Association Vie Comblée

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jeudi 11 février 2016

90 SINAÏ


INTRODUCTION


Les événements du Sinaï durant le laps de temps où le Peuple d’Israël, avec Moïse à sa tête, reçut la Torah avec les manifestations glorieuses de Yahvé Elohim sont absolument époustouflantes au regard du message de l’Eglise des Vainqueurs !
Le projet constant et ultime du Seigneur aura toujours été d’essayer de ramener concrètement et réellement Son Peuple à Lui dans Sa gloire.   
C’était particulièrement le cas au Sinaï.

1.    Pionniers  

« Israël campa là, vis-à-vis de la montagne (Sinaï). Moïse monta vers Dieu : et l'Éternel l'appela du haut de la montagne, en disant : Tu parleras ainsi à la maison de Jacob, et tu diras aux enfants d'Israël : Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d'aigle et amenés vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m'appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » (Exode 19 :1-6)
Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne ; le son de la trompette retentit fortement ; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d'épouvante. Moïse fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Dieu ; et ils se placèrent au bas de la montagne. La montagne de Sinaï était tout en fumée, parce que l'Éternel y était descendu au milieu du feu ; cette fumée s'élevait comme la fumée d'une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence. Le son de la trompette retentissait de plus en plus fortement. Moïse parlait et Dieu lui répondait à haute voix. Ainsi l'Éternel descendit sur la montagne de Sinaï, sur le sommet de la montagne ; l'Éternel appela Moïse sur le sommet de la montagne. Et Moïse monta. (Exode 19 :16-20)
Ici, le pionnier de la « montée » fut Moïse comme l’Apôtre Jean, bien des siècles plus tard. Nous retrouvons de manière frappante des expressions de l’Apocalypse telles « écouter Dieu, l’Esprit », « garder l’Alliance, la Parole », « Royaume de sacrificateurs », « nation sainte », « Feu », « tonnerre, éclairs » « Fumée, nuée », « trompette » et « monte » ! Nous voyons d’emblée que le projet de Dieu d’amener Son peuple à Lui dans la gloire remonte à très loin dans le temps !
« L'Éternel lui dit : Va, descends ; tu monteras ensuite avec Aaron » (Exode 19 :24). Moïse est le premier pionnier de la « montée » mais déjà Aaron est désigné comme devant être le second. Moïse monte et descend, exactement comme le feront les membres de l’Eglise des Vainqueurs. Il est sensé, comme l’Eglise initiale des Vainqueurs sera sensée de le faire, d’amener d’autres fidèles à monter dont le premier est ici Aaron !
Mais malheureusement le Peuple place d’emblée Moïse dans un rôle d’intermédiaire, de médiateur parce qu’il a peur de Dieu et de Sa Parole directe : 
« Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l'éloignement. Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourionsLe peuple restait dans l'éloignement ; mais Moïse s'approcha de la nuée où était Dieu. » (Exode 20 : 18-20).
« Dieu dit à Moïse : Monte vers l'Éternel, toi et Aaron, Nadab et Abihu et soixante-dix des anciens d'Israël et vous vous prosternerez de loin. » (Exode 24 :1).
« Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d'Israël. Ils virent le Dieu d'Israël ; sous ses pieds, c'était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. Il n'étendit point sa main sur l'élite des enfants d'Israël. Ils virent Dieu et ils mangèrent et burent » (Exode 24 :9-11).
Moïse ne monta plus seul mais accompagné !!! Tous ces pionniers purent monter et VOIR Yahvé Elohim !!! Ils virent probablement aussi la mer de cristal et étonnamment jouirent de la convivialité en plus !
Mais la majorité n’aime pas suivre les pionniers par peur de l’inconnu et en l’occurrence le Peuple a considéré Yahvé Elohim comme un inconnu malgré les hauts faits et les protections qu’Il a opérés en sa faveur aux yeux de tous ! Il préfère se tenir dans l’éloignement ce qui génèrera bien des problèmes comme toujours quand on veut mettre loin de Dieu.

2.    L’Ersatz

L’Ersatz est un produit voire une réalité de remplacement, intermédiaire, transformé de moindre qualité du produit ou de la réalité originale ou originelle. Il s’agit d’un sous-équivalent, d’un substitut artificiel. C’est un terme d’origine allemande où l’Allemagne devait durant la première guerre mondiale fabriquer des matières premières de remplacement de moindre qualité qu’elle ne pouvait plus importer des pays producteurs à cause du blocus maritime ennemi, comme le pétrole par exemple remplacé par la benzine ou encore le café remplacé par de la chicorée etc...
Autour de ces événements, vu que le Peuple n’avait pas les dispositions nécessaires pour pouvoir et vouloir supporter la présence réelle sainte et glorieuse de Yahvé Elohim comme Moïse, il fallait passer au « provisoire » de la durée par des Ersatz.
Il fallait que le sang d’expiation continue à couler. Il fallait un livre contenant la Loi de Dieu et l’Histoire du salut depuis la création, ici jusqu’au don de la Torah au Sinaï que Moïse écrivait au fur et à mesure sachant qu’il a rédigé au bout du compte les 5 premiers livres de la Bible. Il fallait donc un contrat écrit ou une alliance écrite à respecter et à faire respecter. Il fallait aussi un autel, le Tabernacle et le service de la prêtrise pour une approche de Dieu pédagogique de témoignage et de sainteté mais toujours provisoire et temporelle. Enfin il fallait que la Loi soit « gravée dans le marbre » tout au moins sur des tables de pierre par Dieu Lui-même (Cf. Exode 20 à 32). Autrement dit la Loi surnaturelle d’éternité devait en quelque sorte se « matérialiser », se fixer dans l’immanence en étant gravée dans une matière terrestre des plus pérennes à savoir la pierre !
Bref, en désespoir de cause, il fallait un Ersatz pour pouvoir continuer à survivre dans l’espace-matière-temps. Il fallait écrire l’Histoire pour fixer le souvenir, pratiquer des rites, respecter une quasi infinité de lois et susciter la foi et l’action dans l’espérance de jours meilleurs notamment au Pays promis pour commencer :
« Moïse écrivit toutes les paroles de l'Éternel…il bâtit un autel au pied de la montagne et dressa douze pierres pour les douze tribus d'Israël…. Moïse prit la moitié du sang, qu'il mit dans des bassins et il répandit l'autre moitié sur l'autel. Il prit le livre de l'alliance et le lut en présence du peuple ; ils dirent : Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit, et nous obéirons.
Moïse prit le sang, et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l'alliance que l'Éternel a faite avec vous selon toutes ces paroles…
      L'Éternel dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne, et reste là ; je te donnerai des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j'ai écrites pour leur instruction » (Cf. Exode 24). « Lorsque Yahvé eut achevé de parler à Moïse sur la montagne du Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt d’Elohim ». (Exode 31 :18).
Yahvé Elohim aurait voulu que tout le Peuple devienne comme Moïse ! Le Sinaï devait être le lieu de cette transformation, de cette métamorphose. Mais cela ne fut malheureusement pas le cas et il Lui fallait donner dans la religion, l’Ersatz dans le cadre de l’espace-matière-temps pour essayer de maintenir, autant se faire se peut, un semblant de contact, une connexion.
Cela eut des conséquences dramatiques quasiment inévitables : Comme nous l’avons écrit, Moïse est devenu un intermédiaire, un médiateur entre Dieu et le Peuple, par la volonté due à la peur de ce même Peuple. Celui-ci devint dépendant de Moïse pour l’établissement des connexions avec Dieu.  Ainsi lorsque Moïse resta trop longtemps sur la montagne à son goût pour recevoir les Tables de la Loi de la part de Yahvé, il lui fallait, pour parer à sa peur et sa désorientation, de nouveau quelque chose de visible le rassurant, faisant office de représentation de Yahvé c’est à dire un nouvel intermédiaire : le veau d’or !
« …fit un veau en fonte. Et ils dirent : Israël ! voici ton dieu, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte (oups). Lorsqu'Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui, et il s'écria : Demain, il y aura fête en l'honneur de Yahvé (oups) ! Le lendemain, ils se levèrent de bon matin et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices d'actions de grâces (oups)… Aaron répondit : Que la colère de mon seigneur ne s'enflamme point ! Tu sais toi-même que ce peuple est porté au mal. Ils m'ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qu'il est devenu. Je leur ai dit : Que ceux qui ont de l'or, s'en dépouillent ! Et ils me l'ont donné ; je l'ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau » (Exode 32 :4-5+22-24). D’après Aaron l’or jeté au feu se serait transformé comme par magie en forme de veau qui serait sorti en tant que tel du feu. Quel miracle… ! Voilà ce que dit le texte ! On sent qu’Aaron ne veut pas prendre ses responsabilités pour éviter d’être coupable.
Nous voici très exactement dans la configuration de l’Eglise qui n’a pas accepté le message de Jésus-Christ Glorifié transmis par Jean. Elle s’est créé une flopée d’Ersatz religieux dans l’éloignement de la Gloire de Dieu.
Dès le deuxième siècle les anciens des églises éliminèrent les ministères charismatiques particulièrement celui de prophète et devinrent des prêtres, intermédiaires entre Dieu et les croyants et représentants de Dieu sur terre. Cela engendra très rapidement le sacrifice de la messe opéré exclusivement par les « prêtres », cérémonie calquée sur les cérémonies païennes sacrificielles aussi opérées par des « prêtres ».
Ensuite, pour verrouiller et sécuriser l’organisation ecclésiale, il se choisirent des évêques qui eux-mêmes se choisirent parmi eux le pape ou le « père » doté de l’infaillibilité ! Quels Ersatz religieux allant jusqu’au remplacement du Père céleste par le pape !!!
Comme cela ne leur suffisait pas, il leur fallait en outre des intermédiaires du style du veau d’or avec leur culte des statues et des images dites pieuses, de véritables Ersatz religieux assaisonnés de superstitions des plus choquantes bibliquement parlant. Chaque saint - intermédiaire invoqué est spécialisé pour « guérir » certaines maladies, « résoudre » certains problèmes etc. Marie devint la « super intermédiaire » généraliste puisque Mère du Seigneur.
L’Apôtre Jean en face à face avec Jésus-Christ Glorifié puis devant le Trône était totalement à l’opposé de tout cela tant par son vécu que par son message ! Comme toujours quand on refuse d’avancer, on ne fait pas très longtemps du sur place mais on finit toujours par reculer. Ce fut le cas de l’Eglise primitive. Par ailleurs l’histoire de l’Eglise fourmille de tristes exemples de ce type que nous ne pouvons évoquer ici. Notons simplement que les églises même les plus réveillées ont toujours fini par plus ou moins se scléroser avec le temps et ont fini par se trouver des règles et des styles pour durer, c’est-à-dire des Ersatz religieux plus ou moins marqués basés entre autres sur la « lettre qui tue » ou le légalisme. 
Moïse, au contraire, dans sa relation avec Dieu, était totalement à l’opposé : il vivait en effet une relation directe, intime de face à face !!! Il n’y avait pas d’Ersatz mais du vrai, du direct, tout sauf du religieux ! Bref, le rêve, y compris pour le chrétien authentique d’aujourd’hui bénéficiant pourtant de la Nouvelle Alliance !
« L'Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. ». (Exode 33 :11).
« Moïse dit : Fais-moi voir ta gloire !... Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière. » (Exode 33 :18-23).
« Les enfants d'Israël regardaient le visage de Moïse et voyait que la peau de son visage rayonnait ; et Moïse remettait le voile sur son visage jusqu'à ce qu'il entrât, pour parler avec Yahvé. » (Exode 34 :33-35).

3.    Pour un minimum d’honnêteté

« Il nous a aussi rendus capables d'être serviteurs d'une nouvelle alliance, non de la lettre (gramma : lettre, l’écrit, cf. grammaire), mais de l'Esprit ; car la lettre tue, mais l'Esprit vivifie. Or, si le service de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été en gloire au point que les fils d'Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien qu’elle fût temporaire, combien le service de l'Esprit ne sera-t-il pas davantage en gloire ? Si le service de la condamnation a été glorieux, le service de la justice sera davantage en gloire. Et, en effet ce qui a été glorieux s’efface devant cette gloire surabondante. En effet, si ce qui était temporaire a été glorieux, ce qui demeure est bien plus glorieux.
 Ayant donc une telle espérance, nous usons d'une pleine assurance et nous ne faisons pas comme Moïse qui plaçait un voile sur son visage pour que les fils d'Israël ne fixent pas les regards sur la fin de ce qui était temporaire. Mais leurs pensées se sont endurcies. Car jusqu'à ce jour le même voile demeure à la lecture de l’ancienne alliance et il ne se lève pas, car ce n’est qu’en Christ il disparaît. Mais jusqu'à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est sur leur cœur ; mais lorsqu’éventuellement les cœurs se tournent vers le Seigneur, le voile est ôté. En effet le Seigneur est l’Esprit et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous, le visage ayant été voilé, reflétant tel un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes métamorphosés en la même image
(eikon = image, apparence, forme ; cf. icône) de gloire en gloire de la même manière (kataper : de même, de la même manière, au même titre, comme) par le Seigneur, l'Esprit. » (2 Corinthiens 3 : 6-17).
Si nous comparons notre vécu de chrétien avec celui de Moïse, la lecture de ce merveilleux texte de l’Apôtre Paul pose un sérieux problème !
En effet, la gloire qui reposait sur Moïse, était en visibilité et en intensité autrement supérieure à celle qui repose sur le chrétien moyen d’aujourd’hui ! Pourtant Paul écrit clairement que le ministère de la justice [en Jésus-Christ] dont bénéficie tout chrétien, est de beaucoup supérieur en gloire au ministère de la condamnation par la Loi !!! Il renchérit en disant que par la conversion de cœur à Jésus, le voile mosaïque, qui représente la chair, l’Ersatz, obstacle à la gloire visible, est ôté et qu’il y a la liberté par la présence de l’Esprit Saint alors qu’en réalité nous sommes toujours coincés dans l’espace-matière-temps tout simplement parce que nous en restons au niveau du cœur !
Ensuite, il enfonce d’ailleurs le clou : quand nous regardons dans un miroir notre propre visage découvert, sans voile, le cœur converti à la Vérité, que sommes-nous sensés voir ? Réponse : la gloire du Seigneur !!! Qu’est-ce que la gloire du Seigneur ? Réponse : nous en avons la description dans le livre de l’Exode cité plus haut et ce texte de Paul, particulièrement la brillance du visage de Moïse aussi reprise ici.
Alors avec un minimum d’honnêteté, reconnaissons qu’il y a un léger problème, pour ne pas dire un problème lourd. Paul parle du ministère de l’Esprit pérenne, permanent, éternel qui ne tue pas mais VIVIFIE (zoopoeio = faire vivant, vivifier, glorifier pas ressusciter). Pour reprendre la question : quand nous nous regardons dans le miroir, que voyons-nous, surtout si le poids des années commence à faire son effet… ?! Tout sauf du rayonnement, de la lumière, un visage vivifié et la gloire du Seigneur mais bien plutôt des rides, des taches voire d’autres « changements de formes » pour ne pas dire déformations ou métamorphoses selon les cas à base de lipides ou encore d’autres phénomènes non désirables … ! C’est tout le contraire de l’effet normal de ce qui est signifié par l’expression biblique grecque « métamorphoumeta apo doxès eis doxan » (autre = méta comme métaphysique ; morphè = forme, morphologie ; doxa = gloire) qui veut dire dans le texte biblique la métamorphose de gloire en gloire du corps physique uniquement. Le résultat est une image, une apparence, une forme autre c’est-à-dire ici glorieuse.
Là il n’est absolument pas question de l’être intérieur bien que les effets de cette métamorphose, de cette transfiguration physique ne lui sont absolument pas étrangères, bien au contraire.
Il est vrai que la justification en Jésus-Christ est parfaite et éternelle comparée à celle, vaine, temporaire, recherchée par le moyen de la Loi ! Mais qu’en est-il de ses effets, de ses conséquences au niveau de la gloire ? Si nous sommes honnêtes, les effets étaient de loin plus tangibles et visibles chez Moïse, c’est le moins qu’on puisse dire.
Donc si le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire, c’est qu’il est de beaucoup supérieur en gloire, « comme qui dirait Lapalisse ! »
Paul donne la solution : pour que cela puisse être vrai, pour que nous puissions voir la gloire du Seigneur sur nous quand nous nous regardons dans un miroir ou quand les autres nous regardent, il n’y a qu’une seule solution : la glorification ! Qu’est-ce que la glorification ? C’est la métamorphose, le changement de morphologie, des formes ou la transformation du corps en Feu et Lumière divins pour que nous brillions, à commencer peut-être comme Moïse puis comme le soleil (Apocalypse 12 :1) voire davantage ! Voilà le travail de métamorphose physique de gloire en gloire du Seigneur le Saint Esprit ! Car nous devons être vraiment à l’image du Seigneur pour pouvoir monter à « notre Sinaï » à savoir la Salle du Trône, car la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu ni de la gloire. Pouvoir monter signifie aussi passer du temporaire au permanent, à l’éternel donc obligatoirement sortir de l’espace-matière-temps, exactement comme l’a vécu l’Apôtre Jean. L’environnement espace-matière-temps fut malheureusement choisi autant par le Peuple d’Israël au Sinaï que par l’Eglise surtout au moment où Jean lui communiqua les sept lettres de Jésus Glorifié et le reste du texte de l’Apocalypse.
 Il est donc nécessaire que la justification puisse entre autres se concrétiser dans la métamorphose de gloire en gloire qui consiste justement à transformer le corps en Feu et Lumière divins et glorieux ! La grâce recouvre aussi cet aspect-là des choses, on l’a oublié ou pas compris d’où les gros problèmes depuis presque 2000 ans !

4.    De l’Ersatz - lettre qui tue à l’Esprit qui vivifie

Aujourd’hui, certaines industries alimentaires pour des raisons de profit nous proposent aussi des Ersatz d’une saveur douteuse et d’une qualité médiocre voire dangereuse pour la santé voire qui tue ! Les investigations scientifiques et journalistiques nous en font part presque quotidiennement à juste titre.
Nombreux sont celles et ceux qui constatent la mauvaise santé de l’Eglise dans son ensemble et en souffrent. Les diagnostics aux niveaux de l’enseignement, de la foi, de la sanctification et de la puissance abondent et les solutions thérapeutiques abondent au moins tout autant !  Elles peuvent plus ou moins fonctionner pour un temps ! Mais elles ne sont que des Ersatz se voulant d’inspiration biblique certes, mais elles se réduisent trop souvent à une « lettre qui tue ». Pourquoi ne sont-elles que des Ersatz ? Parce qu’elles sont partielles vu que la connaissance et la recherche ne peuvent être que partielles ici-bas. Elles sont des substituts artificiels et des sous-équivalents. Ainsi elles finissent toujours malgré tout pour cette raison par avoir des effets indésirables. Cela vient évidemment du côté partiel et incomplet de nous-mêmes face à la Parole.
Paul a justement écrit que l’Esprit vivifie. Voilà LA solution thérapeutique parfaite !
L’Esprit est le Seigneur et Son action vivificatrice a pu être pleinement libérée par l’œuvre expiatoire préalable de Jésus-Christ. Son action ultime est de nous vivifier, de nous métamorphoser, de nous transfigurer pour que nous puissions changer d’environnement et passer à la connaissance parfaite par le face à face avec Dieu, passer de l’Ersatz à l’original, à la réalité fondamentale et première : celle du paradis, de la Salle du Trône et surtout celle du Père, de l’Agneau et des sept Esprits de Dieu à savoir la plénitude réelle, totale du Saint Esprit où la connaissance est de ce fait parfaite et complète, la vie totale et parfaite ! C’est seulement dans cette perspective que l’on peut dire honnêtement, sans les artifices religieux de l’Ersatz ou du voile : « Le Seigneur est l’Esprit et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté » c’est-à-dire celle de la santé parfaite de l’immortalité et celle de l’affranchissement total des contraintes et limitations issues de la chute, à commencer par celles de l’espace-matière-temps. Ces contraintes et limitations se situent d’abord au niveau de notre corps charnel déchu et au niveau de notre intelligence tant psychique que spirituelle limitée, partielle et partiale !

Conclusion


Le désir du Seigneur est de nous voir Le rejoindre esprit, âme et corps dans la gloire. Quand notre désir rejoindra celui du Seigneur parce que nous aurons compris la réalité de l’Ersatz dans lequel nous nous embourbons, alors tout deviendra possible EN Jésus-Christ !                                       En Lui, Martin BUSCH

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