Association Vie Comblée

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mercredi 10 août 2016

100 LE VOILE


INTRODUCTION

« Apocalupsis Ièsou Christou » (Apocalypse 1 :1) : Dévoilement, découverte, révélation, apparition, manifestation, mise en lumière de Jésus-Christ et/ou de la part de Jésus-Christ.
Il s’agit d’un « titre-introduction » étonnant pour le livre de l’Apocalypse. Jusqu’à présent, Jésus-Christ ne Se serait-Il pas révélé, découvert, dévoilé…jusqu’en 92 environ où ce texte fut rédigé, notamment à l’Apôtre Jean qui était avec Lui dès le début de Son ministère en tant que disciple ?
La transfiguration, la résurrection, les apparitions du Ressuscité aux apôtres, à Paul, aux 500 frères à la fois (1 Corinthiens 15 :6), Son Ascension glorieuse ne seraient-elles pas suffisantes par rapport à ce qu’on pourrait appeler « l’apocalupsis » de Jésus-Christ ? Il semblerait que non, d’autant plus que Paul confirme cette réponse en 1 Corinthiens 1 :7 : « …de sorte qu'il ne vous manque aucun don, dans l'attente où vous êtes du dévoilement (apocalupsis) de notre Seigneur Jésus-Christ. ».
De plus le dévoilement de la personne de Jésus-Christ Glorifié Lui-même implique, porte en elle la révélation, le dévoilement de Son environnement à savoir le ciel, Ses projets pour l’Eglise des Vainqueurs et des événements à venir donc aussi un dévoilement émanant de Sa part ! C’est ce que le texte du livre de l’Apocalypse nous démontre clairement.
Quand ce dévoilement a-t-il eu lieu et/ou aura-t-il lieu ? 
Le dévoilement de Jésus-Christ Glorifié, qui est aussi un de ses retours (Cf. écrit : Retour ou retourS de J-C ?), a été accordé à l’Apôtre Jean en 92 environ (Apocalypse 1 : 10ss). Mais Il reviendra à nouveau et se dévoilera encore sur terre notamment en Apocalypse 14 :1 et 19 :11ss, c’est-à-dire dans notre futur. 
En général on ne tient compte que d’Apocalypse 19 :11ss, le retour en puissance et en gloire évident pour le monde entier, mais force est de constater que ces deux autres retours ou dévoilements de Jésus-Christ Glorifié sur terre sont aussi mentionnés ! En plus d’autres aspects de la révélation - dévoilement de Jésus sur le Trône dans le ciel nous sont donnés dans le livre. 
Nous insisterons ici sur la notion de dévoilement, de la suppression du voile. Un petit survol de certains textes bibliques nous aiderons à mieux comprendre ce qu’est le voile et ce qu’il représente. Un voile cache, dissimule, sépare, trompe et un dévoilement au contraire découvre, éclaire, fait apparaître, notamment la Vérité, la Lumière et la Clarté.

  1. Sara

« Et à Sara il (Abimélec) dit : Voici, j'ai donné mille pièces d'argent à ton frère (Abraham) ; voici [ce sera] pour toi un voile (KeSoUT : voile, couverture) d’yeux (HaNaÏM pluriel de HaYiN : yeux, qualités mentales) pour tous ceux qui sont avec toi et pour tout [cela] tu es réprimandée » (verbe YaKaH : juger, réprimander, réprouver, corriger ; Genèse 20 :16).
Nous connaissons tous la « petite » histoire où, par peur de se faire assassiner, Abraham obligea sa femme Sara à se faire passer pour sa sœur devant le roi de Guérar (au Pays des Philistins), Abimélec. Comme elle était très belle ce dernier ne voulut évidemment pas s’en priver et la prit chez lui pour en faire une de ses femmes… D’ailleurs vu le contexte culturel et politique de l’époque, s’il avait su qu’elle était mariée à Abraham, il l’aurait probablement fait tuer pour qu’il puisse la prendre définitivement dans son « harem » … Mais averti de nuit par Dieu de la vérité, il ne la toucha pas, sous peine de mort. Il se sentit évidemment floué par Abraham et par Sara. Mais les conclusions à tirer sont-elles si simples vu que Dieu considérait malgré cela Abraham comme un « prophète » (Genèse 20 :7) et le chargea de prier pour lui en vue de la guérison… et vu son attitude problématique ultérieure notamment vis-à-vis d’Isaac ? (Cf. Genèse 26).
Nonobstant, au verset 20 il exprime son ressentiment à l’égard de Sara qui ne l’avait pas prévenu qu’elle était mariée à Abraham. Justement : avait-elle le choix ? Voilà encore une fois la bonne question …. Quoi qu’il en soit, les mille pièces d’argent qu’il remit à Abraham qu’il nomme à dessein le « frère » devaient être une sorte « d’amende de témoignage » contre Sara, de voile d’yeux, de voile aux regards accusateurs par rapport à ses qualités morales et mentales soi-disant douteuses devant tous, ses proches et finalement devant Dieu Lui-même. 
Ce voile accusateur ou cette « amende de témoignage accusateur » devait marquer, sceller le fait, démontrer qu’il n’était pas coupable dans cette affaire mais que c’était bien celle qui ne l’avait pas averti ! Il ne voulait surtout pas perdre la face ! 
Ce « voile d’yeux » devait accuser, réprimander, juger, réprouver, isoler. Il devait au final sceller définitivement la lancinante stérilité de Sara, malédiction qui s’était d’ailleurs reportée sur les femmes de la maison d’Abimélec (Genèse 20 :18) !
Même si Sarah et surtout Abraham ne jouaient pas un rôle des plus glorieux, car ils savaient aussi qu’ils risquaient leur vie vu le contexte de l’époque, nous voyons que la notion de voile est ici totalement négative et nous fait d’emblée penser à l’Ennemi, l’Accusateur avec ses habiles manœuvres détournées qui a sûrement inspiré à la base Abimélec le roi philistin.
Dieu ôta Lui-même ce voile d’yeux accusateurs et d’opprobre. Il justifia Lui-même Sara de par la naissance et l’élection d’Isaac comme fils de la promesse et de par Sa Parole adressée à Abraham : « Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera ; car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre » (Genèse 21 :12)
Le voile d’accusation et de condamnation fut remplacé par la Parole, la Justification, la Vie et l’accomplissement de la Promesse de la part de YHWH Elohim ! 

  1. Léa et Rachel

« Le mariage juif est célébré sous le dais (une sorte de baldaquin en tissus) nuptial (Houppa). Cela symbolise le nouveau foyer qui est appelé, selon le prophète Malachie, sanctuaire pour l'Éternel. Le déroulement de la cérémonie se passe de la manière suivante : Le rabbin qui officie se trouve sous le dais nuptial, le marié est invité à l'y rejoindre, et il vient accompagné généralement de ses parents. Enfin c'est la mariée qui est invitée. Elle s'arrête quelques mètres avant le dais nuptial et le marié descend lui mettre le voile sur le visage. Ce geste symbolise le fait que le marié vérifie qu'il s'agit bien de sa femme et il la recouvre lui-même pour en être certain et cela relate la tromperie de Laban envers Jacob qui lui donna Léa à la place de Rachel. Ensuite il remonte suivi de sa future épouse » (Source Wikipédia « Le mariage juif traditionnel »).
En Genèse 29, où il est question des mariages de Jacob avec Léa puis avec Rachel, le voile n’est pas cité mais il était sûrement bien présent (Cf. rite du mariage juif traditionnel) car Léa qui fut imposée par tromperie de Laban à Jacob contre le gré de ce dernier, cacha à coup sûr son visage avec un voile avant et lors de la nuit de noces pour qu’il ne puisse pas la reconnaître. Toujours est-il qu’il est écrit que Jacob ne se rendit compte de la supercherie que le lendemain matin, ce qui ne semble que confirmer cette supposition. Là le voile cache, dissimule, trompe jusque dans l’intimité de ce couple. Certes Léa fut beaucoup plus féconde que Rachel mais elle donna naissance à des fils jaloux, menteurs voire meurtriers en puissance alors que Rachel donna naissance à Joseph qui au bout du compte sauva le clan de Jacob d’une mort certaine ! (Cf. Histoire de Joseph vendu par ses frères)
La relation entre Jacob et Rachel était une relation dans la clarté d’un amour véritable ayant engendré le salut de toute la famille où le voile de la dissimulation et de la tromperie était enlevé !  


  1. Tamar
  
« Elle (Tamar) quitta ses vêtements de veuve, prit un voile et s'en couvrit et elle s'assit au carrefour des Deux Sources, qui est sur le chemin de Timna, car elle voyait que Chéla avait grandi et qu'elle ne lui avait pas été donnée pour épouse. Juda, l'ayant aperçue, la prit pour une prostituée, car elle avait voilé son visage. » (Genèse 38 :14-15).
Au-delà d’une injustice subie par Tamar dans le cadre de la loi du Lévirat non respectée par Juda nous voyons le voile comme moyen de tromperie pour se cacher et aussi pour se faire justice soi-même. Le voile sur le visage était en outre la marque de la prostitution ! (Cf. aussi Ezéchiel 13 :20-21 ; Job 24 :15 : adultère)
La suite de l’histoire montre que Tamar fit preuve d’une habileté et d’une sagesse sans pareilles. Le « voile » fut enlevé dans le sens qu’elle enleva le voile dissimulateur de prostituée pour revêtir à nouveau ses vêtements de veuve. Mais la vérité éclata au grand jour vu que la vie apparut aux yeux de tous par sa grossesse suspecte en tant que veuve. Juda était, à la lumière de toute la vérité finalement dévoilée, dans ses petits souliers car il était lui-même à l’origine de la grossesse de Tamar qu’il avait pourtant préalablement condamnée à mort… Celle-ci enfanta des jumeaux dont l’un s’appela Perets ancêtre de David et… de Jésus !!! 
Le voile ôté permit un retournement de situation dirigé par Dieu : la manifestation de la vérité, de la justice, le maintien en vie de Tamar et sa descendance glorieuse.

  1. Le Tabernacle et le Temple 

« Tu fixeras ce voile (PaRoKeTH vient de PeReK rudesse, cruauté, sévérité, servitude ; verbe PaRaK briser en morceaux) au-dessous des agrafes ; c'est là en dedans du voile que tu feras entrer l'arche du témoignage et le voile séparera ainsi pour vous le Lieu saint d'avec le Saint des saints. » (Exode 26 :33). 
« Derrière le second voile (katapetasma : voile rideau ; cf. cataplasme) se trouvait la partie du tabernacle appelée le Saint des saints » (Hébreux 9 :3 ; cf. Exode 26 :36-37 où il est question du premier rideau qui gardait l’entrée du Lieu Saint). A la structure du Temple correspond celle du Tabernacle.
Il est très intéressant d’aller aux racines hébraïques du terme traduit par voile ou rideau : les mots et expressions rudesse, cruauté, sévérité, servitude, briser en morceaux ne laissent aucun doute quant à la signification biblique du voile !!! Il s’agit des réalités de la séparation de la présence réelle et glorieuse de YHWH Elohim d’avec les Enfants d’Israël et au-delà d’avec l’ensemble des êtres humains ! 
Les séparations et les compartimentations dans le Tabernacle comme dans le Temple signifiant les résultats de la chute à savoir l’expulsion du Paradis, démontrent sans conteste le rôle terrifiant du voile ! Une représentation des chérubins barrant l’entrée du Paradis y est d’ailleurs brodée (Exode 36 :35).  
L’accessibilité à YHWH Elohim est interdite pour le commun des mortels, le Grand Prêtre excepté. Quel déchirement atroce d’ailleurs autant pour YHWH Elohim que pour les Enfants d’Israël ! 
Moïse, imprégné de la Gloire, du Feu et de la Lumière de YHWH Elohim, dut mettre un voile sur son visage : « Moïse, ayant achevé de parler, couvrit son visage d'un voile » (MaCVeH : couverture, voile ; Exode 34 :33). 
Le voile du Tabernacle, du Temple et de Moïse séparait la Gloire, la sainte Présence de YHWH Elohim du Peuple qui ne la supportait pas. 
La séparation d’avec Dieu symbolisée par le voile du Tabernacle et du Temple engendra la réalité de la rude et sévère servitude, le déchirement, le démantèlement dans lesquels se trouvent les êtres humains. Le passage annuel du Grand Prêtre dans le Lieu très Saint à travers ce voile laissait toutefois entrevoir un rayon d’espoir… !     


  1. Merveilleuse promesse de YHWH TZeBaoTH

« YHWH TZeBaoTH (L'Eternel des armées) prépare à tous les peuples, sur cette montagne un festin de mets succulents, un festin de vins vieux, de mets succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés. Et, sur cette montagne, il anéantit (BaLaH : anéantir, engloutir, avaler) le voile (LoTH : voile, enveloppe) qui voile tous les peuples, la couverture (MaSSeKaH : couverture, image en fonte) qui couvre toutes les nations : il anéantit (BaLaH) la mort pour toujours ; le Seigneur, YHWH, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l'opprobre de son peuple ; car YHWH a parlé. » (Esaïe 25 :6-8). 
Le voile c’est la Mort qui enveloppe, couvre toutes les nations telle un linceul hermétique indéchirable. Il est aussi en tant que Mort, une image - idole en fonte, d’une lourdeur totalement écrasante pour tous, telle un destin absolu incontournable, inévitable signifiée par le voile-enveloppe ! La Mort inéluctable pour tous est une idole de fonte au pouvoir absolu pour la majorité. Elle est destinée à tous sans exception. On ne peut y échapper, c’est la seule justice soi-disant « équitable » tant pour les riches que pour les pauvres, les petits et les puissants, les connus et les inconnus etc…
Le voile est aussi la tristesse qui fait couler les larmes. Il est l’opprobre c’est à dire la honte, l’abjection, l’avilissement, la réprobation.  
Bref le voile est identifié comme étant la souffrance et la Mort !
YHWH des Armées, c’est-à-dire le Chef de guerre (TZeBaoTH), anéantit ce voile maudit pour toutes les nations : c’est donc après un combat visant à anéantir le voile !!! En prime merveilleuse, il offre après un festin gastronomique sans pareille, sublime !!!
La Fête est le contraire du voile !!! La promesse prophétique merveilleuse de l’anéantissement du voile est faite, elle est là, elle est écrite ! On passe à la Lumière et à la Joie de la Fête !


  1. La chair que Jésus a prise sur Lui est le voile

« Ayant donc, frères, l’assurance de l’accès au [Lieu] Saint par le sang de Jésus, [accès] qu’Il a ouvert à nous, voie nouvelle [- récente] et vivante à travers le voile c’est-à-dire (tout estin : ceci est) sa chair » (Hébreux 10 :19-20 ; Trad. Litt.).

Jésus resté parfait, en devenant homme comme nous, le corps imprégné de notre chair (Hébreux 2 :17) qu’Il a prise sur Lui, est devenu totalement semblable à nous dans une chair semblable à celle du péché. 
« Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché » (Romains 8 :3).

  C’est en mourant corporellement pour nous en expiation, porteur de notre chair en Son corps, qu’il a condamné, anéanti le péché dans cette chair crucifiée.
Notre chair est allée imprégner le corps glorieux de Jésus au moment de l’incarnation c’est pourquoi notre chair est aussi Sa chair qui est le voile. 
Resté sans commettre de péché, Il a pu donner Son corps imprégné de notre chair en sacrifice et par là même a crucifié par substitution notre chair et le péché qui en était à l’origine. Autrement dit, il a anéanti, déchiré le voile de la chair dans le combat terrible de la Passion. Il a réalisé Esaïe 25 :6-8 ! Que du bonheur ! 
C’est pourquoi le voile du Temple s’est déchiré au moment de Sa mort et qu’il y eut des résurrections : « Jésus de nouveau criant d’une voix forte, rendit l’esprit. Et voici le voile du Temple se déchira de haut jusqu’en bas et la terre trembla et les rochers se fendirent et les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux corps des ayant été endormis saints, se réveillèrent. » (Matthieu 27 :50-52 Trad. Litt.).
Plusieurs conséquences logiques et évidentes ne peuvent qu’en découler :

  • Notre chair conséquence du péché est crucifiée en Jésus. Si notre corps en Jésus est libéré de la chair, c’est-à-dire l’anéantissement du voile, il ne peut que devenir glorieux par ce dévoilement. D’ailleurs le voile disparait en Christ (2 Corinthiens 3 :14c). C’est pourquoi nous ne pouvons qu’être transformés, métamorphosés de gloire en gloire par le Seigneur l’Esprit (2 Corinthiens 3 :18).

  • L’accès au Trône est par conséquent ouvert, nous sommes même encouragés à nous en approcher avec confiance : « Approchons-nous donc avec assurance (parrèsia : confiance, assurance, ouverture, franchise) du trône de la grâce afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4 :16)

  • Le secours dans nos besoins passe par le passage préalable devant le Trône ! 
Il est fort heureusement vrai que nous avons été maintes fois secourus et exaucés sans être passés devant le Trône. Mais il est tout aussi vrai que cela n’a malheureusement pas toujours été le cas. Nous ne nous retrouvons en effet que dans la réalité espace-matière-temps, une situation ne permettant que l’espérance 
« … nous dont le seul refuge a été de saisir l'espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, (prodromos : précurseur, inaugurateur) ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek. » (Hébreux 6 :18-20).
Pour aller au-delà de l’espérance, il faut impérativement écarter, enlever le voile [de la chair] et monter à la suite du Précurseur Jésus pour justement entrer dans le Saint des saints et pas seulement avec l’âme comme ancre qui y est plantée !  En effet, un précurseur est toujours suivi par ceux qui le suivent, sinon il n’est pas un précurseur, c’est à dire quelqu’un qui ouvre la voie à d’autres en enlevant les obstacles, ici en l’occurrence tout ce qui représente le voile.
Il s’agit en effet d’entrer avec l’esprit, l’âme et le corps dépouillé du voile de la chair dans la Salle du Trône ou Saint des saints. Puis, ouvertement, avec assurance, confiance et franchise, sans voile, nous pouvons approcher par Grâce le Trône en vue d’obtenir le secours à tous les besoins ! 
Si Jésus, corporellement ressuscité (le tombeau était vide !), a inauguré en tant que Précurseur le Saint des Saints par Son être entier, cet endroit inauguré doit donc obligatoirement par la suite être fréquenté par ceux qui répondent à Son appel en ayant ôté le voile de la chair. Ils doivent y pénétrer esprit, âme et corps et pas seulement en tenant au loin à l’extérieur une longue corde ou chaîne d’espérance attachée à l’ancre de l’âme qui serait seule autorisée à entrer. En fait ils ne resteraient malgré cela qu’à l’extérieur ! 
Un lieu inauguré en bonne et due forme est prêt à recevoir les gens car il est en conformité ! La « plaque d’inauguration » est dévoilée en présence de YHWH Elohim, Père, Fils et Saint Esprit et de tous ceux qui auront enlevé le voile de la nature intermédiaire (Phusis : nature, culture naturelle = espace-matière-temps ; cf. physique ; 1 Corinthiens 11 :14) pour mettre à sa place le revêtement de fête brillant comme le soleil et la couronne ! (Apocalypse 12 :1).


  1. Le vêtement et la couronne

La femme glorieuse d’Apocalypse 12 :1 apparaît comme un grand signe dans le ciel ! Elle est révélée à tous, revêtue du soleil, éclatante, couronnée, puissante entrain de donner la vie à une génération encore plus glorieuse, c’est-à-dire « ouverte » et non pas « bloquée » ! Elle n’est plus cachée voire enfouie derrière un voile quelconque ! C’est l’Eglise des Vainqueurs, l’Epouse de Christ-Roi, sans tache ni ride, à la mesure de la stature parfaite de son divin Mari, préparée, dévoilée, libérée, parfaite, Reine ! 
Son vêtement de gloire céleste de Feu et de Lumière témoigne de sa métamorphose de gloire en gloire, de son immortalité et de l’anéantissement du voile et tout ce qu’il représente. 
Sa couronne témoigne de sa capacité à régner donc celle de dégager préalablement l’Ennemi des zones qu’il occupe. C’est pourquoi elle a la lune, symbole du mal, sous ses pieds. Le voile ne la handicape plus dans ses mouvements, ses perceptions et ses sens ! Les asservissements du voile ont disparu ! Le Roi aime une Reine parfaite, libérée, belle, responsable, capable de vraiment L’aimer, qui a la connaissance pour exercer avec Lui le règne, le pouvoir parfaitement ! Il veut pouvoir la montrer à tous, être fier d’elle sans retenue et sans réserve ! Il veut pouvoir la présenter d’abord à Son Père et à tous dans les lieux célestes comme sur la terre !
Tout cela est le résultat de la grâce mais si grâce totale il y a, le voile misérabiliste même à couleur évangélique et le voile de la médiocrité endémique pour soi-disant surtout rester sous couvert de l’humilité et ne pas tomber dans l’orgueil, ne peuvent plus être valables ! L’humilité vraie réside dans l’anéantissement du voile de l’orgueilleux repli sur soi (Cf. Fils aîné de la parabole du fils prodigue) et d’accepter la grâce de toute cette gloire suprême imméritée mais absolument nécessaire et indispensable car en premier lieu prévue et voulue très ardemment par le Roi ! 

Conclusion

Le Précurseur a inauguré la Salle du Trône et le voile avec tout ce qu’il représente a été anéanti. Un festin gastronomique inégalé nous y attend, organisé par le Père pour fêter les noces de Son Fils Jésus-Christ et de l’Eglise des Vainqueurs. L’invitation est lancée ! A la place du voile noir, il suffit simplement de revêtir le vêtement blanc éclatant de Feu et de Lumière ! (Matthieu 22 :12-13). A bientôt, là-haut !

En Lui, Martin BUSCH

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