22 mai 2014

50 Féconder

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : 

50
FECONDER


INTRODUCTION

Lors d’un passage d’Yves et Michelle Gravet en Alsace, je ne pensais pas que le verbe féconder exprimé, prophétisé par Yves allait m’emmener pour un « voyage » exploratoire des textes bibliques aussi long et aussi intéressant. Je vous convie à la lecture de cet écrit, de refaire ce voyage que je qualifierais de « décoiffant ». Je leur dédie cet écrit.

Un peu de vocabulaire biblique :

« Adam connut (yadah) Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn en disant : J’ai formé un homme, conjointement avec Yahvé » (Genèse 4 :1).

La racine hébraïque y(a)d(a)h signifie dans sa forme verbale sentir, apercevoir, reconnaître, connaître, s’accoupler, savoir, prévoir, pressentir, soigner, cultiver, choisir, adorer.

« Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds (parah) multipliez et remplissez la terre et l’assujettissez » (Genèse 1 :28).
Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit : Soyez féconds (parah), multipliez et remplissez la terre… » (Genèse 9 :1).
« Je me tournerai vers vous, je vous rendrai féconds (parah) et je vous multiplierai et je maintiendrai mon alliance avec vous… » (Lévitique 26 :9).
 « Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï et un rejeton naîtra (parah) de ses racines… » (Esaïe 11 :1)

La racine hébraïque p(a)r(a)h signifie dans sa forme verbale porter, produire, féconder, pousser, être fertile, être fécond, croître, multiplier et au niveau du substantif racine, fécond, fruit, fertilité, production, naissance, postérité, pousse, germe, intelligence, invention, habileté, compétence.

« L’ange lui (Marie) répondit : L’Esprit Saint viendra (verbe eperkomai) sur toi et la puissance (dunamis) du Très Haut te couvrira de Son ombre  (episkiadzo) ; c’est pourquoi Celui qui sera engendré (verbe gennao) sera Saint et appelé Fils de Dieu » (Luc 1 : 35)
« …mais vous recevrez une puissance (dunamis) venant (verbe eperkomai) du Saint Esprit sur vous… » (Actes 1 :8)
« …voici qu’une nuée lumineuse les (les disciples lors de la transfiguration de Jésus) recouvrit de son ombre (verbe episkiadzo) . Et voici que de la nuée une voix disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, Celui qu’il m’a plu de choisir, écoutez-Le ! » (Matthieu 17 :5 ; cf. aussi Marc 9 :7 ; Luc 9 :34 ; Actes 5 :15 ; 2 Pierre 1 :17-18).

Eperkomai en grec signifie venir sur, venir auprès, venir à travers, survenir, arriver, s’approcher, traverser, parcourir, pénétrer, accomplir.
Episkiadzo en grec signifie couvrir, couvrir d’ombre, recouvrir, entourer, mettre à l’abri.



La sexualité fait partie de l’Amour de Dieu

Nous savons que Dieu est Amour (1Jean 4 : 8) et les versets que nous venons de citer démontrent aisément que la sexualité fait partie de l’Amour de Dieu.
Nous voyons très clairement que la description de l’incarnation par l’Ange Gabriel est ni plus ni moins un acte d’amour sexuel et de fécondation de la part du Père qui s’unit à Marie, qui la « couvre », « l’entoure » c’est à dire qui la « connaît » comme Adam a « connut » Eve. L’efficacité de fécondation du Très Haut fut assurée par le Saint Esprit. Le résultat sera la naissance de Celui qui sera appelé Saint et Fils de Dieu : Jésus-Christ. Le Très Haut était devenu par là Père.
Marie est saluée par l’ange Gabriel comme étant celle qui a bénéficié des « faveurs » de Dieu et qui est considérée par Lui comme belle, ayant la grâce extérieure, le charme, étant désirable, recevant et procurant le plaisir et la joie (keXakaritomenè ; cf. Xaritoo = rendre agréable ; Xaris -ritos = grâce extérieure, charme, beauté, joie, plaisir).
Quand Marie, dans son cantique dit que Dieu a « porté Son regard » sur Son humble servante (Luc 1 :48), elle ne fait que décrire ce que nous venons d’expliquer ! Marie a eu un moment d’intimité physique avec le Créateur du ciel et de la terre, le Très Haut !!!
Le Créateur est allé bien au-delà d’un acte de création : Il a commis un acte d’engendrement, Il a placé Sa semence de Son Corps de Gloire, de Lui-même, par amour parfait et pur en Marie.
Il est clair que ce que nous venons de décrire peut être considéré comme choquant par certains mais le texte nous semble clair, net et précis. La sexualité, bien qu’intime, n’est pas quelque chose de « sale » aux yeux de Dieu mais bien une des choses les plus belles et merveilleuses qu’Il nous a offerte !

La sexualité dévoyée, salie fait partie de la haine du Diable

Même si ce n’est pas explicite, certains commentateurs disent à juste titre qu’Adam et Eve ont probablement été violés par le Diable après la chute non pas pour qu’il y ait une postérité et la vie mais en vue d’injecter le poison des ténèbres et de la mort dans le corps parfait de gloire du couple initial et ainsi le polluer par la maladie, le vieillissement et la destruction.
Malgré la chute et cet état de fait en découlant, Dieu parle de la postérité d’Eve qui écrasera la tête du Serpent (Genèse 3 :15). L’incarnation était déjà au programme via la postérité, la lignée, la descendance.

C’est pourquoi le combat entre Dieu et le Diable a d’emblée porté sur les aspects de la sexualité, de la procréation, de la postérité et de la lignée.

Quand Eve a eu son premier enfant Caïn, elle dit qu’elle a fait naître ou « acquis » un homme avec l’aide, conjointement avec Yahvé (Genèse 4 :1 kaniti isch eth Yahvé).
En fait, l’Eternel devait être spécialement aux côtés d’Eve pour la conception au moment où elle connut Adam, pendant la grossesse et pour ce premier accouchement sûrement douloureux. Abel naquit par la suite comme deuxième enfant d’Adam et d’Eve.
Satan rôdait probablement autour pour empêcher la postérité qui le menaçait, de se mettre en marche.
Pour ce faire, il réussit à provoquer le meurtre d’Abel par Caïn, malgré l’avertissement de Dieu. Caïn devait ainsi être discrédité par le meurtre qu’il avait commis. Ce discrédit devait l’empêcher de poursuivre la lignée de Dieu parce que Dieu, à priori, aurait dû le faire mourir immédiatement suite à son crime. En même temps Abel, « le juste » qui aurait continué une lignée selon Dieu, était mort. Il avait donc fait d’une pierre deux coups.

Mais Dieu, dans un premier temps, n’a pas voulu arrêter la lignée de Caïn malgré son meurtre dans l’espoir éventuel d’une « lignée selon Dieu » parmi ses descendants. Il l’a étonnamment protégé de toute agression (Genèse 4 : 9-24) pour sûrement donner des chances supplémentaires pour la continuation de la lignée juste !
Constatant que l’espoir d’une lignée juste devant aboutir à l’écrasement de la tête du Serpent était déçu au niveau des descendants de Caïn, Genèse 5 reprend le récit de l’histoire de l’humanité à zéro sans même nommer Caïn ou Abel. La lignée juste ou selon Dieu de remplacement à partir d’Adam fut ainsi inaugurée par Seth. Hénoc qui fut enlevé auprès de Dieu sans mourir et Noé qui fut sauvé des eaux du déluge, en furent des descendants.

Le Diable lance une nouvelle offensive en Genèse 6 où il nous est parlé d’anges déchus qui s’unirent avec les filles des hommes. Ces dénommés « Fils de Dieu » (beneï Elohim) étaient en réalité des démons ayant pris la forme corporelle humaine pour forniquer avec de belles femmes humaines puisque la désapprobation et le jugement de Dieu au verset 3 tombent à savoir la réduction de la longévité des êtres humains. Ils leur naquirent des « nephilims » (signifie « ceux qui font tomber les autres ») dotés d’une force surhumaine et d’une taille immense, probablement des géants ou encore d’affreuses créatures hybrides à vocations guerrières et destructrices. La postérité démoniaque destructrice s’installe alors de plus en plus. Pensons non seulement à la mythologie grecque mais aussi soit disant super héros hybrides dans la cinématographie !
Pour le Diable, la priorité pour supprimer l’humanité, se situe aussi au niveau de la sexualité qu’il salit, de la génétique qu’il déforme et de la procréation qu’il veut empêcher ou dévier. Il craint la postérité qui lui écrasera sa tête.
Il a failli réussir à ce moment-là, car la vie sur terre était devenue invivable par la méchanceté des hommes et des nephilims à tel point que Dieu décida de détruire l’humanité par le déluge exceptés Noé et sa famille proche réfugiés dans l’arche ainsi que les animaux s’y trouvant (Genèse 6 :7ss). La vie était devenue invivable au niveau du travail, car Lamec, le père de Noé dit : « Puisse-t-il (Noé) nous soulager de notre tâche et du labeur de nos mains causé par cette terre qu’a maudite Yahvé ! » (Genèse 5 : 29).
Malgré le jugement du déluge, la lignée juste restait tout de même préservée parce que Noé, ayant trouvé grâce aux yeux du Seigneur, a cru et obéi en construisant l’arche. Après cet événement dramatique, Dieu fit une alliance de vie avec Noé et ordonna la croissance et la multiplication (Genèse 9 :1ss). Il fallait recommencer les choses à zéro, mais….
Genèse 10 nous donne une généalogie de la postérité de Noé qui repeupla la terre. La lignée juste pouvait encore continuer sur l’ensemble la postérité de Noé qu’il s’agisse de Sem, de Cham ou de Japhet. Nimrod le descendant de Cham par exemple était un grand chasseur devant l’Eternel (Genèse 10 : 6-9). Dieu, comme toujours, voulait donner leur chance à tous.
Mais le Diable attaqua à nouveau avec l’épisode de la tour de Babel.
L’histoire de la tour de Babel (Genèse 11 : 1-9) est significative quant au combat qui continuait à se tramer :
Les hommes voulaient grâce à cette tour passer dans les lieux célestes. Le sommet devait « atteindre le ciel » et Ils « voulaient se faire un nom » (Genèse 11 :4 ). D’après certaines découvertes archéologiques, il se pratiquait de la magie et du spiritisme au sommet de certaines tours du Moyen Orient. On pense évidemment aussi aux « hauts lieux » païens où se pratiquaient des sacrifices idolâtres. Ici l’expression se « faire un nom » signifie aller dans les lieux célestes pour essayer d’obtenir la toute puissance et obtenir par là une lignée puissante contre Dieu. Les hommes de cette époque avaient une connaissance du monde dit spirituel très importante car les interventions de Dieu comme du Diable restaient dans les souvenirs, les traditions et les faits. Elles étaient encore très visibles et évidentes (cf. notamment Genèse 6) ! Ils ne parlaient plus le même langage finirent par se disputer et ne pouvaient par conséquent plus continuer à vivre ensemble dans leur unité démoniaque. Les hommes de Babylone la grande dans Apocalypse 18 :5 ont probablement voulu refaire un coup semblable en voulant construire une nouvelle « tour » de briques de péchés pour les entasser, accumuler (verbe kollao = coller, souder, unir fortement [des briques]) jusqu’au ciel.
On connaît la suite de l’histoire de la tour de Babel dont la dispersion par Dieu des hommes sur la terre. C’était la première réponse de Dieu. Suit la seconde, celle de la lignée juste à travers celle de Sem (cf. sémites), l’ancêtre d’Abraham (Genèse 11 : 10-32).
Dieu choisit alors de mettre à part une lignée au sein d’une famille, d’un clan, d’une tribu, puis d’un peuple. Abraham en fut le premier patriarche. D’ailleurs le Seigneur a choisi d’attacher Son nom aux trois premiers patriarches : il est le « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (Exode 3 :6+15-16 ;4 :5 ; Matthieu 22 :32 ; Marc 12 :26 ; Luc 20 :37 ; Actes 3 :13 ; 7 :32).
Nous voyons là que le nom, l’identité de Yahvé Lui-même est lié à une succession générationnelle des patriarches donc d’une postérité ou lignée !
 La lignée selon Dieu fut de nouveau attaquée chez Abraham qui par peur mentit à Pharaon (Genèse 12 :10ss) et à Abimélec (Genèse 20 :2ss) concernant Sara, disant qu’elle était sa sœur. Si Dieu n’était pas radicalement intervenu dans ces deux situations, la belle Sara aurait fini épouse d’un de ces deux rois et la lignée selon Dieu était brisée. Plus subtile fut la situation avec Agar et Ismaël (Genèse 16  et 17). Si Ismaël avait été l’héritier d’Abraham à la place d’Isaac, la lignée selon Dieu aurait été brisée au même titre. Mais la lignée fut maintenue en Isaac, fils d’Abraham et de Sara, un couple qui malgré tout cherchait à suivre Dieu.
La mise en place du mariage d’Isaac par Abraham nous semble très claire quant à la problématique de la lignée, car il fit jurer Eliézer pour qu’Isaac ne se marie pas avec une cananéenne mais une femme de son pays d’origine, de sa famille : ce fut la fille de Laban, Rébecca descendante de Sem et de Nachor (Genèse 24 :1ss).
L’histoire de Jacob et d’Esaü est à comprendre dans une perspective semblable car Esaü se maria avec des femmes éloignées du Seigneur, filles de Heth, qui étaient un sujet d’amertume pour le cœur d’Isaac et de Rebecca (Genèse 26 :34-35 ; 27 :46). Jacob au contraire se maria avec des femmes de la bonne lignée, issue du même clan : Léa et Rachel descendantes de Sem, Nachor et Laban (Genèse 29 :1ss). La postérité qui allait écraser la tête du Serpent était sauvée ! Les nombreux enfants de Jacob avec la suite des événements aboutirent à la constitution du Peuple Hébreu, choisi, élu, devant être selon Dieu sous la houlette de Moïse puis de Josué et des suivants !
Ce Peuple ne fut jamais laissé tranquille par le Diable qui voulait toujours et tout le temps le corrompre, l’attaquer pour le supprimer car il avait compris que quelqu’un issu de cette lignée lui écrasera la tête ! Il a aussi toujours voulu expulser ce Peuple de sa terre d’Israël pour attaquer sa « patrie », son territoire et espace vital, sa source de revenu, son identité, son intégrité et pour pouvoir mieux le supprimer. Pensons aux attaques incessantes des ennemis environnants, à la division en deux du Peuple dont la partie vivant au nord du Pays fut plus ou moins supprimée par les Assyriens, à l’exil à Babylone de Juda, à l’histoire d’Esther avec les Perses, aux Grecs avec Alexandre le Grand et ses successeurs et aux Romains !

En outre, la stérilité était l’une des pires malédictions qui pouvait arriver à une femme au sein du Peuple d’Israël. L’histoire d’Anne, mère de Samuel (1 Samuel 1) en est une démonstration évidente. Chaque femme en Israël espérait « secrètement » donner naissance au Messie attendu ! La notion de survie voire d’éternité à travers la postérité est quelque part inscrite dans les gènes de ce Peuple.
L’importance des généalogies de Jésus dans les Evangiles  (Matthieu 1 :1 ; Luc 3 :23) est évidemment à souligner dans cet ordre d’idées.
Les tentatives diaboliques se perpétuèrent de la même manière jusqu’au massacre insoutenable des petits enfants de Bethléem (Matthieu 2 :16).
Nous comprenons aussi la raison pour laquelle la sexualité est tellement défigurée et dévoyée depuis la chute (Genèse 3 :18c ; Genèse 13 :13 ; 18 :20 ; 19 :5 ; Lévitique 18 :6-25 etc…).


Le risque énorme pris par le Très Haut en fécondant Marie

Dieu le Père S’est pleinement engagé « physiquement » avec Son Corps glorieux en s’unissant avec Marie pour la féconder. Jésus-Christ fut conçu. Par Sa naissance à Bethléem, Il a ainsi pris la forme humaine d’esclave limitée à l’espace-matière-temps suite à cet événement glorieux de l’incarnation.
Le Père a pris un risque énorme par amour pour nous en exposant Son Fils et par là en S’exposant Lui-même au titre de l’unité Père-Fils (Jean 17 :21) et trinitaire (Père, Fils et Saint Esprit ; Matthieu 28 :19) à la tentation puisqu’Il se trouvait sur le territoire du « prince de ce monde ». Ce dernier en a pleinement profité (Matthieu 4 :1ss et parallèles sans compter les attaques, questions pièges des détracteurs de Jésus) mais en vain.
Le Diable s’est finalement dit que s’il torturait au maximum Jésus et s’il l’amenait au seuil de la mort, de la souffrance ultime, il aurait éventuellement encore une petite chance de gagner la guerre définitivement en essayant de Le faire pécher. Pensons au « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15 :34) où Il dû souffrir à notre place la séparation d’avec Son Père c’est à dire l’enfer, le summum de la souffrance !

Jésus dit dans un de ses discours quelques temps avant son supplice : «…car le prince de monde vient, il n’a rien en moi. » (Jean 14 :30). Jésus n’avait pas péché.
Il restait à ce moment là encore un peu de temps au Diable pour tester, attaquer, tenter, faire souffrir le Seigneur Jésus-Christ jusqu’au bout, jusqu’au dernier soupir. Il voulait essayer de provoquer ne serait-ce par exemple qu’une « petite » pensée pécheresse de révolte contre le Père par rapport à l’injustice qui Le frappait et ainsi provoquer le cataclysme destructeur escompté qui aurait scellé son horrible victoire destructrice définitive !
Si Jésus avait accepté de relever le terrible défi tentateur diabolique final du « Sauve-toi toi-même », du « descends de la croix si tu es le Fils de Dieu » (Matthieu 27 :40 ; Marc 15 :30 ; Luc 23 :37+39) alors Jésus et le Père auraient perdu !!! Quelle catastrophe, quel cataclysme !!! Le Diable savait que Jésus avait les moyens surnaturels de descendre de la croix et de Se sauver Lui-même de la mort et il voulait qu’Il le fasse, d’où ce défi final, car si Jésus n’était pas mort, allé jusqu’au bout, il n’y aurait pas eu de salut !
Mais le Fils de Dieu, le Saint a tenu bon jusqu’au « Tout est accompli » et Son dernier souffle sur la croix avec Ses paroles d’amour parfait et de confiance absolue envers Son Père : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23 :46). Sa mort a de ce fait une valeur inestimable d’expiation pour celles et ceux qui croient en Lui ! Jésus a subi la mort alors qu’Il ne la méritait pas donc elle est devenue expiatoire pour nous, ainsi la justice du Père était pleinement satisfaite et l’Accusateur était définitivement débouté face à celles et ceux qui ont choisi Jésus-Christ comme leur avocat devant le Trône du Père !!!
En plus, par là, la Mort n’a plus eu le pouvoir de retenir Jésus ! Il est par conséquent ressuscité le troisième jour (Matthieu 28 :1ss et parallèles) et Il tient les clés de la Mort et du Séjour des morts (Apocalypse 1 :18). Le risque énorme pris par le Père s’est avéré parfaitement efficace et depuis lors juridiquement Sa victoire est complète ! La tête du Serpent fut juridiquement écrasée c’est à dire qu’il fut définitivement condamné. Mais il reste l’application et l’exécution de ce jugement. Mais alors…

Où est le problème ?

Jésus a été conçu suite à la fécondation de Marie de la part du Corps Glorieux du Père : ce fait établit que Jésus tout en étant dans les limitations de l’espace-matière-temps n’était pas physiquement ni moralement empoisonné par le viol héréditaire du Serpent comme l’étaient Adam et Eve après la chute et comme nous le sommes jusqu’à aujourd’hui.
Jésus repartait en quelque sorte de zéro en tant que nouvel Adam (cf. 1 Corinthiens 15 :45). Il n’a pas « mangé le fruit défendu » contrairement à Adam et Eve ou n’a pas péché tout en ayant été terriblement exposé à la tentation. Il risquait donc fort de pécher. Mais Il a heureusement vaincu et est resté parfait !
Toutefois, nous constatons dans les faits depuis 2000 ans environ, que l’histoire de l’Eglise ne fut pas particulièrement glorieuse qu’elle fut meurtrière et terrible alors que juridiquement tout est accompli ! Le Diable continue à nous accuser devant le trône de Dieu (Apocalypse 12 :10c) et des jugements tombent, notamment sur des frères et sœurs !
Il y a donc très certainement un problème d’application. Nous sommes toujours dans la prison espace-matière-temps et subissons nombre d’échecs cuisants !

La 2ème épître aux Corinthiens illustre parfaitement cette situation où Paul fait état de ses souffrances en affrontant les problèmes posés par l’église de Corinthe : « Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais vous me supportez ! Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu parce que je vous ai fiancés à un seul époux pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité de Christ. Car si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » (2 Corinthiens 11 :1-4).

Le but de Paul était la présentation de la fiancée vierge pure à l’Epoux, le Christ. Si on fait ce genre de présentation c’est pour qu’il y ait d’abord des fiançailles puis un mariage  prononcé grâce à la justification par la foi préalable (évangélisation - justification) puis qu’il soit consommé. Cette église devait être une vierge pure, c’est à dire justifiée par la foi en Jésus-Christ (Romains 3 :21-31 etc.) et par là purifiée de tout péché.
Mais en réalité, cette église de Corinthe au lieu de se laisser préparer pour Christ, comme Eve, elle s’est laissée séduire et violer par le Serpent, l’Ange de lumière (2 Corinthiens 11 :14) après qu’elle ait été complètement trompée et totalement séduite !  Elle n’était plus une vierge pure parce que violée. La situation était très grave à Corinthe car les fondements de l’Evangile y étaient bafoués par des faux ministères probablement traditionalistes judaïsants et légalistes (2 Corinthiens 11 :20-23) ayant notamment attaqué la justification par la foi et par là le ministère de Paul !
Les membres de cette église furent ainsi asservis, dévorés, pris en otages, agressés, frappés, bref traités exactement comme des otages prisonniers qui se dévorent entre eux ou se font dévorer (2 Corinthiens 11 :20).
L’Histoire n’a fait que confirmer cela lors des deux derniers millénaires : le système des dénominations, les systèmes religieux, les fausses doctrines,  les divisions, les persécutions, les rejets des ministères de Dieu, les guerres de religions, les pogroms, l’inquisition, les massacres, le légalisme, le traditionalisme, l’immoralité, le racisme, l’esclavagisme, l’oppression, la cupidité, l’adultère, les maladies, la mort etc.…qui ont sévi et sévissent pour partie encore dans les églises ne sont ni plus ni moins à l’image de cette église de Corinthe probablement en bien pire.
Pourtant Jésus a tout accompli sur la croix, pourtant le Saint Esprit a été envoyé à la Pentecôte, pourtant de puissants ministères dont Pierre, Paul, Jacques et Jean et d’autres se sont exercés, pourtant les dons spirituels ont été puissamment manifestés, pourtant la sanctification a eu lieu !!!
Pourquoi sommes-nous obligés de constater cette situation intermédiaire donc imparfaite ? (cf. entre autres Romains 6 et 7 par exemple).
Alors, où est le problème ?


La fécondation de l’Eglise des Vainqueurs par le Seigneur Jésus-Christ

Etape juridique (rappel)

Comme nous l’avons vu, la lignée, la postérité qui a abouti à Celui qui a juridiquement écrasé la tête du Serpent sur la croix a été maintenue au sein du Peuple d’Israël grâce à l’intervention de Dieu. Le Père a fécondé Marie et a engendré en Jésus-Christ, Son Fils la solution juridique ! Il s’agissait là de la part du Père d’un engagement d’amour identitaire et physique total avec une prise de risque énorme !
Par la justification par la foi l’acte de mariage est prononcé : l’Epoux et l’Eglise se sont dit oui non pas devant Monsieur le Maire et/ou un Ministre du Culte mais devant le Père Lui-même. Juridiquement l’Eglise est l’Epouse de Christ depuis presque deux millénaires ! C’est capital mais ce n’est pas suffisant !
Au même titre, juridiquement le Créateur, le Très Haut a prononcé Son mariage avec Marie en s’adressant au Serpent en Genèse 3 : 15 : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon. »
Nous avons vu plus haut que le Serpent a tout essayé pour que cela ne se fasse pas. Mais il a eu la tête écrasée par Jésus d’une point de vue juridique, il a été condamné sans appel possible !
Il fallait impérativement la fécondation réelle et physique de Marie pour que la postérité d’Eve écrase juridiquement la tête du Serpent !
Mais la tête du Serpent est seulement écrasée juridiquement par la croix, et c’est capital, mais l’application n’est pas encore intervenue. La preuve, c’est que l’église de Corinthe fut toujours et encore séduite par le Serpent et l’Eglise ultérieure aussi : nous l’avons expliqué dans le paragraphe précédent par la description du tableau pas merveilleux du tout de l’Histoire de l’Eglise !
En fait la tête du Serpent ne sera effectivement et réellement écrasée qu’au moment où il sera définitivement jeté dans l’étang de feu et de soufre ! (Apocalypse 20 :10). Pour que cela arrive il faut que l’Eglise l’Epouse à la suite de l’Epoux soit elle aussi réellement victorieuse sur l’Ennemi ! Le livre de la Révélation met en lumière les différentes étapes indispensables et nécessaires pour que ce but soit atteint !

Il faut impérativement arrêter le mensonge diabolique qui consiste à dire qu’il n’y a plus d’étapes dans le devenir de l’Eglise en vue d’une victoire effective sur l’Ennemi !
Il faut impérativement arrêter le mensonge diabolique qui consiste à proclamer de façon quasi incantatoire un Evangile uniquement dans ses dimensions juridiques alors que l’Evangile de Jésus-Christ est complet : la bonne nouvelle est certes juridique donc elle est applicable mais elle doit aussi être appliquée car le Diable court toujours ! Regardons la réalité terrestre et les combats décrits dans l’Apocalypse sans compter les Epîtres ! En attendant, il nous accuse jour et nuit devant le Trône de Dieu (Apocalypse 12 : 10c), en attendant nous sommes appelés à le combattre dans le deuxième ciel (Ephésiens 6 :12) alors que nous sommes des prisonniers misérables dans l’espace-matière-temps. Il y a un problème !

Le problème se situe au niveau du mariage prononcé certes mais non consommé entre le Christ et l’Eglise ! Finalement, un mariage non consommé n’est en fait pas vraiment un vrai mariage !

Préparation à la fécondation

La réception et le baptême du Saint Esprit et de Feu ne sont pas la fécondation de l’Eglise par le Christ ! Le Saint Esprit avec les ministères doit faire de l’Eglise une fiancée « vierge et pure ». Ils doivent la préparer pour la présenter au Christ !
Le Saint Esprit en venant sur Marie l’a aussi préparée pour que le Très Haut puisse la féconder. Il a supprimé la racine adamique et diabolique du péché héréditaire et en a fait une fiancée « vierge et pure » pour que Jésus puisse naître sans péché héréditaire ou originel.
Il était possible que le Très Haut « jette son regard » sur Marie parce qu’elle avait été préalablement préparée par le Saint Esprit qui est venu sur elle avant que la puissance du Très Haut ne la couvre de son « ombre » (Luc 1 :35) ou de Son corps glorieux. Si les choses s’étaient passées sans la préparation du Saint Esprit, Marie aurait été littéralement pulvérisée par le corps glorieux du Père. C’est pourquoi il est écrit à propos de Marie que toutes les générations la considéreront bienheureuse (futur du verbe makaridzo = estimer bienheureuse, digne d’être louée donc préparée) parce que le Puissant (dunatos = puissant, rendant possible ; contraire : impuissant, incapable) a fait fort pour elle (mégas = fort, grand), saint est son Nom, sa miséricorde s’étend de générations en générations (genea = ce qui est engendré). Le texte continue d’ailleurs : « Il est venu en aide à Israël son serviteur en souvenir de sa miséricorde comme il l’avait dit à nos pères en faveur d’Abraham et de sa descendance (sperma = semence, sperme, descendant, enfant) pour l’éternité. » (Luc 1 :48-55).  Nous remarquons le discours générationnel désignant l’aspect physique, corporel de la préparation et de la fécondation. La descendance, la postérité, la lignée va jusque dans l’éternité. Tout ne s’arrête pas à la croix et à la résurrection mais va bien au-delà !!! C’est pourquoi nous considérons la « spiritualisation » même « pieuse » du discours chrétien comme étrangère à ces textes. Il s’agit en effet de dimensions relatives au corps physique bien concret qu’on le veuille ou non !  

L’Eglise doit elle aussi accepter de se laisser préparer sinon rien n’est possible ! L’Eglise, comme l’humble Marie, est appelée à dire: « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit. » (Luc 1 :38).

Lorsque Jésus Glorieux est revenu une première fois pour les Siens auprès de Jean, Il dit à plusieurs reprises dans les lettres aux églises de se repentir, d’abandonner les péchés, et « que celui (ou celle) qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux églises ». Il a aussi fait des promesses liées à la glorification ou la préparation en vue de la fécondation !
Dans cette perspective, quel est le rôle des ministères ? C’est de nous perfectionner jusqu’à ce que nous parvenions à l’unité de la foi, de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’hommes faits, à la mesure de la stature parfaite de Christ, à être renouvelés dans l’esprit de notre intelligence, à revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité (Ephésiens 4).
Quel est le rôle de l’Esprit Saint ? C’est de nous convaincre de péché, de justice et de jugement (Jean 16 :8) en vue de la justification et de nous transformer, métamorphoser, transfigurer de gloire en gloire (2 Corinthiens 3 :18) en vue de la glorification et de l’immortalité pour que nous devenions la fiancée « vierge pure » « présentables et donc fécondables » devant le Christ Glorifié.
En plus, Jésus-Christ Lui-même participe à cette préparation par le baptême de gloire (Apocalypse 1 :17-18) et la Sainte Cène de gloire (Apocalypse 3 :20c) en nous baptisant dans Son Corps de Gloire et en nous donnant Son Corps et Son Sang de Feu et de Gloire.
D’après ces passages, il est indispensable d’être métamorphosés, d’avoir une nouvelle morphologie immortelle dans le ciel devant le Trône. Il faut que non seulement notre être intérieur soit purifié mais il faut aussi que notre être extérieur, notre corps soit transformé, métamorphosé car la fécondation est d’ordre physique !
Ainsi nous serons préparés pour être présentables devant le Christ et la racine adamique du péché aura été extirpée.
Les trois apôtres ont eu un avant-goût exceptionnel de cette préparation lors de la Transfiguration (cf. textes cités en introduction). La nuée lumineuse les couvrit. Il en a été de même lors de la Pentecôte avec les Flammes de Feu. Mais cette préparation doit obligatoirement aboutir à la métamorphose opérée par le Saint Esprit. Elle est ce « bain (loutron pas baptisma) de la régénération » (nouveaux gènes = palingenesia) et du renouvellement (anakainosis = nouvelle création, renouvellement, révolution) du Saint Esprit  dont il est question en Tite : 3 :5.
Une fois que cette préparation de la fiancée et/ou de l’épouse juridiquement mariée sera faite, elle sera prête à être fécondée. Autrement dit l’Eglise devient alors l’Eglise des Vainqueurs que Jésus Glorifiée a instituée et appelée de Ses voeux en Apocalypse 1 :10 à 3 :22. Tout sera dorénavant prêt pour cette fécondation.

La fécondation : comparaisons entre Apocalypse 3 :9-13 et 5 :4 à 7 :17

La fécondation avant la Grande Tribulation.
La fécondation de l’Eglise des Vainqueurs par Jésus-Christ sur le Trône est prophétisée en Apocalypse 3 : 9c : « …ils connaissent que moi je t’ai aimé ».
Ici l’emploi d’agapao (désirer, aimer, chérir, préférer, satisfaire) ne peut qu’inclure l’acte physique de fécondation. Notons que l’église de Philadelphie ne subit aucun reproche majeur de la part de Jésus. Elle manque simplement de puissance.

Pour étayer cette interprétation examinons les contextes dans les deux passages.
Dans le contexte d’Apocalypse 3 :9, Jésus prophétise  la Grande Tribulation (cf. Apocalypse 6 :3ss) qui suit la fécondation  : « …je te garderai de l’heure de l’épreuve, celle devant arriver sur le [domaine habité] (oikoménès) construit en entier pour éprouver ceux qui habitent la terre » (Apocalypse 3 :10b+c et cf. 6 :3ss). Ici l’Eglise des Vainqueurs est gardée, préservée, cachée à l’heure de l’épreuve ou de la Grande Tribulation : elle n’est donc plus cantonnée sur terre contrairement aux chrétiens d’Apocalypse 7 restés sur terre et issus de la Grande Tribulation (Apocalypse 7 : 3+14).
Elle deviendra une « colonne » et habite « chez elle » dans le Temple céleste, la maison familiale d’En Haut et en prime elle recevra le patronyme du Père et de Jésus (Apocalypse 3 : 12).
Elle montera après avoir été métamorphosée par le St Esprit et elle sera fécondée par Jésus. Alors comment ne pas parler de mariage et de mariage consommé dans un tel contexte ?

Les juifs sont mentionnés dans les deux textes.
L’ensemble des chrétiens et/ou ceux qui sont devenus chrétiens durant la Grande Tribulation et qui sont restés sur terre comprend celles et ceux issus des nations mais aussi du Peuple Juif (Apocalypse 7 : 4ss).
Il se trouve que dans le contexte de la fécondation de l’Eglise des Vainqueurs d’Apocalypse 3 :9, il est question de juifs venant se prosterner aux pieds de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 3 :9b). L’histoire n’a pas relaté à notre connaissance un événement semblable à Philadelphie. Même s’il y eut un événement semblable à l’époque par la suite, on est aussi en droit de pouvoir penser à Apocalypse 7 où les Juifs seront pleinement convaincus par la gloire de l’Eglise des Vainqueurs partie en vainqueur et pour vaincre (Apocalypse 6 :2).

Changement de statut de l’Eglise des Vainqueurs.
Jésus a prophétisé la fécondation de l’Eglise des Vainqueurs avant la Grande Epreuve. Lorsque Jean se trouve devant le Trône avec Jésus assis dessus, cette prophétie apparaît comme accomplie dans le passage d’Apocalypse 5 :10 à savoir le cantique nouveau dont les paroles sont : «Tu fis d’eux pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur terre»  (Apocalypse 5 :10 et cf. mention de la couronne : rois, royaume, règne et du Temple – sacrificateurs, prêtres en Apocalypse 3 :11-12).
Les paroles de ce cantique nouveau font état de cette fécondation accomplie qui change le statut de l’Eglise des Vainqueurs et la rend capable, porteuse de la semence de Christ, enceinte, de partir en vainqueur pour vaincre (Apocalypse 6 :2) et de porter des fruits inimaginables à savoir le réveil le plus important de l’Histoire décrit en Apocalypse 7.
Où situer cette fécondation ?
Les pleurs de Jean (Apocalypse 5 :4-5) avant l’accession au Trône de Jésus démontrent un « manque et un désir aussi émotionnels» par rapport à l’Epoux bien-aimé et relatifs à la dignité pour ouvrir le livre et en ouvrir les sept sceaux. Sachant que le premier sceau est le cavalier à savoir l’Epouse capable d’aller au combat donc obligatoirement fécondée, il faut que la fécondation se situe au niveau du texte avant. Il faut d’abord que soit trouvé Celui qui est digne pour recevoir la puissance et la gloire suprême, de siéger sur le Trône notamment avec l’Eglise (Apocalypse 3 :21 ; 5 :5b-8) pour débloquer la situation.
Le Seigneur Jésus-Christ a été trouvé digne !!!
Il faut ensuite que Jésus, ait reçu de la part du Père la gloire qui entre autres est signifiée par la remise du livre (Apocalypse 5 :7) dont le possesseur tient la suite du déroulement de l’Histoire et des événements entre Ses mains.
Jésus auquel la toute puissance a été donnée par là par le Père, siège avec le Saint Esprit, les sept cornes (puissance absolue) et les sept yeux (connaissance absolue - Apocalypse 5 :6c) peut à présent, rendu puissant, féconder l’Eglise des Vainqueurs préalablement justifiée par Son Sang, celui de l’Agneau (Apocalypse 5 :6b).
Il a la puissance du Lion mais de surcroît il est rappelé ici qu’Il fait partie de la lignée de David !!! ( « Lion de la tribu de Juda, la postérité, racine de David :  Apocalypse 5 :5b)
Voici, à partir de cette accession au Trône de l’Epoux, tous les éléments réunis pour la fécondation de l’Epouse par l’Epoux : la justification, la toute puissance, le Saint Esprit, la lignée juste, la gloire suprême.
Cette fécondation qui aura lieu dans le Lieu très Saint sur le Trône (Apocalypse 3 :21) est à présent possible mais l’Epouse se fait attendre !!! Elle ne se laisse pas préparer !!!

L’accouchement suivi des trois victoires décisives

L’Eglise des Vainqueurs fécondée par le Seigneur Jésus-Christ sera par conséquent enceinte !
Porteuse de la semence glorieuse de Jésus, l’Eglise des Vainqueurs continuera d’être métamorphosée de gloire en gloire. Elle portera un enfant encore plus glorieux parce qu’engendré par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même !
Voilà le résultat glorieux :
« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue de soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement….Elle mit au monde un enfant mâle. » (Apocalypse 12 :1+5).
Nous avons démontré dans d’autres écrits qu’il ne s’agissait ni d’Israël, ni de Marie mais bien de l’Eglise des Vainqueurs.
Ce texte relatant l’accouchement étaye s’il le faut encore notre compréhension des textes précédents concernant la fécondation.
En effet si une femme est enceinte, elle a été fécondée et si elle est enceinte elle finit par accoucher. Ce sera très exactement le cas de l’Eglise des Vainqueurs !
La lignée juste selon Dieu sera maintenue !!! Comme à chaque fois dans le passé, le Diable sous une de ses formes les plus hideuses est à l’affût au bon endroit : le Dragon est là, prêt à engloutir le nouveau-né de la lignée juste et glorieuse à savoir celle de l’Eglise des Vainqueurs et celle du Seigneur Jésus-Christ.
Mais cette nouvelle génération sera enlevée auprès de Dieu et de Son Trône (Apocalypse 12 : 5c – c’est ici que se situe l’enlèvement cf. Apocalypse 11 :15 : septième trompette ). Elle habitera définitivement dans le ciel (Apocalypse 12 :12a). Elle sera vainqueur du Diable dans les lieux célestes par le Sang de l’Agneau et la Parole du Témoignage avec l’Archange Michel et ses anges (Apocalypse 12 : 11a ; 12 : 7-10 ; cf. 17 :14c). Le Diable et les démons seront par conséquent éjectés des lieux célestes. C’est la première victoire décisive, car le Dragon perdra ses prérogatives d’accusateur et ses positions capitales dans les lieux célestes où il n’était pas limité par l’espace-matière-temps (Apocalypse 12 :10). Il est d’ailleurs furieux (Apocalypse 12 :12c) et il ne lui reste plus que ses dernières cartes à jouer uniquement sur terre pendant un temps désormais limité de trois ans et demi. Il va tout de suite s’attaquer aux chrétiens restés sur terre, le reste de la postérité (sperma –atos) de la femme, les vaincre (Apocalypse 12 :17 ; 13 :7+10) et installer dans le monde son terrible règne d’imitation trinitaire (Apocalypse 13 :1-5 +11-18 ; 16 :13).

La nouvelle postérité sera aussi prête pour le combat victorieux contre le Diable cantonné sur terre (Apocalypse 17 :14c ; 19 :14a). Il sera vaincu et lié pour mille ans. Sous l’autorité du Christ et avec les martyrs, elle règnera durant le Millénium sur terre (Apocalypse 2 :26-27 ; 3 :21 ; 20 :4).
Ce sera la deuxième victoire décisive !

Le dernier combat contre l’Ennemi s’achèvera après le Millénium après avoir été délié et après sa dernière révolte, au moment où il sera jeté dans l’étang de feu auprès de la bête et du faux prophète (Apocalypse 20 :10). La tête du Serpent sera effectivement et définitivement écrasée à ce moment-là et pas avant !!!
Ce sera la troisième victoire décisive et finale !


La fécondation divine est indispensable pour la victoire

Pour que ça marche en ce qui concerne le salut juridique ayant été acquis à la croix, il fallait préalablement que le Très Haut féconde et rende enceinte Marie en son corps de chair avec Son Corps Glorifié. Le Très Haut devait physiquement engendrer pour gagner ! Il fallait à Jésus un corps comme le nôtre pour nous récupérer de ce qu’Adam avait perdu. Il fallait qu’Il souffre réellement en Son corps et qu’Il meure réellement avec Son corps. Son humanité devait être totalement semblable à la nôtre pour qu’Il puisse nous chercher exactement là où nous nous trouvons dans notre humanité déchue. Sa perfection totale dans Son humanité totale issue de la postérité juste nous a justifiés.
En même temps Il est le Fils du Très Haut donc Dieu, ce qui Lui a permis, exempté du péché originel, de recommencer à zéro avec succès ce qu’Adam avait manqué. C’est pourquoi Jésus est vrai homme et vrai Dieu. Il est à la fois comme Adam, l’image du Dieu invisible et en même temps, Il est Celui par qui tout a été créé dont Il est Dieu le Créateur (Colossiens 1 :15-20).
C’est pourquoi le Seigneur Jésus-Christ a été à la fois formé, créé et engendré ! Il est une entité une et indivisible et absolument nécessaire !

Pour que ça marche en ce qui concerne le salut définitif qui trouvera son application finale dans l’écrasement de la tête du Serpent (Apocalypse 20 :10), il faut que l’Eglise soit réellement fécondée et rendue enceinte par Jésus, l’Epoux, comme Marie l’a été par le Père.
La justification ou le salut juridique permet la préparation et la glorification par le Saint Esprit, les ministères et le Corps glorieux de Jésus à travers le baptême et la Cène de gloire.
Autant Jésus, l’Epoux est passé de sa forme corporelle glorieuse de toute éternité vers notre forme corporelle terrestre, autant l’Epouse devra passer de la forme corporelle terrestre vers la forme corporelle glorieuse pour être fécondée.
Autant Jésus, l’Epoux dans forme corporelle terrestre devait accomplir ses missions sur terre pour nous justifier, autant l’Epouse, fécondée et enceinte dans sa forme corporelle glorieuse devra accomplir ses missions à partir du Trône dont l’accouchement d’un enfant mâle ou nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs.
Cette nouvelle génération sera réellement, physiquement engendrée par Jésus l’Epoux et elle sera par là capable de recommencer à zéro avec succès ce que l’Eglise actuelle a manqué et manque encore !!!  Cette nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs, sous l’autorité et à la suite du Seigneur Jésus-Christ, remportera les victoires décisives qui aboutiront à l’écrasement réel de la tête du Serpent !!!
C’est possible parce qu’il y a eu fécondation réelle et puis procréation réelle donc puissance génétique absolue en Jésus-Christ permettant les victoires énoncées.
Se pose le problème de la paternité de Jésus-Christ, une nouvelle donne pour certains, j’en conviens mais qui est tout à fait biblique. Esaïe prophétise à propos de Jésus : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père pour toujours (abi had), Prince de la Paix » (Esaïe 9 :6)
De qui Jésus est-Il le Père ? De l’enfant conçu avec l’Eglise initiale des Vainqueurs qui donnera naissance à un enfant ou une nouvelle génération portant réellement et effectivement les gènes divins du Seigneur Jésus-Christ Lui-même. C’est ce qui rend possible la première victoire décisive car il est clairement dit que c’est par le Sang de l’Agneau qui est le Feu du Corps Glorieux de Jésus que le Dragon a été vaincu. Ce Sang coule réellement et génétiquement dans les veines de cette nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs. La racine adamique du péché est totalement éradiquée.
Seule cette nouvelle génération, cette nouvelle postérité, lignée totalement juste sera capable de porter les coups fatals au Serpent. Elle a sa demeure définitive dans les cieux. Elle a été rachetée comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau et suivra l’Agneau partout où Il va. Elle sera parfaite. Elle combattra avec l’Agneau et avec Lui elle vaincra aussi (Apocalypse 12 :12 ; 14 :4-5 ; 17 :14).
En Apocalypse 19 : 7 et 21 :2+9 cette nouvelle Eglise des Vainqueurs devient à nouveau l’Epouse et aussi la Nouvelle Jérusalem, ne sommes-nous pas obligés « raisonnablement » de recourir à cause de cela au le symbole, à l’image et à la représentation ? Si nous le faisions, ce ne serait pas la réalité et la vérité.
En effet, comme Marie n’a pas été fécondée symboliquement, l’Eglise des Vainqueurs initiale n’a pas été fécondée symboliquement. Comme Jésus n’est pas né symboliquement, l’enfant de Jésus et de la Femme glorieuse ne naîtra pas symboliquement. Comme Jésus n’est pas mort sur la croix symboliquement, ni ressuscité symboliquement, ni monté au ciel symboliquement, l’Eglise des Vainqueurs n’accomplira pas ses missions symboliquement.
Alors quelle est la solution pour essayer de comprendre tout cela ?
La solution est la compréhension de la métamorphose ou de la transfiguration ou de la transformation. Jésus est tantôt l’Agneau, tantôt le Lion de Juda, tantôt un aigle, tantôt le combattant glorieux. Il en est de même du Saint Esprit qui a tantôt la forme d’une colombe, de cornes, d’yeux, de chandeliers comme le Père dont de nombreuses formes apparaissent surtout dans l’Ancien Testament, comme des anges, notamment les chérubins et les séraphins.
La métamorphose se passe aussi dans le monde céleste négatif où l’Ennemi est tantôt un Serpent, un Dragon, un Ange de lumière etc.
Nous constatons par exemple la métamorphose de notre corps terrestre voué à la mort, à moins qu’il ne soit transfiguré entre temps, sur les photos quand nous sommes bébé, avons 10, 15, 20 ans, puis 50, 60, 80, 90 voire 100 ou plus !!!
Quelles métamorphoses de plus en plus désagréables quand les chiffres des années ont dépassé certains seuils… !  Il ne s’agit pas là d’images, de représentations ou encore moins de symboles mais de la réalité via la métamorphose du vieillissement qui est entrain de se produire !!!
La métamorphose n’est donc pas le symbole, l’image ou encore la représentation mais la réalité et la vérité.
Nous pouvons par contre être métamorphosés en vérité de gloire en gloire par le Saint Esprit et une des gloires que nous sommes appelés à vivre sera de devenir cette Femme en phase d’accouchement couronnée, brillante comme le soleil apparaissant dans le ciel donc non liée à l’espace-matière-temps mais pouvant s’y manifester.
La fécondation effective de notre Epoux, l’accouchement réel d’une génération nouvelle parfaite seront d’autres gloires et ainsi de suite ! Par la métamorphose l’Eglise des Vainqueurs génération nouvelle peut aisément devenir l’Epouse, la Nouvelle Jérusalem, les serviteurs etc. Notre identité à nous reste pour l’éternité !
Au fur et à mesure que la gloire céleste se manifestera, la métamorphose de gloire en gloire dans et hors de l’espace-matière-temps se manifestera de plus en plus de façon évidente. Pour encourager cela Jésus a par exemple institué le baptême de gloire et la Sainte Cène de gloire à la place du baptême d’eau et le pain et le vin.
Le texte de l’Apocalypse nous montre clairement que la métamorphose est une des caractéristiques merveilleuses de l’Eternité. Pas d’ennui en perspective !!!

Conclusion

La postérité selon Dieu, la lignée juste énoncées dans notre propos dans ce conflit sans merci entre Dieu et le Diable passera obligatoirement par toutes ces étapes. Elle entrera après des millénaires dans un processus de plus en plus céleste donc de métamorphose de gloire en gloire pour celles et ceux qui sont en Jésus-Christ.
Retenons que la fécondation et l’engendrement soit du côté de Dieu soit du côté du Diable sont d’une efficacité sans pareille.
Adam et Eve furent probablement violés par le Serpent : le résultat destructeur final immédiat aurait dû être sans appel (Genèse 2 :16) mais l’amour de Dieu a mis en place l’Histoire par la promesse de la postérité qui écrasera la tête du Serpent (Genèse 3 :15). La naissance des nephilims engendrés par des démons et des filles humaines a failli réussir au Diable car le déluge a failli tout détruire, mais l’amour de Dieu a donné un répit à travers Noé et la continuation de la lignée juste eut lieu.
L’engendrement par le Père et Marie de Jésus-Christ fut absolument déterminant et l’engendrement par Jésus-Christ et la Femme, Eglise initiale des Vainqueurs de l’enfant mâle, la nouvelle lignée, postérité parfaite de l’Eglise des Vainqueurs sera aussi absolument déterminant.
La fécondation et l’engendrement sont du domaine du corps, de ce qu’on voit donc du domaine de la réalité et de la vérité. C’est pour cela que Jésus-Christ est la vérité !
Acceptons-nous de nous laisser préparer par les ministères, le Saint Esprit et Jésus Lui-même en vue de la fécondation et en vue de victoires déterminantes ?
Acceptons-nous de participer à la continuation de la postérité selon Dieu et de la lignée juste en vue de la victoire finale ? Etre réellement fécondé par le Seigneur Jésus-Christ est indispensable !    


En Lui,
         Martin BUSCH

08 mai 2014

1 Esaïe 26.3 - A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix...

1 Esaïe 26.3
 A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix...

   La paix... quel doux sentiment ! C'est quand on perd sa paix que l'on se rend compte du prix qu'elle vaut. Jésus nous a promis qu'Il nous donne sa paix (Jean 14.27) mais, en vue de notre verset, il y a une condition. Cette condition, c'est que nous demeurions ferme dans nos sentiments!

   Comment rester ferme sur une chose aussi instable que les sentiments. En quelques heures ils peuvent passer du jovial au déprimé, du noir au blanc, du "je t'aime" au "je te déteste"... Où est la clé pour ne pas faire du "yoyo" et ainsi perdre cette paix qui surpasse toute intelligence (Philippiens 4.7).

   L'âme de l'être humain est faite de sentiments, d'intellect et de volonté. C'est la volonté qui doit garder le contrôle en s'équilibrant sur les sentiments et le raisonnable. Pour pouvoir rester fermes dans ses sentiments, il est important de prendre de bonnes décisions et de réfléchir en fonction de la Parole de Dieu. Si nous sommes nourris de cette Parole, nous allons agir en conséquence et nos convictions vont devenir stables. Dieu nous donnera sa paix et celle-ci gardera nos cœurs et nos pensées en Jésus-Christ (Philippiens 4.7) !

   Vous comprenez le processus ? Je me nourris de la Parole de Dieu, je laisse l'Esprit Saint transformer mes pensées, mes convictions changent, je prends des décisions en conséquence et mes sentiments s'affermissent. La paix de Dieu m'envahit et me met en sécurité dans mon âme. Cette paix me garde de toutes peurs, de toutes angoisses et de toutes craintes car mon appui, c'est Dieu Lui-même.

   Mes bien aimés, ce ne sont pas les médias, votre compte en banque ou quoi que ce soit sur cette terre qui vont vous donner la paix et la stabilité qui l'accompagne. La seule solution à l'angoisse qui plane sur le monde actuel, c'est de se fonder sur le roc de la Parole de Dieu !

   Bonne réflexion


   Ezéchiel 37 Ministères © Mai 2014


Claudy et Corinne 

214 AYEZ SIMPLEMENT CONFIANCE EN LA BONTE DE DIEU ET PRIEZ EN LANGUE

214 AYEZ SIMPLEMENT CONFIANCE 
EN LA BONTE DE DIEU 
ET PRIEZ EN LANGUE



1 Corinthiens 14 :14

14 Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile


Dieu nous a donné un don puissant pour la prière – La prière en langue qui n’est pas limitée par la distance, le temps ou ce que l’on sait. Quand vous priez en langue, vous pouvez être en train de prier pour votre futur ou même pour un bien aimé qui se trouve à l’Etranger. Vous ne saurez pas pourquoi vous priez à moins que Dieu ne vous le dise. C’est parce que « votre intelligence demeure stérile » - votre intelligence n’est pas impliquée.

« Mais pasteur Prince, il faut que je sache ce que je suis en train de prier ! »

Quelquefois, il est préférable de ne pas savoir pour quoi on est en train de prier. En 1993, j’ai passé beaucoup de temps à prier dans l’Esprit. Si j’avais su toutes les choses pour lesquelles je priais, j’aurais paniqué. Par exemple, j’aurais été effrayé si j’avais su que le Saint-Esprit était en train de dire : « Papa Dieu, en 2002, oint Joseph Prince pour qu’il prêche six messages par semaine à plus de 10 000 personnes. C’est ce qui s’est passé. Mais en 1993, une seule réunion était suffisante pour m’épuiser !

Je remercie donc Dieu de ne pas savoir ce que je prie, quand je prie en langue. Je fais simplement confiance à Sa bonté et je prie en langue pour toutes les choses qu’Il a prévues  pour moi, et qui se réaliseront au temps parfait qu’Il a établi.

Bien aimé, ne renoncez pas à parler en langue, simplement parce que vous ne comprenez pas ce que vous priez. Vous pourriez être en train de prier pour la sécurité d’un bien-aimé, pour une question de vie ou de mort. Particulièrement lorsque vous vous sentez poussé à prier parce que vous sentez un danger, priez ! Priez jusqu’à ce que, lorsque le fardeau est enlevé,  vous sentiez un soulagement. Le Saint-Esprit saura exactement ce qui se passe, qui est en danger, et comment prier pour la délivrance. (Romains 8 :27)

Vous pouvez dire : « Eh bien, je peux simplement prier en anglais. » Vous pouvez, mais votre prière sera très limitée, parce que vous ne savez pas tout. Il est préférable de prier en langue, parce que le Saint-Esprit connaît toutes choses.

Mon ami, vous n’appartenez pas au royaume naturel qui est  limité. Vous appartenez à Dieu qui est illimité ! Alors priez en langue et voyez de grandes choses se passer pour vous et au travers de vous.


Pasteur Joseph Prince

22 COMMENT REUSSIR DANS VOTRE ENTREPRISE (2ème PARTIE) LA VISION

22 COMMENT REUSSIR DANS VOTRE ENTREPRISE (2ème PARTIE)

LA VISION

La vision est la direction, le sens que Dieu donne à votre vie. Avoir une vision est différent d’avoir une vue. La vision est une fonction de l’esprit or la vue est une fonction de l’œil. Elle va au-delà de la vue car si quelqu’un perd ses yeux il n’a plus de vue mais il peut avoir la vision. Ce que Dieu vous donne engage votre existence et la vision est construite sur la base des réalités célestes. A cause de sa vision, Abraham n’a pas faibli dans la foi, il a regardé au-delà de la vue.

Un chrétien qui ne développe pas cette attitude aura un semblant de réussite mais sa chute est semblable à celle des païens. Il faut éviter de mettre tout le paquet dans la vue. La vue est une balise mais la vision est là où vous devez aller. Quand vous marchez selon les indications de Dieu, vous réussirez dans toutes vos entreprises car la présence de Dieu modifie le schéma de votre vie et le conforme aux réalités du ciel.

Beaucoup de chrétiens sont sans ambitions, or une personne sans ambition n’a pas de vision donc va directement à la perdition. L’ambition est la tendance  à aller à l’avance dans les choses que vous faites, elle est un ingrédient de la vision. Elle vous évite la perdition car quand vous manquez d’ambitions vous vivez avec le juste assez or Dieu veut que vous ayez le plus qu’assez afin d’être en bénédiction pour les autres. L’ambition élargie la vision. Là où il n’y a pas d’ambition, il n’y a pas de vision ni de direction.

Abraham s’est vu père, et au travers de sa postérité des nations et au milieu des nations des rois. Si un chrétien s’écarte de la vision, il peut encore y revenir car la vision nous permet de poser des actes précis, nous entraine dans un royaume d’ordre. La vision crée la motivation il ne faut donc pas être pauvre dans l’abondance. Beaucoup de chrétiens sont pauvres parce qu’ils n’adhèrent pas à la vision. C’est sur la vision que vous devez fixer votre marche et elle doit être votre motivation.

Tous ceux qui ont impacté ce monde ont marché avec une vision. Lorsque vous êtes dans la vision, Dieu vous montre tout à l’avance afin que vous ayez une mesure d’avance sur votre génération ; vous avez toujours une anticipation sur les autres.

Il est donc impératif que toute personne qui veut réussir marche dans la vision de Dieu car elle est la substance de votre destinée.

Pasteur David TRAORE Boari


49 LA RESTITUTION

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : 

49
LA RESTITUTION


INTRODUCTION

« Si par l’offense d’un seul (Adam) la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent la surabondance de la grâce et du don de la justice, régneront dans la vie par le seul Jésus-Christ. » (Romains 5 :17).
Adam par son péché est passé sous le règne de la Mort, de l’espace-matière-temps tel que nous le connaissons. Nous, ses descendants, subissons le même sort, sauf si nous recevons la surabondance de la grâce et du don de la justice en Jésus-Christ.
D’après  le texte, la conséquence c’est le règne dans la Vie et non pas le règne dans la Vie APRES la Mort. Dans ce dernier cas la vie serait en seconde position APRES la Mort ???
La Mort aurait-elle la primeur sur la Vie ? Si la Mort est le salaire du péché (Romains 6 :23), le péché ne serait-il pas tout à fait effacé par le précieux Sang de Jésus-Christ vu qu’il faut inéluctablement et préalablement mourir ??? Le don gratuit de Dieu, serait-il la vie éternelle en Jésus-Christ assortie de la mort préalable ??? Le message de l’Evangile serait-il composé d’une bonne nouvelle : la vie éternelle et d’une mauvaise nouvelle : la Mort préalable comme passage obligé vers la vie éternelle ?
Seul Jésus-Christ est le chemin, le passage obligé vers la vie éternelle !!!
Tout ce qu’Adam a perdu, Jésus nous l’a restitué y compris l’immortalité et le règne !!!
Arrêtons de prêcher et de vivre un Evangile au rabais qui déshonore notre Seigneur Jésus-Christ ! Prêchons et vivons un Evangile correspondant aux réalités célestes éternelles et non pas piètrement et prioritairement adapté aux réalités espace-matière-temps !
C’est pourquoi Jésus-Christ glorifié est revenu vers les Siens et vers l’Apôtre Jean (Apocalypse 1 :10 à 3 :22) pour « remettre les pendules à l’heures » et restaurer le message de l’Evangile !
Examinons comment étaient Adam et Eve et ce qu’ils ont perdu puis examinons la restitution par l’œuvre expiatoire de Jésus sur la croix.  

Ce qu’Adam et Eve ont perdu avec les conséquences

Comme nous l’avons démontré dans l’écrit intitulé « Le fond et la forme », après que le Dieu ait créé le ciel et la terre, une première chute a eu lieu entre le verset 1 et le verset 2 du premier chapitre de la Genèse. Lucifer, porteur de lumière, le chérubin probablement le plus glorieux, s’est révolté contre Dieu et fut exclu du troisième ciel. Avec le tiers des anges qui l’ont suivi et sont devenus des démons, il se retrouve dans le 2ème ciel et malheureusement aussi dans l’espace-matière-temps en tant que « Prince de ce monde ». Il a malheureusement encore accès à la Salle du Trône pour « accuser les frères » (Apocalypse 12 :10c).
Au deuxième verset de la Bible suite à cette première chute, il y avait le tohu bohu ou le chaos. Le Diable avait d’emblée complètement mis la terre sens dessus dessous avec des ténèbres horribles empêchant toute vie.
  La suite n’est plus tellement la création par Dieu à partir de rien mais la formation, la transformation, la métamorphose de ce chaos par l’Esprit, la Parole et la Lumière divine. Dieu voulait reprendre du terrain au Diable par cette métamorphose.
Certes, Il « créa » par exemple les poissons (Genèse 1 :21) ou « forma » ou « fit ». Suite à sa Parole la terre devait produire des animaux (Genèse 1 :24). Il « fit et créa » l’homme à Son image (Genèse 1 :26-27) mais ici ces verbes ne signifient pas une création à partir de rien ou ex nihilo comme en Genèse 1 :1 puisque la description de Genèse 2 : 7 nous donne des précisions importantes à ce sujet : « L’Eternel Dieu [façonna], forma, l’homme à partir de la poussière du sol et fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint vie [nephesch]. Il s’agit là clairement d’une transformation à partir de la terre déjà existante sous l’eau de Genèse 1 :2 puis devenue poussière après Genèse 1 :9-10 où le « sec » apparut.
Eve fut aussi formée via une transformation, une métamorphose à partir de la côte d’Adam.
Ces deux êtres étaient à l’image (tzelem) de Dieu (Genèse 1 :27). Ils étaient « vie ». Cette vie qui les animait et leur « chair », en hébreu basar signifiant aussi racine c’est à dire leur réalité fondamentale tangible visible, était de ce fait feu, lumière, gloire, vie comme c’est le cas pour Dieu. Ils bénéficiaient de l’immortalité.
C’est pourquoi ils n’avaient pas honte de leur nudité (Genèse 2 :25). Ils étaient en effet parfaits à l’image de Dieu. Ils étaient des êtres immortels faits de la substance éternelle de feu et de gloire. Les ténèbres et la Mort n’avaient absolument aucune place ni au niveau de leur « basar » (chair, corps) , ni au niveau de leur « nephesch » (vie, âme) qui ne formaient d’ailleurs qu’une unité absolue !
L’homme était en outre capable de gérer parfaitement le jardin d’Eden, de le cultiver, de gérer les animaux car il pouvait les nommer, leur donner un nom, une spécificité, une certaine identité. Quel règne de puissance immense sans limitations spatio-temporelles !!! (Genèse 2 :15-20). Quand on constate comment l’homme actuel gère la terre et ce qui s’y trouve, on ne peut que davantage se rendre compte de la puissance énorme et merveilleuse dont disposait Adam pour régner !
Par contre si Adam et Eve se prenaient la liberté d’essayer de vouloir prendre la place de Dieu en voulant décider par eux-mêmes de ce qui est bien et de ce qui est mal comme l’avait déjà fait Lucifer, alors la Mort et les ténèbres entameraient leur gloire et leur beauté originelle et finiraient par les supprimer.
C’est pourquoi, lorsqu’ils ont péché, ils se sont couverts avec des feuilles de figuier pour se revêtir et ainsi cacher les ténèbres et la Mort qui sont immédiatement apparues telle une lèpre sur leur corps initialement fait de feu et de lumière. Il voulait cacher et couvrir l’horreur à leurs propres yeux ainsi qu’aux yeux de Dieu. Leur âme était terriblement perturbée : ils avaient honte. En plus ils avaient peur et se sont de ce fait cachés devant Dieu : feu, lumière, gloire, vie parfaits. La peur entraîna l’accusation d’autrui et par là la fuite des responsabilités.
Enfin vinrent les condamnations : haine, guerres, labeurs, dominations ou oppressions, peine et souffrances pour survivre et finalement la Mort (Genèse 3 :7ss). Il est clair que parallèlement l’espace-matière-temps avec ses limitations désormais mis en place par Dieu via ces condamnations devint une prison terrible. La création originelle parfaite, glorieuse devint une création intermédiaire, provisoire avec certes une part de gloire de maintien dans le temps (Colossiens 1 :17b) mais aussi avec une part de destructions et de catastrophes. Il reste toutefois l’espoir de la postérité aussi dans la durée par laquelle la tête du serpent sera écrasée.
En attendant Dieu tua des animaux pour en prendre la peau de mort et en revêtir et recouvrir Adam et Eve. Cette peau devait en quelque sorte maintenir la vie partielle c’est à dire le sang dans un corps de mort en partie privé de vie et de lumière (Genèse 4 :10).  Le sang (dam) c’est à dire une réalité physique est aussi à identifier avec la vie, l’âme (nephesch) ! Autrement dit c’est au niveau du sang que se rejoignent le « basar » et la « nephesch », la chair et la vie ou le feu et la lumière (Genèse 9 :4-6) !!! C’est pourquoi une fois de plus il faut affirmer l’unité de l’être humain, esprit, âme et corps.
Par la suite, nous constatons que la longévité d’Adam et de ses descendants immédiats est énorme : plus de 900 ans pour certains ! (Genèse 5). La qualité de leur sang devait être excellente par la présence encore importante de feu et de lumière divins qui y était maintenue par l’Esprit. En effet, quelle gloire, quelle lumière divine dans ce sang ! Ce n’est que plus tard, à cause de la méchanceté des hommes, que cette longévité fut réduite à 120 ans puis à 70 et 80 pour les plus robustes (Genèse 6 :3 ; Psaume 90 :10). La moyenne de longévité dans certains pays et au Moyen-âge fut encore nettement inférieure.
Pour tous ces passages un seul mot est employé en hébreu pour signifier année à savoir « schana ».
Le marquage du temps notamment au moment du déluge semble relativement important (Genèse 7 :11 ; 8 :13). Noé avait 600 ans au début du déluge et vécu encore 350 ans après le déluge. Noé vécu donc 950 ans en tout (Genèse 9 :29). Le décompte des années avant et après le déluge furent les mêmes d’après le texte.
Abraham vécu 175 ans et eut après le décès de Sara 6 enfants avec Kétura (Genèse 25 :1), sachant qu’il avait près de100 ans à la naissance d’Isaac ! Sara en avait 90 (Genèse 17 :17 ; Romains 4 :19 ; Hébreux 11 :11) ! D’ailleurs Abraham a ri (Genèse 17 :17) comme Sara par la suite au moment où Dieu annonça la naissance d’Isaac ! (Genèse 17 :19ss ; 18 :12ss).
Quand on a quelques connaissances gériatriques, on ne peut que constater la gloire du Saint Esprit sur le corps de ces personnes.
Il en est de même pour Moïse au visage resplendissant de gloire qui n’avait rien perdu de sa vigueur et de sa vue au moment de son décès [ou départ] à 120 ans ! (Exode 34 :33-34 ; Deutéronome 34 :6-7). Ainsi les années eurent et ont approximativement la même durée que ce soit au temps d’Adam, de Noé, d’Abraham, de Moïse ou encore aujourd’hui.
En effet les planètes et les étoiles (Genèse 1 :16ss), l’aspect cyclique des saisons certes plus ou moins marquées selon les endroits déterminaient le temps en général et les années en particulier. Les bonnes périodes pour les semailles et les récoltes étaient en effet capitales pour la survie du genre humain.
Nous remarquerons aussi que la réduction de la longévité et/ou le vieillissement de Genèse 6, a moins frappé les hommes de foi cités plus haut. Il y a donc une relation entre la foi et la longévité due à la gloire de l’Esprit imprégnant le corps des croyants ! Ce fut vrai en tout cas pour certains dans l’Ancien Testament, à plus forte raison cela devrait être d’autant plus vrai pour celles et ceux qui y croient dans le cadre du Nouveau Testament ! (2 Corinthiens 3 :6-18)


Ce que Jésus-Christ nous a restitué avec les conséquences

Si nous avons bien noté comment étaient Adam et Eve avant la chute nous savons ce que Jésus-Christ nous a restitué et les conséquences en découlant.

Jésus-Christ nous a restitué l’immortalité
En général, à juste titre, la restitution enseignée s’arrête à l’homme intérieur. Le corps doit donc mourir, ce qui est conforme à la réalité limitée de l’espace-matière-temps et ensuite pour le jugement dernier, il y aura la résurrection des morts avec un corps incorruptible. Pour ceux qui auront cru en Jésus-Christ, commencera alors la vie éternelle dans les lieux célestes.
Toutefois il ne s’agit que d’un Evangile au rabais car Adam et Eve étaient immortels à condition qu’ils ne pèchent pas. Par Jésus-Christ nous sommes justifiés, donc nous ne devrions plus subir le salaire du péché à savoir la Mort, même la première Mort, donc nous devrions bénéficier de l’immortalité ou du salut du corps ou de la métamorphose du corps.
C’est pourquoi quand Jésus-Christ Glorifié remet les pendules à l’heure, la première promesse pour l’Eglise des Vainqueurs contenue dans la première lettre aux églises dans l’Apocalypse concerne l’accès à présent possible à l’Arbre de Vie ou l’immortalité (Apocalypse 2 :7b ; Genèse 3 :22). Notre corps mortel doit donc obligatoirement être métamorphosé à l’image de Dieu comme celui d’Adam et d’Eve avant la chute à savoir transformé en feu, en lumière et en gloire.

Rappelons 2 Timothée 1 : 9c -10 dit : « Dieu…nous a sauvés et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels, et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit (en grec : part. aor. passé) la mort et a mis en évidence (en grec : part. aor. passé) la vie et l’immortalité par l’Évangile. » L’immortalité (aphtarsia : précision importante dans le texte citée à côté de la « vie » - zoé – pour bien montrer que les deux réalités, bien que proches, ne sont pas à confondre l’une avec l’autre)  engendrant la destruction de la mort opérée par grâce par Jésus-Christ, fait partie de la Bonne Nouvelle (= Evangile) pour « maintenant » c’est à dire « avant les temps éternels » !

Notons qu’Hénoc et Elie sous le régime de l’Ancienne Alliance ne connurent pas la première mort (Genèse 5 : 22 ;  Hébreux 11 : 5 ; 2 Rois 2 : 11-13 ; Malachie 4 : 5 ). Ils ne connaîtront évidemment pas la seconde mort ! A plus forte raison, nous, sous le régime de la Nouvelle Alliance, considérée comme « meilleure » (2 Corinthiens 3 :6-18), devrions-nous bénéficier de l’Immortalité !!!

Romains 2 : 7 dit : « Dieu…réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité. »
1 Corinthiens 15 : 53 nous montre clairement qu’aphtarsia et atanasia sont ÉQUIVALENTS : « Il faut en effet que le corruptible revête l’incorruptibilité (= aphtarsia : incorruptibilité, immortalité, intégrité physique) et que le mortel revête l’Immortalité (= atanasia : immortalité ) ». Ce passage fait clairement la distinction entre la Vie Eternelle et l’Immortalité. Cette dernière se recherche par la persévérance à bien faire (Romains 2 : 1+14-16).

Nous avons décrit la déchéance progressive du corps des êtres humains dans l’Ancien Testament. Par Jésus-Christ et Son sacrifice expiatoire nous sommes délivré du péché et de ses conséquences et nous avons, contrairement à Adam et à Eve, accès à l’Arbre de Vie et la possibilité de « vivre éternellement » (Genèse 3 :22 et Apocalypse 2 :7).

Jésus nous a restitué le règne
Très rapidement dans le livre de l’Apocalypse une louange et adoration parle de sacrificateurs et de rois ou royaume (Apocalypse 1 :6 ; 5 :10).
Le sacrificateur juif avait accès au Saint des Saints ce qui correspond à la Salle du Trône. Il avait aussi des habits et des ornements spécifiques après les sacrifices d’expiation sur l’autel pour avoir le droit d’entrer dans le Lieu Très Saint. C’est ce qui arriva dans la réalité à Jean en Apocalypse 1 et 4 lorsqu’il fut métamorphosé en son corps ou « devint en esprit » et qu’il est « monté » devant le Trône. C’est ce qui doit nous arriver (Apocalypse 3 :18-21) !
Le texte de l’Apocalypse nous montre qu’avant de régner, il y a encore des batailles à remporter. Toutefois il est important de savoir que ces batailles doivent être menées à partir de la Salle du Trône et des lieux célestes.

L’Eglise actuelle mène des batailles à partir de l’espace-matière-temps, ce qui est peine perdue : 2000 ans d’histoire de l’Eglise nous permettent d’avoir un recul non négligeable pour pouvoir affirmer cela.
En plus, l’Ennemi nous tient en échec parce qu’il est dans des lieux célestes (2ème ciel ; cf. 2 Corinthiens 12 :2c : 3ème ciel et l’univers matériel 1er ciel) et a même accès à la Salle du Trône pour nous accuser devant le Père (Apocalypse 12 :10). C’est là que réside sa puissance destructrice. De plus, nous nous battons dans et à partir de la prison espace-matière-temps dont il est le Prince. Quelle erreur de stratégie de la part de l’Eglise !

Pourtant notre règne est clairement annoncé ! Il est précédé de conquêtes certes gagnées d’avance parce que Jésus a vaincu sur la Croix et par la Résurrection. Toutefois ces conquêtes doivent urgemment être entamées et accomplies à partir de la Salle du Trône ! Il n’y a pas d’autre option.

Nous avons, par nos écrits, longuement décrit ces conquêtes prévues dans l’Apocalypse à la suite de Jésus qui consisteront à :
amener un maximum de personnes au Seigneur pour le réveil le plus grand de l’Histoire en travaillant à partir du ciel, de la Salle du Trône (Apocalypse 6 :2 ; 7 et 12 :1 ; Jean 17 :20 ss ; Ephésiens 6 :12).
donner naissance à une nouvelle génération « enlevée » (Apocalypse 12 :5c ; 12 :12a) capable d’expulser définitivement avec l’Archange Michel et ses anges le Dragon et ses démons des lieux célestes (Apocalypse 12 :2-12).
vaincre l’Ennemi sur terre et l’en expulser (Apocalypse 17 :14c ; 19 :14)

Les conséquences sont le règne du Millénium sur terre (Apocalypse 20 :4a ; 12 :5b ; 2 :26-27 ; 3 :21) suivi du règne dans l’éternité dans le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 22 :5c ; 3 :21).


Tout cela est possible parce que Jésus a vaincu et tient les clés de la Mort et du Séjour des morts (Apocalypse 1 :18).

Il nous restitue tout ce qu’Adam et Eve ont perdu à savoir l’immortalité et le règne si nous croyons en un Evangile complet.



CONCLUSION

Quel est l’Evangile que nous véhiculons ? Si l’Evangile est une bonne nouvelle (en grec : eppangelion) alors c’est réellement et complètement une bonne nouvelle et pas une bonne nouvelle assortie d’une multitude de mauvaises nouvelles.

Jésus a tout accompli pour que cela soit une bonne nouvelle et rien qu’une bonne nouvelle !  Pour cela il faut urgemment et impérativement se positionner métamorphosés dans la Salle du Trône pour pouvoir apporter l’Evangile intégral, gagner les batailles et ensuite régner !
Notre Seigneur Jésus-Christ nous a tout restitué : gloire et honneur à Son Saint Nom !

En Lui,
         Martin BUSCH

12 avril 2014

48 Le fond et la forme

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : 

48
LE FOND ET LA FORME


INTRODUCTION

« Dieu,… à la fin des jours… nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de tout par qui il a fait les ères ; lui (le Fils) qui est le resplendissement (apaugasma = reflet, rayonnement, éclat) de sa (de celle de Dieu le Père) gloire et la caractère (charakter= caractéristique, caractère, empreinte, expression) de sa substance (upostasis = substance, base, fondement, contenu, fond, profondeur, être, nature, l’âme, ce qui est au fond de l’âme, réalité profonde, confiance inébranlable ; upo = sous, à l’origine, par le fait de ; stasis stabilité, fermeté, résistance, qui se tient, état immuable, existence) portant le tout par la parole de la puissance (rhèmati tès dunameos = parole, langage de la puissance, force, du pouvoir, discours, événement, parole dynamique), ayant fait la purification des péchés, s’est assis à la droite de la majesté (mégalosunè = majesté, hauteur, magnificence, gloire) dans les cieux » (Hébreux 1 :1-3)
«Comportez-vous entre vous comme en Christ Jésus qui en forme (morphè = forme du corps, figure extérieure, apparence,  morphologie) de Dieu ne considéra pas comme une proie à rester identique à Dieu mais s’est lui-même vidé (kenoo = vider, rendre vain, sans effet, se dépouiller, se priver de force, épuiser, évacuer, faire sortir), ayant pris la forme d’esclave en devenant identique aux humains et quant à son aspect (skèma = forme, aspect, apparence, ce qui est visible, attitude extérieure, figure ; cf. schéma) découvert (eurisko = découvrir, trouver, montrer)   comme un humain, il s’abaissa lui-même devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort de la croix.. » (Philippiens 2 :5-8).
Nous observons deux pôles conceptuels à savoir :
L’upostasis correspondant davantage à la personnalité, à l’âme, à l’esprit, au fond ou fondement, à la nature, à la profondeur de Dieu, de Jésus-Christ et par extension à l’homme créé à Son image. De l’upostasis émanent par exemple l’amour, la justice, l’intelligence ou au contraire de l’homme vivant loin de Dieu la haine, l’injustice, le péché, la méchanceté, la bêtise, l’obscurantisme etc. …
La morphè et le skèma correspondant davantage à la forme, à la corporéité, à l’apparence, à l’aspect, au schéma, à la structure, à ce qui est visible, à la morphologie, à la figure, à la forme du corps de Dieu, de Jésus-Christ et par extension à l’homme créé à Son image. De la morphè et du skèma émanent par exemple ce que l’on voit c’est à dire la taille, la beauté, la splendeur, le rayonnement, la gloire, la lumière, le feu et de l’homme mortel vivant loin de Dieu à terme la déchéance physique, la maladie, le vieillissement et la mort etc. …

Nous retrouvons ces concepts dans l’Ancien Testament à savoir :
Yatsar en hébreu à traduire par « former » (façonner, fabriquer, concevoir, forger) est à distinguer de bara ; « créer » qui consiste à faire à partir de rien (expression consacrée : ex nihilo).
 Dieu forma l’homme à partir de la poussière de la terre. Il prend une espèce de forme ou de matière, en l’occurrence de la terre, pour former une nouvelle forme celle de l’homme ou son corps. Il lui insuffla un souffle de vie (nichemah hayim ; Genèse 2 :7) par lequel Il glorifia la forme de l’homme à Son image et mit en lui ce qui correspond à l’âme.
Nous retrouvons encore l’expression yatsar en Zacharie 12 :1 : « Parole de Yahvé qui a déployé les cieux, fondé la terre et formé (yatsar) l’esprit (rouah) animant l’homme (veyotser rouah adam becoreboh).
 L’appel de Dieu à Jérémie est aussi intéressant (Jérémie 1 : 5ss) : « Avant que je t’eusse formé  (yatsar) dans le ventre de ta mère, je te connaissais… » Jérémie préexistait à sa formation corporelle par Dieu dans le ventre de sa mère. Son âme et son esprit préexistaient à sa conception et à sa naissance puisque Dieu le connaissait avant. Jérémie existait déjà préalablement au niveau de son âme et de son esprit, mais il n’était pas « complet » ! Il fallait encore la formation du corps ou de la forme
Dieu a donc formé l’âme et l’esprit de l’homme ou son « upostasis » puis le corps (morphè) dans le ventre maternel.

Nous constatons que l’Ancien Testament propose une compréhension semblable à celle du Nouveau Testament : « …le Dieu de la paix puisse-t-il vous mettre à part (agiadzo) [votre] tout entier et que [votre] tout entier l’esprit (pneuma), l’âme (psychè) et le corps (soma) soit sans défaut (amemptos) dans l’avènement (parousia) de notre Seigneur Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5 :23).
Il est évident que Paul parle de la première parousie de Jésus (Apocalypse 1 :10ss) où Il institue et forme l’Eglise des Vainqueurs où l’être tout entier, esprit, âme et corps ou le fond et la forme, est sensé être mis à part dans la Salle du Trône (cf. écrit : « Retour ou retours de Jésus-Christ ? »).
Les théologies, les philosophies, la littérature et les mentalités migrent d’un pôle à l’autre privilégiant soit l’un soit l’autre ou encore éliminant carrément un pôle au profit de l’autre. D’après ces textes Dieu comme l’être humain à l’image de Dieu a une « upostasis –nichemah hayim » et une « morphè – skèma - yatsar».


LE FOND OU LA FORME ?

Certains disent « A fond la forme » et d’autres disent « La forme au fond » mais d’après les passages bibliques ci-dessus on peut dire « Le fond et la forme, à fond ».
Au-delà des jeux de mots avec leurs limitations certaines, Jésus dit à Ses détracteurs : « Or afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés, je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison… » (Matthieu 9 :6 ; Marc 2 :10 ; Luc 5 :24). Les scribes, choqués par le fait que Jésus ait pardonné les péchés au paralytique, autrement dit Il S’est occupé du « fond » comme Dieu seul est autorisé à le faire au niveau du pardon (Marc 2 :7), vont en avoir pour leur grade car la question qu’Il leur pose est sans appel : « Car lequel est le plus aisé de dire : Tes péchés te sont pardonnés ou de dire : Lève-toi, prends ton lit et marche ? »
Eux comme nous, avons la réponse, car s’occuper de la forme ou du corps du paralytique implique quelque chose de visible : ça marche ou ça ne marche pas et cela aux yeux de tous. Avec Jésus ça marche ou plutôt, il a marché : il s’est levé et est allé dans sa maison. Jésus démontre par la guérison de la forme qu’Il est Dieu et qu’Il a donc le droit de pardonner les péchés ou est en droit de s’occuper du fond !
Pour sortir du dilemme posé par « Le fond et la forme, à fond » comme Jésus le préconise, l’Eglise, par manque de parole dynamique de puissance avec résultats pour la forme, s’est cantonnée au « fond », à l’homme intérieur moins risqué car invisible et finalement a atteint le « fond du trou mortifère » tant pour la forme que finalement pour le fond.
Pour ne pas prendre de risques évidents, elle s’est « spiritualisée » et a donc fini par réduire le corps à une coquille sans importance de toute façon destinée à disparaître et à se désintégrer. Par sa théologie, elle a donc absorbé la forme, le contenant, l’apparence, l’homme extérieur par le fond, la substance, le contenu, l’homme intérieur. Elle fut en outre largement influencée par les méthodologies philosophiques grecques partant de l’observable même pour sa mythologie pour construire ses premières théologies.
De plus la pensée grecque a à la fois méprisé et sublimé tour à tour la forme par l’esthétisme : pensons aux statues de nus aux corps parfaits ou le fond : pensons au suicide de Platon et à l’expression « amour platonique » qui est un amour non physique.
Au Moyen-Age avec l’omniprésence de la religion catholique romaine la forme était généralement absorbée par le fond au niveau du discours religieux bien que cela ne fut pas le cas dans tous les domaines plus précisément sociaux (noblesse, clergé, tiers état).
La civilisation occidentale sublime actuellement la forme ou le corps, l’apparence, le « paraître », le « look » et le blabla superficiel et considère le fond surtout à partir de cette sublimation. Le fond occidental est en effet construit à partir des sciences dites exactes, de l’observable, du visible, de l’image, de l’immédiateté entre autres financière et d’une littérature très souvent débridée. Ainsi elle absorbe le fond par la forme.

C’est comme si le vin était absorbé par la bouteille ou l’inverse. L’un ne peut pourtant pas aller sans l’autre. La bouteille sans le vin est vide. Sans la bouteille le vin se répand et ne peut être ni transporté ni consommé. La bouteille ou la forme n’est pas à confondre avec le vin ou le fond ni inversement.
Alors le fond ou la forme ? Non, le fond et la forme, à fond !


2 . LE FOND ET LA FORME, A FOND

« C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et ceux qui y ont dressé leur tente » (Apocalypse 12 :12).
Nous savons qu’il s’agit ici de celles et ceux qui, après l’enlèvement (Apocalypse 12 :5c) et que le Dragon ait été jeté sur terre hors des lieux célestes, habitent définitivement avec leur corps ou leur tente (2 Corinthiens 5 : 1-4 ; 2 Pierre 1 :13) dans les cieux.
Avant l’enlèvement l’Eglise des Vainqueurs évolue déjà dans les lieux célestes avec le corps glorifié (Romains 8 :23 ; 2 Corinthiens 3 :18 ; Apocalypse 5 :10 ; 6 :2 ; 7 ; 12 :1).

Comme Dieu a formé le fond et la forme de ce qu’est l’être humain, Il tient à ce que non seulement l’upostasis ou le fond soit sauvé de la mort et de la destruction mais aussi la morphè ou la forme.

Jésus a pris la forme humaine d’esclave soumis à l’espace-matière-temps pour nous sauver en entier de notre prison. En remontant vers le ciel après sa mission salvatrice terrestre, il a fait captive la captivité ou encore il emmené des captifs esprit, âme et corps (Ephésiens 4 :8). Bref Son œuvre est une œuvre de restauration parfaite et complète pour que le fond et la forme de l’homme soient sauvés, totalement délivrés et retrouvent leur conformité au fond et à la forme de Dieu (Romains 8 :29) !
Quand Jésus est monté au-dessus de tous les cieux, Il veut « remplir toutes choses », Il a donné les ministères pour que nous aboutissions à l’unité de la foi, de la connaissance du Fils de Dieu, à l’homme adulte (fond), à la mesure de la taille de la plénitude du Christ (forme ; Ephésiens 4 : 13) autrement dit à l’Eglise des Vainqueurs avec le fond et la forme parfaits ! Pour cela il est indispensable qu’aussi la forme ou le corps puisse être métamorphosé, transfiguré afin de pouvoir monter dans les lieux célestes glorieux car la chair et le sang n’hériteront pas du royaume de Dieu (1 Corinthiens 15 : 50).

La mythologie grecque est d’ailleurs parlante à ce sujet : Morphée est la déesse des rêves et elle a pour parents Hypnos le dieu du sommeil et Nyx la déesse de la nuit. Hypnos a un frère jumeau Thanatos le dieu de la mort.
La forme, corps – morphè est dans une véritable prison et en danger très grave ! Arrêtons de rêver et tournons-nous vers la réalité, Jésus-Christ, venu sous la forme d’un esclave, nous délivrer de cet étau !!!

3.  COMMENT CELA SE FERA-IL ?

Telle fut la question d’ordre purement physique de Marie à l’Ange Gabriel ! Dieu le Père fécondera Marie par la puissance du Saint Esprit, ainsi Celui qui naîtra sera saint et sera appelé Fils de Dieu  (Luc 1 :34-35).
 Jésus-Christ a accepté de subir une métamorphose à partir de la forme de Dieu vers une forme humaine terrestre. Il S’est littéralement vidé (cf. 2ème texte de l’introduction) de la gloire céleste pour prendre la forme terrestre mortelle, limitée. Il lui aura été nécessaire de prendre conscience de qui Il était, de recevoir l’Esprit Saint, de jeûner, de prier, d’être transfiguré pour récupérer la force et la gloire suffisantes pour rester saint et parfait, accomplir Ses missions et vaincre juridiquement l’Ennemi sur la croix.
Au moment de la résurrection Il bénéficia d’une métamorphose de la forme humaine, le corps mort vers la forme de corps glorifié par le Saint Esprit (Romains 8 :11). C’est dans cette forme qu’Il put se déplacer surnaturellement sur terre et aussi monter au ciel.
Il emmena les captifs, rendit captive la captivité (Ephésiens 4 :8) en nous envoyant le Saint Esprit ce qui est avantageux pour Ses disciples (Jean 16 :7). Le Saint Esprit en effet est appelé à métamorphoser notre forme terrestre en la forme de Dieu (2 Corinthiens 3 :18) dans le but que nous récupérions l’aspect et l’image originelle d’Adam et d’Eve ! Ils étaient formés à l’image de Dieu au départ.
 Le début de la  Genèse peut nous éclairer quant au COMMENT.
Au verset 1 Elohim crée, c’est à dire fait à partir de rien, ex nihilo le ciel et la terre parfaits et beaux.
Mais d’après le texte, les éléments de l’univers, du ciel et de la terre n’étaient plus là qu’en tant que « matière première » dans les ténèbres. Cette matière première n’était que « tohou va bohu », informe et vide, solitude et chaos, sans fond et sans forme dans les ténèbres… ! Elle existait sous forme intermédiaire puisqu’elle existait encore mais dans un état terrible. Il fallait donc former,TRANSFORMER, METAMORPHOSER cette affreuse matière première !
Mais pourquoi cette matière première était-elle un tohu bohu affreux ? En effet, ce n’est pas normal car Dieu ne crée pas le tohu bohu. En fait c’est suite à la révolte et à la chute de Lucifer (Esaïe 14 :12-14 ; Ezéchiel 28 :12-18 ; Luc 10 :18) que la création initiale parfaite et belle du verset 1 a été mise dans cet état lamentable. Toutefois nous voyons que le Serpent continue à avoir accès au paradis et à la salle du Trône (Genèse 3 :1ss ; Job 1 :7ss ; Zacharie 3 :1ss ; Apocalypse 12 :10) et reste le Prince de ce monde (Luc 4 :6) à cause de la chute de l’homme.
Quel fut alors le plan de Dieu ?
L’Esprit d’Elohim couvait, couvrait, sondait, se mouvait sur le « visage », la face (ici phenè ; phanaim) des eaux.
Pour le parallélisme, il paraît que notre forme, notre corps contient 70 % environ d’eau… ! Nous avons aussi un « visage »… !
Suite à la chute d’Adam et d’Eve le tohu bohu a de nouveau fait un retour partiel mais pas aussi grave qu’en Genèse 1 :2 ou tout était carrément informe et vide. L’homme en l’état n’aurait pu y survivre. La création passa encore une fois à un état intermédiaire espace-matière-temps tel que nous le connaissons.
Il se trouve que l’Esprit Saint depuis la Pentecôte suite à l’œuvre de Jésus se meut à nouveau sur la terre au-dessus des humains : Il sonde, couvre, couve, plane comme en Genèse 1 :2 après la chute de Lucifer qui fut alors éjecté du 3ème ciel et surtout cantonné dans le 2ème ciel, le royaume des ténèbres (Ephésiens 2 :2 ; 6 :12), tout en ayant accès comme dit à la Salle du Trône pour accuser et bien entendu à la terre et ses habitants.

Genèse 1 :3 est le début de la métamorphose à partir d’une terrible matière première intermédiaire marquée par le tohu bohu vers une création à nouveau parfaite couronnée par la formation par Dieu de l’être humain mâle et femelle.
Ce passage nomme tout ce qu’il faut pour démarrer la métamorphose :
Elohim pluriel de El  est présent c’est à dire le Père, le Fils et le St Esprit. Il se décline dans la suite du verset.
Vayomer, « dit », est  le verbe dire, la Parole : nous pensons à Jésus, la Parole faite chair (Jean 1 :1ss).
Yehi,« soit, est », est le verbe être que nous retrouvons dans Yahvé : nous pensons au Père (Exode 3 :14).
Or, « lumière » : nous reconnaissons le Saint Esprit, la puissance divine, la gloire et aussi la substance, l’upostasis divine par laquelle les ténèbres sont chassés. Le feu est à l’origine de la lumière et il est dit que nous serons immergés dans le Saint Esprit et le Feu (Luc 3 :16 ; Actes 2 : 3).

 Dieu dit que la lumière soit [est] et la lumière fut [est] (Vayomer Elohim yehi or ; vayehi or)

La gloire de Dieu est prononcée dans le tohu va bohu satanique pour en faire à partir d’une matière première déchue ténébreuse l’or, le feu, la lumière la perfection. Au même titre que le tohu bohu, ce qui est informe et vide est métamorphosé, au même titre par Jésus non seulement notre fond qui est souvent vide mais aussi notre forme souvent informe doivent être métamorphosés par la Parole dynamique de vie prononcée engendrant l’explosion de la lumière : la substance glorieuse et la forme resplendissante caractérisant le fond et la forme de Dieu !



CONCLUSION

Le fond et la forme, à fond dans la métamorphose opérée par le Saint Esprit. « Que la lumière soit sur toi et la lumière est sur toi » dans le corps glorifié de Jésus !

En Jésus,

Martin BUSCH

11 avril 2014

213 LE DIEU DU « PLUS QU’ASSEZ »

213
LE DIEU DU « PLUS QU’ASSEZ »


Luc 5 :9

« Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. »

En tant que jeune chrétien, j’ai grandi en entendant les prédicateurs prêcher que Dieu pourvoit seulement à nos besoins, pas à nos manques. Cependant, dans la Bible, Dieu nous montre clairement, qu’Il veut pouvoir non seulement à nos besoins, mais aussi à nos manques.

Par exemple, le fameux « Psaume du berger » commence par « L’Eternel est mon berger ; je ne manquerai de rien. » (Psaumes 23 :1) Un autre Psaume dit « Craignez l’Eternel vous ses saints ! Car rien de manque à ceux qui le craignent. Les lionceaux éprouvent la disette et la faim. Mais ceux qui cherchent l’Eternel ne sont privés d’aucun bien. »  (Psaumes 34 : 9-10)

Un des noms de notre Dieu est Jehovah Jireh, ce qui signifie « Celui qui pourvoit ». Il pourvoit plus qu’assez. Le Dieu du « Plus qu’assez » est venu en chair et a marché au milieu de Son peuple. Et pendant qu’Il marchait sur les bords de la mer de Galilée, Il ne donnait pas à Ses disciples de petites bénédictions. C’est pour cela qu’Il a dit à Pierre : « Avance en pleine eau, et jetez vos filets (pluriel) pour pêcher. » (Luke 5 :4) et non « jetez votre filet (singulier). » et ce qu’ils ont pris s’est avéré être une prise prête à faire couler le bateau et  rompre les filets ! C’était une bénédiction si grande et si inattendue, que Pierre et tous ceux qui étaient avec lui ont été « étonnés par le nombre de poissons qu’ils avaient pris. »

Bien Aimé, voyez le cœur de Dieu pour vous aujourd’hui. Il veut vous faire prospérer de façon tellement grande : N’acceptez pas moins, en pensant qu’Il ne pourvoit qu’à vos besoins et pas à vos manques. Si vous avez besoin d’un travail, sachez qu’Il ne veut pas que vous priez seulement pour un travail, mais pour un poste important. Quand vous avez un poste important, vous avez de l’influence et vous pouvez impacter des vies. Peut-être avez-vous besoin de plus. Eh bien ne priez pas seulement pour cela, mais aussi afin que vous soyez en mesure de donner plus.

Vous pouvez commencer en étant pauvre, lorsque vous suivez Dieu. Mais vous ne pouvez rester pauvre, lorsque vous suivez le Dieu du « plus qu’assez ». En fait, comme Pierre, vous serez étonné que Dieu pourvoit au-delà de ce dont vous avez besoin et au-delà de ce que vous avez demandé !

Pasteur Joseph Prince

21 COMMENT REUSSIR DANS VOTRE ENTREPRISE (1ère Partie)

21 
COMMENT REUSSIR DANS VOTRE ENTREPRISE
 (1ère Partie).

Les projets de beaucoup de gens échouent parce que, lorsque Dieu met un projet dans leur cœur, ils ne cherchent pas la volonté du Seigneur  pour la mise en œuvre de ce projet. Pour réussir un projet, il faut beaucoup de choses mais pour échouer, il faut peu de choses.
La réussite d’un projet dépend de plusieurs facteurs. Il faut se propulser au dessus des choses humaines afin de voir les choses célestes, invisibles car à cause de vous, Dieu va appeler à l’existence, les choses qui ne le sont pas. Il faut aussi développer des attitudes et des comportements.

Proverbes 27 : 9 En réalité nous avons besoin de nous voir comme Dieu nous voit réellement. Le temps de l’église est arrivé et Dieu attend quelque chose de la part de chacun de ses enfants. Dans votre famille, il ya des gens qui attendent de vous pour attester la réalité de l’existence de Dieu. Dieu connait les projets de votre vie et c’est pour cela que vous ne devez accuser personne de vous avoir empêché de faire la volonté du Seigneur car les projets de Dieu sont individuels. Les projets qu’il a formés pour vous sont des projets de bonheur et non de malheur afin que vous continuiez de faire ce que son fils Jésus a commencé de faire. Dieu a quelque chose de précieux qu’il a mis en chacun de nous et tels sont ses projets. Si vous cherchez et observez bien, vous rentrerez dans les projets de Dieu.

Que faites-vous ? Votre vie est-elle fondée sur la Parole ? Il faut une adéquation entre ce que vous êtes à l’intérieur et ce que vous êtes à l’extérieur. Car nos pensées déterminent nos actions, nos actions déterminent nos attitudes et nos attitudes sont à l’origine de nos réussites ou de nos échecs par rapport aux projets. Les échecs et les succès dans ce que nous entreprenions dépendent de ce que nous sommes réellement.
Les attitudes réelles à avoir pour réussir les projets de Dieu sont :

Avoir une vision
La vision est la direction, le sens que Dieu donne à votre vie. Comment cela naît-il dans la vie du chrétien ? Elle naît  par le fait de votre communion avec le Seigneur, la relation réelle et vivante avec Dieu (prière, écoute). Lorsque la vision naît quelle doit être votre attitude ? Quelles sont les choses que vous devez développer en vous ?
Josué 1 : 8 Vous ne devez réaliser les choses que par rapport à la Parole de Dieu, ce qui y est écrit. Parlez la Parole et vos pensées seront induites par elle et vos attitudes seront influencées. C’est alors que vous  aurez du succès et vous réussirez. C’est l’ensemble de nos succès qui font notre réussite. Dieu a un projet pour vous et il veut que vous soyez recommandables par rapport à ce projet. Si vous voulez faire vivre le projet de Dieu, puisez dans la Parole.

Pasteur David TRAORE

47 Repentez-vous !

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : 

47
REPENTEZ-VOUS !


INTRODUCTION

La repentance est le commencement de tout début : « Repentez-vous (verbe grec métanoéo = changer d’avis, d’esprit, de connaissance, de manière de voir, se repentir) et convertissez-vous (verbe grec épistrépho = se tourner vers, se retourner, se détourner ; détourner pour remettre dans le droit chemin, retourner, revenir, se convertir, ramener)  pour que vos péchés soient effacés. » (Actes 2 :38 ; 3 :19). Voilà ce que Pierre dit à ses auditeurs de faire à la Pentecôte, moment de la naissance de l’Eglise.
C’est un appel constant dans l’Ancien Testament (Par exemple Zacharie 1:3 ; Malachie 3 :7 etc… verbe hébreu shouv = revenir, retourner), sans compter Jean-Baptiste (Matthieu 3 :2) et Jésus Lui-même (Marc 1 :15 ; Luc 13 :3 etc…).

REPENTANCE, GRACE, JUSTIFICATION

Une fois convaincus de péché, de justice et de jugement par le St Esprit (Jean 16 :8), nous sommes appelés à :
nous repentir et à nous détourner du péché.
sincèrement demander pardon à Dieu et au(x) prochain(s) pour la vie de péché contraire à Sa Parole et à Sa Loi, loin de Lui, et aussi, si possible, réparer le mal perpétré.
nous détourner réellement et concrètement de toutes nos forces, de toutes nos pensées et par tous nos actes du péché.

Certes nous remarquerons que nous n’y arrivons pas avec nos propres forces et que sans l’aide et la transformation du St Esprit, c’est impossible. Mais pour que l’aide et la transformation du St Esprit puissent intervenir, il faut obligatoirement manifester notre propre volonté d’y parvenir et travailler à notre salut même si Dieu produit le vouloir et le faire (« ..travaillez à votre salut avec crainte et tremblement…Dieu…produit le vouloir et le faire Philippiens 2 :12-13). En effet, nous ne sommes pas des robots entre les mains de Dieu, sinon il n’y aurait plus de péché, ni de responsabilité ni de possibilité de condamnation ou de salut par la foi pour l’homme. L’homme a le libre arbitre et peut faire jouer sa volonté dans un sens ou dans un autre.

Comme dit, l’homme n’y arrive pas, tout en étant exhorté à essayer d’y arriver. C’est évidemment paradoxal.

La solution pour sortir de l’impasse est tout d’abord de croire en la justification obtenue par le Sang de Jésus versé sur la croix. Il S’est totalement substitué à nous. C’est là que se situe la grâce car elle ne peut être accordée que si l’homme se rend compte qu’il est dans l’impasse totale de l’impossibilité de plaire à Dieu. Le légalisme dit au contraire que l’homme peut, en respectant la Loi divine et très souvent d’autres lois à caractère religieux, mériter le salut tout ou partie ce qui est contraire à l’Evangile (Galates 5 :4).

La solution c’est ensuite de « travailler à notre salut avec crainte et tremblement ». Dieu nous fait participer activement à Son œuvre et cette participation nous maintient dans la foi sur la durée. Ce travail à notre salut ou cette participation est le moyen de persévérer dans la foi salvatrice. La foi demande de l’entretien au quotidien. Si on ne persévère pas dans la foi on perd le salut. C’est pourquoi, il est indispensable de noter que ce maintien fidèle dans la foi sur la durée par la participation de l’homme à l’œuvre de Dieu pour soi et les autres est indispensable au salut. Il s’agit en fait de la sanctification sans laquelle nul ne verra le Seigneur (Hébreux 12 :14 ; 2 Corinthiens 7 :1 ; 1 Thessaloniciens 4 :3+7 ; 2 Thessaloniciens 2 :13 : « Dieu vous a choisis…pour le salut par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité » ; 1 Pierre 1 :2).
La justification et la grâce n’autorisent ni l’économie de la repentance sincère, ni la continuation du péché (Romains 6 :15) mais mènent par la participation de l’homme dans la sanctification de l’Esprit incluant la repentance à l’affranchissement du péché avec comme fruits la sainteté aboutissant à la vie éternelle (Romains 6 :22).

Ainsi, appelons péché ce qui est péché et refusons de tourner autour du pot. Bien entendu si la repentance et le retour concret à Dieu dans le cadre de cette participation ont été sincères et authentiques ne dévaluons surtout pas la justification et la grâce qui seules permettent d’effacer le péché, la culpabilisation et toutes ses conséquences néfastes. Mais la persévérance dans la participation pour garder la foi évitant de la sorte la rechute fatale est indispensable pour garder le salut (Hébreux 6 :4-8).
Ainsi travailler avec crainte et tremblement à notre salut ne doit pas impliquer la doctrine du salut par les œuvres avec du légalisme en prime comme l’enseignait l’Eglise catholique romaine mais signifie le maintien dans la foi en l’œuvre de Jésus-Christ sur la durée sans lequel on risque de perdre le salut.
A l’opposé nous ne pouvons parler de salut par la foi seule comme l’enseignent les Eglises de la Réforme. Il faut plutôt parler de salut par la foi maintenue grâce au travail persévérant avec crainte et tremblement à notre salut, la sanctification et les œuvres en général (Colossiens 1 :22-23 : « pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproches si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Evangile que vous avez entendu »).
L’Apôtre Jacques a clairement écrit que la foi sans les œuvres est inutile (Jacques 2 :20). Par conséquent si dans ce cas la foi est inutile, elle est inutile, c’est à dire qu’elle ne donne pas le salut. Il écrit plus loin : « Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres et non par la foi seulement. » (Jacques 2 :24). D’ailleurs les Réformateurs n’aimaient  pas l’Epître de Jacques et pour cause ! Luther parlait « d’épître de paille ». Ils y opposaient Ephésiens 2 : 8 –11 : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » et surtout le fameux Romains 1 :17 redécouvert par Luther : « Le juste vivra par la foi » (cf. aussi Galates 3 :11 ; Hébreux 10 :38).
Que dire alors de la parole déconcertante de Paul qui écrit : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair pour son corps qui est l’Eglise » (Colossiens 1 :24).
Là encore parlons de participation du croyant sur la durée pour garder la foi : « Car pour moi, je sers déjà de libation et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée… » (2 Timothée 4 :6-8a)
En réalité il y a une saine et indispensable interaction équilibrée entre les deux pôles finalement considérés par Jacques, comme par Paul et Jean (1 Jean 1 :7-10 ; 3 :5-9)  pour ne nommer qu’eux.
Pour que cette interaction puisse se faire de façon efficace, il faut commencer par se repentir. Il ne s’agit pas de se flageller mais d’accepter de se repentir par rapport à un enseignement erroné ayant fait beaucoup de dégâts relatif à la justification. La repentance signifie aussi se remettre en cause devant Dieu de fond en comble au niveau de notre être déchu, de notre identité frelatée engendrant la pratique du péché. Alors intervient la justification via cette foi maintenue dans l’espace-matière-temps.


2 . REPENTANCE, GRACE, GLORIFICATION

« Si tu ne te repens, … » (Apocalypse 2 :5b ; 2 :22c ; 3 :3). Voilà le même appel à la repentance que Jésus-Christ glorifié fait à une grande partie des sept églises de l’Apocalypse.
 Par la nature des reproches de Jésus nous voyons qu’ils portent autant sur les œuvres (Apocalypse 2 :23c ; 3 :2 par exemple) que sur une foi pas uniquement centrée sur le sacrifice de Jésus (Idolâtres et Nicolaïtes : légalistes et gnostiques Apocalypse 2 :14, 15  par exemple).
La foi maintenue n’a pas vraiment tenu le choc après quelques décennies d’existence de l’Eglise dans l’espace-matière-temps. Jésus-Christ glorifié lors de son premier retour promis pour les Siens (Matthieu 16 : 28 ; Marc 9 :1 ; Luc 9 : 27 ; cf. écrit « Retour ou retours de Jésus-Christ ? ») n’a pas manqué de le souligner, d’où l’appel à la repentance. La justification nécessite la repentance préalable mais comme les promesses faites aux 7 églises décrivent les aspects de la glorification avec le passage dans les lieux célestes à la clé, la repentance préalable est tout aussi indispensable.

Nous retiendrons deux passages montrant que la suite de la justification est la glorification :
« …ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8 :30 ; cf. aussi 8 :17).
« Bien aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu (justification) et ce que nous serons (glorifiés) n’a pas encore été manifesté (période avant l’Apocalypse) ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté (1er retour de Jésus glorifié pour les Siens ; glorification), nous serons semblables à lui (glorification), parce que nous le verrons tel qu’il est (glorification). » (1 Jean 3 :2).
Cette glorification devait avoir lieu lorsque Jésus glorifié a institué l’Eglise des Vainqueurs en Apocalypse 1 à 3. Seul Jean l’a vécue. Les échecs évidents apparaissant dans une histoire de l’Eglise si longue de 2000 ans démontrent clairement que la glorification n’était ni recherchée ni vécue. La foi avec les œuvres vise à la perfection (Jacques 2 :22). L’Eglise a failli sur toute la ligne parce qu’elle ne s’est repentie ni par rapport à la justification, ni par rapport à la glorification apportant la perfection.
La source du problème est clairement l’abandon de l’amour premier pour Dieu (Apocalypse 2 :4). Il s’agit de cet amour fou, inexplicable (1 Corinthiens 13) qui nous « donne des ailes » avec cette envie irrésistible de nous approcher de Dieu par amour (Matthieu 22 :37 ; Marc 12 :30 ; Luc 10 :27). Cet amour pour Dieu doit se situer au niveau de l’être intérieur : cœur, âme, pensée et au niveau du corps : force physique (Iskus, iskuos = force physique, vigueur, puissance).
Si nous revenons au passage d’1 Jean 3 :2 nous remarquons clairement que la glorification concerne le corps. Car c’est d’abord avec le corps glorifié que nous serons semblables à Lui et c’est avec les yeux du corps glorifié que nous le verrons tel qu’Il est. A ce moment-là, à savoir la période avant les événements de l’Apocalypse, cela ne s’était évidemment pas encore manifesté. Mais au moment où Jésus glorifié apparut à Jean (Apocalypse 1 :12ss) et qu’Il lui dit plus tard de « monter » devant le Trône (Apocalypse 4 :1), il fallait que son corps soit métamorphosé ou glorifié car « la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu » (1 Corinthiens 15 :50). Donc cela s’était manifesté !
L’Eglise d’alors comme celle qui suivit et l’actuelle furent et sont appelées à aimer Dieu non seulement avec leur cœur, leur âme, leur pensée mais aussi avec leur force physique, leur vigueur, leur puissance qui se situent clairement au niveau du corps. Le refus à cet appel ressemble un peu à un couple marié sans relations sexuelles donc physiques ou corporelles.
Avant que « cela ne soit manifesté » cet amour ne pouvait se situer qu’au niveau de l’être intérieur mais le résultat fut médiocre. Jésus glorifié appela donc à la repentance. Après que cela se soit manifesté à savoir le premier retour de Jésus pour les Siens en vue de la glorification et notamment pour Jean, comme l’Eglise n’a pas accepté de vivre cette expérience, cela fut non seulement médiocre mais catastrophique : Jésus glorifié nous appelle plus que jamais à la repentance.

3.  IL FAUT SE REPENTIR !

Il faut se repentir et/ou changer d’avis concernant l’enseignement sur la glorification ou le salut, la métamorphose du corps qui est valable depuis que «cela s’est manifesté ». Il faut se repentir à cause de l’abandon du premier amour qui est clairement lié à la carence de l’enseignement relatif au salut corps. Il faut se repentir car la déchéance morale, doctrinale et de puissance de l’Eglise sont clairement à mettre en relation au fait que notre corps ne soit pas inclus dans le processus de salut. Il faut se repentir car nous avons 2000 ans de retard dans l’accomplissement des missions que l’Epoux a prévues pour Son épouse qui doit pour ce faire être préalablement semblable à Lui !
Il faut se repentir car nous n’avons pas la foi pour recevoir la métamorphose du corps par grâce parce que notre participation, nos œuvres n’ont pas comme but premier d’amour pour Dieu de prendre la position céleste de l’Eglise des Vainqueurs en proximité réelle avec Lui. Il faut se repentir car nous n’aimons pas notre prochain comme nous-mêmes vu que dans notre situation actuelle emprisonnés avec notre corps dans l’espace-matière-temps, nous ne pouvons en aucun cas relever le défi de l’évangélisation mondiale efficace en vue du salut de milliards de personnes (Apocalypse 7) etc. …
Il faut se repentir car nous tergiversons et tournons autour du pot par rapport à notre péché et celui des autres car nous constatons que nous n’arrivons de toute façon pas à résister à la pression du monde et à répondre aux exigences concrètes de la Parole de Dieu dans notre prison espace-matière-temps. Il faut se repentir car nous n’appelons plus péché ce qui est péché.
Il faut se repentir car nous avons quelquefois la foi pour de rares guérisons miraculeuses, quelques changements miraculeux de circonstances terrestres mais pas pour le miracle de l’immortalité du corps ainsi que celui de la métamorphose miraculeuse du corps en vue de la « montée » vers notre Dieu que nous disons aimer. Sachons que l’Eglise des Vainqueurs produit le miraculeux et le surnaturel à foison ! Elle libère les lieux célestes et terrestres de l’oppression de l’Ennemi !
Il faut se repentir et s’humilier car ce n’est tout simplement pas notre priorité alors que c’est la priorité absolue de Jésus glorifié !

CONCLUSION

Parler, écrire de repentance n’est pas agréable surtout pour soi-même. Changer d’avis, d’état d’esprit, d’une manière de voir face à une connaissance nouvelle, autre, est passablement humiliant. Mais nous sommes appelés à revenir, à nous tourner vers le Seigneur pour nous remettre dans le droit chemin.
Il est là pour nous y aider.

En Jésus,

Martin BUSCH

FAISONS - PÂQUES 2026