Association Vie Comblée

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vendredi 19 août 2016

101 LES DEUX ECUEILS



INTRODUCTION


Quand un bateau heurte un rocher à fleur d’eau, un écueil, cela peut signifier la perdition corps et biens. L’écueil plus généralement est un obstacle dangereux, une difficulté qui met en péril.
Deux écueils majeurs doivent impérativement être évités tant pour Israël que pour l’Eglise. Il s’agit du veau d’or et de l’incrédulité des explorateurs face à la conquête du Pays promis. Josué et Caleb furent les heureuses exceptions.
Nous verrons que l’écueil du veau d’or consiste à vouloir entrer dans le Pays promis où coulent le lait et le miel sans la Torah et l’écueil de l’incrédulité des explorateurs à vouloir mettre plus ou moins la Torah en pratique dans le désert mais sans s’installer sur la Terre promise.
Des parallèles plus qu’évidents pourront être tracées pour l’Eglise.    

1.    Premier écueil : les exemples d’Israël se fabriquant le veau d’or, de Babel et de Jéroboam

« Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s'assembla autour d'Aaron, et lui dit : Allons ! fais-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. » (Exode 32 :1 ; cf. aussi v.23). 
Dans l’écrit intitulé « Le veau d’or », nous avons essayé de décrire tout ce que représentait cette forme d’idolâtrie.
Ici nous aimerions insister sur le fait que cette idole devait « marcher devant » le Peuple pour le mener à bon port à savoir le Pays promis mais sans la Torah.
Comme l’intermédiaire Moïse entre le Peuple et Dieu était quasiment considéré comme mort, il fallait un autre intermédiaire visible à savoir la statue du veau d’or impudemment nommée YHWH Elohim (Exode 32 :4-5), mais au final un dieu/idole comme les autres, comble de l’idolâtrie !
Le veau d’or avait soi-disant fait sortir le Peuple Hébreu d’Egypte (Exode 32 :4) et devait par conséquent « marcher en tête » pour permettre d’emprunter le chemin de l’abondance vers le Pays promis par la fête païenne dans la débauche, l’idolâtrie et la superstition comme c’était le cas pour les autres nations.
Mais davantage encore, il devait être la démonstration que le Peuple Hébreu était un peuple comme tous les autres peuples et non pas un Peuple mis à part, saint, choisi par YHWH Elohim.
Les partisans du veau d’or voulaient être comme tout le monde avec une religion, des superstitions, une économie, une morale, une politique et aussi une terre aux frontières reconnues comme pour les autres nations environnantes. Ils voulaient aborder les réalités de la vie quotidienne comme tout le monde dans leur terre. L’adaptation au monde pour en tirer un maximum de profit était leur fil conducteur, alors qu’ils auraient dû s’adapter à YHWH Elohim et Ses commandements !
L’absence de Moïse, parce que serviteur du vrai Dieu aux exigences de foi, de confiance, de sainteté et de sanctification par la Torah, de culte spécifique, d’obéissance à des ordres inhabituels par rapport à la normalité ambiante, permettait à ce moment-là, le souffle d’une fausse brise de liberté. Il y avait là largement prétexte à mettre au rebut l’enquiquineur professionnel, son Dieu y compris ! Et comme dit, le veau d’or, une idole à leur convenance, devait soi-disant les mener à bon port au Pays d’abondance où coulent le lait et le miel !

Le même schéma se retrouve bien plus tôt pour les hommes ayant construit la tour de Babel, mais là le Pays à atteindre par l’idolâtrie et les superstitions était les lieux célestes, le Paradis perdu pour tenter sous l’égide du Chérubin déchu d’en dégager YHWH Elohim !

Bien plus tard au Pays promis, Jéroboam, le premier roi du Royaume du Nord, Israël, adorait deux veaux d’or et nous retrouvons exactement le même état d’esprit chaque fois qu’un roi soit d’Israël, soit de Juda « faisait ce qui est mal aux yeux de l’Eternel ».
Ils voulaient être des rois comme tous les autres rois des environs avec un peuple comme tous les autres peuples dans leurs territoires respectifs voisins et des dieux ressemblant à toutes les autres idoles des pays environnants. Le résultat, malgré tous les avertissements des prophètes, fut la perte du Pays promis par les exils.
L’Israël actuel, à nouveau partiellement dans le Pays promis, devra à terme retrouver la Torah, le Temple, les prophètes et aussi la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ pour éviter ce premier écueil du veau d’or. En effet, une bonne économie, une bonne armée, une politique démocratique laïque modérée comme tous les peuples occidentaux s’avèreront à terme malgré tout insuffisantes pour éviter l’écueil du veau d’or. Le seul moyen d’éviter cette idole avec tout ce qu’elle représente est de se tourner vers la Bible, vers YHWH Elohim révélé EN Jésus le Messie tout en gardant l’identité de Peuple juif élu, mis à part sur sa Terre promise avec ses missions spécifiques !

2.    Premier écueil : l’exemple de l’Eglise catholique romaine

L’Eglise catholique romaine à l’origine de l’Occident suite aux Nabatéens-Edomites (cf. Civilisation exceptionnelle de Petra) descendants d’Esaü, à leurs héritiers Grecs et Romains, a « dominé la terre » principalement au Moyen-Age. Nous savons que le veau d’or dont la domination papale sur les souverains temporels, la vente des indulgences au 16ème siècle pour construire St Pierre de Rome etc…, dominait le monde. La mariologie, le culte des saints, le sacrifice de la messe par les « prêtres » calqués sur les cultes sacrificiels du polythéisme païen, ne furent que quelques éléments pour maintenir les peuples sous un joug politico-religieux aux couleurs du veau d’or. Il suffit de voir les mobiliers, les autels, les statues dorés de certaines églises. Ce fut aussi l’époque où la Bible fut interdite au commun des mortels parce que la Tradition non biblique de l’Eglise romaine primait sur elle. Gare aux récalcitrants qui n’étaient pas dans la ligne papale car les massacres et les bûchers foisonnaient !
L’Eglise romaine dominait quasiment la terre « connue » mais sans la Torah, les prophètes et la Nouvelle Alliance.
Elle prônait une religion semblable au paganisme comme tous les autres peuples à travers le monde dans le but de s’y adapter. Il s’agit là très exactement du culte du veau d’or aussi malheureusement appelé YHWH Elohim comme Israël l’a nommé ou encore Père, Fils et Saint Esprit. Mais à cause de ce culte idolâtre, elle fut progressivement marginalisée, ce qui correspond aux exils pour Israël. L’Eglise catholique romaine perdit en effet peu à peu le pouvoir sur ses terres comme Israël perdit le sien sur sa terre à plusieurs reprises.
En effet, on ne peut se passer de la Bible et de YHWH Elohim, Père, Fils et Saint Esprit, pour accéder ou rester dans la Terre Promise sous peine de pratiquer le culte du veau d’or.

3.    Deuxième écueil : l’exemple d’Israël refusant la conquête

Le Peuple Hébreu après le retour inattendu de Moïse du Sinaï, la punition divine par l’extermination des partisans du culte du veau d’or, l’application de la Torah avec les miracles divins divers malgré les murmures et les révoltes, arrive au Jourdain pour passer à la conquête du Pays promis, Canaan. Douze explorateurs sont envoyés dans la Terre promise. A leur retour le rapport négatif de dix d’entre eux détruisirent la foi et la confiance du Peuple en YHWH Elohim en vue de passer à la conquête.    
Ils avaient la Torah, le Tabernacle, le visage brillant de Moïse, la conduite divine de la colonne de Feu la nuit et celle de la Nuée le jour, les miracles alimentaires des cailles et de la manne, les jaillissements miraculeux de l’eau du rocher, les vêtements qui ne s’usèrent pas, les victoires miraculeuses militaires etc… mais dans le désert en nomades !
Cela ressemble à une « belle église charismatique » pérégrinant dans le désert de l’espace-matière-temps avec sa Bible sous le bras et vivant quelquefois de merveilleux miracles.
Ils avaient leur Torah et Moïse et essayaient tant bien que mal de se discipliner par rapport aux préceptes divins. Mais il leur manquait juste le Pays promis prévu pour eux par YHWH Elohim pour s’épanouir pleinement dans un environnement protégé et favorable.
Ce Pays était non seulement promis mais était un espace, mis à part, réservé à YHWH Elohim, seul endroit où Il pourrait être pleinement adoré, honoré, servi par Son Peuple et où Il pourrait aussi pleinement le bénir dans tous les domaines de la vie et bien entendu à terme par la manifestation glorieuse et puissante du Messie - Roi.
Ce refus de conquête fut sanctionné par la mort dans le désert durant 40 longues années de pérégrinations de cette génération du refus, exceptés Josué et Caleb. Ils avaient la Torah et Moïse mais n’avaient pas la Terre promise.
           
4.    Deuxième écueil : l’exemple de l’Eglise

L’Eglise primitive fut, comme le Peuple d’Israël après le veau d’or dans le désert, une belle église charismatique dans le désert de l’espace-matière-temps. Elle avait la Torah, certains écrits du Nouveau Testament et les ministères et les miracles mais pas la Terre promise c’est-à-dire la Salle du Trône. Après quelques années, de par le ministère de l’Apôtre Jean, elle arrive au « bord du Jourdain pour le passer et monter au Pays promis pour le conquérir ». Elle fut en fait confrontée à l’exhortation de Jésus-Christ Glorifié qui les y a précédés. L’Apôtre Jean eu la grâce de pouvoir largement « explorer » le Pays promis pour qu’il puisse témoigner et exhorter les sept églises (= Eglise dans sa globalité et sa diversité) à son tour pour qu’elles y montent, comme Josué et Caleb le firent pour Israël. Il fallait ensuite procéder à la conquête des « espaces-réalités » perdus lors de la chute à savoir le 2ème ciel, devenu l’enfer dirigé par le Dragon et la terre et/ou espace-matière-temps dirigé par le même Dragon, le Prince de ce monde.
L’Eglise, incrédule exactement comme le Peuple d’Israël, refusa de monter en vue de cette conquête. Ce furent alors environ 2000 années jusqu’à présent de pérégrinations dans le désert espace-matière-temps.
Durant cette période, comme décrit plus haut, elle s’est largement adonnée au culte du veau d’or en se passant de Bible pensant arriver tout au moins à conquérir la terre par cette idolâtrie et « se faire, moyennant finances, éventuellement une petite place au ciel après la mort devenue inéluctable ».
Puis, suite à la Réformation, une partie de l’Eglise récupéra progressivement la lecture, l’étude et la mise en pratique de la Bible pour redevenir au 20ème siècle une église charismatique semblable à l’Eglise Primitive. Comme il y a presque 2000 ans, elle est à nouveau confrontée à l’exhortation de Jésus-Christ Glorifié pour la montée au Pays promis en vue de la conquête.
            « Bible en main », particulièrement l’Apocalypse, elle est à nouveau exhortée à « passer miraculeusement le Jourdain », c’est-à-dire à se laisser métamorphoser puis monter au Pays, monter dans les lieux célestes à la Salle du Trône, esprit, âme et corps et commencer ensuite la conquête.
            Aujourd’hui elle doit continuer à garder la « Bible en main » comme le Peuple d’Israël dans le désert pourvu de la Torah et du ministère de Moïse mais elle doit aussi passer à la conquête à partir de la Salle du Trône, le Tabernacle – Temple céleste d’où Dieu dirige les opérations en direct !
            En plus l’exemple actuel d’Israël qui retrouve partiellement sa Terre promise et retrouvera à terme le Temple, aussi après 2000 ans, doit devenir une exhortation et un encouragement supplémentaires pour suivre cette voie et éviter le deuxième écueil mortel qui consisterait à avoir la Bible et les ministères certes, mais pas la Terre promise, ou la Salle du Trône, seul « endroit » à partir de laquelle la conquête du 2ème ciel et de la terre est enfin possible !

5.    Quand l’Eglise charismatique actuelle heurte les deux écueils

Aussi longtemps que l’Eglise charismatique restera dans le désert – espace-matière-temps, soit elle heurtera l’écueil du veau d’or, soit celui de l’incrédulité ou les deux.
Certaines méga-églises charismatiques, qui confondent ministères et managers, bénédictions et business, puissance du Saint-Esprit qui se manifeste surtout au début de l’œuvre et pouvoir terrestre médiatique, financier voire politique, ont d’ores et déjà succombé à la tentation en heurtant l’écueil du veau d’or et en pensant par-là conquérir des « terres promises » pour Dieu. Dans un triomphalisme ambiant soi-disant spirituel, le texte biblique finit souvent par y être très relativisé à commencer aux niveaux de l’argent et de l’adultère. En effet, être une star charismatique génère beaucoup de « faux frais » et expose à certaines pressions et avances de personnes du sexe opposé ou alors permet de « conclure » plus facilement vu l’aura du ministère … Le mauvais exemple finit malheureusement toujours par faire des « petits » au sein du peuple. L’adaptation au monde est ici flagrante : on fait, agit et vit comme tout le monde davantage pour paraître que pour être. L’image très visible, le succès, la réputation et l’abondance sont la preuve de la bénédiction divine. 
D’autres églises tout aussi charismatiques, Bible en main mais sans « Pays promis sur terre » comme ces méga-églises, considèrent la persécution, la souffrance, la maladie, la misère du désert comme inévitables pour le « petit reste » qu’elles croient représenter. Elles croient, espèrent et expérimentent des miracles de guérison, de délivrance ici ou là. En même temps, en cas d’absence de miracles, elles tentent de s’en consoler en donnant leur explication par une « acceptation-glorification » de la maladie, de la souffrance et du martyre qui peut alors se transformer en certificat de « sainteté » et de religiosité intenses considéré comme étant de la proximité avec Dieu. Mais en même temps ou alternativement se développe un « bureau de plaintes-murmures » humainement compréhensible face à des souffrances réelles et terribles, comme ce fut le cas du Peuple d’Israël au désert.
Bref, ce type d’église charismatique a succombé à l’incrédulité des dix explorateurs par leur refus de conquête. Dégager les « géants » (Nombres 13 :33), en tant que « petit reste », occupant le Pays promis au niveau du 2ème ciel censés s’opposer à elles, relève de l’irraisonnable et de l’impossible ! On finit par y glorifier l’Ennemi en ne cessant de parler des problèmes de l’Eglise, moraux, familiaux, de maladies, de médicaments, des problèmes du « monde loin de Dieu » qui ne cessent de s’amplifier etc… au lieu de parler de métamorphose et de conquête, véritables solutions aux problèmes ! Si on n’avait plus ces sujets de conversation de quoi parlerait-on ? On se le demande !
Bref, ces églises se sont heurtées à l’écueil de l’incrédulité face à la montée et la conquête : une impossibilité toute humaine et très compréhensible de ce point de vue mais tellement mortifère.

6.    Arrêter de naviguer pour aller s’asseoir sur le Trône avec Jésus

Souvent l’imagerie populaire représente l’Eglise comme un bateau voguant toutes voiles dehors, quelquefois affrontant la tempête. C’est probablement en référence à l’histoire de la tempête apaisée.
Au moment de la tempête apaisée, le Seigneur Jésus était esprit, âme et corps dans la barque avec Ses disciples. Il était dans l’ère ou la dispensation Il avait rejoint l’humanité pour la sauver par Sa mort expiatoire sur la croix. Mais entre-temps Il est ressuscité, monté au ciel et Il est revenu pour les Siens pour les exhorter à Le rejoindre esprit, âme et corps là où Il est, à savoir le Trône de gloire (Apocalypse 3 :21 cf. aussi explication de Matthieu 28 :20b dans l’écrit « Le Pouvoir » ; la traduction « jusqu’à la fin du monde » est fausse mais doit être traduite par « jusqu’à la fin de l’ère – dispensation qui n’allait que jusqu’à l’Apocalypse).
   Comme Il n’est plus sur le bateau depuis qu’il a institué la nouvelle ère en Apocalypse 1-3, lors de Son retour pour les Siens, il faut évidemment quitter le bateau. Si nous continuons de naviguer sans Jésus dans le bateau, nous risquons de succomber aux tempêtes de la Grande Tribulation, du règne de l’Anti[é]-Christ avec en prime les écueils et particulièrement les deux écueils décrits plus haut. Il n’est plus dans le bateau pour calmer la tempête !!! Certes, et fort heureusement, Il calme encore bien des tempêtes par miséricorde, mais reconnaissons franchement, vu l’état général de l’Eglise et peut-être le nôtre sur probablement bien des points, qu’Il n’est plus dans le bateau !
      Arrêter de naviguer, quitter le bateau, pour aller où ? Evidemment là où Il est, et le Saint Esprit attend que nous Lui donnions clairement le feu vert pour nous y amener !   
            En effet, si nous recherchons en priorité absolue la métamorphose en vue de la montée, nous finirons par l’obtenir car cela correspond à la volonté de notre Dieu ! (1Jean 5 :14).

      Conclusion

Comprendre l’erreur fondamentale de l’Eglise de ne pas avoir répondu positivement à l’appel de Jésus-Christ Glorifié par l’intermédiaire de l’Apôtre Jean est absolument capital ! Il faut effectivement se dégager d’une fausse doctrine, d’une foi mal orientée et d’un amour envers notre Dieu toujours plus ou moins frustré au fil des années ! C’est le résultat du fait qu’on n’est pas là où Jésus est, tout simplement !
Alors arrêtons d’essayer de naviguer dans notre rafiot bimillénaire qui prend l’eau parce qu’il s’est pris au moins deux écueils et qu’il risque de sombrer corps et biens.
Jésus n’a-t-Il pas dit : « … quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »  (Luc 8 :18). Ce n’est pas peu dire quand à l’optimisme de Jésus et c’est vrai qu’Il ne l’a pas trouvée quand Il est revenu pour les Siens ! Le résultat de la suite ne fut pas très probant, c’est le moins qu’on puisse dire.
            Mais l’opportunité nous est à nouveau donnée d’entrer dans la nouvelle ère instituée par Jésus-Christ Glorifié déjà il y a 2000 ans : « Seigneur je crois, je veux sortir du rafiot bimillénaire, sauves-moi de ce naufrage dans Ta grâce ! »   
                                              

                                                                                             En Lui, Martin BUSCH

vendredi 12 août 2016

90 1.Pierre 2.12

1 Pierre 2.12 - Ayez au milieu des païens une bonne conduite...
   
   Il fut une époque où les parents apprenaient à leurs enfants des choses élémentaires telles que : Dire bonjour en rentrant quelque part, au revoir, merci, s'essuyer les pieds en rentrant, ne pas arriver les mains vides, même avec un petit quelque chose, quand tu étais invité chez quelqu'un, ne pas commencer à manger sans attendre que tout le monde soit assis, ne pas jeter des papiers par terre dans la rue, etc .... enfin, bref, toutes des petites choses mais qui au final, rendaient pour chacun la vie tout de même plus agréable.

   Je constate qu'aujourd'hui ces valeurs élémentaires semblent trop souvent inexistantes.

   Qu'en est-il de nous, chrétiens ? Malheureusement, le constat reste le même. Bien trop souvent, notre "supra-spiritualité" nous fait oublier ces petites choses élémentaires mais tellement essentielles. Nous voulons ressembler à Jésus, nous désirons servir le Seigneur et nous sommes prêts à remuer la terre pour cela, mais les choses simples ne font plus partie de nos vies.

   Mes ami(e)s, il est bon d'aspirer aux dons les meilleurs et le Seigneur Lui-même nous l'enseigne, mais n'oublions pas qu'un merci, un bonjour, un geste d'affection, un papier mis à la poubelle... sont autant de petites choses qui réjouissent le cœur du Seigneur et qui apportent une note de respect pour autrui.

   Bonne réflexion et excellente journée.


Ezéchiel 37 Ministères © Septembre 2014

Claudy et Corinne d'Ezéchiel 37 Ministères


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89 Matthieu 5.45

Matthieu 5.45 - afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
   
   Je pense que nous avons tous du mal avec la bonté de Dieu. Nous avons difficile à concevoir qu'Il puisse "bénir" ceux que nous estimons "méchants". Nous ressemblons tellement souvent à Jacques et Jean, vous savez les disciples "fils du tonnerre". Nous aimerions tellement que Dieu fasse tomber le feu du ciel sur ceux qui nous compliquent la vie.

   Nous avons, pour la majorité d'entre nous, été éduqués sur le principe du mérite, et je ne dis pas que c'est une mauvaise éducation. Ainsi, il nous semble inconcevable que ceux qui méritent le châtiment n'en soient pas atteints. Et oui, le Seigneur dans son immense grâce, use de patience envers tous (2 Pierre 3.9), ne voulant qu' AUCUN périsse. Il n'a jamais été dans la volonté de Dieu qu'un seul se retrouve en enfer.

   Nous avons besoin de changer, mes bien-aimés, et en profondeur. Le but à atteindre, c'est de pouvoir se réjouir de la bénédiction qui atteint ceux que nous estimons méchants, injustes, indignes... A vrai dire nous devrions être constamment heureux du bien que notre Dieu fait, peu importe le destinataire de ce "bien".

   Mais pourquoi sommes-nous tellement "dérangés" quand Dieu ne frappe pas de "malédiction" ? N'y aurait-il pas un sentiment de propre justice ? Une frustration parce que nous estimons que nous avons du mérite, que nous avons droit nous, au soleil et à la pluie, à contrario des autres ? Ou vois-tu de mauvais œil que je sois bon (Matthieu 20.15) nous dit Jésus dans la parabole des ouvriers de la dernière heure ? Chacun peut répondre en lui-même à ces questions mais il est important de le faire.

   Mes bien-aimés, le Dieu que je sers n'en fait qu'à sa tête, j'aurai beau estimer qu'Il est trop "cool" dans certaines situations, Il ne changera pas d'un pouce. Alors je L'accepte tel qu'Il est, à vrai dire je trouve qu'Il est génial. Ceci dit sans prétention ! 

   Bonne réflexion.


Ezéchiel 37 Ministères © Septembre 2014

Claudy et Corinne d'Ezéchiel 37 Ministères


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88 Jacques 4.17

Jacques 4.17 - Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.
   
    Je me suis permis d'écrire cette pensée car je me rends compte que nous sommes souvent confrontés à un dilemme ! Cela ne vous est-il jamais arrivé de devoir choisir entre la "colère" et l'amour ? Vous désireriez faire du bien à une personne mais en agissant ainsi, vous allez aussi "aider" une personne qui vous déteste ou que vous détestez, n'ayons pas peur des mots.

   Exemple : Une personne que vous aimez se retrouve dans la dèche. Vous aimeriez lui donner quelque chose mais vous savez que la personne qui vit avec elle, qui est responsable des dettes, qui vous déteste ouvertement va en profiter aussi. Pire, quand vous aurez donné, elle se moquera de vous en criant sur les toits : Quel c... celui là !

   Nous discutions, mon épouse et moi, sur le non respect du droit de visite dans les situations de divorce. Malheureusement, souvent les enfants sont pris en "otages" pour faire du tort à l'ex-conjoint, c'est un phénomène autant féminin que masculin. C'est quoi qui triomphe dans ce genre de situation : La colère contre l'ex-conjoint ou l'amour pour l'enfant qui a besoin de ses deux parents ?

   En tout les cas, mes bien-aimés, Jacques est clair : Savoir faire le bien et ne pas le faire c'est un péché ! Nous associons souvent le péché à braver l'interdit mais nous oublions trop souvent que le "ne pas faire" est tout aussi "coupable". En tant qu'enfant de Dieu, qu'est-ce qui triomphe en moi ? L'amour, au delà de toutes autres considérations, ou mes sentiments d'amertume, de colère, d'amour propre...

   Si le Seigneur avait regardé à ce genre de choses, Il serait resté dans son ciel de gloire. Franchement, donner sa vie sur la croix pour une "bande d'incrédules indociles" !

   Bonne réflexion.


Ezéchiel 37 Ministères © Septembre 2014


Claudy et Corinne d'Ezéchiel 37 Ministères


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305 DIEU PEUT TRANSFORMER VOS MAUVAIS JOURS EN JOURS DE FÊTE


Esther 9 :22

22 …du repos en étant délivrés de leurs ennemis… de la joie à la place de la tristesse
…un jour de fête au lieu de la désolation. (Traduction de la version anglaise)


Aujourd’hui beaucoup de juifs célèbrent encore la fête des Pourim. Le mot Pourim est dérivé du mot  « sort » qu’un Gentil, Haman, avait jeté concernant les Juifs, quand ils étaient en Perse sous le règne du roi Assuérus.

Haman, le méchant dans l’histoire dans le livre d’Esther, haïssait les juifs et cherchait à les exterminer. Il a obtenu du Roi Assuérus qu’il  lui permette de publier un édit qui allait anéantir tous les juifs en un seul jour, le treizième jour du douzième mois d’Adar. Mais Dieu a utilisé la reine Esther et son oncle Mardochée, tous les deux juifs, pour que cela se retourne contre Haman et sauve les juifs.

Haman fut pendu à la potence même, qu’il avait construite pour Mardochée. Puis le roi a permis à la reine Esther et à Mardochée de publier un nouvel édit,  pour permettre aux juifs de se défendre et de détruire leurs ennemis en un seul jour, le treizième jour du douzième mois d’Adar !

Alors, au lieu que les juifs soient exterminés en ce jour fatidique, ce sont leurs ennemis qui ont été détruits ! Dieu a transformé ce mauvais jour en un jour de fête. Il a transformé leur peine en joie, et leur a donnés la victoire sur leurs ennemis.

Mon Ami, Dieu peut faire la même chose pour vous aujourd’hui. Il veut juste que vous restiez dans le repos en Christ. Vous voyez, à cause du Tout Accompli de Jésus à la croix, vous êtes assis dans les lieux célestes en Christ, bien au-dessus de toute principauté, et de tout assaut que le diable peut mener contre vous. (Ephésiens 2 :6). Tout comme Mardochée qui était assis  à la porte  du roi et refusait de se lever, et de se prosterner devant Haman, ne nous «  prosternons » pas devant le diable en nous laissant persuader par lui de quitter notre place de repos en Christ. Ne lui permettez pas de vous mettre dans l’inquiétude, dans l’excitation et de vous pousser à faire des choses, pour vous sauver vous-même.

La reine Esther était aussi dans une position de repos, avant qu’Haman ne soit exécuté. (Esther 7). Elle était allongée sur un lit, lorsqu’Haman est venu pour lui demander grâce pour sa vie. En faisant cela, il est accidentellement tombé sur le lit où la reine était. Le roi, pensant qu’Haman  attaquait la reine, l’a envoyé sur la potence !

Bien Aimé, restez dans le repos du Tout accompli de Christ, et il transformera vos mauvais jours en jours de fête !


Pasteur Joseph Prince


La pensée du jour


Rester dans le repos du tout accompli de Christ, et Il transformera vos mauvais jours en jours de joie et de fêtes !

304 DIEU NE VOUS TOURNERA JAMAIS LE DOS


Hébreux 13 :5

5 …Dieu lui-même a dit : « Je ne délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. »



Pendant six heures, le Fils de Dieu a été suspendu entre ciel et terre. Et au summum de Sa souffrance sur la croix, Il a crié dans les profondes ténèbres : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27 :45-46)

Pour la première fois, Jésus s’est adressé à son Père, en disant « Dieu ». Le Père avait abandonné le Fils. En tant que juge de l’univers, Dieu a dû tourner le dos à Son Fils, qui portait toute la saleté des péchés du monde, car Ses yeux sont trop purs pour voir le mal. (Habacuc 1 :13)

Si le Père n’avait pas tourné le dos à Son Fils, il aurait dû vous tourner le dos aujourd’hui, quand  vous l’appelez dans les moments de besoin. Mais parce que Jésus a pris votre place, aujourd’hui vous prenez Sa place, et le visage souriant de Dieu est toujours tourné vers vous !

En ce moment, la face de Dieu vous sourit. Sa face luit sur vous. » (Nombres 6 :25-26). Je peux me tenir devant vous et déclarer « Le Seigneur fait luire Sa face sur vous. » (Nombres 6 :25-26) Et tout cela parce que Jésus a payé le prix pour que Dieu ne vous abandonne pas, et ne vous délaisse pas. (Hébreux 13 :5).

En tant que juge, Dieu a tourné le dos à Son Fils, mais en tant que Père, Il a pleuré. Son cœur était brisé, parce que Christ n’a jamais été plus plaisant pour Lui que quand Il était sur la croix. La souffrance de Christ était un sacrifice de bonne odeur pour le Père. (Ephésiens 5 :2).

Est-ce que vous vous rappelez ce que Jésus a dit ? « Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. » (Jean 10 :17). Si vous êtes parent, vous aimez chacun de vos enfants pareillement. Mais lorsqu’un d’entre eux fait quelque chose pour vous par amour, cela touche votre cœur, et vous avez juste envie de courir vers lui, et de le prendre dans vos bras.

C’est ce qui s’est passé à la croix, sauf que le Père ne pouvait pas prendre son Fils dans ses bras. Au lieu de cela, il a dû tourner le dos à Son Fils, parce que nos péchés devaient être punis dans le corps de Son Fils.

Bien aimé, aujourd’hui, quand vous criez au Père pour avoir de l’aide, sachez qu’Il  vous entend et que de façon sûre Il va vous aider. A cause de Jésus, Il ne vous tournera jamais le dos !



Pasteur Joseph Prince


La pensée du jour

Parce que Jésus a pris votre place à la croix, la face de Dieu vous sourit toujours !


303 AU LIEU DE CELA, LAISSEZ DIEU VOUS AIMER


1 Jean 4 :10

10 Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.


« Vous devez aimer Dieu plus ! Vous devez être plus  passionné par Dieu ! » Vous avez probablement entendu ce genre de prédication, et vous avez certainement essayé de faire de votre mieux pour aimer Dieu, tout cela pour échouer lamentablement.

Mais quelle est la vraie définition de l’amour ? Laissons la Bible nous donner cette définition : « …et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés… » Non, il ne s’agit pas de notre amour pour Lui, mais de Son amour pour nous !

« Pasteur Prince, la Bible dit que tu dois aimer Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée ! »

Oui, cela est vrai selon la loi (Deutéronome 6 :5) et Jésus lui-même a enseigné cela comme étant le plus grand commandement, quand Il était sur la terre (Matthieu 22 :37). Mais c’était avant qu’Il ne meurt sur la croix. A la croix, Il est devenu l’accomplissement même de cette loi pour nous, lorsqu’Il nous a aimés de tout Son cœur, de toute Son âme et de toute Sa pensée, en laissant Son corps et sa vie à la croix pour nous.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce. Et la grâce nous dit que Dieu nous aime, pas que nous aimons Dieu. Cependant nous allons l’aimer en voyant combien Il nous aime. La Bible dit que lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous ! (Romains 5 :8). C’est de cette façon qu’Il nous aime !

Bien Aimé, Dieu a vu que vous avez fait de votre mieux pour essayer de l’aimer. Et parce qu’Il vous aime, Il veut que vous vous asseyiez et restiez tranquille, et qu’à la place, vous  Le laissiez vous aimer. Il veut vous aimer avec tout ce qu’Il est, et avec tout ce qu’Il a. Il vous aime de façon inconditionnelle, indépendamment de qui vous êtes, ou de ce que vous avez fait, parce que Son amour ne dépend pas de vous, mais de Lui-même. Il n’arrêtera jamais de vous aimer.

Donc laissez Dieu vous aimer aujourd’hui. Ne soyez pas préoccupé par le fait de l’aimer. Plus vous recevrez Son amour, plus vous serez amoureux de Lui.


Pasteur Joseph Prince

La pensée du jour


Dieu vous aime avec tout ce qu’Il est et tout ce qu’Il a.

mercredi 10 août 2016

100 LE VOILE


INTRODUCTION

« Apocalupsis Ièsou Christou » (Apocalypse 1 :1) : Dévoilement, découverte, révélation, apparition, manifestation, mise en lumière de Jésus-Christ et/ou de la part de Jésus-Christ.
Il s’agit d’un « titre-introduction » étonnant pour le livre de l’Apocalypse. Jusqu’à présent, Jésus-Christ ne Se serait-Il pas révélé, découvert, dévoilé…jusqu’en 92 environ où ce texte fut rédigé, notamment à l’Apôtre Jean qui était avec Lui dès le début de Son ministère en tant que disciple ?
La transfiguration, la résurrection, les apparitions du Ressuscité aux apôtres, à Paul, aux 500 frères à la fois (1 Corinthiens 15 :6), Son Ascension glorieuse ne seraient-elles pas suffisantes par rapport à ce qu’on pourrait appeler « l’apocalupsis » de Jésus-Christ ? Il semblerait que non, d’autant plus que Paul confirme cette réponse en 1 Corinthiens 1 :7 : « …de sorte qu'il ne vous manque aucun don, dans l'attente où vous êtes du dévoilement (apocalupsis) de notre Seigneur Jésus-Christ. ».
De plus le dévoilement de la personne de Jésus-Christ Glorifié Lui-même implique, porte en elle la révélation, le dévoilement de Son environnement à savoir le ciel, Ses projets pour l’Eglise des Vainqueurs et des événements à venir donc aussi un dévoilement émanant de Sa part ! C’est ce que le texte du livre de l’Apocalypse nous démontre clairement.
Quand ce dévoilement a-t-il eu lieu et/ou aura-t-il lieu ? 
Le dévoilement de Jésus-Christ Glorifié, qui est aussi un de ses retours (Cf. écrit : Retour ou retourS de J-C ?), a été accordé à l’Apôtre Jean en 92 environ (Apocalypse 1 : 10ss). Mais Il reviendra à nouveau et se dévoilera encore sur terre notamment en Apocalypse 14 :1 et 19 :11ss, c’est-à-dire dans notre futur. 
En général on ne tient compte que d’Apocalypse 19 :11ss, le retour en puissance et en gloire évident pour le monde entier, mais force est de constater que ces deux autres retours ou dévoilements de Jésus-Christ Glorifié sur terre sont aussi mentionnés ! En plus d’autres aspects de la révélation - dévoilement de Jésus sur le Trône dans le ciel nous sont donnés dans le livre. 
Nous insisterons ici sur la notion de dévoilement, de la suppression du voile. Un petit survol de certains textes bibliques nous aiderons à mieux comprendre ce qu’est le voile et ce qu’il représente. Un voile cache, dissimule, sépare, trompe et un dévoilement au contraire découvre, éclaire, fait apparaître, notamment la Vérité, la Lumière et la Clarté.

  1. Sara

« Et à Sara il (Abimélec) dit : Voici, j'ai donné mille pièces d'argent à ton frère (Abraham) ; voici [ce sera] pour toi un voile (KeSoUT : voile, couverture) d’yeux (HaNaÏM pluriel de HaYiN : yeux, qualités mentales) pour tous ceux qui sont avec toi et pour tout [cela] tu es réprimandée » (verbe YaKaH : juger, réprimander, réprouver, corriger ; Genèse 20 :16).
Nous connaissons tous la « petite » histoire où, par peur de se faire assassiner, Abraham obligea sa femme Sara à se faire passer pour sa sœur devant le roi de Guérar (au Pays des Philistins), Abimélec. Comme elle était très belle ce dernier ne voulut évidemment pas s’en priver et la prit chez lui pour en faire une de ses femmes… D’ailleurs vu le contexte culturel et politique de l’époque, s’il avait su qu’elle était mariée à Abraham, il l’aurait probablement fait tuer pour qu’il puisse la prendre définitivement dans son « harem » … Mais averti de nuit par Dieu de la vérité, il ne la toucha pas, sous peine de mort. Il se sentit évidemment floué par Abraham et par Sara. Mais les conclusions à tirer sont-elles si simples vu que Dieu considérait malgré cela Abraham comme un « prophète » (Genèse 20 :7) et le chargea de prier pour lui en vue de la guérison… et vu son attitude problématique ultérieure notamment vis-à-vis d’Isaac ? (Cf. Genèse 26).
Nonobstant, au verset 20 il exprime son ressentiment à l’égard de Sara qui ne l’avait pas prévenu qu’elle était mariée à Abraham. Justement : avait-elle le choix ? Voilà encore une fois la bonne question …. Quoi qu’il en soit, les mille pièces d’argent qu’il remit à Abraham qu’il nomme à dessein le « frère » devaient être une sorte « d’amende de témoignage » contre Sara, de voile d’yeux, de voile aux regards accusateurs par rapport à ses qualités morales et mentales soi-disant douteuses devant tous, ses proches et finalement devant Dieu Lui-même. 
Ce voile accusateur ou cette « amende de témoignage accusateur » devait marquer, sceller le fait, démontrer qu’il n’était pas coupable dans cette affaire mais que c’était bien celle qui ne l’avait pas averti ! Il ne voulait surtout pas perdre la face ! 
Ce « voile d’yeux » devait accuser, réprimander, juger, réprouver, isoler. Il devait au final sceller définitivement la lancinante stérilité de Sara, malédiction qui s’était d’ailleurs reportée sur les femmes de la maison d’Abimélec (Genèse 20 :18) !
Même si Sarah et surtout Abraham ne jouaient pas un rôle des plus glorieux, car ils savaient aussi qu’ils risquaient leur vie vu le contexte de l’époque, nous voyons que la notion de voile est ici totalement négative et nous fait d’emblée penser à l’Ennemi, l’Accusateur avec ses habiles manœuvres détournées qui a sûrement inspiré à la base Abimélec le roi philistin.
Dieu ôta Lui-même ce voile d’yeux accusateurs et d’opprobre. Il justifia Lui-même Sara de par la naissance et l’élection d’Isaac comme fils de la promesse et de par Sa Parole adressée à Abraham : « Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera ; car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre » (Genèse 21 :12)
Le voile d’accusation et de condamnation fut remplacé par la Parole, la Justification, la Vie et l’accomplissement de la Promesse de la part de YHWH Elohim ! 

  1. Léa et Rachel

« Le mariage juif est célébré sous le dais (une sorte de baldaquin en tissus) nuptial (Houppa). Cela symbolise le nouveau foyer qui est appelé, selon le prophète Malachie, sanctuaire pour l'Éternel. Le déroulement de la cérémonie se passe de la manière suivante : Le rabbin qui officie se trouve sous le dais nuptial, le marié est invité à l'y rejoindre, et il vient accompagné généralement de ses parents. Enfin c'est la mariée qui est invitée. Elle s'arrête quelques mètres avant le dais nuptial et le marié descend lui mettre le voile sur le visage. Ce geste symbolise le fait que le marié vérifie qu'il s'agit bien de sa femme et il la recouvre lui-même pour en être certain et cela relate la tromperie de Laban envers Jacob qui lui donna Léa à la place de Rachel. Ensuite il remonte suivi de sa future épouse » (Source Wikipédia « Le mariage juif traditionnel »).
En Genèse 29, où il est question des mariages de Jacob avec Léa puis avec Rachel, le voile n’est pas cité mais il était sûrement bien présent (Cf. rite du mariage juif traditionnel) car Léa qui fut imposée par tromperie de Laban à Jacob contre le gré de ce dernier, cacha à coup sûr son visage avec un voile avant et lors de la nuit de noces pour qu’il ne puisse pas la reconnaître. Toujours est-il qu’il est écrit que Jacob ne se rendit compte de la supercherie que le lendemain matin, ce qui ne semble que confirmer cette supposition. Là le voile cache, dissimule, trompe jusque dans l’intimité de ce couple. Certes Léa fut beaucoup plus féconde que Rachel mais elle donna naissance à des fils jaloux, menteurs voire meurtriers en puissance alors que Rachel donna naissance à Joseph qui au bout du compte sauva le clan de Jacob d’une mort certaine ! (Cf. Histoire de Joseph vendu par ses frères)
La relation entre Jacob et Rachel était une relation dans la clarté d’un amour véritable ayant engendré le salut de toute la famille où le voile de la dissimulation et de la tromperie était enlevé !  


  1. Tamar
  
« Elle (Tamar) quitta ses vêtements de veuve, prit un voile et s'en couvrit et elle s'assit au carrefour des Deux Sources, qui est sur le chemin de Timna, car elle voyait que Chéla avait grandi et qu'elle ne lui avait pas été donnée pour épouse. Juda, l'ayant aperçue, la prit pour une prostituée, car elle avait voilé son visage. » (Genèse 38 :14-15).
Au-delà d’une injustice subie par Tamar dans le cadre de la loi du Lévirat non respectée par Juda nous voyons le voile comme moyen de tromperie pour se cacher et aussi pour se faire justice soi-même. Le voile sur le visage était en outre la marque de la prostitution ! (Cf. aussi Ezéchiel 13 :20-21 ; Job 24 :15 : adultère)
La suite de l’histoire montre que Tamar fit preuve d’une habileté et d’une sagesse sans pareilles. Le « voile » fut enlevé dans le sens qu’elle enleva le voile dissimulateur de prostituée pour revêtir à nouveau ses vêtements de veuve. Mais la vérité éclata au grand jour vu que la vie apparut aux yeux de tous par sa grossesse suspecte en tant que veuve. Juda était, à la lumière de toute la vérité finalement dévoilée, dans ses petits souliers car il était lui-même à l’origine de la grossesse de Tamar qu’il avait pourtant préalablement condamnée à mort… Celle-ci enfanta des jumeaux dont l’un s’appela Perets ancêtre de David et… de Jésus !!! 
Le voile ôté permit un retournement de situation dirigé par Dieu : la manifestation de la vérité, de la justice, le maintien en vie de Tamar et sa descendance glorieuse.

  1. Le Tabernacle et le Temple 

« Tu fixeras ce voile (PaRoKeTH vient de PeReK rudesse, cruauté, sévérité, servitude ; verbe PaRaK briser en morceaux) au-dessous des agrafes ; c'est là en dedans du voile que tu feras entrer l'arche du témoignage et le voile séparera ainsi pour vous le Lieu saint d'avec le Saint des saints. » (Exode 26 :33). 
« Derrière le second voile (katapetasma : voile rideau ; cf. cataplasme) se trouvait la partie du tabernacle appelée le Saint des saints » (Hébreux 9 :3 ; cf. Exode 26 :36-37 où il est question du premier rideau qui gardait l’entrée du Lieu Saint). A la structure du Temple correspond celle du Tabernacle.
Il est très intéressant d’aller aux racines hébraïques du terme traduit par voile ou rideau : les mots et expressions rudesse, cruauté, sévérité, servitude, briser en morceaux ne laissent aucun doute quant à la signification biblique du voile !!! Il s’agit des réalités de la séparation de la présence réelle et glorieuse de YHWH Elohim d’avec les Enfants d’Israël et au-delà d’avec l’ensemble des êtres humains ! 
Les séparations et les compartimentations dans le Tabernacle comme dans le Temple signifiant les résultats de la chute à savoir l’expulsion du Paradis, démontrent sans conteste le rôle terrifiant du voile ! Une représentation des chérubins barrant l’entrée du Paradis y est d’ailleurs brodée (Exode 36 :35).  
L’accessibilité à YHWH Elohim est interdite pour le commun des mortels, le Grand Prêtre excepté. Quel déchirement atroce d’ailleurs autant pour YHWH Elohim que pour les Enfants d’Israël ! 
Moïse, imprégné de la Gloire, du Feu et de la Lumière de YHWH Elohim, dut mettre un voile sur son visage : « Moïse, ayant achevé de parler, couvrit son visage d'un voile » (MaCVeH : couverture, voile ; Exode 34 :33). 
Le voile du Tabernacle, du Temple et de Moïse séparait la Gloire, la sainte Présence de YHWH Elohim du Peuple qui ne la supportait pas. 
La séparation d’avec Dieu symbolisée par le voile du Tabernacle et du Temple engendra la réalité de la rude et sévère servitude, le déchirement, le démantèlement dans lesquels se trouvent les êtres humains. Le passage annuel du Grand Prêtre dans le Lieu très Saint à travers ce voile laissait toutefois entrevoir un rayon d’espoir… !     


  1. Merveilleuse promesse de YHWH TZeBaoTH

« YHWH TZeBaoTH (L'Eternel des armées) prépare à tous les peuples, sur cette montagne un festin de mets succulents, un festin de vins vieux, de mets succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés. Et, sur cette montagne, il anéantit (BaLaH : anéantir, engloutir, avaler) le voile (LoTH : voile, enveloppe) qui voile tous les peuples, la couverture (MaSSeKaH : couverture, image en fonte) qui couvre toutes les nations : il anéantit (BaLaH) la mort pour toujours ; le Seigneur, YHWH, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple ; car YHWH a parlé. » (Esaïe 25 :6-8). 
Le voile c’est la Mort qui enveloppe, couvre toutes les nations telle un linceul hermétique indéchirable. Il est aussi en tant que Mort, une image - idole en fonte, d’une lourdeur totalement écrasante pour tous, telle un destin absolu incontournable, inévitable signifiée par le voile-enveloppe ! La Mort inéluctable pour tous est une idole de fonte au pouvoir absolu pour la majorité. Elle est destinée à tous sans exception. On ne peut y échapper, c’est la seule justice soi-disant « équitable » tant pour les riches que pour les pauvres, les petits et les puissants, les connus et les inconnus etc…
Le voile est aussi la tristesse qui fait couler les larmes. Il est l’opprobre c’est à dire la honte, l’abjection, l’avilissement, la réprobation.  
Bref le voile est identifié comme étant la souffrance et la Mort !
YHWH des Armées, c’est-à-dire le Chef de guerre (TZeBaoTH), anéantit ce voile maudit pour toutes les nations : c’est donc après un combat visant à anéantir le voile !!! En prime merveilleuse, il offre après un festin gastronomique sans pareille, sublime !!!
La Fête est le contraire du voile !!! La promesse prophétique merveilleuse de l’anéantissement du voile est faite, elle est là, elle est écrite ! On passe à la Lumière et à la Joie de la Fête !


  1. La chair que Jésus a prise sur Lui est le voile

« Ayant donc, frères, l’assurance de l’accès au [Lieu] Saint par le sang de Jésus, [accès] qu’Il a ouvert à nous, voie nouvelle [- récente] et vivante à travers le voile c’est-à-dire (tout estin : ceci est) sa chair » (Hébreux 10 :19-20 ; Trad. Litt.).

Jésus resté parfait, en devenant homme comme nous, le corps imprégné de notre chair (Hébreux 2 :17) qu’Il a prise sur Lui, est devenu totalement semblable à nous dans une chair semblable à celle du péché. 
« Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché » (Romains 8 :3).

  C’est en mourant corporellement pour nous en expiation, porteur de notre chair en Son corps, qu’il a condamné, anéanti le péché dans cette chair crucifiée.
Notre chair est allée imprégner le corps glorieux de Jésus au moment de l’incarnation c’est pourquoi notre chair est aussi Sa chair qui est le voile. 
Resté sans commettre de péché, Il a pu donner Son corps imprégné de notre chair en sacrifice et par là même a crucifié par substitution notre chair et le péché qui en était à l’origine. Autrement dit, il a anéanti, déchiré le voile de la chair dans le combat terrible de la Passion. Il a réalisé Esaïe 25 :6-8 ! Que du bonheur ! 
C’est pourquoi le voile du Temple s’est déchiré au moment de Sa mort et qu’il y eut des résurrections : « Jésus de nouveau criant d’une voix forte, rendit l’esprit. Et voici le voile du Temple se déchira de haut jusqu’en bas et la terre trembla et les rochers se fendirent et les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux corps des ayant été endormis saints, se réveillèrent. » (Matthieu 27 :50-52 Trad. Litt.).
Plusieurs conséquences logiques et évidentes ne peuvent qu’en découler :

  • Notre chair conséquence du péché est crucifiée en Jésus. Si notre corps en Jésus est libéré de la chair, c’est-à-dire l’anéantissement du voile, il ne peut que devenir glorieux par ce dévoilement. D’ailleurs le voile disparait en Christ (2 Corinthiens 3 :14c). C’est pourquoi nous ne pouvons qu’être transformés, métamorphosés de gloire en gloire par le Seigneur l’Esprit (2 Corinthiens 3 :18).

  • L’accès au Trône est par conséquent ouvert, nous sommes même encouragés à nous en approcher avec confiance : « Approchons-nous donc avec assurance (parrèsia : confiance, assurance, ouverture, franchise) du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4 :16)

  • Le secours dans nos besoins passe par le passage préalable devant le Trône ! 
Il est fort heureusement vrai que nous avons été maintes fois secourus et exaucés sans être passés devant le Trône. Mais il est tout aussi vrai que cela n’a malheureusement pas toujours été le cas. Nous ne nous retrouvons en effet que dans la réalité espace-matière-temps, une situation ne permettant que l’espérance 
« … nous dont le seul refuge a été de saisir l'espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, (prodromos : précurseur, inaugurateur) ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek. » (Hébreux 6 :18-20).
Pour aller au-delà de l’espérance, il faut impérativement écarter, enlever le voile [de la chair] et monter à la suite du Précurseur Jésus pour justement entrer dans le Saint des saints et pas seulement avec l’âme comme ancre qui y est plantée !  En effet, un précurseur est toujours suivi par ceux qui le suivent, sinon il n’est pas un précurseur, c’est à dire quelqu’un qui ouvre la voie à d’autres en enlevant les obstacles, ici en l’occurrence tout ce qui représente le voile.
Il s’agit en effet d’entrer avec l’esprit, l’âme et le corps dépouillé du voile de la chair dans la Salle du Trône ou Saint des saints. Puis, ouvertement, avec assurance, confiance et franchise, sans voile, nous pouvons approcher par Grâce le Trône en vue d’obtenir le secours à tous les besoins ! 
Si Jésus, corporellement ressuscité (le tombeau était vide !), a inauguré en tant que Précurseur le Saint des Saints par Son être entier, cet endroit inauguré doit donc obligatoirement par la suite être fréquenté par ceux qui répondent à Son appel en ayant ôté le voile de la chair. Ils doivent y pénétrer esprit, âme et corps et pas seulement en tenant au loin à l’extérieur une longue corde ou chaîne d’espérance attachée à l’ancre de l’âme qui serait seule autorisée à entrer. En fait ils ne resteraient malgré cela qu’à l’extérieur ! 
Un lieu inauguré en bonne et due forme est prêt à recevoir les gens car il est en conformité ! La « plaque d’inauguration » est dévoilée en présence de YHWH Elohim, Père, Fils et Saint Esprit et de tous ceux qui auront enlevé le voile de la nature intermédiaire (Phusis : nature, culture naturelle = espace-matière-temps ; cf. physique ; 1 Corinthiens 11 :14) pour mettre à sa place le revêtement de fête brillant comme le soleil et la couronne ! (Apocalypse 12 :1).


  1. Le vêtement et la couronne

La femme glorieuse d’Apocalypse 12 :1 apparaît comme un grand signe dans le ciel ! Elle est révélée à tous, revêtue du soleil, éclatante, couronnée, puissante entrain de donner la vie à une génération encore plus glorieuse, c’est-à-dire « ouverte » et non pas « bloquée » ! Elle n’est plus cachée voire enfouie derrière un voile quelconque ! C’est l’Eglise des Vainqueurs, l’Epouse de Christ-Roi, sans tache ni ride, à la mesure de la stature parfaite de son divin Mari, préparée, dévoilée, libérée, parfaite, Reine ! 
Son vêtement de gloire céleste de Feu et de Lumière témoigne de sa métamorphose de gloire en gloire, de son immortalité et de l’anéantissement du voile et tout ce qu’il représente. 
Sa couronne témoigne de sa capacité à régner donc celle de dégager préalablement l’Ennemi des zones qu’il occupe. C’est pourquoi elle a la lune, symbole du mal, sous ses pieds. Le voile ne la handicape plus dans ses mouvements, ses perceptions et ses sens ! Les asservissements du voile ont disparu ! Le Roi aime une Reine parfaite, libérée, belle, responsable, capable de vraiment L’aimer, qui a la connaissance pour exercer avec Lui le règne, le pouvoir parfaitement ! Il veut pouvoir la montrer à tous, être fier d’elle sans retenue et sans réserve ! Il veut pouvoir la présenter d’abord à Son Père et à tous dans les lieux célestes comme sur la terre !
Tout cela est le résultat de la grâce mais si grâce totale il y a, le voile misérabiliste même à couleur évangélique et le voile de la médiocrité endémique pour soi-disant surtout rester sous couvert de l’humilité et ne pas tomber dans l’orgueil, ne peuvent plus être valables ! L’humilité vraie réside dans l’anéantissement du voile de l’orgueilleux repli sur soi (Cf. Fils aîné de la parabole du fils prodigue) et d’accepter la grâce de toute cette gloire suprême imméritée mais absolument nécessaire et indispensable car en premier lieu prévue et voulue très ardemment par le Roi ! 

Conclusion

Le Précurseur a inauguré la Salle du Trône et le voile avec tout ce qu’il représente a été anéanti. Un festin gastronomique inégalé nous y attend, organisé par le Père pour fêter les noces de Son Fils Jésus-Christ et de l’Eglise des Vainqueurs. L’invitation est lancée ! A la place du voile noir, il suffit simplement de revêtir le vêtement blanc éclatant de Feu et de Lumière ! (Matthieu 22 :12-13). A bientôt, là-haut !

En Lui, Martin BUSCH