Association Vie Comblée

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samedi 25 novembre 2017

Notre pain quotidien


Aujourd’hui, comment voyons-nous notre   Seigneur   Jésus-Christ ?

À quel niveau est notre relation avec Lui ?

N’est-Il   pas   notre   Roi   de   gloire ?

N’a-t’Il pas fait, en tant que Souverain Sacrificateur, de nous un Royaume de sacrificateurs ?

Autrement   dit   des   rois ?

N’est-Il   pas   ainsi le Roi des rois ? (Apocalypse 1.5-6)

N’avons-nous pas, désormais, une libre entrée dans le Sanctuaire en Sa présence   vivante   et   glorieuse ?

Ne fait-Il pas de nous des pierres vivantes, ajoutées à son édifice qui n’est pas fait de la main de l’homme, mais dont Il est l’Architecte et Pierre Angulaire ?

Oui ! À quel niveau de foi est notre fusion avec notre Seigneur Jésus-Christ ?

De quel Pain nous nourrissons-nous aujourd’hui ?

Pourquoi limiterions-nous notre foi à du pain et du vin aujourd’hui ?

Ne nous enseigne-Il pas de la nature du Pain quotidien que nous avons à nous  nourrir aujourd’hui ?

Dieu nous offre-t’Il pas de venir à nous pour partager La Cène de gloire ? (Apocalypse 3.20)

«Là-dessus, les Juifs se mirent à discuter vivement entre eux, disant: «Comment peut-il nous donner son corps à manger?» Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez pas le corps du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n'avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai le dernier jour. En effet, mon corps est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. Tout comme le Père qui est vivant m'a envoyé et que je vis grâce au Père, ainsi celui qui me mange vivra grâce à moi. Voilà comment est le pain descendu du ciel. Il n'est pas comme [la manne que vos] ancêtres ont mangée; eux sont morts, mais celui qui mange de ce pain vivra éternellement.» Jésus dit ces paroles alors qu'il enseignait dans une synagogue, à Capernaüm. Après l'avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l'écouter?» Jésus savait en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet. Il leur dit: «Cela vous scandalise? Si vous voyiez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant! C'est l'Esprit qui fait vivre, l’homme n’arrive à rien. Les paroles que je vous dis sont Esprit et vie, mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient pas.» En effet, Jésus savait dès le début qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le trahirait. Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi à moins que cela ne lui soit donné par mon Père.» Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec   lui
Jean 6:52-66- S21 -  http://bible.com/152/jhn.6.52-66.s21

Oui ! L’Epouse, que nous sommes censés être, doit-elle se préparer et s’empresser d’aller à la rencontre de l’Epoux, Jésus-Christ, Corps Glorifié désormais ?

Lisons ce que l’apôtre Paul écrit aux Ephesiens :
«Maris, aimez votre femme comme Christ a aimé l'Eglise. Il s'est donné lui-même pour elle afin de la conduire à la sainteté après l'avoir purifiée et lavée par l'eau de la parole, pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable. C'est ainsi que les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. En effet, jamais personne n'a détesté son propre corps. Au contraire, il le nourrit et en prend soin, tout comme le Seigneur le fait pour l'Eglise parce que nous sommes les membres de son corps, [formés de sa chair et de ses os]. C 'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, s'attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’un. Ce mystère est grand, et je dis cela par rapport à Christ et à l'Eglise.»
Ephésiens    5:25-32    S21   http://bible.com/152/eph.5.25-32.s21

Voulons-nous entendre ce que le Saint-Esprit nous fait entendre depuis plus de 2000   ans ?

Voudrions-nous mépriser une telle réalité relationnelle avec l’Epoux, tandis qu’Il nous offre de nous nourrir de   Son   Corps   glorifié ?

Car nous sommes membres de Son Corps, avec lequel nous sommes censés  ne faire qu’UN ?

«L'Eternel Dieu dit: «Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je lui ferai une aide   qui   soit   son   vis-à-vis.»»
Genèse    2:18    S21   http://bible.com/152/gen.2.18.s21

L’Epouse n’est-elle pas pour son Époux une aide semblable à Lui,, qui soit   son  devant ?

Acceptons de repenser la nature de notre relation d’amour avec notre Seigneur  Jésus-Christ ?

Aujourd’hui, le Saint-Esprit nous offre d’effectuer une mise à jour en conséquence des événements qui s’élèvent   au   sein   des   nations.

En   entendons-nous   les   bruits ?

L’Epoux est dans l’attente de son aide semblable pour achever l’ouvrage de Dieu.

Membre   de   Son   Corps   Glorifié. 
Yves   Gravet
    

332 DES PRIÈRES QUI PROCLAMENT



Luc 13 :12

12 Lorsqu’il la vit, Jésus lui adressa la parole, et lui dit : « Femme, tu es délivrée de ton infirmité. »


Quand vous avez un besoin, est-ce que vous priez, ou est-ce que vous suppliez ? Est-ce que vous commencez vos prières par des mots tels que : « S’il te plait Dieu, s’il te plait Dieu, je te demande d’avoir pitié ! »

Les prières qui supplient et implorent, supposent que votre Père Céleste ne veut pas faire les choses. Cependant, Il a encore plus envie que vous de vous donner ce que vous demandez, pensez ou imaginez. (Ephésiens 3 :20). Il désire par-dessus tout que vous prospériez et soyez en bonne santé, comme prospère l’état de votre âme. (3 Jean 1 :2).

En fait, bien avant que vous n’ayez un besoin, Dieu a déjà pourvu à ce besoin. Bien avant que vous sachiez que vous aviez besoin d’un Sauveur, Il a envoyé Son Fils pour qu’Il soit votre sauveur. C’est votre Dieu ! C’est un bon Dieu. Alors, quand vous le suppliez pour quelque chose, vous dites en fait qu’Il est réticent à donner, et qu’Il a besoin d’être persuadé fortement, avant d’agir. Cependant, Il n’est pas comme ça.

Jésus connaissait le cœur du Père. Quand Il a vu la femme liée par un esprit d’infirmité, Il n’a pas prié en disant : « Oh Père ! Elle souffre depuis 18 ans ! Je te supplie, Père, aie pitié d’elle. S’il te plait, s’il te plait, guéris-là ! ». Non, quand Jésus l’a vue, Il a immédiatement proclamé : « Femme, tu es délivrée de ton infirmité. », parce qu’Il connaissait le cœur de Son Père. Il savait que le Père voulait qu’elle soit délivrée de son handicap.

A la fin du service à l’église, je ne me lève pas en priant : « Oh Dieu, s’il te plait, bénis ton peuple. Oh Dieu, garde-les. Oh Dieu, sois rempli de grâce envers eux ! ». Au lieu de cela, je proclame : « Que le Seigneur vous bénisse ! Que le Seigneur vous garde. Le Seigneur fait briller Sa face sur vous, et Il est rempli de grâce envers vous ! »

Bien Aimé, quand vous priez, proclamez votre guérison, votre protection, et votre provision, parce que le cœur de votre Père est débordant d’amour pour vous. Et quand vous  déclarez, Il autorise. Quand vous  déclarez, Il établit !

Pasteur Joseph Prince



La pensée du jour


Ce que vous déclarez par la foi, Dieu l’autorise.

331 CRÉEZ LES CHOSES EN LES PARLANT !



Romains 4 :17

17…Dieu qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point
    comme si elles étaient.


« Pasteur Prince, je sens la douleur dans mon corps. Comment est-ce que je peux dire que Christ m’a racheté de cette maladie ? Comment est-ce que je peux dire que dans Ses meurtrissures, je suis guéri ? »

Eh bien, la façon de faire de Dieu, c’est d’appeler ces choses qui ne sont pas comme si elles étaient. Et parce que vous êtes à l’image de Dieu, vous pouvez aussi appeler ces choses qui ne sont pas comme si elles étaient !

Quand Dieu a voulu faire d’Abraham le père de nombreuses nations, qu’est-ce qu’Il a fait ? Il a changé la façon de parler d’Abraham. A ce moment-là, Abraham n’avait pas un seul enfant avec Sarah, parce qu’elle était stérile. Alors comment pouvait-il devenir le père de nombreuses nations ?

Dieu a changé sa façon de parler. Comment ? En changeant son nom d’Abram en Abraham, ce qui signifie « Père de nombreuses nations ». (Genèse 17 :5)

Imaginez simplement : A partir de ce moment-là, à chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un, il disait :
« Salut, mon nom est Père de nombreuses nations. » A chaque fois que le dîner était prêt, Sarah appelait Abraham « Chéri…Père de nombreuses nations…le dîner est prêt ! Père de nombreuses nations… » Vous pouviez entendre les voisins dire : « Ils veulent tellement un enfant, qu’ils sont
devenus fous ! » Mais Dieu a changé la façon de parler d’Abraham,  afin qu’il appelle à l’existence,
ce avec quoi Dieu le voyait déjà béni.

Vous savez, quand Jésus a vu l’homme qui avait la main sèche, il n’a pas dit : « Mon Dieu, elle est
tellement sèche ! ». Il a dit : « Etends ta main ! » (Matthieu 12 :13). Il a parlé ce qu’Il voulait. Il a regardé le paralytique et a dit : « Lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison ! » (Matthieu 9 :6). Il n’a pas vu les choses qui étaient dans le naturel. Il a vu comme Dieu voit, et Il a parlé ces choses.

Genèse 1 nous dit qu’au commencement, il y avait des ténèbres à la surface de toute la terre. Dieu a vu les ténèbres, et Il a dit : « Que la lumière soit ! » et la lumière fut. Dieu appelle les choses comme Il veut qu’elles soient, et cela devient comme Il l’a dit ! Si ça avait été vous ou moi, nous aurions probablement dit : « Eh bien, il fait tellement noir ! »

Mon Ami, en dépit de la douleur, parlez votre guérison. Il est inutile de déclarer ce qui est évident. Donc changez votre façon de parler. Voyez comme Dieu veut que ce soit, et commencez à parler votre guérison, et votre santé !


Pasteur Joseph Prince


La pensée du jour


La façon de faire de Dieu, c’est d’appeler les choses qui ne sont pas comme si elles étaient.

330 RECEVEZ LA PAROLE QUE DIEU A ENVOYÉE POUR VOUS GUÉRIR



Psaumes 107 :20

20 Il envoya Sa parole et les guérit, il les fit échapper de la fosse.


Votre Bible ne vous fera pas de bien, si elle reste à prendre la poussière sur votre table de nuit. Elle ne vous fera aucun bien, si vous la tenez comme un ours en peluche, quand vous êtes face à vos géants. Mais la Parole de Dieu vous fera beaucoup de bien, quand vous la recevrez comme étant la vérité, et  quand vous la parlerez comme étant la vérité ! Alors vous verrez votre guérison et la délivrance de tous les problèmes qui vous ont été envoyés pour vous détruire !

La Bible dit : « Il a envoyé sa parole pour les guérir et les faire échapper de la fosse ». Maintenant, quand Dieu veut vous guérir, qu’est-ce qu’Il fait ? Il envoie Sa Parole. Avant que Dieu ne vous délivre de toute destruction, Il envoie Sa Parole.

Est-ce que vous êtes encore en train d’attendre la bénédiction de guérison, que Jésus est mort sur la croix pour vous donner ?  Ne vous sentez pas condamné. Votre Père qui est dans le ciel vous aime et veut que vous alliez bien. Mais comment votre guérison arrive-t-elle ?  Quand vous recevez Sa Parole de guérison qu’Il vous a déjà envoyée. Toutes Ses promesses de guérison sont toutes là dans la Bible. Mais est-ce que vous les avez reçues ?

Pendant une de nos réunions à l’église, une dame a sorti son téléphone portable et a commencé à envoyer des SMS  de tous les versets et de toutes les clés sur lesquels je prêchais ce jour-là, à son amie qui était en train de mourir du cancer. Je disais à la congrégation de continuer de confesser les versets sur la guérison, sur leurs corps, quel que soit leur état physique. Je leur montrais Esaïe 53 :5 qui dit : « Par Ses meurtrissures nous avons été guéris. » La dame était tellement enthousiasmée qu’elle a dit à son amie de continuer à croire, et à confesser ce verset, chaque jour !

Son amie, en lisant le SMS, a simplement reçu la Parole de Dieu, et l’a confessée par la foi. Au cours de cette même semaine, quand elle est retournée chez le médecin, le médecin n’a pas pu trouver une seule trace de cancer dans son corps !

Il ne faut jamais sous-estimer la puissance de la Parole de Dieu. L’amie de la dame a été guérie, parce qu’elle a reçu la Parole de Dieu par la foi. Elle a lu avec joie les messages que son amie lui envoyait, a été encouragée par la Parole, l’a confessée et à reçu son miracle. Dieu a envoyé Sa Parole et l’a guérie, et il l’a fait échapper à  la fosse !

Pasteur Joseph Prince

Pensée du jour


Quand vous recevez la Parole de Dieu comme étant la vérité, vous voyez votre guérison et la délivrance de toutes les situations difficiles envoyées pour vous détruire !

vendredi 24 novembre 2017

117 LA DEMARCHE GEDEON

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS :


INTRODUCTION

« Les enfants d'Israël firent ce qui est mal aux yeux de YHWH et YHWH les livra dans la main de Madian pendant sept ans. La main de Madian fut puissante (HaZaZ : puissant, fort, ferme) contre Israël. A cause de Madian, les enfants d'Israël creusaient des souterrains dans les montagnes et les rochers escarpés. » (Juges 6 :1-2 ; Trad. Litt.).
Les enfants d’Israël, à nouveau dans le péché et l’idolâtrie, étaient dans l’étau de Madian qui les pillaient et les oppressaient terriblement. 
Nous ne résistons pas à faire le parallèle avec Apocalypse 6 :16 : « …ils disent aux montagnes et aux rochers : tombez sur nous et cachez-nous… » où la première partie de la Grande Tribulation avec les guerres, les crises économiques, les persécutions des croyants fidèles auront sévi terriblement (Apocalypse 6 :3-16). A ce moment-là une première partie de l’Eglise des Vainqueurs sera déjà montée puis entrée en action (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2). Elle obtiendra les victoires du plus grand réveil mondial dont il est question en Apocalypse 7 suivi de la seconde montée de la foule innombrable devant le Trône (Apocalypse 7 :3-17). 
Nous allons proposer ici un parallèle cyclique (Cf. Histoire = ressort avec ses dimensions linéaires et cycliques parallèles à la fois) entre Gédéon, ses soldats et la première partie de l’Eglise des Vainqueurs : en effet cette Eglise sera massivement utilisée pour la délivrance de milliards de personnes de la Grande Tribulation (Apocalypse 7 : 8+14b). Gédéon et ses quelques 300 soldats seront utilisés pour la délivrance de l’ensemble du Peuple d’Israël de l’oppression de Madian et de leurs alliés (Amalek et les fils d’Orient ; Juges 6 :3). 
La structure cyclique de l’histoire de Gédéon ressemble « étrangement » à la structure cyclique de l’histoire principalement relatée dans les premiers chapitres de l’Apocalypse. Entre les deux cercles en quelque sorte parallèles du ressort il y a simplement aujourd’hui une « distance linéaire » d’environ 3000 ans. Nous ferons un va et vient constant entre les deux cercles durant notre propos.  

  1. La période prophétique 

« Lorsque les enfants d'Israël crièrent à YHWH au sujet de Madian, YHWH envoya un prophète aux enfants d'Israël. Il leur dit : Ainsi parle YHWH, l’ELoHiM d'Israël : Je vous ai fait monter d'Égypte et je vous ai fait sortir de la maison des esclaves. Je vous ai délivrés de la main des Égyptiens et de la main de tous ceux qui vous opprimaient ; je les ai chassés devant vous et je vous ai donné leur pays. Je vous ai dit : Je suis YHWH, votre ELoHiM ; vous ne craindrez point les dieux de l’Amorite dans le pays desquels vous habitez. Mais vous n'avez pas écouté ma voix. » (Juges 6 :7-10).
La recherche de YHWH accompagnée de repentance engendre toujours tôt ou tard une période prophétique où YHWH recommence à parler et à envoyer son ou ses prophètes pour remettre les pendules à l’heure et permettre une issue salvatrice et/ou une délivrance. 
Ces versets sont clairement à mettre en parallèle avec la période prophétique depuis la diffusion du texte de l’Apocalypse par l’Apôtre Jean aux églises de l’époque à celles de nos jours. L’appel à la repentance était, est et restera toujours d’actualité.
Aujourd’hui nous y sommes d’autant plus que le message prophétique de délivrance pour la constitution de l’Eglise des Vainqueurs est à nouveau clairement diffusé avec un appel pressant à la repentance des chrétiens en vue de la montée. Il s’agit d’écouter Jésus-Christ Glorifié, d’être transfiguré au niveau du corps pour être rendu capable par la montée d’être opérationnel à partir d’En-Haut pour le premier combat durant la première partie de la Grande Tribulation (Apocalypse 6 :2). Dans quel but ? Celui d’opérer victorieusement la délivrance des Juifs messianiques et de la foule de chrétiens qu’on ne peut dénombrer, subissant les affres de la Grande Tribulation, cette dernière se mettant inexorablement en place sous nos yeux. Cette période est à mettre en parallèle avec la situation terrible des Israélites de l’époque de Gédéon. Comme dit, la période prophétique introduit toujours une solution pour aller plus loin avec le Seigneur.
  
  1. « Vaillants Guerriers »

« Puis vint l’Envoyé de YHWH et il s'assit sous le térébinthe d'Ofra qui appartenait à Joas, de la famille d'Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment dans le pressoir, pour le mettre à l'abri de Madian. L’Envoyé de YHWH se laissa voir et lui dit : YHWH est avec toi, vaillant (GiBOR : vaillant, puissant, héroïque, de combat, vainqueur) guerrier (HaYiL : homme armé, capable, héros, vertueux, brave) ! » (Juges 6 :11-12 Trad. Litt.).
L’Envoyé de YHWH vint s’asseoir sous un térébinthe faire tranquillement causette avec Gédéon et lui délivrer un message. 
Gédéon par contre se comportait comme un stressé qui, le plus vite possible, voulait « planquer » la récolte vitale de blé. Il battait le blé dans le pressoir à l’abri des regards des terribles occupants madianites qui procédaient constamment à des razzias. Cela se faisait normalement dehors à l’aire exposée au vent pour séparer le grain de la paille. Cette opération se voyait donc de loin quand la paille et la poussière volaient alors que le grain tombait directement à terre pour ensuite être engrangé ! Il ne fallait pas par conséquent que les occupants puissent voir qu’il y avait du blé à voler dans le coin. 
Gédéon était à ce moment-là très loin de vouloir faire causette, de surcroît avec un inconnu. S’il n’arrivait pas à cacher sa récolte, lui et sa famille risquaient ni plus ni moins de mourir de faim durant les mois suivants. Gédéon se comportait comme un survivant, un pauvre petit paysan résigné face à une situation terrible à laquelle il pensait ne rien pouvoir changer.
L’Envoyé dit alors au « paysan opprimé, courbé à sa tâche », à Gédéon : YHWH est avec toi, vaillant guerrier. Non mais, c’est une blague ! 
Aujourd’hui les bureaux des responsables d’églises sont les bureaux des plaintes, des maladies, des souffrances et des misères de toutes sortes des chrétiens qui au final ne connaissent malgré tout pas beaucoup de délivrances. Les chrétiens courbent par conséquent l’échine face aux maladies, aux pressions et aux impondérables de la vie. Alors voilà, il faut tenir le coup tant bien que mal souvent courbés, certes avec le Seigneur pour les chrétiens, en attendant des jours peut-être meilleurs… ! Alors la Parole de YHWH à Gédéon n’est-elle pas aussi une « blague » si on l’actualise pour nous alors qu’on « subit » les aléas de la vie ici-bas ?
Allons plus loin avec cette Parole qui ne nous dit pas seulement « YHWH est avec toi » mais en plus nous offre la SOLUTION-CONCRETISATION REELLE, EFFECTIVE : GiBOR HéHaYiL ! La solution pour Gédéon et Israël c’était la « métamorphose » d’un paysan opprimé, courbé en un guerrier vainqueur, héroïque ! Eh bien… !
Voilà de quoi il s’agit ! On est souvent réduit à dire : « Le Seigneur est avec toi », « Je prierai pour toi, je penserai à toi pour que tu tiennes le coup, cela finira bien par passer » sans plus. Il est évident qu’on est incapable de vivre la vraie solution concrète : GiBOR HéHaYiL, que nous traduirons par ce texte de l’Apocalypse : « …et voici un cheval blanc et celui qui le montait tenait un arc, une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour vaincre. » (Apocalypse 6 :2). Voilà la solution réelle !
Oui mais, le problème, comment cela se fera-t-il ? L’histoire de Gédéon nous aidera à répondre à cette question qu’il a d’ailleurs lui-même soulevée de différentes manières face à l’Envoyé dans un souci évident d’honnêteté, d’authenticité et de vérité. Gédéon fut un homme de foi (Hébreux 11 :32) qui, s’il avait vécu à notre époque, aurait sûrement refusé nos incantations liturgiques (« Le Seigneur soit avec vous… et avec votre esprit ») ou ces prophéties pieuses évangéliques-charismatiques de bénédictions pour la plupart soi-disant de foi mais s’avérant par la suite impuissantes et vides d’effets. Nous sommes par contre appelés à être très reconnaissants au Seigneur quand il se passe malgré tout ici et là des miracles et des réveils et quand des solutions concrètes se mettent en place. Toutefois, c’est trop rare par rapport aux promesses du Nouveau Testament. 

  1. Partir de la réalité telle qu’elle est vraiment sans vouloir se mentir 

Gédéon était un homme de la terre qui avait les pieds sur terre. Il va donner des arguments qui partent de constatations basiques d’évidences face à ce qui pourrait être de belles paroles sans suite. Elles auraient pu éventuellement flatter son petit ego personnel : YHWH est avec lui et le traite de vaillant guerrier donc il aurait pu se croire doté d’une sorte « d’infaillibilité » ne pouvant qu’aboutir à la tyrannie ou alors au rejet des autres avec éventuellement l’échec catastrophique et la mort à la clé. Etant considéré comme un vaillant guerrier, il aurait déjà pu se voir revêtu d’une armure étincelante pourfendant du madianite et autres ennemis et en tirer une propre gloire de toute façon illusoire. Non, Gédéon partit de sa réalité telle qu’elle se présentait à lui de façon réaliste donc responsable. Il ne voulut ni se mentir à lui-même ni à autrui et savait très bien où il en était vraiment. Il était un paysan opprimé en simple situation de survie qui risquait de ne pas pouvoir rentrer sa récolte et qui avait plutôt besoin de se cacher. Que répondra-t-il à l’Envoyé de YHWH ?

  1. Le sain réalisme 

« Gédéon lui dit : Excuse-moi mon ADoNaï, si YHWH est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous ont-elles atteintes ? Et où sont toutes ces merveilles que nos pères nous ont racontées, en disant : YHWH ne nous a-t-il pas fait monter hors d'Égypte et maintenant YHWH nous a délaissé et il nous livre entre les mains de Madian ! » (Juges 6 :13 ; Trad. Litt.).
Gédéon n’y alla pas par quatre chemins. Avec tout le respect qu’il avait pour son interlocuteur qu’il nomme Seigneur ou ADoNaï, il commence par lui dire : « Pardon ou excuse-moi », c’est-à-dire qu’il s’excusait parce qu’il ne se sentait pas tout à fait à même d’entrer dans ce qui pouvait apparaître comme un triomphalisme léger dans le discours de son interlocuteur. Les merveilles et prodiges de la sortie d’Egypte étaient du passé, du souvenir, étaient du domaine des pères mais n’étaient plus d’actualité. Pour lui, YHWH avait abandonné le Peuple d’Israël en le laissant toujours encore sous la coupe des Madianites malgré le fait qu’il ait crié à Lui et se soit adressé à Lui.
De même nous pouvons dire aujourd’hui, malgré le réveil charismatique et les nombreuses repentances, où sont les miracles abondants du Nouveau Testament et surtout la promesse de Jésus disant que nous ferions de plus grandes choses que Lui ? (Jean 14 :12). Cela fait depuis 2000 ans qu’on tourne en rond de réveil en sclérose et de sclérose en réveil pour revenir dans la sclérose et ainsi de suite mais sans vraiment faire davantage que Jésus Lui-même. Nous restons prisonniers de l’espace-matière-temps, les nuages noirs des malheurs, des difficultés au niveau mondial s’amoncellent à l’horizon. Les signes avant-coureurs de la Grande Tribulation sont évidents. La situation de péché et de mélanges de toutes sortes ont atteint et atteignent l’Eglise. Des « autels à Baal côtoient ceux à YHWH » et nous pourrions noircir des pages et des pages sur le sujet. Osons dire et analyser les choses telles qu’elles sont à la manière de Gédéon ! C’est un bon début ! Etre vrai, honnête, authentique et voir les choses telles qu’elles sont, nous semble être une attitude saine et loin de ce qu’on pourrait appeler du délire religieux qui a déjà fait tant de mal à l’Eglise.
L’Envoyé avait dit à Gédéon que YHWH était avec lui personnellement. Mais Gédéon, dans son discours, passa d’emblée au Peuple d’Israël et de sa destinée présente. Il était solidaire de son Peuple et osa poser à juste titre la question du « grand pourquoi ». Par ailleurs, il essaya en quelque sorte de l’excuser, de le justifier et de le défendre. C’était en fait une attitude d’amour et de foi pour le Peuple d’Israël, nonobstant toujours encore Peuple élu de YHWH, qui ressemblait à celle de Moïse et des prophètes. Ceux-ci savaient pertinemment que la crédibilité et l’honneur de YHWH était en jeu et d’une certaine manière liée à la pérennité de l’existence de Son Peuple même infidèle. 
Peut-être certains diront au contraire que Gédéon était incrédule et qu’il aurait dû d’emblée entrer par la foi dans le discours de l’Envoyé. Mais cette affirmation ne tient pas face au jugement postérieur de la Parole de Dieu en Hébreux 11 :32, où il est mentionné avec les autres héros de la foi et pour les raisons énoncées plus haut. 
Gédéon était simplement un homme, un vrai, les pieds sur terre, membre du Peuple d’Israël sur sa terre promise qu’il aimait et il ne voulait pas se la jouer tout seul. Il était franc et direct, solidaire de la souffrance de son Peuple. Cela, YHWH le savait et au final l’appréciait, c’est pourquoi Il l’avait probablement choisi ! Pour couronner le tout nous remarquons que l’Envoyé était en fait YHWH Lui-même, probablement Jésus (à la fois Envoyé et YHWH), d’après le verset 14 où il donna Sa réponse :
« YHWH se tourna vers lui et dit : Va dans ta force (BeCoaHKa : Be=dans ; Ka=de toi ; CoaH=force humaine, puissance, richesse, pouvoir) et avec celle-ci tu sauveras Israël de la main de Madian ; ne t’ai-je pas envoyé ? » (Juges 6 :14 ; Trad. Litt.)
Cette réponse était quasiment choquante : le jeune pauvre paysan opprimé, en situation de survie devait y aller avec sa propre force, les moyens ridicules du bord. C’est très exactement ce que dit le texte. N’était-ce pas se moquer du monde ? Eh bien non ! 
En fait ce qui importait : c’était que ce soit YHWH qui envoie mais il fallait commencer par y aller avec ses propres forces, ses « propres pains et poissons » (Cf. Multiplication des pains). 
C’est le début de la vraie foi qui enclenche le miracle ! La Parole de YHWH commence par mettre en branle nos propres forces et moyens aussi minimes soient-ils ! En effet YHWH veut nous faire participer à tout prix à Son plan de façon volontaire quelle que soit notre situation concrète de départ ! Il part toujours du réel basique qui nous concerne directement au plus près. Il veut absolument éviter que nous jouions un jeu fût-il d’apparence religieuse ! 
Mais la Parole de YHWH va encore plus loin car Il dit qu’avec cette force qui est de tout évidence une force « de nul », Gédéon allait sauver Israël de Madian !!! Alors là c’est le comble du comble ! Mais en même temps, YHWH avait très bien compris l’analyse réaliste de la situation de Gédéon. Il partit justement de la réalité concrète de Gédéon qui était humainement parlant ni plus ni moins catastrophique. 
Aujourd’hui l’Eglise est physiquement prisonnière de l’espace-matière-temps donc en position catastrophiquement défavorable face à l’Ennemi, Prince de ce monde (comme Israël face à Madian) qui occupe encore une partie des lieux célestes (= 2ème ciel ; à l’époque de Gédéon cela « correspond » à l’occupation d’une partie du Pays promis) ce qui lui donne un avantage évident et décisif. L’état du monde à travers l’Histoire et aujourd’hui pour ne pas dire ce qui semble nous attendre demain, en est la preuve par neuf. Humainement, il n’y a apparemment aucunement possibilité pour s’en sortir, c’est la situation actuelle, la réalité. Il est capital de voir la réalité en face telle qu’elle est et ne pas se faire des illusions et des films exactement comme Gédéon et avec lui le Seigneur !
C’est pourquoi Jésus Glorifié est parti de la situation concrète pas très brillante de chacune des 7 églises. Il ne les a pas caressés dans le sens du poil... Mais Il leur a aussi proposé une issue, une solution, une Bonne Nouvelle pour leur dire que le chemin pour être vainqueur, pour monter, pour sortir de l’impasse espace-matière-temps était ouvert. 
Il faut donc commencer par écouter ce que l’Esprit a à nous dire, accepter Sa Parole, se repentir, changer d’avis, de conception, puis y aller avec nos faibles forces actuelles. Mais en même temps, comme il s’agit de Son projet, c’est Lui qui nous envoie pour monter à la Salle du Trône, pour ensuite partir en vainqueur pour vaincre. Donc cela s’accomplira !

Mais la petite discussion entre YHWH et Gédéon n’est pas terminée car ce dernier n’est pas encore à court d’arguments : « Gédéon lui dit : Excuse-moi mon ADoNaï, comment sauverai-je Israël ? Voici, ma famille est la plus pauvre en Manassé et je suis le plus jeune dans la maison de mon père. » (Juges 6 :15).
Sa famille n’était pas influente vu sa pauvreté. Alors comment pourrait-il s’imposer et prendre la direction d’une armée issue de toutes les autres familles d’Israël ? 
De plus il était le plus jeune. Traditionnellement à l’époque, le plus jeune de la famille n’avait rien à dire sachant que c’était le fils aîné qui héritait et était appelé à diriger le clan à la disparition du père. Bref Gédéon avait tout sauf la notoriété requise pour commencer quoi que ce soit. 
A l’époque, l’Apôtre Jean était persécuté en exil à Patmos avec très peu d’influence sur l’ensemble de l’Eglise à cause des Diothréphistes (3 Jean 9).
Actuellement, les chrétiens prêchant la délivrance avec le salut du corps pour aujourd’hui, la montée pour aujourd’hui et la suite pour quasiment demain, pourraient presque se compter sur les doigts de la main. 
Mais que dit YHWH à Gédéon, que nous dit-Il ?
   « YHWH lui dit : car je serai avec toi et tu battras Madian comme un homme, (KeISCH comme un homme) un (EHaD). » (Juges 6 :16 ; Trad. Litt.).
YHWH lui répéta qu’Il serait avec lui et qu’il battrait Madian. Oui, mais ! 
Toutefois la suite du texte original est une véritable révélation : comme (Ke) un homme (ISCH = mâle, homme) est la première partie de la révélation à savoir que YHWH, comme déjà dit, considère Gédéon comme un « mâle », un homme, un vrai, authentique, honnête, qui ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas, qui ne se fait pas de film sur lui-même ou la situation environnante. 
Ensuite vient la deuxième partie de la révélation, nous en dirions le clou : EHaD, UN mis en apposition est un qualificatif qui est en général attribué à YHWH Lui-même : « Ecoute Israël, YHWH notre ELoHim, YHWH (un) EHaD » (Deutéronome 6 :4). Dans ce passage capital, l’apposition d’EHaD est identique à Juges 6 :16 mais elle est simplement apposée à YHWH au lieu de l’être à ISCH (homme). Mais « EHaD » (= un, premier, autre) ne signifie pas seulement un dans le sens d’une unité parfaite signifiant et impliquant la toute-puissance mais signifie aussi par extension le divin (premier, autre ; cf. Tout Autre). 
Autrement dit Gédéon battra Madian parce que le fait que YHWH soit avec lui implique que Gédéon deviendra comme YHWH c’est-à-dire EHaD !!! Voilà ce que signifie réellement la Parole de YHWH adressée à Gédéon. Quelle révélation ! 
Nous ne résistons pas à faire le parallèle avec la glorification, la métamorphose du corps et la montée à la Salle du Trône qui sont ici signifiées par EHaD, indispensables pour vaincre « notre Madian » du 21ème siècle ! (Apocalypse 6 :2).
Nous savons par ailleurs que notre Ennemi est à l’opposé le diviseur. Cela trouvera sa démonstration évidente quand les soldats du camp ennemi d’Israël s’entretueront. 

  1. L’identification

Dans tout processus prophétique et rencontre, il est toujours indispensable d’identifier, de savoir à qui et à quoi on a à faire.

  1. Grâce et miracle

« Gédéon lui dit : Si j'ai trouvé grâce (HeN : grâce, faveur, acceptation) à tes yeux, donne-moi un signe (OTH : signe, prodige, miracle) que c'est toi qui me parles. Ne t'éloigne pas d'ici jusqu'à ce que je revienne auprès de toi, que j'apporte mon offrande et que je la dépose devant toi. Et YHWH dit : Je resterai jusqu'à ce que tu reviennes » (Juges 6 :17-18).
La grâce et le miracle sont ici absolument considérés comme indissociables et doivent prouver l’identité de YHWH. 
On ne peut parler de la grâce de Dieu, de Sa faveur, de Son acceptation s’il n’y a pas de miracle, de signe, de prodige ! Gédéon, à juste titre, comme il l’avait plus ou moins laissé entendre dès le départ, ne voulait pas de mots, de paroles qui ne soient pas confirmés par le miracle. La sortie d’Egypte était un miracle et confirmait que YHWH était le vrai ELoHiM (Dieu) ! Gédéon n’en veut pas moins plusieurs centaines d’années plus tard. Il savait évidement que cela passait par l’offrande préalable comme ce fut le cas du sacrifice de l’Agneau Pascal avant la délivrance du passage de la Mer Rouge et la suite. Il proposa par conséquent le « sacrifice-repas pascal » préalable avant le signe ou prodige. Il laissa toutefois à « l’Inconnu » une porte de sortie en lui disant d’attendre qu’il revienne avec l’offrande, car si « l’Inconnu » n’avait pas été YHWH et donc incapable de faire un miracle, il serait parti vite fait. 
Gédéon avait par conséquent une vision juste des choses et voulait absolument avoir à faire au vrai ELoHiM (Dieu), c’est-à-dire à YHWH !
Ainsi le ministère de Jésus, l’Eglise primitive et l’Eglise charismatique ont dans une bonne mesure, démontré et démontrent cette indissociabilité de la grâce et du miracle précédés du Sacrifice parfait de l’Agneau sur la croix. Mais comme dit, l’Eglise ne fait pas de plus grandes choses que Jésus comme annoncé, c’est-à-dire que la grâce et les miracles ne vont malheureusement pas grandement de pair. On galvaude des hypocrites « le Seigneur soit avec toi » sans pouvoir passer effectivement au miraculeux « vaillant guerrier », on parle de « grâce infinie » sans pouvoir affirmer honnêtement la nécessité de la confirmation systématique par les miracles qui pourtant était déjà à l’ordre du jour en Marc 16 :20 déjà quelques années avant la révélation donnée par Jésus-Christ Glorifié. C’est pourquoi il y a beaucoup trop de problèmes dans l’Eglise.
Gédéon ne voulait pas d’un Dieu, qui a fait certes des merveilles dans le passé au moment de la sortie d’Egypte, mais qui laissait le Peuple de son époque à lui dans la panade. Il dit que si c’est effectivement YHWH qui lui avait parlé et lui avait fait grâce il lui fallait un signe, un prodige, un miracle maintenant. 
Voilà une saine manière d’identifier YHWH !
En ce qui nous concerne et l’Eglise depuis le début de l’Apocalypse, seul Jésus Glorifié avec Son projet de nous faire monter et de nous envoyer à partir d’En-Haut dans le monde, est une issue valable. Il s’agit là pour nous du seul moyen d’être capables de prêcher la vraie grâce qui sera assurément suivie d’authentiques confirmations systématiques par les signes et les miracles ! L’abondance en sera inédite et ainsi se réalisera la promesse de Jésus que nous ferions de plus grandes choses que Lui !!!
L’exigence et la foi de Gédéon sont pour nous un exemple à suivre ! Seul le projet de Jésus Glorifié énoncé nous apporte la vraie solution et la possibilité de prôner et d’expérimenter l’indissociabilité de la grâce et du miracle ! Celle-ci nous permet d’identifier réellement YHWH mais il y a encore d’autre critères.

  1. Le sacrifice et le Feu dévorant

« Gédéon alla préparer un chevreau et fit avec un épha de farine des pains sans levain. Il mit la chair dans un panier et le bouillon dans un pot, les lui apporta sous le térébinthe et les présenta. L'Envoyé d’ELoHiM lui dit : Prends la chair et les pains sans levain, pose-les sur ce rocher et répands le bouillon. Et il fit ainsi. L'Envoyé de YHWH avança l'extrémité du bâton qu'il avait à la main et toucha la chair et les pains sans levain. Le feu monta depuis le rocher qui mangea la chair et les pains sans levain. (Juges 6 :19-22).

Le sacrifice expiatoire était et reste la clé pour rencontrer YHWH. La croix est, reste et restera incontournable. Le rocher, Christ (1 Corinthiens 10 :4), indissociable du Sacrifice durant lequel coula Son Sang, l’Agneau Pascal sont la base. Cela correspondit à la signification de l’ordre de l’Envoyé de poser la viande, les pains azymes sur le rocher et d’y verser le jus. 
Remarquons que l’expiation sacrificielle comporte un mouvement de haut vers le bas : l’Agneau-Chevreau s’affaisse, le sang, le jus coulent de haut en bas. C’est le prix à payer. Christ est venu d’En-Haut vers ici-bas et a payé avec Ses meurtrissures et Son Sang. C’est la grâce, c’est la base, la fondation de l’identification. Là tous les chrétiens sont d’accord et c’est fondamentalement parfait et satisfaisant. Mais il se trouve qu’on ne vit pas dans la fondation d’une maison sauf exception… La fondation tient certes tout le reste et est solidement enfoncée dans le sol mais on n’y vit pas : on vit au rez-de-chaussée et aux étages ! C’est pourquoi on construit sur une base pour en faire un ou des lieux de vie à la lumière du Soleil, du Feu ! 
Là nous passons d’un mouvement du bas vers le haut !!! Il est clairement écrit que le Feu MONTA !!! Mais il est aussi écrit qu’il MANGEA (AKaL : manger, dévorer) les éléments du sacrifice d’ordre pascal de Gédéon. (L'aspect de la gloire de l'Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d'Israël. Exode 24 :17car notre Dieu est aussi un feu dévorant. Hébreux 12 :29 ; Trad. Segond).
C’est pourquoi le baptême de Feu « mange » littéralement notre corps mortel pour le glorifier et le métamorphoser dès à présent comme le corps crucifié de Jésus fut « mangé » par le Feu et la Lumière de la résurrection et de la glorification. Au même titre que la croix n’est rien sans la résurrection du corps de Jésus (Cf. 1 Corinthiens 15) la grâce issue de cette croix n’est rien sans les conséquences en découlant à savoir entre autres la métamorphose miraculeuse de notre corps par le Feu qui va du bas vers le Haut exactement comme c’est le cas de la montée qui nous mène tout autant d’en-bas vers En-Haut.
Le fait que le Feu ait « mangé, dévoré » le sacrifice de chair terrestre montre qu’il est nécessaire à présent de passer complètement et totalement à cette nouvelle dimension indispensable pour la mise en route de la délivrance et de la victoire. Nous pensons bien entendu particulièrement au baptême de Feu et de Gloire (Apocalypse 1 :17-18) institué par Jésus Glorifié qui remplace, « mange », le baptême d’eau et la Ste Cène de Feu et de Gloire (Apocalypse 3 :20) tout autant instituée par Jésus Glorifié qui remplace, « mange » la Ste Cène avec le pain et le vin. La base reste Son sacrifice, l’Agneau immolé en 33 environ mais but ultime n’est ni l’eau, ni le pain et le vin. Le Baptême et la Ste Cène furent l’objet de disputes et de controverses sanglantes entre les chrétiens dans le passé. Nous avons là la preuve que nous n’avons pas atteint le but qui consiste à nous baptiser dans le Feu à nous faire manger le Corps et le Sang glorieux de Feu pour pouvoir monter En-Haut. Ephésiens 4 :8-10 nous parle des « captifs » que Jésus dans Sa montée a emmenés !!! Seul ce mouvement de bas en Haut sera notre délivrance effective !
Par ailleurs, le bâton que l’Envoyé et YHWH à la fois (Jésus) avait à la main nous fait penser au bâton de Moïse et d’Aaron avec lequel ils firent des signes et des prodiges, à celui de Jésus Chef de guerre (Apocalypse 19 :15) et à celui de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 2 :24 ; 12 :5). Le Feu « au bout du bâton » est à la fois un feu de jugement pour les impies et de bénédiction pour les fidèles. Il sera aussi tel un sceptre pour diriger les nations dans l’autorité du Feu divin notamment durant le Millénium. 

  1. La rencontre qui permit l’identification ultime par Gédéon suivie du SHaLOM 

 « L'Envoyé de YHWH alla (HaLaK : aller, s’éloigner, marcher, parcourir) loin de ses yeux. Gédéon vit que c'était l'Envoyé de YHWH, il dit : Ah, ADoNaÏ YHWH, car j'ai vu l'Envoyé de YHWH face à face. Et YHWH lui dit : SHaLoM à toi, pour que tu ne craignes pas, tu ne mourras pas. Gédéon bâtit là un autel à YHWH et lui donna pour nom YHWH SHaLOM : il existe encore aujourd'hui à Ofra, qui appartenait à la famille d'Abiézer. » (Juges 6 :22-24).

Au moment de la manifestation du Feu et où YHWH s’éloigna de Gédéon, et non pas disparut, il se rendit compte qu’il avait réellement rencontré et vu YHWH face à face ce qui pour lui, dans son corps déchu, aurait signifié la mort. 
Mais YHWH de loin lui donne le SHaLOM ce qui était bien plus que la paix. 
Il s’agit en fait pour nous de la parfaite santé, de l’abondance, de la plénitude, de l’immortalité, de la gloire, du Feu (Cf. immortalité, glorification, métamorphose du corps), bref de tout ce qui émane de YHWH Lui-même en termes de bénédictions !
Ce SHaLOM fut accordé à l’Apôtre Jean au moment où Jésus-Christ Glorifié le rencontra (Apocalypse 1 :17). Il lui permit par la suite d’écrire (Apocalypse 1 :19), de « monter » (Apocalypse 4 :1-2), de voir et de communiquer l’ensemble de l’Apocalypse.
Les Paroles de YHWH suivies du sacrifice expiatoire et de substitution permirent une première identification partielle préalable de YHWH par Gédéon mais c’est bien la suite à savoir la manifestation du Feu et de la Gloire qui permit l’identification totale et déterminante d’après les Paroles de Gédéon lui-même. 
Cette manifestation correspond très exactement à la Révélation ou Apocalypse ultime dans laquelle nous sommes aujourd’hui appelés à nous situer pour entre autres « revisiter » et « identifier » à partir de là l’ensemble des textes bibliques précédents. 
Cela correspond clairement à la démarche de Gédéon initiée par YHWH Lui-même. 
Cela correspond tout aussi clairement à la démarche de l’Apôtre Jean initiée par Jésus-Christ Glorifié à la fois l’Envoyé et YHWH Lui-même. 
Cela doit absolument correspondre à notre démarche toujours initiée par Jésus-Christ Glorifié et qui nous fut transmise par l’Apôtre Jean à travers le texte de l’Apocalypse. 

  1. Passage à l’action purificatrice au niveau « d’Israël – Eglise »

YHWH n’attendit pas longtemps pour plonger Gédéon dans l’action dès la nuit suivante, car Il lui ordonna de démolir l’autel à Baal de son père et d’abattre le poteau sacré (ASHeRa probablement en l’honneur d’Astarté déesse de la fécondité et de l’abondance) érigé à côté aussi en l’honneur de Baal. Ensuite il devait remplacer tout cela par un autel à YHWH avec un sacrifice et un feu dont le bois qui l’alimentera, sera celui du poteau sacré. Gédéon exécuta l’ordre de YHWH la nuit parce qu’il redoutait certains serviteurs de son père et les gens d’à côté. 
Comment Gédéon, avec tout ce qu’il avait reçu, pouvait-il encore avoir peur ? La peur n’est-elle pas le contraire de la foi ? Là nous pensons qu’il s’agissait de la crainte accompagnée de sagesse . 
Gédéon n’était pas un fanfaron, voulait être prudent, ne pas jeter les perles aux pourceaux et s’exposer inutilement. De plus il savait qu’il était le plus jeune de la famille et n’était d’emblée pas censé être ni écouté ni approuvé. Sa manière de faire s’avéra juste et payante face aux gens qu’il craignait et qui voulaient effectivement le mettre à mort quand ils découvrirent le spectacle au matin. Il avait obéi à YHWH mais en tenant sagement compte du contexte. Ce sera justement à partir de ce contexte que YHWH agira et retournera la situation avec Joas son père. 
Joas, tenant certainement à son fils Gédéon, ayant sûrement fait une prise de conscience par rapport au culte impie à Baal (=Beelzébuth) et ayant l’autorité du père de famille voire de clan, fut utilisé par YHWH pour protéger Gédéon. Il eut beaucoup de sagesse et dit que Baal n’avait qu’à se défendre lui-même s’il était Dieu. Il décréta dans la foulée que celui qui voudrait plaider pour Baal ou le défendre serait mis à mort. Cela paraissait au premier abord plutôt étonnant pour ne pas dire risqué ! Mais il y eut là une subtilité de sagesse incroyable de Joas, car vouloir effectivement plaider pour Baal et le défendre signifiait clairement qu’il ne serait pas capable de le faire tout seul et que ce serait la démonstration évidente qu’il n’est pas Tout Puissant et Dieu. C’est pourquoi les gens se résignèrent logiquement à la conclusion suivante : « Que Baal se défende lui-même, car c’est son autel qu’il a renversé » (Juges 6 :32).
Au jour d’aujourd’hui nous sommes appelés à démasquer et détruire les autels à Baal en tenant le même discours que Jésus Glorifié par Ses reproches dans Ses lettres aux sept églises entre autres. L’idolâtrie à Baal est à assimiler à la sécularisation et à l’installation de l’Eglise dans le monde avec toutes les idolâtries d’un nouveau genre tant au niveau théologique qu’éthique que de la puissance spirituelle et/ou des moyens, alors qu’elle aurait dû monter et travailler à partir d’En-Haut et de la Gloire. 
Nous prenons quelques exemples du culte à Baal ayant malheureusement cours dans l’une ou l’autre église en les actualisant : 
  • Sacrifices d’enfants à Baal – avortements tolérés dans certaines églises ; 
  • Sacrifices à Baal - sacrifice eucharistique de l’église romaine alors que Jésus S’est sacrifié une fois pour toutes ; 
  • Poteau sacré, un symbole phallique dressé contre le ciel et contre YHWH, lieu de prostitution sacrée, orgies – clochers des églises, sexualité hors mariage, pédophilie, homosexualité dont particulièrement les mariages bénis par des responsables d’églises entre personnes du même sexe ; 
  • Rituels magiques – médecines parallèles ésotériques souvent accompagnées de vénération de la nature tolérées voire encouragées dans certaines églises ;
  • Gestion inconsidérée et scandaleuse de l’argent et des biens réclamés par les prêtres de Baal (Cf. orgies onéreuses avec les prostituées sacrées autour des poteaux sacrés, train de vie scandaleusement élevé des prêtres) à leurs fidèles – gestion de l’argent inconsidérée et scandaleuse de certains responsables d’églises ayant « oublié » la sobriété en toutes choses, frais de fonctionnement inconsidérés, énormes investissements dans des bâtiments de luxe alors que la misère règne dans les rues et certains pays etc… pour ne prendre que ces exemples et nous pourrions allonger cette lamentable liste. 
Si nous ne considérons que ces quelques aspects dites-moi comment faire comme Gédéon pour ne renverser dans l’Eglise simplement ces quelques « autels, pratiques et poteaux consacrés à Baal » d’aujourd’hui évidemment très graves ? C’est humainement impossible et pourtant impératif puisque YHWH l’a ordonné à Gédéon et Jésus-Christ Glorifié aux 7 églises. 
Résultat : Cela peut être fait certes partiellement ici-bas peut-être au prix de notre sang, mais une fois de plus, cela ne peut être parfaitement fait qu’à partir d’En-Haut d’où l’on peut partir en vainqueur et pour vaincre comme un vaillant guerrier couronné ayant reçu le SHaLOM de YHWH ! L’obéissance, la sagesse et la puissance parfaites ne peuvent être au rendez-vous que dans ces conditions-là !  

  1. Le grand affrontement se précise

Les ennemis d’Israël se rassemblèrent dans la vallée de Jizréel. La réponse de YHWH ne se fit pas attendre : « Gédéon fut revêtu (verbe LaBaCH : revêtir, couvrir, envelopper, porter sur soi) de ROUaH YHWH ; il sonna du Shofar » (Juges 6 :34). 
Il est intéressant de noter qu’il s’agit du revêtement du Saint Esprit, étant la protection, l’autorité et la puissance émanant de YHWH au niveau du corps. Le vêtement et/ou le revêtement concerne évidemment d’abord le corps qui est le seul à pouvoir être « habillé » ou « revêtu ». En principe l’âme et l’esprit ne sont pas à « habiller ».
Cela nous rappelle évidemment le début du livre des Actes : « Mais vous recevrez une puissance (Baptême du Feu : Matthieu 3 :11c), venant du Saint Esprit SUR vous et vous serez mes témoins (martus, marturès : martyrs, témoins) … » (Actes 1 :8). 
Cette puissance donna à Gédéon l’autorité de rassembler une armée, ce qui est en soi miraculeux vu les données humaines de départ passablement insignifiantes et faibles dont il bénéficiait et que nous avons évoquées plus haut. 
Cette puissance de Feu donna aussi la volonté d’aller jusqu’au bout : de toute façon avec l’armée qui était en face à Jizréel, il n’y avait pas trop le choix car le rapport de force très défavorable pour Israël laissait assurément présager d’un véritable génocide.
 Nous sommes actuellement en tant qu’église charismatique, censée être revêtue du Feu du Saint Esprit devant la Grande Tribulation qui se précise, nous l’avons souvent écrit et démontré. Nous n’avons pas le choix, exactement au même titre qu’Israël face à la multitude des Madianites et de leurs alliés. Avec Israël nous sommes sur terre dans un rapport de force totalement défavorable. 
Mais quand ce sera le moment, soit nous serons le cavalier sur le cheval blanc préalablement montés à la Salle du Trône (Apocalypse 6 :2), soit nous seront des témoins martyrs exécutés et/ou tués durant la première partie de ladite Grande Tribulation (Apocalypse 6 :9-11), soit, si nous restons en vie sur terre durant cette période atroce, nous ferons partie de la seconde montée mais après de terribles souffrances (Apocalypse 7 notamment v.2 ;4-8 ; 9 ;14b ; 17c). 
Nous verrons dans la suite de l’histoire de Gédéon que nous nous pencherons plus particulièrement sur celles et ceux qui chevaucheront leur cheval blanc et qui partiront en vainqueurs et pour vaincre. Mais il y aura encore une prochaine étape entre temps, celle de la toison.

  1. La toison

De quoi s’agissait-il ? Gédéon posa une toison en laine sur l’aire et demanda une première fois à YHWH de faire en sorte que la rosée du matin ne mouille que la toison et que le terrain autour reste sec. Cela fut ainsi. Puis il fit une seconde demande à savoir que le lendemain matin la toison devait rester sèche et seul le terrain autour devait être humide. Cela fut ainsi. 
 Gédéon n’avait-il pas assez reçu pour, selon certains, presque « tenter » le Seigneur à cause de son incrédulité ? Il lui fallait encore le signe de la toison… !  En effet, « Gédéon dit à ELoHiM : Si tu veux délivrer Israël par ma main, comme tu as parlé(DiBaReTa : tu as parlé ; verbe DaBaR : parler, dire, promettre, ordonner, déclarer, prononcer) » (Juges 6 :36). Cela nous rappelle étrangement la parole connue du Tentateur « Si tu es le Fils de Dieu… » (Matthieu 4 :3 ; 27 :40 ; Luc 4 :3 ; 4 :9). On pourrait encore rajouter la phrase de Gédéon pour pencher vers cette interprétation au moment de sa deuxième demande : « Que ta colère ne s’enflamme pas contre moi si je parle encore une fois. » (Juges 6 :39). Il était conscient, vu les choses exceptionnelles qu’il avait entendues et vécues, qu’il risquait d’aller un peu loin avec YHWH et finir par L’irriter !
Nous aimerions relever un verbe employé par Gédéon à savoir le fameux verbe DaBaR justement utilisé quand YHWH adresse Sa Parole à ses serviteurs. Il s’agissait certes de la Parole prononcée, audible qui existe aujourd’hui de diverses manières (dons spirituels de Parole, voix directe de Dieu, songes, signes, événements exceptionnels ou autres) mais qui existe aussi sous forme écrite pour nous à savoir la Bible. Certes il devait y avoir quelque part des rouleaux écrits par Moïse mais probablement non accessibles à Gédéon qui ne savait peut-être même pas lire ? Quoi qu’il en soit l’histoire de la toison et de la rosée était quelque chose de terrestre, de tangible, de palpable et donc par essence de « consultable » doté d’une objectivité concrète indiscutable. De même pour nous la Bible revêt des caractéristiques semblables et de plus nous y avons accès à tout instant de façon tangible pour obtenir une Parole divine objective, tangible. Elle est la Parole de YHWH objective qui nous est concrètement adressée et par laquelle Il nous parle aussi. Elle est le « tamis » ou « l’étalon » pour toute Parole audible prononcée. La toison est en quelque sorte aussi ce « tamis » ou cet « étalon » objectif pour juger de l’authenticité définitive de tout ce qui a été dit oralement à Gédéon par YHWH.   
C’est pourquoi nous osons le « glissement » interprétatif d’actualisation de cet épisode de la toison vers la consultation, l’examen de la Parole écrite de Dieu, la Bible en vue d’une authentification définitive. 
Comme les Juifs de Bérée (Actes 17 :11) Gédéon à sa manière certes, et avec les « moyens objectifs du bord » examina, consulta, vérifia les Paroles de YHWH ELoHiM dites précédemment. L’exaucement bienveillant de YHWH à la demande de Gédéon et le discours de ce dernier nous conforte dans cette interprétation car il dit à YHWH : « Si tu veux sauver Israël par ma main comme tu as PARLE ». 
Autrement dit, si c’est vrai ce que tu m’as dit me concernant moi, alors accorde-moi ce signe miraculeux dans une dimension concrète, accessible pour que je sois sûr que je ne me trompe pas, car l’enjeu est pour le moins vital non seulement pour moi mais pour tout Israël. 
Notre démarche actuelle notamment par les Rubriques de l’Eglise des Vainqueurs correspond à cette démarche de Gédéon pour donner le plus d’objectivité biblique au message de cette 8ème Eglise (ou Eglise des Vainqueurs) car l’enjeu est pour le moins tout aussi vital pour l’Eglise dans son ensemble face à ce qui nous attend ! 

  1. Le tri préalable à la formation de l’Armée des Vainqueurs ou l’Eglise des Vainqueurs

Environ 32 000 soldats israélites s’étaient regroupés autour de Gédéon. YHWH fit le tri car ne « monte » pas au combat qui veut. 
Tout d’abord personne ne doit pouvoir tirer une once de propre gloire pour faire partie de l’Armée des Vainqueurs. L’humilité est de mise : « YHWH dit à Gédéon : Le peuple que tu as avec toi est trop nombreux pour que je livre Madian entre ses mains ; il pourrait en tirer gloire à mes dépens et dire : C'est ma main qui m'a sauvé. » (Juges 7 :2). 
Dans un premier temps Gédéon doit ordonner à ceux qui avaient peur de s’éloigner et de rentrer à la maison. C’est vrai que les peureux sont en général non seulement les plus désobéissants quand il s’agit d’aller de l’avant mais aussi les plus fanfarons donc les plus orgueilleux par la suite surtout quand tout s’est bien passé. La foi, la confiance et l’humilité, le contraire de la peur et de la fanfaronnade orgueilleuse de l’incrédule, est indispensable pour faire partie de l’Armée des Vainqueurs.
Dans la métamorphose du corps il ne faut pas avoir peur, car au moment où cela se passe, les dimensions et les repères habituels de notre corps terrestre disparaissent pour laisser place au corps transfiguré céleste. Les nouveautés célestes, la vision directe de l’Ennemi et de ses acolytes pour les combattre sont déstabilisantes, effectivement fondamentalement très déstabilisantes. Le Saint Esprit qui est un « gentleman » ne force pas et arrête alors de suite le processus de transfiguration. Mais avoir peur quand on perd les repères habituels est la démonstration qu’on n’est pas apte au combat ! 
22 000 hommes s’en retournèrent donc, pour ne laisser que 10 000 hommes aller au combat.
Mais pour YHWH le tri n’était pas suffisamment sélectif. Il ordonna à Gédéon de les faire descendre au torrent pour boire. Ceux qui se mettront à genoux pour boire seront éliminés. Ils mettront en effet plus de temps pour se relever, voire déposeront les armes à côté, donc se mettront dans une position de vulnérabilité, prendront leur temps pour profiter du moment, d’un petit confort provisoire « pour boire non pas un verre » mais le contenu de quelques paumes de main, d’une petite pause très bienvenue. Ils prouvaient par-là qu’ils n’avaient pas entièrement la tête au combat et surtout manquaient de motivation réelle. 
Par contre ceux qui auront lapé l’eau comme des chiens seront sélectionnés. Il se seront mis vite fait à 4 pattes pour se désaltérer, gardant leurs armes à la main les plongeant même dans l’eau, ils n’auront pas peur de se « mouiller » pour pouvoir se relever très vite en cas d’urgence. Ils firent preuve de motivation, leurs pensées n’étaient pas à faire la pause et « prendre un verre » au détour d’un chemin mais bien de faire vite pour pouvoir aller de l’avant. Ceux qui restèrent n’étaient que 300 !!!
La motivation pour « monter » pour ensuite mener les combats doit être totale. Ni Gédéon, ni YHWH ne forcèrent personne. Ils leur dirent simplement de rentrer à la maison. Cela signifierait pour nous aujourd’hui, de rentrer dans nos églises, traditions et convictions précédentes. Si on ne croit pas vraiment à la métamorphose du corps, la montée pour pouvoir mener les combats ultérieurs prévus par Jésus-Christ Glorifié, il vaut mieux « rentrer à la maison ou …prison espace-matière-temps dont les « Madianites » sont les geôliers ». Ce tri est déjà en train de se faire actuellement.

  1. Le songe prophétique et son interprétation

YHWH fit encore une dernière fleur à Gédéon : après lui avoir donné l’ordre d’attaquer le camp ennemi, Il tint pourtant compte de sa peur car les Madianites et leurs alliés étaient nombreux comme les sauterelles et leurs chameaux comme les grains de sable au bord de la mer : humainement parlant, les 300 Israélites ne pesaient par lourd… et la victoire était totalement impossible dans ces conditions-là. 
Il voulait donc préalablement encourager Gédéon et lui dit de descendre cette nuit-là discrètement avec Poura son serviteur quelque part dans le camp ennemi. Là un homme raconte un songe à son copain d’une galette de pain d’orge (nourriture fréquente des Israélites et notamment des pauvres) qui tournoyait dans le camp de Madian pour atterrir près d’une tente la mettant sens dessus dessous. Celle-ci finit par s’écrouler. Le copain lui répondit qu’il s’agissait sans doute de l’épée Gédéon et que Dieu allait livrer Madian et ses alliés entre ses mains.
Dès que Gédéon eut entendu le récit du songe et son interprétation, il prit le temps de se prosterner et d’adorer YHWH, puis retourna au camp d’Israël. Cette dernière confirmation fut le déclencheur ultime de l’attaque.
Elle correspond clairement à Apocalypse 5 :9-10 : « Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation, tu en as fait pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils régneront sur la terre ».
Cette parole prophétique avec les louanges qui suivront, seront le déclencheur de l’ouverture du premier sceau à savoir le cavalier au cheval blanc d’Apocalypse 6 :2 qui est envoyé pour commencer la première bataille en vue du règne sur terre. 
De même, Gédéon donna l’ordre d’attaquer.

  1. Le combat

  1. a.Cohésion

Il fallait une cohésion totale de l’Armée d’Israël. Tous devaient faire et crier comme Gédéon l’avait ordonné pour obtenir un résultat optimal. Cela correspondait à la Parole de YHWH lorsqu’Il lui avait dit : « Tu combattras comme un homme un (EHaD) » (Juges 6 :16 ; cf. voir plus haut Trad. Litt.). 
Etrangement l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs est présentée comme un cavalier unique en Apocalypse 6 :2. La raison de cette présentation pourrait être qu’il combattra en parfaite cohésion, unité comme « un homme un ». Quand on considère l’état de division de l’Eglise terrestre seule l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs venant d’En-Haut est capable de combattre ainsi dans l’unité et la cohésion parfaites pour une efficacité optimale « comme EHaD ».  

  1. b.Mode de combat

  • Répartition par trois centaines des soldats israélites en hauteur autour du camp ennemi, 
  • cruches vides à briser, 
  • torches allumées à brandir, 
  • shofars à sonner, 
  • cris et paroles « Epée pour YHWH et pour Gédéon » (Juges 7 :20). 

Pour nous, il s’agit d’être au bon endroit au bon moment c’est-à-dire En-Haut, en hauteur comme les 300 soldats de Gédéon, à la Salle du Trône, puis de là nous serons envoyés contre le 2ème ciel et sur terre. Nous pourrons alors combattre dans l’humilité (on ne sera pas nombreux face à l’armée ennemie), l’obéissance, la cohésion avec le Feu, la Parole, la proclamation. Pour ce faire, faire UN comme Gédéon avait fait UN avec YHWH, esprit, âme et surtout corps, est indispensable et incontournable.
La Parole « Epée pour YHWH et pour Gédéon » confirme tout cela car elle associe totalement YHWH et Gédéon dans une parfaite unité.
Il est alors possible de manier à bon escient l’Epée de la Parole et de l’Esprit et d’utiliser le bâton duquel jaillit le Feu. 
Le résultat fut très efficace : panique, désordre, les ennemis s’entretuent et prennent la fuite. Bref c’était la victoire !
Cela correspond au cavalier de l’Apocalypse parti en vainqueur et pour vaincre. Le résultat sera encore plus efficace d’après Apocalypse 7.
Pour Gédéon, ce n’était pas fini, il fallait poursuivre et exterminer l’ennemi. Gédéon convoqua alors d’autres soldats de différentes tribus d’Israël pour finir le travail (Juges 7 :23-25).
Cela peut correspondre aux deux montées qui suivront la première montée (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2) à savoir celles d’Apocalypse 7 :9+14b et 11 :12 ainsi que l’enlèvement dont il est question en Apocalypse 12 :5c+12 et à tous les combats victorieux suivants de l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs dans l’Apocalypse (7 ; 11 :5-6 ; 12 :7-11 ; 17 :14 ;19 :14).

  
Conclusion

La démarche de Gédéon, un être humain comme nous, à la lumière de l’Apocalypse, nous a semblé édifiante. Nous remarquerons qu’il s’agit en fait du travail de YHWH qui tenait à ce que Sa Gloire et Sa Gloire seule soit mise en valeur mais en même temps Il tenait le faire AVEC Gédéon et ses quelques 300 soldats. 
Il fallait en effet que Gédéon, le petit jeune agriculteur pauvre, accepte de faire une démarche incroyable pour que la délivrance et la victoire sur l’Ennemi puissent avoir lieu.
Pour ce faire en ce qui nous concerne, il est indispensable de suivre le plan de Jésus-Christ Glorifié, YHWH et Envoyé par le Père pour suivre la démarche de Gédéon à la lumière de l’Apocalypse.


En Jésus, Martin BUSCH