocalypse 6 :2 ; 7). Ensuite, enlevée, elle sera vainqueur (Apocalypse 12 :11 ; 15 :2 ; cf. Ephésiens 6 :12) avec l’Archange Michel et les anges pour précipiter l’Ennemi sur la terre et par là nettoyer le 2ème ciel. Puis, après les 3 ans et demi de dictature de l’Antichrist sur terre, elle devra à la suite du Seigneur Jésus-Christ dégager la terre ou le « kosmos » pour y instaurer le Millénium et y régner sous Son autorité avec les martyrs « avec une verge fer » (Apocalypse 17 :14c ; 19 :14 ; 20 :4-6 ; 2 :26-27 ; 12 : 5b). Enfin elle règnera en tant qu’Epouse pour l’éternité dans le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 22 :5c).
A l’époque de Jésus, le Royaume n’était pas encore venu mais il s’était approché, (Luc : 10 :9 ; 11 :10) c’est à dire que la porte (Jean 10 :7+9) d’entrée pour l’Eglise a été ouverte pour aller au ciel et qu’elle entre dans le plan du Père énoncé plus haut. C’est ainsi et seulement ainsi que sera exaucée cette demande.

Que Ton Règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, que l’Eglise des Vainqueurs dans la foulée du « tout est accompli » du Roi des rois, prenne pleinement ses responsabilités selon Ta volonté dans sa position régnante et joue totalement le rôle que Tu as souverainement prévu pour elle pour que Ta Royauté soit manifeste aux yeux de tous !

4.  DONNE-NOUS NOTRE PAIN QUOTIDIEN

Aussi longtemps que nous sommes prisonniers de l’espace-matière-temps, nous avons besoin de manger et de boire, d’avoir le vêtement, d’un toit au-dessus de notre tête et d’un certain confort. Nous passons le plus clair de notre temps à nous battre pour cela et en tant que chrétiens nous le faisons autant dans nos prières, notre travail, nos projets que dans l’éducation de nos enfants etc…Comme les païens, il faut bien survivre aussi bien que possible dans la « prison ». Le nécessaire rôle social et humanitaire de l’Eglise et dans l’Eglise démontre aussi cette réalité.
Mais quel est le discours de Jésus par rapport à ces problèmes vitaux ?
Il dit clairement : « Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses, vous seront données par-dessus » (Matthieu 6 :31-33).
Pourtant dans le « Notre Père », Il nous demande de prier « Donne-nous notre pain quotidien » alors que notre Père céleste sait que nous en avons besoin : pourquoi faire encore cette prière si nous recherchons premièrement le Royaume et la justice de Dieu ? Elle semble au premier abord totalement inutile et superflue. Ainsi cette prière ne peut prendre tout son sens que si nous nous posons la question de la nature du pain que nous devons demander.

Comment résoudre ce paradoxe évident ?

Le lendemain de la multiplication des pains (Jean 6 :3-13) Jésus dit : « C’est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point….En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel ; car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. … Jésus leur dit : Je suis le pain de vie…Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un  mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair…celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle…Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et je demeure en lui…celui qui mange ce pain vivra éternellement… » (Jean 6 :50ss).  Faut-il être anthropophage et vampire pour vivre ? Certes non. Il n’est évidemment pas question de manger la chair physique du Jésus terrestre. C’est tout simplement impossible, horrible et impensable.
Alors s’agit-il de la Ste Cène lorsqu’Il rompit le pain et dit : « Ceci est mon corps » ? (Matthieu 26 :26 ; Marc 14 :22 ; Luc 22 :19 ; 1 Corinthiens 11 :24). Certes oui, jusqu’au jour où Il institua la Ste Cène de gloire (Apocalypse 3 :20).
Notre écrit intitulé « Nouveau de mode de mise en pratique et de vécu de l’Alliance Biblique ? » rend largement compte de tout cela.
Nous proposons une petite piqûre de rappel par cet extrait relatif à Apocalypse 3 :20 et son contexte : « Que mange-t-on pendant ce souper ? Les ingrédients célestes du corps de Jésus sont au menu. …Par ailleurs, si nous voyons en quoi Jésus glorieux est fait  nous lisons : « … ses yeux étaient comme une flamme de feu ; ses pieds semblables à de l’airain ardent, comme s’il eut été embrasé dans une fournaise…son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force. » Nous absorbons pendant ce repas le feu divin, la chaleur divine, la lumière divine du corps de Jésus qui est le pain du ciel. Il nous accorde l’immortalité. Jésus nous revêt de vêtements blancs et d’or et nous applique un collyre pour les yeux pour voir notamment les choses célestes (Apocalypse 3 : 18 ss). Il veut nous rendre bouillants, brûlants au vrai sens du terme par ce repas. Voilà la véritable Ste Cène qu’Il a Lui-même instituée pour notre métamorphose ou transfiguration. De surcroît Il veut que nous « demeurions » en Lui, qu’Il devienne notre « arche » de feu et de gloire. (Jean 15 : 4,7 ;  17 : 20ss ; 1 Jean 2 : 27,28 ainsi que tous les autres passages où nous sommes invités à être EN Christ). »

Si nous mangeons de ce pain venu du ciel, c’est à dire le corps glorifié de Jésus, alors nous cherchons en vérité premièrement le Royaume et la Justice de Dieu et nous bénéficierons de l’immortalité et de la métamorphose du corps qui nous permettrons de monter effectivement et réellement dans ce Royaume et le trouver effectivement.
La gloire et la puissance en résultant pour nous assureront effectivement « de surcroît, par-dessus », les besoins terrestres pour lesquels nous nous battons actuellement tous les jours avec les piètres moyens et limitations que nous connaissons. Demander le pain quotidien qui vient du ciel consiste à finir par trouver réellement le Royaume et à recevoir « par-dessus » tout ce dont nous avons besoin sur terre. Rappelons que l’Eglise des Vainqueurs vit  à la fois devant le Trône, dans le Royaume et sur la terre mais là avec les moyens célestes du Royaume !

Ainsi le paradoxe dont nous avons parlé plus haut est levé !

Donne-nous notre pain de ce jour, entre Seigneur Jésus-Christ et veuille souper quotidiennement avec nous pour partager le pain céleste qui est Ton Corps de feu et de lumière pour que notre corps soit nourri et transformé en vue de la découverte réelle et effective du Royaume puis de l’accomplissement des missions victorieuses prévues pour nous dans les lieux célestes et sur terre jusque dans l’éternité !


5. PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES COMME NOUS PARDONNONS AUSSI A CEUX QUI NOUS ONT OFFENSES !

Pardonner réellement paraît quasiment impossible ! Aujourd’hui on dit :  « Père pardonne-moi, je veux bien pardonner mais je n’oublie pas. Je ne me vengerai pas personnellement mais je lui souhaite plein d’épreuves, pleins de « charbons ardents sur sa tête » (cf. Romains 12 :20) jusqu’à ce qu’il comprenne ce qu’il a fait ou encore, je peux tout pardonner mais ça, c’est impardonnable etc.…» Pardonne-t-on vraiment, jusqu’aux tréfonds de notre cœur ? Oui, quelquefois en apparence, religieusement, et encore, mais cela dépend bien sûr de ce qu’on m’a fait…. Pour être réellement honnête, c’est mission impossible.
Les versets qui suivent vont encore plus loin :
    « …je vous dis : aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux… Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ?…Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5 : 44ss ; cf. Luc 6 :27 +35). etc… ». Là, c’est carrément peine perdue. On a quelquefois même de la peine à aimer inconditionnellement ceux qui nous aiment… !
Appliquer 1 Cor 13 semble être une sorte d’idéal : n’est-ce pas irresponsable quand il est dit que « l’amour croit tout, supporte tout » ? Bref, cela ressemble à une sorte de suicide social dans notre société de requins.
« Recherchez la paix avec tous et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur.. » (Hébreux 12 :14). Quel programme irréalisable !
Matthieu 22 : 37-39 parle des deux commandements qui parlent d’aimer de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée Dieu et le prochain qui résument les 10 commandements (cf. Marc 12 :31 ; Luc 10 :27 ; Romains 13 :9 ; Galates 5 :14 ; Jacques 2 :8 etc…). Que faire ? Cela paraît désespérant quant à la mise en pratique !
Comme il est impossible de mettre parfaitement voire souvent médiocrement en pratique non seulement dans les actes mais aussi au niveau de notre attitude de fond dans notre cœur et nos pensées cette exigence d’amour des ennemis, de sanctification et de perfection, ici particulièrement au niveau du pardon, nous sommes réduits à l’échec face à la loi de perfection tout en restant tenus malgré tout à l’exigence de son application parfaite. Sommes-nous perdus, Dieu nous pardonnera-t-il si nous ne pouvons pas réellement pardonner ? Quelle malédiction !
Heureusement que Paul a écrit : « …nul n’est justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : le juste vivra par la foi. Or la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles. Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. » (Galates 3 :11-13).
Le pardon de la part de Dieu dépend de notre pardon donné réellement aux autres. Nous avons vu qu’il est irréalisable mais heureusement, par la foi nous bénéficions de la justification en Christ. Il en est de même de l’impossible exigence de sanctification sans laquelle personne ne verra Dieu, de la perfection vis à vis de la loi et de l’amour inconditionnel auxquels nous sommes tenus.
Mais l’exigence de pardon réel et total reste, malgré la justification ainsi que l’exigence de perfection et de sanctification !  En effet, si Dieu nous la demande, c’est qu’elle doit être possible à réaliser et à vivre parfaitement. En général, on en reste à la justification : « Ouf ! On n’y arrive pas, certes, mais heureusement qu’il y a la justification en Jésus-Christ pour être pardonné et aller au ciel quand même, ce qui est fort heureusement vrai ! Cela nous permet de continuer à rester plus ou moins allègrement imparfait en ce qui concerne le pardon, l’amour des ennemis et par rapport au péché et aux manquements en général parce qu’il n’y a apparemment pas d’issue. On se résigne à une médiocrité morale pourtant inlassablement combattue par les évangiles et les épîtres…». C’est vrai que la justification et la grâce nous ouvrent la porte du ciel !!! Mais il manque malgré tout quelque chose puisque la perfection reste malgré tout demandée !
Quelle est la solution ?
« Car ceux qu’il a connu d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils… et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » (Romains 8 :29-30)
Nous voyons clairement dans le programme (cf. prédestination) de Dieu que la justification précède la glorification qui consiste à être semblable à l’image de Jésus-Christ dès aujourd’hui, même « pour hier » puisqu’ici le verbe doxadzo (glorifier) est conjugué au passé (edoxasen ; aoriste traduit en français au passé simple). La justification ouvre la porte à la glorification qui permettra la sanctification parfaite effective dès ici-bas. Dans la prédication de l’Evangile, on s’arrête à la justification alors qu’elle devrait aussi comprendre la glorification qui seule rend capable d’accorder le pardon réel à nos semblables et la sanctification parfaite.
Attention ! Il est important de ne pas mettre la charrue avant les bœufs : bénéficier de la glorification au même titre que la justification nécessite la foi en l’œuvre parfaite et suffisante de Jésus-Christ et celle du Saint Esprit et ne dépend pas de notre application de la loi !!! Nous n’y arriverions pas de toute manière !
La solution est donc la glorification ou la métamorphose du corps ou la naissance d’En Haut, de Dieu ou le fait d’être EN Christ glorifié.
L’Apôtre Jean l’avait bien compris même avant l’Apocalypse où la glorification est dramatiquement et clairement rappelée et rétablie par Jésus Glorifié Lui-même :
« Or vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés (justification) et il n’y a point en lui de péché. Quiconque demeure EN lui (glorification) ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne l’a pas connu (manque de glorification)…quiconque est NE DE DIEU (glorification) ne pratique pas le péché parce que la semence de Dieu (justification nécessairement préalable à la glorification) demeure en lui et il NE PEUT pécher parce qu’il est né de Dieu (glorification qui suit la justification ; 1 Jean 3 : 5-9).
L’exigence de la perfection, du pardon total et réel, de la sanctification parfaite ne se réalise pleinement que dans la glorification. Cette dernière doit obligatoirement faire partie de la prédication de l’Evangile avec la justification qui la précède et la permet. C’est pourquoi ne prêcher qu’une partie de l’Evangile, c’est à dire la justification sans la glorification a entraîné et entraîne de très graves problèmes : l’histoire de l’Eglise en est la preuve par neuf. « La foi vient de ce qu’on entend » (Romains 10 :17) et il faut impérativement la foi pour recevoir la glorification. La glorification n’est pas seulement pour l’au-delà mais pour maintenant. La Parole prêchée de la Bonne Nouvelle doit nous amener via la justification vers la glorification ou la constitution de l’Eglise des Vainqueurs dotée d’une sanctification parfaite (cf. Apocalypse 12 :1) puisque la chair ou le corps de mort ont disparu dans le feu et la lumière de gloire.

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, justifie-nous puis glorifie-nous en Jésus-Christ, par là rends-nous capables de vraiment pardonner, pour que nous puissions être pardonnés, devenir tes fils et tes filles, purifiés, parfaits et sanctifiés, semblables à l’image de Ton Fils et Te voir face à face.

6. NE NOUS LAISSE PAS DANS [LE MONDE DU] MALHEUR MAIS DELIVRE-NOUS DU MALIN !

Cette demande est délicate dans son interprétation. Dieu ne nous induit, ni ne nous soumet ou conduit dans la tentation, Il ne tente qui que ce soit. L’Apôtre Jacques est on ne peut plus clair : « Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : c’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne. » (Jacques 1 :13)
Si Dieu ne tente personne alors pourquoi demander qu’Il ne nous soumette pas, ne nous induise pas ou encore conduise pas en tentation ?

Certes, Jésus a été conduit par l’Esprit dans le désert pour y être tenté par le Diable (Matthieu 4 :1). Si Jésus a été conduit dans le désert pour subir la tentation, c’est à notre place au même titre qu’Il a subi les souffrances et la mort à notre place. Comme dit, dans notre situation actuelle, nous tombons de toute façon dans le panneau à commencer par la recherche vitale et quelquefois effrénée du pain et du gain puis par la domination et l’orgueil religieux ou encore par le pouvoir et la fausse gloire des hommes et du Malin.
Il est donc clair d’après l’Apôtre Jacques, que Dieu ne nous conduit ni ne nous soumet ou nous induit en tentation ou dans l’épreuve ou le malheur. Il n’est pas sadique. Souvent on dit : « Le Père permet la maladie, le deuil, les difficultés en tous genres, la guerre etc… pour nous éprouver et par là nous faire revenir à Lui et nous faire grandir ». C’est Job avant le « tout est accompli » de Jésus  !!! Quel père humain voudrait cela pour ses enfants !!! Alors à plus forte raison notre Père céleste qui est amour !!! Jésus est justement venu pour nous éviter la situation de Job !
Il est important d’examiner les mots originaux pour comprendre que la demande au niveau des verbes mais aussi et surtout par rapport au texte de Jacques qui remet les pendules à l’heure et à la deuxième partie de la demande, le contexte immédiat, où nous devons prier pour être délivrés du Malin, désigne en réalité des zones, des environnements.
Eisphéro en grec signifie « porter dans, conduire dans, vers, amener à, [sou]mettre, laisser ».
Peirasmos en grec signifie « malheur, tentation, épreuve, ».
Ruomai en grec signifie « délivrer, libérer, arracher, écarter, éloigner ». Poneros en grec signifie « mauvais, malin, le malin, le diable ».
Quand nous examinons ce qui est recommandé aux disciples à Gethsémané, il est écrit : « Veillez et priez afin que n’entriez (eiserkomai - eiseltète ; Matthieu 26 :41) pas dans la tentation (peirasmos) ; n’alliez (erkomai - eltète eis ; Marc 14 :38) pas dans la tentation  (peirasmos) ; pour ne pas entrer en tentation  (eiseltein eis peirasmon ; Luc 22 :40b). Tous les disciples, Pierre en tête, abandonnèrent Jésus (Matthieu 26 :56 ; Marc 14 :50 ; Matthieu 26 :74 et parallèles), c’est à dire qu’ils sont entrés et allés dans la zone de la tentation et ils y succombèrent par la fuite et/ou le reniement. Ils avaient dormi au lieu de prier. Là par ces verbes, nous constatons encore la notion de zones, d’environnements dans lesquels nous ne sommes pas appelés à aller, entrer pour y évoluer et finalement y tomber.
Nous demandons au Père de ne pas nous laisser évoluer dans des zones et des environnements d’épreuves, de malheur ou de tentations autrement dit dans des zones tel le « désert » dans un sens large du terme, où l’ennemi a le plus de chances d’avoir le dessus parce que le « désert » nous affaiblit, nous place dans la solitude et la vulnérabilité. Nous demandons au contraire au Père de nous en écarter, libérer, délivrer, arracher, éloigner. La question est de savoir ce qu’est ce « désert », cet environnement hostile. C’est tout simplement le monde (grec kosmos), espace-matière-temps, la prison, là où l’ennemi est nommé le « Prince de ce monde » et y joue son rôle de tentateur, d’oppresseur et de destructeur.

Immédiatement une espèce de voyant rouge s’allume par rapport à la prière sacerdotale de Jésus : « Je ne te demande pas de les ôter du monde…comme tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie dans le monde  » (Jean 17 : 15+18).

Comment comprendre ces versets alors qu’il y a là  un paradoxe évident ?

Tout d’abord, dans le contexte immédiat, Jésus demande au Père de nous envoyer comme Lui a été envoyé. Comment Jésus a-t-Il été envoyé ? Il a été envoyé de là où Il est venu : « …car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé. » (Jean 8 :42)  
A présent on peut se poser la question d’où nous venons. Nous venons de la terre, de l’espace-matière-temps, du monde, du « kosmos », là où Adam et Eve ont été chassés hors du Paradis. Par conséquent si nous devons être envoyés comme Jésus l’a été, il faut que nous venions des lieux célestes où siège le Père comme Jésus à présent. C’est aussi simple que ça !!! Jésus-Christ, l’Epoux est vrai Dieu et vrai Homme, l’Eglise, l’Epouse doit être à Sa suite, par Son œuvre expiatoire de justification, par pure grâce, par la glorification vrais dieux, ce qui semble presque sacrilège (Jean 10 :34 ; Psaume 82 :6) et vrais hommes, ce qui semble « normal » !
Cela confirme ce qu’Il a prié en Jean 17 :24 où Il demande au Père que nous soyons là où il est afin que nous voyions Sa gloire. Pour communiquer Sa gloire efficacement dans le monde, il faut obligatoirement être préalablement devant le Trône, être transformé, recevoir, apprendre et ensuite partir du Trône répondre à l’envoi du Seigneur Jésus-Christ dans le monde.
Il est donc clair que nous devons monter devant le Trône pour ensuite et seulement ensuite être envoyés comme Jésus dans le monde à partir du Trône, des lieux célestes en vainqueurs pour vaincre (Apocalypse 6 :2). D’ailleurs quand nous lisons Jean 14 :12 : « …celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes… », nous constatons immédiatement un très gros problème car actuellement on n’arrive même pas à faire les œuvres que Jésus a faites alors qu’Il était sur terre (cf. Jean 21 :25), alors que Lui parle d’œuvres encore plus grandes… !
C’est pourquoi nous demandons au Père de ne pas nous laisser et nous conduire là où la tentation du Malin nous domine, là où le malheur du Malin peut nous atteindre, là où l’épreuve occasionnée par le Malin nous terrasse, c’est à dire le monde. Nous demandons à être délivrés du Malin, libérés du Malin, arrachés des griffes du Malin, écartés de sa domination, éloignés de là où il domine en tant que Prince de ce monde, c’est à dire du monde.
En même temps, envoyés à partir du Trône dans le monde, nous ne serions pas ôtés du monde mais nous y serions envoyés comme Jésus après que le Père nous ait préalablement arraché du Malin et de son environnement de tentation, de malheur et d’épreuves. Le Père pourra nous montrer ce qu’Il désire nous montrer comme Il l’a fait pour Son Fils Jésus notamment des œuvres encore plus grandes parce qu’Il nous aime comme Ses Filles et Fils ( cf. Jean 5 :20) !
Revêtus de feu, de lumière et de gloire, métamorphosés par le St Esprit, transfigurés, glorifiés, conduits par le St Esprit, nous serons alors dans la position de gloire voulue et prévue par le Seigneur Lui-même pour être conformes à Son image et réellement rendus capables d’accomplir correctement et surtout victorieusement les missions et les « œuvres encore plus grandes » qu’Il nous confiera autant dans les lieux célestes que sur terre ou plus largement le « kosmos » ou monde.

Ainsi le paradoxe est levé par cette compréhension de la demande et des versets cités.

Ne nous laisse pas et ne nous conduis pas dans notre état charnel actuel dans ce monde de malheur, de tentations, d’épreuves où règne le Prince de ce monde, mais délivre-nous, libère-nous, arrache-nous, écarte-nous, éloigne-nous, garde-nous de ce Malin et de sa zone d’influence. Glorifie-nous, sanctifie-nous par la vérité pour que nous ne soyons effectivement plus du monde, pour que nous ne lui appartenions plus (Jean 17 :16-18) et que transfigurés, à partir de Ton Trône, nous puissions être envoyés dans le monde comme Jésus l’a été.     .

7. CAR C’EST A TOI QU’APPARTIENNENT, LE REGNE, LA PUISSANCE ET LA GLOIRE AUX SIECLES DES SIECLES ! AMEN !

Cette doxologie dit que le règne, la puissance et la gloire pour les ères et des ères appartiennent au Père.
Il contrôle la situation et Il est souverain. Si ce maximum appartient assurément au Père, cela ne veut pas dire qu’Il l’a manifesté. Certes, Il voudrait le manifester le plus vite possible mais le processus relationnel d’amour qui émane de Lui implique obligatoirement la liberté de décision de ses créatures les êtres humains et en particulier l’Epouse, l’Eglise. Celle-ci est appelée dans la liberté à prêcher et à croire non seulement en la justification, grande révélation redécouverte par la Réforme au 16ème siècle, mais aussi en la glorification pour maintenant en découlant qui, comme nous avons essayé de le démontrer, débloquera la manifestation du règne, de la puissance et de la gloire du Père. Cette manifestation passera par les étapes décrites dans l’Apocalypse dont la première est la glorification de celles et de ceux qui entendent ce que l’Esprit dit aux églises et qui se repentent. Elle permettra une louange et une adoration digne de ce nom dans les lieux célestes, devant le Trône et dont nous avons plusieurs mentions merveilleuses dans l’Apocalypse (Apocalypse 4 :8-11 ; 5 :9-13 ; 7 :9-12 ; 11 :16-19 ; 14 :3 ; 15 :2-8 ; 19 :1-8 ; 22 :3-4).


CONCLUSION

Nous pouvons constater que la compréhension du « Notre Père » dans la perspective de la révélation de l’Eglise des Vainqueurs, de la métamorphose du corps permet de résoudre des impossibilités, des contradictions et des paradoxes évidents. Ces résolutions ne font que nous rapprocher davantage de la Vérité et confirment encore plus ce glorieux message sur une base biblique.
Retenons l’exhortation à la prédication d’un Evangile complet comprenant non seulement la justification qui est capitale mais encore le salut total incluant la métamorphose du corps, c’est à dire la glorification ! Ainsi, nous pourrons parler à notre Père dans une nouvelle foi et perspective, car il faut absolument qu’on soit exaucés pour « monter » le plus rapidement possible puisque la Grande Tribulation montre malheureusement le bout de son nez !
Ne perdons pas notre temps, au contraire « rachetons-le » en réorientant notre recherche du Royaume par une prière ciblée sur ce qui est important et urgent : monter pour adorer et servir comme il faut !

En Jésus,

Martin BUSCH