Association Vie Comblée

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jeudi 28 janvier 2016

68 - Psaume 147.3

Psaume 147.3 - Il guérit ceux qui ont le cœur brisé, Et il panse leurs blessures.  
   
   Beaucoup de personnes vivent de terribles souffrances qu'elles soient physiques ou psychiques. Parfois cachées, elles n'en restent pas moins terriblement douloureuses tel un écartèlement de notre cœur qui laisse passer la peur, le rejet, la sous-estime de soi, la culpabilité, l'amertume... et pouvant amener parfois à la question : Pourquoi je vis ? Il semble que tout ce que je fais va de travers, tout ce que je dis, ce que je ressens, je sais plus où est ma place, je ne sais même plus qui je suis.

   La tête baissée, les épaules courbées, tout nous semble lourd ! Même de petites choses qui dans d'autres circonstances n'auraient pas de poids sur nos épaules, nous semblent aujourd'hui écrasantes.

   Le Seigneur nous dit dans sa Parole de nous décharger sur Lui et de prendre son joug qui est doux et léger (Matthieu 11.28 et 29). Notre souci est qu'en fait bien souvent, nous déposons nos valises aux pieds de Jésus mais qu'en repartant vivre notre quotidien, nous les reprenons chargées encore davantage par des choses vécues au cours de la journée. Notre marche devient ainsi que plus en plus difficile et à un moment donné, nous ne sommes plus capables d'avancer, d'où la question : Pourquoi je vis ? Incapable par nous-mêmes de relever notre tête.

   Quelqu'un se reconnaît au travers de ces lignes ? 

   Si tel est le cas, écoute ceci, j'ai une bonne nouvelle pour toi. Le Seigneur est celui qui relève ta tête. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu'Il t'aime. Je L'imagine à l'instant prendre avec douceur ton menton et te relever la tête en te disant : Regarde Moi, Je t'aime, tu es mon enfant bien aimé(e), Je veux changer ta vie, ta façon de penser. Je veux ton bonheur, J'ai tellement de projets pour toi. Laisse-Moi tous tes bagages, c'est trop lourd tout cela pour toi, et laisse-Moi te porter dans ta destinée, tu es précieu(se), Je t'aime, si tu savais comme Je t'aime. 

   Accepte en ce jour de te laisser aimer par Celui qui est plus grand que l'océan, plus fort que la tempête, plus brillant que les étoiles. Il a vaincu la mort pour qu'aujourd'hui même, tu vives en Lui, par Lui et pour Lui ! C'est ce qu'Il va faire pour toi aujourd'hui. Regarde, Il est là, tout près de toi.

   Avec toute ma compassion.

Ezéchiel 37 Ministères © Août 2014


Claudy et Corinne d'Ezéchiel 37 Ministères


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67 - 2 Timothée 2.4

2 Timothée 2.4 - Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé.
   
   Jour après jour, notre cœur est le champ de bataille d'un rude combat : Celui entre les soucis de la vie et la Parole de Dieu ! Si nous nous référons à la parabole du semeur, les soucis de la vie sont une des causes principales de l'improductivité de la Parole de Dieu dans notre vie. En fait les soucis et la Parole de Dieu ne savent pas cohabiter, c'est l'un ou l'autre qui va prendre le dessus ! Dans la lignée de notre verset du jour, celui qui s'embarrasse de ces choses ne plaît pas à Dieu qui l'a "appelé" !

   Les soucis du siècle viennent comme une vague déferlante. Le but, c'est de provoquer en nous l'inquiétude. L'inquiétude crée en nous un sentiment d'insécurité et ce sentiment nous pousse à l'insatisfaction et au mécontentement : C'est ce qui a "perdu" le peuple d'Israël dans le désert. Des pensées négatives passent et repassent dans notre cœur étouffant la Parole de Dieu créatrice. Comment réagir face à cela ?

   L'important c'est de mettre en œuvre ce qui est à notre portée ! Paul déclare : Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus (2 Thessaloniciens 3.10). Il nous appartient de faire les efforts nécessaires pour subvenir à nos besoins en évitant le piège de l'endettement (comparez Habakuk 2.6 et 7). Maintenant, il y a des choses qui ne sont pas à notre portée et qui nous dépassent de loin. Y consacrer notre pensée ne servira à rien sinon qu'à nous enfoncer dans les marasmes de la crainte. Concentrons notre cœur sur les promesses de la Parole de Dieu et sur la personne de Dieu Lui-même ! Il n'est pas un homme pour mentir et Il accomplira en son temps ses promesses envers nous. Gardons les yeux fixés sur notre Seigneur en appliquant ces paroles de Paul : Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ (Philippiens 4.6 et 7).

   Bonne réflexion.

Ezéchiel 37 Ministères © Août 2014


Claudy et Corinne d'Ezéchiel 37 Ministères


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66 - Luc 22.61 et 62

Luc 22.61 et 62 - Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.

   Le pardon est une chose merveilleuse. C'est une puissance de libération qui restaure l'être tout entier et le guérit du plus terrible des cancers : la culpabilité. Combien de pauvres êtres humains pleurent amèrement comme Pierre sans trouver le chemin de la consolation parce qu'ils ont faillis à un moment ou à un autre dans leur vie. Accepter le pardon inconditionnel de Dieu en Jésus-Christ est déjà difficile mais se pardonner soi-même est un vrai miracle car il nécessite une action puissante du Saint-Esprit qui va nous libérer de notre passé, nous rendre l'amour de soi et la confiance en soi. J'aime beaucoup la Bible car ceux dont on raconte l'histoire étaient faillibles mais ils ont vécu une restauration éclatante, démontrant que l'amour de Dieu est si fort, si profond et si réel qu'il efface toute culpabilité, quel que soit la "faute".

   1 Jean 3.21 - Et si, mes chers amis, notre cœur ne nous condamne pas, nous pouvons regarder à Dieu avec assurance.

   La culpabilité est un fléau destructeur qui atteint l'humanité entière, croyants y compris. La culpabilité est directement liée à notre nature, depuis qu'Adam et Eve ont désobéi à l'ordre divin de ne pas manger "le fruit de la connaissance du bien et du mal". Cette connaissance nous ouvre les yeux sur notre état de perdition et la culpabilité s'engouffre dans notre conscience pour l'angoisser et nous empêcher d'être heureux.

   Chacun essaie de se défendre comme il peut; certains accusent les autres, d'autres étouffent tout sentiment, d'autres encore cherchent des palliatifs pour pouvoir respirer un peu... Jean nous dit que si notre cœur est libre de cette culpabilité, nous pouvons entrer dans une relation assurée avec Dieu. Mes amis, nous n'avons pas besoin d'encore porter de la culpabilité ! Toute notre condamnation a été portée à la croix par Jésus-Christ. Si nous nous tenons là, à ses pieds dans la confession, son pardon est constant quoi que nous ayons fait ou que nous faisions encore. Le sang de Jésus nous purifie de tout péché (1 Jean 1.7). N'essayons pas de résister aux attaques du diable en voulant se justifier, mais annonçons-lui fermement l'œuvre que Jésus a faite pour nous à la croix et déclarons avec assurance que nous sommes l'ami de Dieu, accepté par Lui malgré nos imperfections. Oui nous ne sommes pas parfaits et nous ne le serons pas sur cette terre, nous avons droit à l'erreur et à l'échec, le Père ne nous repousse pas à cause de cela parce qu'à travers le sacrifice de Jésus, Il nous voit saints, acceptables et parfaits. Blottis dans ses bras d'amour, nous serons sécurisés et apaisés, ne laissons pas la culpabilité nous révolter contre Lui car c'est bien là le but de notre ennemi.

Jean 6.37 - Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi;

   Depuis que j'ai rencontré le Seigneur moi-même, j'ai toujours été convaincu que Dieu ne rejette jamais personne. J'aime à dire qu'Il est le Dieu de la deuxième, voire de la dixième chance. Parfois, à cause de nos faiblesses, nous croyons que l'accès auprès de Dieu est fermé et qu'Il nous a abandonné. Rien n'est plus faux et le diable se sert allègrement de la culpabilité pour nous faire croire que "tout est fini" et que le Seigneur nous a définitivement rayé de son "Livre". Je ne sais pas ta situation, ni comment tu te sens, mais je veux réaffirmer avec ce verset que Jésus ne te mettra pas dehors si tu vas à Lui ou si tu retournes à Lui. A vrai dire, Il n'attend que cela ! Bien sûr Il attend ta confession, pas dans un remord morbide que provoque la culpabilité, mais dans une reconnaissance sincère des actes ou des paroles qui t'ont fait chuter, avec une pleine conviction qu'Il a déjà porté ta faute. Le châtiment que mérite nos fautes est tombé sur Lui, Dieu n'a plus besoin de nous "punir" pour le péché, c'est déjà fait. Il nous attend les bras ouverts, comme pour le fils prodigue (Luc 15), afin de nous accorder son pardon et les bienfaits de son pardon, la paix et la joie de la communion retrouvée. Si cette démarche de revenir vers Lui te semble trop difficile, fais appel à un ami sûr. Quelqu'un qui pourra t'écouter vraiment et prendre le temps de prier avec toi. C'est aussi çà l'Eglise ! Savoir accueillir celui ou celle qui est faible et chancelant, sans jugement ni critique, mais dans un amour compatissant pour l'âme qui souffre. La force du Mal, c'est les ténèbres. Quand le péché est amené à la lumière, il perd sa force d'oppression et de lien. Une voix va te murmurer : Ne dis pas cela ! N'écoutes pas, le diable et les démons tremblent devant la lumière de Dieu.

Matthieu 10.33 - Mais si quelqu’un affirme publiquement ne pas me connaître, j’affirmerai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux que je ne le connais pas.

   Revenons maintenant à ce que Pierre a vécu. Pierre était un homme entier et probablement l'homme le moins hypocrite de tous ceux qui entouraient Jésus. Quand il faisait de "grandes déclarations", je suis convaincu qu'il était d'une profonde sincérité. Il avait entendu les paroles de Jésus sur les conséquences du reniement. Il avait failli lamentablement et le diable devait marteler sa pensée avec quelque chose du genre : Ton Seigneur a dit "J'affirmerai ne pas te connaître devant mon Père" ! Vous comprenez mieux son tourment ! Cela voulait dire : Tu es perdu pour l'éternité... Dieu ne voudra jamais plus de toi... Le diable a peut être même essayé de le pousser à se suicider comme il l'a fait avec Judas ! C'est comme si je l'entendais susurrer : Ta vie ne vaut plus rien, autant en finir... Qu'est-ce que les gens vont penser de toi, le beau discoureur... Tu as commis un péché impardonnable... Tu n'es qu'un lâche, un menteur, une loque... Combien l'intercession du Seigneur Jésus, pour que sa foi ne défaille pas, a dû peser dans la balance. Tu vis peut être ces moments terribles, ce "couloir de la mort" dans ton âme où tout espoir a disparu. Même la Parole de Dieu vient te harceler !!!

   Ce n'est pas la voix du Saint-Esprit ! Au travers de la restauration de Pierre, j'aimerais tant que nous voyions le cœur de Dieu pour ceux qui ont chutés. Pierre est retourné à son ancienne vie, celle d'un pécheur de poissons. Je suppose qu'il survivait plus qu'il ne vivait, la mort dans l'âme, complètement désabusé et profondément malheureux. C'est là que le Seigneur Jésus va le rencontrer et qu'Il va lui consacrer un temps tout particulier que vous pouvez lire dans Jean 21.15 à 19. Jésus ne va lui adresser aucun reproche. Il va simplement amener Pierre à se sonder lui-même, à évaluer son amour pour Lui , le pousser à reconnaître que finalement Dieu sait toutes choses, même nos motivations les plus profondes. Je pense à Job qui, après la terrible épreuve qu'il a vécu, reconnaîtra la souveraineté de Dieu. Le pardon envers moi-même commence quand je détourne les regards de "qui je suis" pour me concentrer sur "qui est Dieu". Dieu est suffisamment puissant pour mener à bien ses desseins d'amour sur ta vie. Il est tout à fait capable de te rendre capable, suffisamment fort pour surmonter toutes tes faiblesses. Il t'aime d'un amour infini qui dépasse tout entendement humain, oui toi ! Le Seigneur Jésus va charger Pierre d'une nouvelle mission, c'est comme si Il disait : "Tu sais Pierre, on oublie tout çà... Je TE fais confiance" !

   Moins de 2 mois après avoir échoué misérablement, Pierre, rempli du Saint-Esprit, se présentait devant une foule pour témoigner de Jésus, Fils de Dieu et Rédempteur du monde. Comment seras-tu dans 2 mois mon ami(e) ? Puisse le Dieu Tout Puissant te relever, te consoler, te justifier et te rétablir pour la seule gloire de son Nom.

   Soyez pleinement bénis.

Ezéchiel 37 Ministères


Claudy et Corinne d'Ezéchiel 37 Ministères


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283 UNE VIE DROITE EST LE RESULTAT D’UNE FACON DE CROIRE JUSTE


Luc 19 :8

8 Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit : Voici Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.



Zachée était un collecteur d’impôts. Il était méprisé, parce qu’il trompait les gens en volant leur argent, et en lançant des fausses accusations pour obtenir ce qu’il voulait.

Un jour, Jésus lui a rendu visite. La Bible ne dit nulle part que Jésus, pendant tout le temps qu’Ils ont passé ensemble, l’a repris parce qu’il était malhonnête. Au lieu de cela, Jésus lui a montré de la grâce, et l’a honoré en passant du temps avec lui. Peu après, Zachée s’est levé et a déclaré à Jésus qu’il allait redonner au quadruple à tous ceux à qui il avait pris de l’argent de façon illégale, et qu’il donnerait même la moitié de ses biens aux pauvres.

Passer un moment avec Jésus a complètement changé le cœur de Zachée. Passer un moment avec la grâce en personne, sans accusations, condamnation ou jugement a provoqué une telle transformation intérieure, qu’en peu de temps Zachée faisait ouvertement ce qui était bien, largement au delà de ce qu’on aurait pu attendre de lui !

Beaucoup de gens veulent vivre de façon droite. Leur souci de vivre bien fait qu’ils sont centrés sur eux-mêmes, et sur les choses contre lesquelles ils se battent. Mais c’est le fait de croire de la bonne manière qui va faire que l’on va vivre de façon juste. Si vous essayez de vous débarrasser d’une addiction qui vous tient lié depuis des années, croyez que Jésus vous aime à un point tel, qu’à la croix Il a payé le prix pour que vous soyez complètement libéré de toute addiction. Croyez que par Ses meurtrissures vous êtes guéris et libérés.

Un des membres de notre église était lié par le tabac. Mais à chaque fois qu’il allumait une cigarette, il croyait que Dieu ne le jugeait pas, ne le condamnait pas, et qu’il était toujours la justice de Dieu en Christ. Un jour, il s’est réveillé avec un sentiment venant de l’Esprit, que ce jour serait pour lui le jour où commencerait une vie sans tabac. S’attendant à être pris de l’envie habituelle et irrésistible de fumer, il a fait cette prière, tout au long de la journée : « Merci Jésus, parce que dans tes meurtrissures je suis guéri. » Sans qu’il s’en rende compte, la journée s’est passée, sans qu’il allume une cigarette, et sans les sensations habituelles de manque dues au sevrage ! Et depuis ce jour-là, il a été totalement libéré de cette addiction.

Aujourd’hui, si vous voulez faire l’expérience d’une façon de vivre juste, cherchez ce que Christ a fait pour vous, et ce que vous avez en Lui, et croyez-le !



Pasteur Joseph Prince


La pensée du jour


Croyez en ce que Christ a fait pour vous et en ce que vous avez en Lui.

282 DIEU AIDE CEUX QUI SONT SANS FORCE


Psaumes 63 :7

7 Car tu es mon secours, Et je suis dans l’allégresse à l’ombre de tes ailes.


Certaines personnes m’ont dit : « Pasteur Prince, svp priez pour moi. Je ne vois pas d’issue à la situation dans laquelle je suis. Je sais que tout cela est ma faute. En ce moment, je ne sais même pas si Dieu va entendre mes prières. »

Si vous réfléchissez bien, la plupart de nos problèmes sont là parce que nous les avons engendrés. Mais c’est lorsque nous méritons la punition et non la bénédiction que nous pouvons recevoir la grâce,  la faveur et l’aide imméritées de Dieu !

Quand nous arrêtons de vouloir mériter l’aide de Dieu, nous voyons que Dieu désire vraiment être notre Sauveur. Mais quand nous continuons à essayer de faire marcher les choses, nous essayons d’être nos propres sauveurs. Dieu va dire : « Sauve-toi toi-même, parce que je ne peux pas t’aider, quand tu n’as pas besoin de Mon aide. »

Il se peut que vous pensiez : « Mais Pasteur Prince, est-ce que vous ne savez pas que Dieu aide ceux qui s’aident ? »

Contrairement à la croyance populaire, ce dicton qui dit que « Dieu aide ceux qui s’aident » n’est pas dans la Bible ! Dieu n’aide pas ceux qui s’aident, mais ceux qui sont sans force et dépendent de Lui, ceux qui regardent à Lui comme leur seul secours dans leurs problèmes.

Si vous dites : « Mon problème, c’est que je suis faible » Dieu dit : « Ce n’est pas un problème, je suis ta force ! » Si vous dites : « « Seigneur, mon visage est un problème, je suis laid. » Dieu dit : « Mon visage va briller sur le tien. Je suis ta gloire ! » Si vous dites : « Seigneur, je suis le problème, je ne suis rien. » Dieu dit : « Je vais faire de toi quelqu’un ! »

Malheureusement, beaucoup d’entre nous sommes encore en train d’essayer de nous aider nous-mêmes, pensant que pour certains problèmes, nous n’avons pas vraiment besoin de Dieu. Mais Dieu dit : « Sans Moi, tu ne peux rien faire. » (Jean 15 :5) Est-ce que nous croyons vraiment cela ? Ou croyons-nous que sans Lui, nous pouvons encore faire des choses pour nous aider nous-mêmes ?

C’est seulement lorsque nous réalisons que nous ne pouvons rien faire, et que nous ne sommes rien par nous-mêmes, que nous pouvons faire tout par Christ qui nous fortifie ! (Philippiens 4 :13). C’est alors, que nous verrons l’aide, et la faveur imméritée de Dieu nous délivrer du mal !



Pasteur Joseph Prince



La pensée du jour

Dieu aide ceux qui sont sans force et qui dépendent complètement de Lui.


281 CROYEZ ET AGISSEZ SELON LA NOUVELLE ALLIANCE


1 Samuel 17 :45

45 David dit au Philistin : « …Et moi je marche contre toi au nom de l’Eternel des armées, du Dieu de l’armée d’Israël, que tu as insultée. »


Vous ne vous êtes jamais étonné de ce que deux personnes puissent entendre la même chose et cependant avoir des réponses différentes ? Pour l’un, ce qui est dit lui fait peur et le décourage. Pour l’autre, son cœur est tellement rempli de foi qu’il ose s’opposer au diable et à ce qu’il fait.

Dans la vallée d’Elah, Goliath le géant philistin a raillé l’armée d’Israël pendant 40 jours. Quand David est arrivé, il a entendu de la part de Goliath  les mêmes moqueries que le reste des israélites. Mais ces mêmes mots qui ont fait peur aux soldats ont mis David en colère. Qu’est-ce que David savait ou a vu, que les autres n’ont pas pu voir ?

David savait qu’il avait une alliance avec Dieu. Maintenant, le roi Saül et tous les soldats avaient aussi la même alliance avec Dieu, mais seul David a cru en cette alliance. Et il a agi sur ce qu’il croyait. Et donc Dieu a fait en sorte que ce géant s’écroule.

Si David a remporté une telle victoire, même en étant sous l’ancienne alliance, combien plus, pour vous et moi, qui sommes sous la Nouvelle Alliance aujourd’hui, en est-il ainsi. Dieu demande : « Où sont mes David qui vont croire en la Nouvelle Alliance ? »

Quelle est cette Nouvelle Alliance ? C’est l’alliance de la grâce. Et grâce signifie faveur imméritée. Dieu veut que nous sachions qu’Il a fait cette alliance avec nous, au travers de Christ notre représentant. Et selon cette alliance, nous avons Sa faveur imméritée. Nous sommes bénis parce que Jésus a reçu notre correction. A cause de ce que Jésus a fait sur la croix, nous avons la victoire sur tous les géants.

Est-ce que ce n’est pas une bonne nouvelle ? Aujourd’hui, Dieu veut que vous vous teniez devant votre « géant » et que vous déclariez, en dépit de ce par quoi vous passez, en dépit de ce qui arrive, que Dieu est pour vous, à cause de ce que Jésus a fait pour vous. Alors, sous vos  yeux, vous verrez les géants d’accusation, d’intimidation, de condamnation, de maladies et de dettes, s’écrouler!



Pasteur Joseph Prince



La pensée du jour


A cause de ce que Jésus a fait sur la croix, nous avons la victoire sur chaque géant.

88 - RESPONSABLES ?


INTRODUCTION

Enumérer les catastrophes, les guerres, les attentats, les meurtres, les misères, la faim, les maladies, les souffrances, les conflits, les frustrations, les peurs, les mensonges, les hypocrisies, les conflits, les disputes, les impuretés, les péchés etc… tant au niveau général que derrière les portes des chaumières ou châteaux de toute famille y compris chrétienne depuis que Jésus Glorifié est apparu à l’Apôtre Jean, serait une liste interminable.
Pourtant il est écrit à propos de Jésus : « Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Esaïe 53 : 4-5).
Merci Seigneur pour tous les pardons, délivrances, guérisons, conversions et autres bénédictions qui ont lieu en Ton nom ! 
Mais statistiquement n’en serions-nous pas un peu au stade confidentiel, microscopique durant ces presque deux millénaires au vu de la perfection et de la plénitude de l’œuvre de Jésus sur la croix ? La réponse du « petit troupeau », du « reste » est-elle satisfaisante pour nous, mais surtout pour Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés ?
Alors pour y pallier, on se jette corps et âme quelquefois jusqu’au martyre dans divers services et ministères, ce qui est très louable, appréciable et totalement exemplaire ! Mais pour quel résultat ? Devrons-nous en rester aux miettes qui tombent presque au gré du hasard de la table du festin ou faisons-nous partie des invités servis abondamment à table ? 
Pour démontrer cela, reprenons la Parole de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père » (Jean 14 :12). Non seulement nous ne faisons pas les œuvres comme Jésus, mais en plus, par voie conséquence, nous n’en faisons pas de plus grandes !!! 
On prie le Père au nom de Jésus : « Que Ton règne vienne, Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! » Cela fait aussi presque 2000 longues années que cela dure ! Il semble évident que la volonté de Dieu n’est pas faite sur la terre. Elle ne l’est d’ailleurs pas davantage dans le ciel puisqu’on doit toujours encore combattre l’Ennemi dans les lieux célestes (Ephésiens 6 :12) et qu’il continue de nous accuser devant le Trône de Dieu ! (Apocalypse 12 :10c). Il y a donc un problème sérieux !
Responsables ? Oui ! Coupables ? Encore oui puisque responsables !
Bref, il ne reste plus qu’à déprimer, désespérer et tout lâcher pour passer à autre chose ou alors on change de « logiciel ».
« Mon peuple se meurt, faute de connaissance » (Osée 4 :6). En fait pour connaître, il est indispensable de changer de logiciel, d’arrêter d’utiliser les vieilles outres pour le vin constamment nouveau du Seigneur, d’arrêter de revêtir nos vieilles guenilles charnelles pourries dues à la chute pour revêtir le Feu et la Lumière toujours renouvelés du Corps glorifié de Jésus et du Saint Esprit pour justement ne pas mourir ! Alors on peut changer d’environnement, sortir de l’espace-matière-temps pour rejoindre par la montée le Trône où la connaissance est parfaite ! A partir de là où la connaissance est parfaite, on peut réellement devenir responsable et efficace sur terre selon Jean 14 :12 parce qu’on bénéficie de toute l’étendue du sacrifice expiatoire de notre Seigneur Jésus-Christ ! En fait nous sommes coupables de restreindre l’étendue et la portée de l’œuvre de Jésus. Mais en changeant de logiciel nous considérerons toute l’étendue des effets de Son sacrifice et de la grâce en découlant. C’est la seule et unique solution pour être à la hauteur des deux versets cités plus haut !

  1. Sacrificature et royauté

« Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de tout langue, de tout peuple et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu et règneront sur terre » (Apocalypse. 5 :9-10).
Voilà le nouveau statut de l’Eglise des Vainqueurs montée à la Salle du Trône.
Tout l’enseignement chrétien en général a porté sur la sacrificature de Jésus-Christ par laquelle on obtient la justification à savoir la première partie de ce verset. C’est évidemment juste et capital mais on en oublie la deuxième partie où Jésus fait de nous non seulement des sacrificateurs par Son sang mais aussi des régnants sur terre !

Les versets suivants sont tout aussi ignorés :
« A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec un bâton de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père. » (Apocalypse 2 :26-27). 
« Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec un bâton de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône » (Apocalypse 12 :5).
Quelle prétention ! Paître le « troupeau des nations » avec un bâton de fer ! Ne faut-il pas constamment se « sacrifier », prendre sa croix, encaisser les coups au nom de l’amour ?
Mais est-ce de l’amour que de laisser faire l’Ennemi et les méchants dans leurs horreurs portant constamment atteinte à la vie et à la dignité humaines ? Se victimiser dans une anémie tant spirituelle, psychique que physique et se contenter lâchement dans le laisser-faire, n’est-ce pas une déviation du véritable amour ? Et tous les gens qui sont précipités en enfer chaque seconde ?
Si Jésus a expié, porté, racheté, tout accompli pour nous alors faut-il encore expier, porter, racheter et accomplir pour finir le travail ? 
On se place dans une situation intermédiaire un peu « facile » du « déjà et du pas encore ». On adapte l’Evangile de Jésus-Christ à l’espace-matière-temps intermédiaire alors qu’au contraire l’Evangile de Jésus-Christ a pour vocation de nous faire entrer au ciel puis de nous y « adapter » pour nous donner la connaissance et la puissance qui nous rendrons effectivement capables de régner sur la terre !!!   
Actuellement on met entre autres en place des structures ecclésiales intermédiaires terrestres (sacrificature : cultes, Ste Cène etc…) et humanitaires voire humanistes (régner sur des « espaces préservés d’actions humanitaires ») pour essayer de pallier un peu à la misère. C’est vraiment très louable mais on travaille toujours à la marge, dans la presque confidentialité et donc dans une efficacité très limitée avec, malgré toute la bonne volonté, des dommages collatéraux comme dans toute entreprise humaine imparfaite. Alors faut-il arrêter ce qui a mis des années à se mettre en place ? Certes non, mais il est indispensable de réorienter la priorité sur la conséquence de la sacrificature à savoir le règne sur terre à partir des lieux célestes en vue d’une efficacité décuplée à l’infini !
Tout cela se pose de surcroît un problème doctrinal de fond.
Non seulement dans notre faire mais aussi dans notre être, on devient en quelque sorte des « intermédiaires » entre Dieu et les hommes pour amener les personnes à Dieu et les aider. C’est totalement inévitable dans l’environnement intermédiaire de l’espace-matière-temps qui déteint sur nous malgré toute la bonne volonté, le côté louable de la démarche. Nous en voyons l’illustration dans la conception du ministère du prêtre catholique qui est intermédiaire entre le peuple de croyants et Dieu. Certains ministères « à succès » ne se privent pas davantage d’usurper cette position… ! 
Pourtant l’Ecriture semble claire à ce sujet :  
« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur (mésitès : médiateur, intermédiaire, entremetteur ; mésos : au milieu) entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme » (1 Timothée 2.5)
Cette position de médiateur, d’intermédiaire entre Dieu et les hommes que nous prenons indûment par la force des choses dans l’espace-matière-temps intermédiaire est à la source de tous les problèmes et ne peut être la bonne manière de prendre nos responsabilités. Il ne s’agit ni plus ni moins d’une usurpation grave dont la source est carrément une fausse doctrine ! 
Seul Jésus-Christ peut tenir cette position. Lui, a intégralement payé pour que nous SORTIONS de la position intermédiaire d’intermédiaires, position pour nous d’ailleurs totalement intenable (nous en avons 2000 années de preuves), pour nous placer dans la position céleste de grâce EN Christ de ce fait absolument non intermédiaire afin que nous connaissions parfaitement et soyons ainsi capables de régner tout aussi parfaitement avec un bâton de fer si nécessaire !

En Israël il y avait le Temple à Jérusalem avec ses sacrificateurs et les prophètes d’une part et d’autre part le roi qui devait garder et défendre la terre promise avec son épée. Il devait en outre faire régner l’ordre et la morale selon Dieu et la Loi, si nécessaire par la force, dans tout le pays pour faire barrage à la méchanceté et à l’immoralité. Bref, le roi devait régner selon la Torah ! 
Quand les deux fonctionnaient harmonieusement selon Dieu, tout évoluait dans le bon sens. Le rôle d’Israël, peuple élu, était et reste toujours à partir de sa terre et de son identité forgée maintenant depuis plusieurs millénaires, de révéler Yahvé Elohim au monde tant par la sacrificature que par le règne davidique. Il aurait dû le faire au moment voulu en Jésus le Messie, descendant de David, sacrifice et Sacrificateur, tout en maintenant l’approche juive à l’encontre de l’approche hellénique grecque qui malheureusement a pris le dessus non seulement dans le christianisme mais aussi dans le judaïsme. 
La pensée grecque sépare en effet le corps de l’âme–esprit, la royauté de la sacrificature. Le judaïsme comme le christianisme se sont largement « spiritualisés » puisqu’ils n’avaient pas le choix : ils furent en outre marginalisés par l’Empire romain qui a bien entendu voulu garder l’aspect régnant et même obliger les peuples à rendre un culte avec sacrifices à l’empereur… 
Pourtant ni Israël, ni l’Eglise ne sont dégagés de leur responsabilité de régnants qui seule permet l’efficacité ! Sans pouvoir ni puissance pas d’autorité ni d’efficacité.

Par ailleurs la pensée grecque catégorise systématiquement au détriment de la notion de plénitude (plérôme) et d’unité qui devraient régner entre Israël et l’Eglise.
Elle a entre autres de la sorte entraîné la théologie du remplacement d’Israël par l’Eglise que l’on retrouva surtout au sein de l’Eglise catholique romaine. Là on catégorise, sépare, coupe Israël de l’Eglise, le « tronc de l’olivier » d’avec les « branches seulement greffées » dessus. Si on coupe les branches du tronc, c’est le tronc qui subsistera le plus longtemps et certainement pas les branches… ! (Cf. Romains 11).
L’esprit de chevalerie, le Roi très chrétien, l’Empereur sacrés par le Pape et/ou ses représentants avec un clergé ultra puissant incrusté partout, se voulaient d’aller dans le sens du règne sur terre dans une société du Moyen-Age dite chrétienne. Cette société se voulait quelque part imitatrice, calquée sur Israël pour le remplacer
Le résultat oppressif d’une société bloquée, inquisitoire, menant des guerres de religions, perpétrant des persécutions notamment à l’encontre des Juifs et des chrétiens authentiques ne s’est pas fait attendre. L’Eglise romaine voulait remplacer Israël en exerçant à la fois la sacrificature par les prêtres au rôle intermédiaire et la royauté très chrétienne devant manier le glaive dans le pays et hors du pays au nom de Dieu, de l’Eglise et du Pape. 
 Mais ce n’était pas le rôle de l’Eglise de remplacer Israël qui reste et restera le Peuple élu de Yahvé Elohim dans son rôle spécifique jusque dans l’éternité ! (Apocalypse 7 :4-8 ; 14 :1-5 ; 21 :12). Les branches de l’olivier ne pourront jamais remplacer le tronc. 
La meilleure preuve de cette intention divine est la restauration de l’Etat d’Israël après des millénaires qui retrouvera l’ensemble de la Terre promise (royauté sur sa terre) et finira par reconstruire le Temple (sacrificature sur terre) !!! C’est pourquoi l’antisionisme et tout aussi grave que l’antisémitisme.
Le calque n’est pas l’original et ne restera qu’une copie sans valeur !

L’Eglise a au fil des ans largement perdu de son influence dite royale sacrée, régnante et il faut le reconnaître par voie de conséquence aussi de son influence au niveau de la sacrificature ou foi dans la société occidentale voire dans le monde en général. Elle s’est « spiritualisée » là encore sous l’influence fractionnaire hellénique, donc marginalisée car sans la force et les moyens de la royauté. 
Le laïcisme des pays démocratiques a essayé de remplir le vide laissé par l’Eglise et en est arrivé à progressivement « privatiser », étouffer l’expression publique éthique par la loi. Ainsi l’épée régnante mortifère de l’Occident est accompagnée de sa spiritualité sacrificielle arrosée du sang humain de millions de bébés avortés (Cf. légalisation de l’avortement ou sacrifices de bébés cf. Lévitique 18 :21 ; 2 Rois 23 :10 ; Jérémie 32 :35, du mariage homosexuel cf. Lévitique 18 :22 ; Romains 1 :26-27 etc…)
L’Islam, en concurrence avec le laïcisme occidental, veut aussi remplir ce vide mais pour à terme s’imposer par son épée régnante mortifère et sa spiritualité sacrificielle arrosée du sang humain des « mécréants » particulièrement Juifs. Dès qu’il a les moyens « régnants » l’Islam finit toujours dans la tolérance zéro au niveau de sa spiritualité et de sa sacrificature. 
Le nazisme a voulu remplir ce vide et s’est aussi imposé par son épée régnante mortifère guerrière et sa spiritualité sacrificielle arrosée du sang humain des camps de concentration particulièrement celui des Juifs.  
Le communisme a voulu remplir ce vide et s’est aussi imposé par son épée régnante mortifère et sa spiritualité sacrificielle arrosée du sang humain des goulags particulièrement celui des Juifs, des chrétiens authentiques sans compter les opposants en général. La Corée du Nord en est encore une démonstration atroce.

Certains en Occident proposent actuellement une espèce de retour en arrière au Moyen-Âge vers des valeurs chevaleresques d’honneur et de service de Dieu, du roi et des plus faibles à travers l’épée. Ils rêvent de Jeanne d’Arc. L’Eglise papale et l’épée des rois très chrétiens, par les croisades, Poitiers, la reconquête de l’Espagne, de la Sicile, de la Crète etc… représentent un idéal et ont en effet retardé l’avance des musulmans ! Mais ils n’ont réussi qu’à retarder l’échéance car nous constatons actuellement l’état de guerre ouverte et la présence très nombreuse d’islamistes dans nos communes, sachant que depuis le début de l’Islam, il y avait toujours des guerres larvées ou carrément ouvertes plus ou moins intenses. 
L’être humain et la société humaine en général a désespérément besoin des deux dimensions de sacrificature-spiritualité et de règne-autorité. L’être humain et la société humaine en général portent en eux de manière fondamentale telle une gangrène la culpabilité à cause de la chute et du péché. Ils ont un besoin irrépressible de faire couler du sang « expiatoire » d’une façon ou d’une autre pour essayer de calmer la douleur de cette culpabilité qu’elle soit avouée ou non. Il y a toujours ce besoin de « bouc expiatoire » face au mal vivre. De la même manière l’être humain et la société humaine ont besoin d’autorité, de règne, de « bâton de fer », d’ordre pour rendre possible un minimum de vivre ensemble. 
La sacrificature et la royauté sont donc absolument indispensables mais comment les retrouver selon le plan de Dieu ? Israël, parce que c’est sa vocation de Peuple élu, détenteur de la Torah, nous donne l’exemple particulièrement par son histoire actuelle extraordinaire, même si tout n’y est de loin pas parfait ni achevé. Reconnaissons tout de même qu’Israël fait figure d’oasis dans la région et peut-être à terme ce sera le cas au niveau mondial ! En effet les pays occidentaux laïcistes provoqueront des verrouillages liberticides de plus en plus marqués pour diverses raisons notamment dans la lutte contre l’islamisme radical aujourd’hui mais demain par une alliance de raison avec l’Islam contre Israël et les chrétiens authentiques.  

Quoi qu’il en soit, sachons clairement que le combat pour nous en vue d’obtenir la plénitude de communion de la sacrificature en Jésus qui a versé Son sang et de la royauté unificatrice ou ordre moral selon la Bible dans l’espace-matière-temps par la voie et la position d’intermédiaires sont d’avance perdues parce qu’elles sont usurpatrices du rôle de médiateur-intermédiaire réservé à Jésus seul. Jésus-Christ le seul médiateur ne peut que nous projeter d’emblée dans les lieux célestes, d’où nous pourrons régner sur terre mais pas comme intermédiaires ou médiateurs mais en tant que Son Epouse unie à Lui, reine et régnante, uniquement par grâce et amour ! Cette Epouse ou l’Eglise initiale des Vainqueurs est d’emblée clairement composée de chrétiens issus des nations et de juifs messianiques (cf. Apocalypse 3 :12). Voici donc la seule solution pour éviter les fractionnements helléniques qui doivent impérativement être remplacés par la réunification totale entre les Juifs devenus messianiques et les Chrétiens issus des nations. Unis et réconciliés ceux-ci formeront l’Eglise-Epouse totalement unie (Cf. communion ou union commune) à son Epoux Jésus-Christ ! (Cf. Jean 17 : 20-26 ; Ephésiens 2 :15-17 ; Colossiens 1 :19-20). C’est pourquoi notre responsabilité est de pleinement croire, annoncer, entrer dans la position prévue et prônée pour nous par Jésus-Christ Glorifié !



  1. Régner, paître les nations avec un bâton de fer

L’Eglise enseigne à juste titre le salut justificateur par le sacrifice de Jésus sur la croix. L’Agneau a été immolé pour nous racheter. C’est la sacrificature, le sang indispensable à l’existence humaine qui coule.
Mais si on en reste là sans aller plus loin, le discours finit par rester cantonné dans le spiritualisme INVISIBLE, intérieur, « le privé du chacun sa religion » qui est prôné et toléré dans le cadre laïque ! On parle particulièrement du salut de l’âme, de l’être intérieur, du cœur etc…Pourtant l’œuvre justificatrice de Jésus devrait aussi concerner le corps, le côté VISIBLE impliquant de fait le côté régnant ! C’est pourquoi Paul parle de REVELATION des fils de Dieu qui bénéficient du salut corps, à savoir une manifestation VISIBLE ! (Romains 8 :19-23).
Comme déjà dit, l’Eglise a surtout enseigné et pratiqué le côté régnant au Moyen-Âge avec notamment les monarques « de droit divin » en France, en Angleterre, dans le Saint Empire Romain Germanique ou encore en Russie et d’autres pays. C’est avec le corps-chair dans l’espace-matière-temps de façon visible voire ostentatoire que ces règnes ont été exercés. Le résultat n’a pas été probant surtout dans les cas des monarchies absolues de nature dictatoriale. Cette situation ne s’est d’ailleurs pas perpétrée et fut largement rejetée comme les croisades par exemple qui en étaient des manifestations totalement dévoyées. Notons qu’aujourd’hui encore il reste des vestiges de cette réalité : la reine ou le roi du Royaume Uni est d’office chef de l’Eglise Anglicane !
Dans le texte de l’Apocalypse, il s’agit non seulement d’exercer la sacrificature mais encore paître les nations avec un bâton de fer, donc régner avec autorité voire force s’il le faut. C’est une nécessité, nous avons essayé de le démontrer dans le paragraphe précédent.
Comment faire ? Quelle est la solution ?
Jésus a fait des vainqueurs montés à la Salle du Trône non seulement des sacrificateurs mais aussi des rois qui règneront où ? Sur terre mais à partir du ciel. Voilà la différence d’avec le Moyen-Âge !

 « Au vainqueur, à celui qui garde mes œuvres (ta erga au pluriel) jusqu’à la fin, je donnerai autorité sur les nations… » a dit Jésus Glorifié. 
Pour avoir autorité sur les nations, il faut être vainqueur c’est-à-dire répondre favorablement aux exhortations de Jésus Glorifié aux sept églises et bénéficier de Ses promesses, entre autres monter au ciel et siéger avec Lui sur le Trône (Apocalypse 3 :21), ce qui n’est pas rien, mais qui permet justement de régner dans des conditions conformes à la Parole de Dieu et de prendre ses responsabilités !
Pour avoir autorité sur les nations, il faut garder Ses œuvres jusqu’à la fin, c’est-à-dire jusqu’au Millénium où l’Eglise des Vainqueurs règnera alors pleinement avec Lui sur terre à partir du ciel et d’Israël à Jérusalem au Temple le point de contact privilégié entre le ciel et la terre désigné en tant que tel par Yahvé Elohim Lui-même.
Quelles sont les œuvres principales de Jésus dont nous bénéficions et que nous devons garder précieusement ? 
La première est l’œuvre justificatrice dont nous avons écrit plus haut qui concerne la sacrificature. La sacrificature implique la seconde et ne peut en être dissociée sous peine d’inefficacité.
La seconde est l’œuvre de glorification (Romains 8 :30) ou la métamorphose, la transfiguration du corps qui permet la royauté, le règne, l’autorité sur les nations, le bâton de fer, la responsabilité de l’Epouse-Reine montée, siégeant avec l’Epoux sur le Trône.
Pour n’avoir pas gardé la seconde œuvre de glorification de Jésus Glorifié, l’Eglise, de ce fait, est coupable de ne pas avoir pu ni su prendre ses responsabilités régnantes. C’est pourquoi Jésus Glorifié l’appelle à écouter ce que l’Esprit dit et surtout l’appelle à la REPENTANCE, car il y a réellement culpabilité à ce niveau-là déjà et sûrement au niveau de l’Eglise du premier siècle de notre ère qui savait, alors que les générations suivantes de chrétiens, dont nous, ne savaient plus !
 Mais maintenant on commence de nouveau à savoir : d’où notre responsabilité !
Les presque 2000 ans d’horreur, de souffrances et de mort auraient pu être assurément évitées et en tous cas Jésus Glorifié aurait voulu nous les éviter sinon Il ne serait pas apparu à l’Apôtre Jean en gloire avec Son message urgent aux églises déjà en 92 environ ! 
Certes on ne peut revenir en arrière, mais quel est notre discours et notre action aujourd’hui pour intégrer la seconde œuvre de Jésus pour que le processus vers le règne puisse se mettre en route ?
Justifiés ? Assurément oui ! Glorifiés et donc régnants- responsables ? C’est la bonne question…
  1. Le temps messianique de Yahvé Elohim

Il y a un détail qui remonte à l’époque d’Abram-Abraham et de Saraï-Sarah qui va nous interpeler. 
Quand Yahvé Elohim change le nom d’Abram en Abraham et celui de Saraï en Sarah les deux noms obtiennent une même nouvelle lettre à savoir le «  » hébraïque :  ABeRaM devient ABeRaHaM et SaRaÏ devient SaRaH (cf. Genèse 17 :5 et 15). Ce changement de nom bien entendu avec l’Alliance, la Circoncision, la Parole-promesse d’un fils et d’une terre a enclenché le fait miraculeux divin qu’Isaac ait pu naître au sein de ce couple de vieillards !
Toutefois le gain de cette même lettre dans leur nom respectif, dans leur identification n’est pas insignifiant. Il ne peut que signifier un gain de puissance miraculeuse donc divine pour concevoir puis enfanter dans leur quatrième voire cinquième âge. Au niveau des changements des significations des deux noms nous passons d’Abram père élevé à Abraham père d’une multitude et de Saraï ma princesse à Sarah reine, souveraine. Certes des discussions étymologiques sont encore en cours mais les probabilités allant le sens énoncé semblent passablement étayées, donc nous en resterons là. 
Le gain de la lettre « hé » pour chacun est de toute manière indiscutable. Isaac, fruit des deux « hé » ou puissance miraculeuse, figure patriarcale du Messie leur naquit ! (Cf. écrit « Patriarches »). Pensons à la naissance miraculeuse de Jésus. Isaac, figure du Messie-Epoux après être passé par le « presque sacrifice », préfiguration de la croix, se maria avec Rebecca figure de l’Eglise initiale des Vainqueurs – Epouse. Il vécut richement ou « régna » en quelque sorte durant toute sa vie sur la Terre promise qui représente pour nous la Salle du Trône. Ils eurent Jacob – Israël qui est une figure du garçon enfanté en Apocalypse 12, figure de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs encore plus puissante.
Mais en fait pourquoi nous attachons-nous à ces deux lettres « hé » ? Parce que ces deux lettres « hé » apparaissent dans le tétragramme de YHWH : yod – – waw –
Abraham et Sarah reçurent chacun un « hé » apparaissant aussi dans le tétragramme YHWH pour pouvoir expérimenter ce qui aboutira à Isaac à savoir la justification - sacrificature (cf. sacrifice d’Isaac – Jésus sur la croix) et la glorification – royauté - règne (vivre et prospérer - régner dans la terre promise comme Isaac = montée de l’Eglise des Vainqueurs)
Le premier « hé » représente la sacrificature et le second « hé » le règne. Le premier patriarche Abraham et son épouse Sarah portant le Peuple d’Israël en leur sein reçurent chacun respectivement dans leur nom, leur identité, la marque de la sacrificature en ce qui concerne Abraham (Cf. sacrifice d’Isaac) et la marque du règne en ce qui concerne Sarah (Cf. reine)
Mais ce n’est pas tout : tous les deux reçurent chacun une partie du nom même de YHWH ! Yahvé leur a injecté une partie identitaire de Lui-même de telle sorte qu’Abraham et Sarah et leurs descendants, le Peuple Juif, sont à jamais marqués, imprégnés dans leur être de façon spécifique et spéciale de l’essence même du Seigneur ! 
Cela se confirme car Israël est lié au nom et à la gloire de YHWH l’Elohim d’Israël : « …afin que ton nom soit à jamais glorifié et que l'on dise : Yahvé des armées, l’Elohim d'Israël est l’Elohim pour Israël ! » (1 Chroniques 17 :24).
C’est pourquoi s’attaquer à Israël, c’est s’attaquer directement au nom de Yahvé même, à Son identité, Sa gloire, Sa souveraineté, Son autorité, Son REGNE ! Yahvé Elohim a choisi de régner en Israël fondamentalement marqué par Son nom !

La manière la plus terrible et destructrice de s’attaquer au Peuple d’Israël est l’exil où il est livré quasiment sans défense aux nations perverses loin du Temple d’ailleurs détruit et sa terre. En perdant le Temple et sa Terre, il perd la sacrificature et le règne. Cela signifie que les deux « hé » reçus sont largement endommagés et il doit se spiritualiser, s’adapter tant bien que mal au monde et ainsi perdre sa puissance. La synagogue, qui n’a rien de biblique, palliant au Temple par la force des choses, en est une illustration flagrante.  
Vu l’unité existentielle entre Israël et Yahvé, les exils sont aussi des attaques directes et frontales contre le nom de Yahvé Lui-même. 
Cette lettre « hé » ne se prononce pas vraiment mais elle se souffle la bouche ouverte, comme le Halleluja prononcé à l’allemande, c’est une haleine qui n’est pas sans rappeler celle de Yahvé insufflée en Adam. La lettre « hé » est donc à mettre en relation avec le souffle du Saint Esprit, puissance de vie et de glorification (règne) et louange (sacrificature, sacrifices de louanges 2 Chroniques 31 :2 ; Hébreux 13 :15).

Chaque exil d’Israël est un tir ciblé sur une lettre du nom de YHWH :
  • L’exil de Jacob chez Laban provoqué par la tromperie de Jacob et de Rebecca et par Esaü – Edom est un tir sur le Yod.
  • L’exil en Egypte provoqué par l’attitude déplorable des frères de Joseph et la famine en Canaan est un tir sur le premier Hé.
  • L’exil en Babylone – Perse provoqué par l’attitude de péché des rois d’Israël, du peuple d’Israël et par Nabuchodonosor, roi de Babylone, est un tir sur le Waw.
  • L’exil avec la dispersion dans le monde pour presque 2000 ans provoqué par le refus d’Israël de reconnaître Jésus-Christ comme le Messie et provoqué par les « descendants » d’Esaü – Edom dont l’Empire Romain largement influencé par les Grecs, l’Occident catholique romain, l’Occident en général et le monde dans son ensemble jusqu’à nos jours, est un tir sur le deuxième Hé.

L’exil en Egypte a trouvé sa fin par l’Agneau Pascal ou la sacrificature dont l’accomplissement se fera bien entendu en Terre d’Israël et au Temple après la conquête. 
L’exil dans le monde entier trouvera sa fin définitive dans le Millénium ou le règne terrestre à partir du ciel, de Jérusalem et du Temple en passant préalablement par : 
  • 1948, la création de l’Etat d’Israël et sa continuation jusqu’à la récupération de l’ensemble du Pays promis et la reconstruction du Temple,
  • Le salut des Juifs en Jésus le Messie marqués du sceau et se retrouvant « montés » devant le Trône avec la multitude issue de la Grande Tribulation en Apocalypse 7,
  • La montée de l’Eglise des deux témoins dont le témoin typologique Moïse représente les juifs et le témoin typologique Elie les chrétiens issus des nations en Apocalypse 11 avec le Temple reconstruit,
  • La femme glorieuse en travail en Apocalypse 12 dont la couronne glorieuse de douze étoiles représente l’unité réalisée des douze apôtres et des douze tribus, 
  • L’enlèvement de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs née de la femme glorieuse (Apocalypse 12 :5c),
  • L’expulsion du Dragon et de ses acolytes des lieux célestes,
  • L’expulsion du Dragon et de ses acolytes de la terre.
Il se trouve que ces deux exils correspondent justement aux attaques contre les deux lettres « hé » : sacrificature et règne uniquement possibles dans leur exercice respectivement au Temple et sur la Terre promise.  
Ces lettres, mises ensemble comme chez Abraham et Sarah, sont porteuses de miracles, de victoires, d’avancement du plan divin. Nous comprenons mieux l’importance de ces attaques qui visent la Terre promise et le Temple. Elles veulent empêcher Israël d’accomplir ses missions de sacrificature et de règne seules voies possibles pour avancer vers le temps messianique de Yahvé Elohim, c’est-à-dire la manifestation glorieuse du Messie !  
Sacrificature et règne, comme nous l’avons montré, sont absolument indissociables du nom même de Yahvé, de Son Identité ! Il s’agit là d’une garantie absolue de la restauration non seulement de la sacrificature et du règne pour Israël mais aussi de la réalisation d’Apocalypse 5 :10 : « Tu fais d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu et ils règneront sur terre » à savoir l’Eglise des Vainqueurs montée au Trône ! 
Le nom de Yahvé ne peut être détruit sinon Il ne serait pas Dieu d’où cette garantie absolue d’accomplissement ! Toutefois notons que l’Ennemi vise et essaye de détruire la seule cible et réalité qui l’empêche de gagner à savoir les porteurs du nom de YHWH. Il s’agit d’Israël et de l’Eglise authentique comme nous l’avons décrit plus haut. C’est évidemment peine perdue, mais il fait ce qui lui reste à faire de la manière la plus efficace et ciblée possible. 
C’est pourquoi seul le nom de YHWH peut être notre garantie, notre refuge et notre forteresse, seul Jésus-Christ peut être notre Berger, notre Chemin, notre Intermédiaire et notre Médiateur et c’est tout aussi vrai pour Israël !

Reprenons l’ensemble des lettres du nom de YHWH en leur faisant correspondre quatre étapes :

-   La première étape avec la lettre Yod, la première lettre du nom de Yahvé, est relative à l’exil de Jacob chez Laban. L’échelle allant de la terre au ciel ou inversement dont Jacob a rêvé signifie clairement la montée au ciel ouvert à mettre en parallèle avec son retour futur, son aliyah future au Pays promis. Le combat de coaching de Jacob avec Dieu le Saint Esprit renommé Israël concerne davantage l’enlèvement. (Cf. écrits Patriarches et Briseurs de limites pour les explications). La première étape en fait concerne « l’installation » d’Israël sur sa Terre et celle de l’Eglise des Vainqueurs au ciel.

La seconde étape avec le premier concerne, comme dit plus haut, la sacrificature, l’Agneau pascal en Egypte et Jésus à la fois Sacrificateur et Sacrifice en tant qu’Agneau immolé, le Temple de Jérusalem lieu des sacrifices et le Temple céleste, les membres de l’Eglise des Vainqueurs, peuple de Dieu priant et louant devant le Trône devenus « sacrificateurs » :
Ils louent en proclamant avec les anges, les anciens par le chant nouveau l’Agneau immolé, sacrifié (Apocalypse 5 :8ss).
Ils ont aussi « offert en sacrifice leur corps » par un culte logique, raisonnable (Romains 12 :1) pour être « consumé » dans le Feu du Saint Esprit c’est à dire métamorphosés pour une « communion » totale au Corps glorifié de Jésus, l’Agneau immolé (Cf. Ste Cène de Gloire). Ils sont devenus par-là sacrifice et sacrificateurs selon l’exemple de Jésus Lui-même et dans une certaine mesure selon l’exemple d’Israël sacrifié lors de la Shoah et devant être sacrificateurs dans le troisième Temple à Jérusalem. Pensons en passant à l’intégrité physique parfaite requise pour les sacrificateurs en service au Temple (Lévitique 21 :16-24) à mettre en parallèle avec notre corps glorifié, métamorphosé nécessaire pour la « montée » au Saint des Saints ou la Salle du Trône.

La troisième étape avec la lettre Waw concerne la prophétie. Elle est relative à l’exil à Babylone puis en Perse.
L’exil à Babylone du Peuple d’Israël et son retour au Pays promis comprenant la reconstruction du deuxième Temple ont été baignés par l’ensemble du prophétisme de l’ancienne alliance. Certains prophètes comme Jérémie et Esaïe ont d’abord averti le Peuple et exhorté à la repentance afin d’éviter l’exil, mais en vain. Ezéchiel a par exemple exhorté au retour pendant l’exil à Babylone. Enfin d’autres comme Néhémie, Esdras ou encore Zacharie ont exhorté au retour et la reconstruction notamment du Temple. Ces prophètes annonçant certes les malheurs à cause des péchés d’Israël, annoncèrent aussi des épisodes de combats victorieux de Yahvé et de Son Peuple sur les ennemis ainsi que des épisodes merveilleux relatifs au Messie glorieux et victorieux, Sa venue, Son règne et encore au Millénium où le loup couchera avec l’agneau. Il y est aussi question du retour-rassemblement de tous les pays – extrémités de la terre, de l’installation dans la Terre d’Israël ou Eretz Israël, à Jérusalem et de la restauration d’Israël dans un environnement paradisiaque ou apocalyptique dans le sens positif du terme à savoir « dévoilement, révélation ». 
C’est ce qui nous amène au texte de l’Apocalypse :
Le cœur de la prophétie dans l’Apocalypse est le témoignage de Jésus : « Car le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie » (Apocalypse 19 :10). Elle est la base de l’action victorieuse de l’Eglise des Vainqueurs partie en vainqueur pour vaincre, notamment sur son cheval blanc (Apocalypse 6 :2) avec comme fruit le réveil juif et la multitude non comptabilisable d’Apocalypse 7, le témoignage puissant prophétique de l’Eglise des deux témoins (Apocalypse 11 :3ss), la victoire de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs sur le Dragon et ses acolytes dans les lieux célestes par la parole de son témoignage, sa victoire à la suite de Jésus nommé Parole de Dieu revêtu d’un manteau trempé de sang (Apocalypse 19 :11-20). L’esprit de la prophétie dans l’Apocalypse est le témoignage rendu à Jésus et le témoignage de la part de Jésus. Cette prophétie est combative et conquérante : elle ouvre de ce fait la voie à l’étape suivante : le règne. On ne peut régner là où l’Ennemi est encore installé : il faut donc préalablement le vaincre et le chasser. La forme allongée de la lettre Waw fait d’ailleurs penser à une flèche, une lance, une épée, ce qui pourrait de surcroît correspondre à la nature prophétique et combative de cette étape.

La quatrième étape avec la seconde lettre Hé, comme dit plus haut, concerne le règne. Elle est relative à l’exil de la dispersion dans le monde entier initiée par Esaü-Edom représenté par l’Empire romain puis l’Occident catholique romain puis l’Occident démocratique laïque et finalement les nations non islamiques. Les monarchies « très chrétiennes de droit divin » avec l’Inquisition, les nazis avec la Shoah et les communistes avec leurs goulags n’ont pas réussi à éliminer les Juifs après presque 2000 ans d’exil. L’Etat d’Israël put être créé en 1948 sur une partie de sa Terre promise. Le règne est en place. Il manque encore la sacrificature dans le troisième Temple. Mais le plan divin du temps messianique de Yahvé Elohim s’est remis en route vers la délivrance finale qui sera opérée par le Messie.
Parallèlement le message du règne de l’Epouse avec l’Epoux suite à la « montée » à notre Pays promis céleste suite à la métamorphose du corps est à nouveau proposé et diffusé.

Les retours ou aliyahs des exils mis en parallèle avec les quatre lettres du tétragramme attaqués signifient en quelque sorte leur récupération intégrale au jour d’aujourd’hui ! 
Israël a récupéré une partie de sa Terre : c’est la lettre Yod : Jacob-Israël vivait comme berger nomade sur sa Terre promise sur les pâturages entre les villes-états des cananéens. Israël a potentiellement la possibilité de récupérer l’ensemble de la Terre promise à Abraham.
Israël a récupéré la souveraineté sur Jérusalem : c’est la première lettre et il a potentiellement la possibilité de rétablir la sacrificature au Temple. C’est Isaac presque sacrifié sur le rocher de la Mosquée d’Omar, endroit du lieu saint ou très saint du Temple.
Israël a récupéré une prise de conscience prophétique messianique : c’est la lettre Waw et il a potentiellement la possibilité d’accueillir le Messie puisqu’il est sur sa terre et à Jérusalem donc la manifestation de Celui-ci peut se faire conformément aux paroles des prophètes avec des combats et des jugements à l’encontre des nations ennemies.
Israël a récupéré sa souveraineté d’Etat indépendant donc son règne : c’est la deuxième lettre et il a potentiellement la possibilité de régner, de gérer selon la Torah.
Les liens indissociables entre Israël et YHWH nous semblent ici démontrés. Les différentes attaques ou tirs sur ces lettres ont engendré les exils car Israël n’était pas fidèle à YHWH dans ses engagements. Mais la situation actuelle démontre que la quasi récupération des quatre lettres a été faite et que l’intégralité, la globalité Israël-Yahvé est donc quasi rétablie !  
Le temps messianique de Yahvé Elohim est sur le point de s’enclencher car toutes les quatre lettres sont à nouveau alignées parallèlement à la situation effective actuelle d’Israël qui est sur le point d’aligner ou a déjà quasiment aligné ses quatre caractéristiques identitaires intrinsèquement correspondantes aux quatre lettres de YHWH.
Mais comme Yahvé est Elohim ou Dieu, les tirs ne peuvent l’atteindre et Israël, malgré ses infidélités, finit toujours par revenir au Pays promis parce qu’il porte ces lettres fondamentalement en lui. Les lettres du nom de YHWH restent et resteront toujours en place. Ces tirs ont voulu diviser, fractionner le nom de Yahvé pour essayer de gagner mais évidemment ce fut en vain. Quelle est la seule solution qui reste à l’Ennemi puisque les précédentes n’ont pas fonctionné ? Essayer de tirer sur l’ensemble des lettres à la fois. Le moment venu, pour avoir davantage de puissance pour ce faire, il provoquera l’alliance d’Ismaël et d’Esaü-Edom contre Israël et l’Eglise authentique : ce qui représentera à terme la Grande Tribulation et le règne de l’Anti[é]-Christ. Mais l’Apocalypse nous annonce d’emblée la défaite totale de l’Ennemi et de ses acolytes ! Et pour cause !

Le texte de l’Apocalypse, quand il relate de la Grande Tribulation et du règne de l’Anti[é]-Christ, relate aussi des quatre étapes et caractéristiques de l’Eglise des Vainqueurs ! Il s’agit en fait de revenir de l’exil des exils subi par Adam et Eve suite à la chute. De l’espace-matière-temps intermédiaire, il nous faut revenir au paradis dans les lieux célestes d’où ils ont été chassés. 
Le Yod correspond aux montées et à l’enlèvement au ciel pour la constitution de l’Eglise des Vainqueurs.
Le premier Hé correspond à devenir sacrifice et sacrificateurs selon l’exemple de Jésus, comme expliqué plus haut.
Le Waw correspond à la prophétie, combats, missions, victoires basés sur le témoignage de Jésus et de la part de Jésus.
Le deuxième Hé correspond au règne avec le bâton de fer de l’Epouse reine Eglise des Vainqueurs capable de prendre ses responsabilités sous l’autorité de son adoré Epoux Jésus-Christ, le Roi des rois.

Le temps messianique de Yahvé Elohim est sur le point de s’enclencher car toutes les quatre lettres sont à nouveau alignées parallèlement à la situation effective actuelle révélée de l’Eglise des Vainqueurs qui est sur le point d’aligner ou va aligner les quatre caractéristiques énoncées, intrinsèquement correspondantes aux lettres du nom de YHWH. Tout cela correspond très exactement de façon parallèle à la situation d’Israël qui est illustration, exemple prophétique.

YHWH est notre garantie absolue notamment au niveau de la réalisation des quatre étapes liées aux lettres de Son merveilleux nom ! Tout cela est totalement imbriqué dans Son nom, Son identité, avant tout dans ce qu’Il EST !

La connaissance du temps messianique de Yahvé Elohim nous rend responsables car nous savons où nous en sommes ! Les lettres sont à nouveau alignées. Nous connaissons de surcroît les fondements placés et construits dans YHWH, Son Nom, dans Son essence, Son identité, dans ce qu’Il est ! 


Conclusion

L’expression « responsable mais pas coupable » ne tient pas devant Yahvé Elohim. Si nous ne prenons pas nos responsabilités nous sommes coupables. Fort heureusement le Sang de Celui qui nous a sauvés, nous lave de toute culpabilité dans la mesure où nous nous repentons. La repentance – métanoïa signifie un changement de conception, de pensée, d’attitude, d’orientation, de connaissance. Un petit « je suis désolé, pardonne-moi » dit en passant et sans suite réelle n’est pas de mise. Quand Jésus Glorifié demande la repentance cela signifie réellement et fondamentalement passer à autre chose, changer de logiciel passer d’une conception immanente, terrestre des choses de Dieu à une conception céleste de celles-ci que l’on ne peut recevoir que dans un environnement céleste.
Les réalités révélées identitaires de fond engendrées par les lettres du Nom de YHWH tant au niveau existentiel fondamental qu’historique et prophétique, tant en relation avec Israël qu’avec l’Eglise authentique nous rendent responsables. Elles devraient aussi nous réjouir car il y a la possibilité de revenir réellement dans les faits à la source originelle du tout, du « plérôme » ! Le Sang du seul sacrifice valable a coulé donc la voie du règne responsable selon Dieu est ouverte !      

Justifiés ? Assurément oui ! Glorifiés et donc régnants-responsables ? Assurément encore oui et amen !

En Lui, 

         Martin BUSCH

87 Devenir Adulte


INTRODUCTION

N’importe quels parents voudraient que leurs enfants puissent voler de leurs propres ailes, prendre leurs responsabilités, gagner leur vie, fonder à leur tour leur famille etc... C’est très difficile d’avoir des « Tanguys » à la maison. Non seulement ils ne prennent pas leurs responsabilités, mais ils sont gâtés-pourris, deviennent arrogants, croient que tout leur est dû. Ce sont des héritiers qui iront par exemple se disputer tels des gamins l’héritage qu’ils n’ont pas gagné à la sueur de leur front dès que le dernier parent aura rendu son dernier souffle !  
Il en est exactement de même pour notre Père céleste qui voudrait que Ses enfants deviennent des adultes, mais… 
Nous trouvons cela quand Israël pérégrinait au désert par exemple d’ailleurs comme dans les églises. 

  1. Israël adulte dans sa terre promise  

Les fils de Jacob furent de véritables ados irresponsables. Leur manière de traiter « leur » problème appelé Joseph, le rêveur prétentieux, avait des conséquences humainement irrattrapables. Jacob pensait en effet que Joseph était mort suite à leur mensonge et l’habit entaché par eux du sang d’un mouton et Joseph à leurs yeux était définitivement perdu car vendu comme esclave. Ils ne mesuraient absolument pas les conséquences irréparables de leurs actes ce qui est une caractéristique de l’adolescence. Yahvé Elohim rattrapa le coup pour la survie fort heureusement ! Mais cela aboutit tout de même à un exil en Egypte avec à terme l’esclavage en prime.
Quand Joseph les retrouva comme premier ministre d’Egypte, ils durent apprendre la vie d’adulte responsable de par ses petites manœuvres pédagogiques jusqu’à la réconciliation. 
Mais cela n’était pas terminé ! Le Peuple d’Israël, finalement devenu esclave d’un descendant du Pharaon qui avait « oublié » Joseph, dut tout apprendre à travers le ministère de Moïse au désert en vue de devenir adultes.
Si nous considérons les plaies d’Egypte, le passage de la Mer Rouge, le Sinaï avec le don de la Thora, la manne, les cailles, l’eau jaillissant miraculeusement dans le désert, la conduite par la colonne de Fumée le jour et la colonne de Feu la nuit, le style de ministère épuisant de Moïse, nous constatons la dépendance totale du Peuple vis-à-vis de Yahvé Elohim. C’était miraculeux, merveilleux, extraordinaire ! Ce « miraculeux » et le type de ministère de Moïse, est ce qui est prôné en quelque sorte par les églises charismatiques à titre de référence. 
Mais 1 Corinthiens 12 et 14, les chapitres charismatiques par excellence « entourent » 1 Corinthiens 13 où il est justement question du passage à l’état adulte.   
D’ailleurs les murmures, les révoltes, le veau d’or et finalement surtout leur refus de conquérir le Pays promis, caractéristiques d’ados dépendants refusant de prendre leurs responsabilités d’adultes, eurent des conséquences terribles : 40 ans de plus dans le désert et la mort de leur génération. 
En effet dans le Pays promis, il fallait qu’ils vivent en gestionnaires responsables adultes d’un territoire et d’une société installée devant fonctionner correctement selon les lois de Yahvé Elohim et bien entendu toujours dans Son miraculeux et Sa bénédiction mais différemment, car pas dans le cadre de l’assistanat. La manne, les cailles devant apparaître miraculeusement presque tous les jours, excepté le jour du Sabbat, mais soulignant leur dépendance au quotidien donc leur enfance et leur adolescence n’étaient plus à l’ordre du jour. Il fallait à présent qu’ils conquièrent et gèrent leur territoire en tirant notamment leur nourriture et leurs forces de la Terre promise nouvellement conquise. Cette Terre avec ses frontières était par ailleurs une protection face aux ennemis environnants !
La montée de l’Eglise est en fait « la conquête » et résider, tirer ses forces de la Terre promise céleste, permet d’être vraiment adultes et de prendre réellement ses responsabilités dans la gestion et les combats pour obtenir à partir de là les victoires prévues dans l’Apocalypse et aussi être protégé de la Grande Tribulation et du règne de l’Anti[é]-Christ !       

  1. Les églises appelées à être adultes

Dans les églises on a l’impression de se retrouver constamment dans une nursery ou un club d’ados si tout va bien. Cela vient évidemment du fait que les ministères sont presque des adultes ou des ados – aînés mais de ce fait ne peuvent pas savoir ce qu’est un véritable adulte puisqu’ils ne le sont pas eux-mêmes et pour cause car la réponse se trouve en 1 Corinthiens 13 :9-12 : « Car en partie nous connaissons et en partie nous prophétisons. Lorsque viendra la perfection le partiel sera aboli. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai aboli les choses de l’enfant. Nous voyons en effet à présent comme à travers un miroir de manière énigmatique [confuse] contrairement au face à face ; à présent je connais en partie alors je connaîtrai totalement comme j’ai été vraiment connu. »    
Autrement dit, il est totalement exclu d’être adulte hors du face à face. Le face à face nous permet de passer du partiel à la perfection, du raisonnement de l’enfant à celui de l’adulte, de la vision énigmatique, confuse à la vision réelle, de la connaissance partielle à la connaissance totale à commencer celle de nous-mêmes. Cette réalité compte même pour ceux que nous considérons comme ayant été ou sont les plus « grands ministères ». En général on dit que c’est pour plus tard à la fin des temps par exemple. Seulement cela fait 2000 ans qu’on dit qu’on est à la fin des temps… ?
Comment passer au face à face ? En attendant comme un gamin(e) gâté(e) que l’enlèvement lui tombe dessus ? Evidemment non ! Il faut rechercher, conquérir même, l’immortalité, la métamorphose et la montée acquises par Jésus et devenir une vraie femme, une épouse adulte, glorieuse sans taches ni rides, remplie d’amour parfait qui prenne ses responsabilités auprès de son Epoux (Ephésiens 5 :24-27). Elle réussira dans l’évangélisation mondiale par ses victoires et accouchera de la nouvelle génération qui pourra justement être enlevée et à son tour prendre ses responsabilités en éjectant le Dragon des lieux célestes !
Notons que le fait d’être fils et filles révélés, c’est à dire adultes et non plus enfants, nécessite le salut du corps (Romains 8 :19+23). Voilà ce que cela signifie : devenir chrétien adulte selon le Seigneur ! Le rôle des ministères énumérés en Ephésiens 4 n’est-il pas de faire en sorte de suivre Christ monté et pour ce faire, parvenir à l’unité de la foi, à la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’adultes (eis andra teleion : vers l’homme parfait) à la taille de la plénitude de Christ ? Est-ce toujours que pour la fin des temps ou ces paroles de Paul d’il y a presque 2000 ans étaient déjà pour l’époque ?

  1. Avoir un corps d’adulte

« Et Yahvé Elohim façonna un Adam tiré hors de la glaise, fit entrer dans ses narines une haleine de vie et l’Adam [est – devint] un nephech vivant » (Genèse 2 :7) 
Dans l’interprétation classique le corps est ici de la glaise rouge et le souffle de vie en serait en quelque sorte l’âme ou l’être intérieur qui « animerait » telle une espèce de pantin perfectionné la « poterie » fragile exposée au premier cailloux qui lui tomberait dessus. Ça c’est d’ailleurs un peu vrai après la chute. Mais avant la chute il s’agit de tout autre chose. 
En réalité le texte ne veut pas dire cela. En fait Yahvé Elohim choisit de former en quelque sorte une magnifique statue ou forme en terre glaise rouge, un Adam (= terre glaise rouge tirée du sol), comme un potier forme une poterie (cf. Jérémie 18 :6 ; Romains 9 :19-21 où Dieu est le divin Potier - Créateur).
Puis par Son haleine, Yahvé Elohim transforma, métamorphosa Adam qui devint un nephech vivant, c’est-à-dire un être dans sa globalité esprit, âme et corps à l’image de Dieu, glorieux d’énergie, de puissance, de force, de Feu et de Lumière doué d’une capacité spirituelle, psychique et physique énorme c’est-à-dire vraiment vivant où la mort ni l’imperfection n’avaient de place. L’haleine glorieuse sortant de la bouche de Yahvé Elohim métamorphosa la statue de glaise rouge en un être glorieux parfait uni où l’être humain n’était pas divisé en deux doté d’une dimension intérieure psychique, spirituelle d’une part et d’une dimension corporelle extérieure d’autre part. La poterie de terre glaise avait complètement disparu. 
Cette réalité - nephech glorieuse insufflée métamorphosante est d’origine et de nature divine et donc ne peut subsister qu’en relation parfaite avec Dieu. La nephech vivante EST la nature divine véritable globale intérieure comme extérieure de l’homme du paradis. Elle est spirituelle, psychique et physique. Il n’y a de fait pas de distinction, il y a unité parfaite et perfection unique !
La nephech vivante signifie aussi « être, individu », ce qui fait de lui un autre être que Yahvé, un vis-à-vis pouvant de ce fait devenir indépendant, adulte capable de prendre ses responsabilités simplement par définition ! Les responsabilités de gestion de la création octroyées et le choix donné au niveau de l’arbre de la connaissance du bien et du mal en sont les preuves irréfutables.  
C’est ainsi que l’on arrive à une « nephech hajah » ou nephech vivante.
Comme la réalité « corporelle » n’est pas à distinguer des réalités spirituelles et psychiques vu ce que représente en fait la nephech vivante dans sa globalité, on peut dire que le corps glorieux est le siège de la vie, de la puissance, de l’énergie et de la force exactement au même titre que celui de l’être intérieur.
Ici la forme argileuse, l’Adam se métamorphosa de par l’haleine divine en un être totalement glorieux esprit âme et corps unis et sans distinction aucune ni faille. Tout est lumière, tout est un, rien n’est caché, la relation avec Dieu est parfaite tant au niveau de l’esprit, de l’âme et du corps qui ne sont pas, rappelons-le et au risque de nous répéter, à distinguer au paradis. Adam et Eve la moitié -côté de son mari avaient tous les moyens de réaliser leurs missions de multiplication et de gestion responsable d’adulte ou d’êtres humains parfaits !
La chute, la rupture d’avec Yahvé Elohim a entraîné une métamorphose dans le mauvais sens à savoir : les divisions, les cachotteries, les accusations, les voiles et/ou revêtements de peaux de mort, les condamnations et la mort. 
Spirituellement et moralement les attitudes du couple initial se sont très vite révélées infantiles. Les accusations envers le Serpent et le conjoint par exemple servaient à se défausser des responsabilités propres. Le couple initial était alors divisé dans ses relations avec Dieu puisqu’il s’en cacha par peur, divisé au sein du couple et divisé dans sa réalité esprit, âme et corps. Le corps initial parfait tel que nous l’avons décrit est à présent séparé de l’être intérieur. Il est revêtu de peaux d’animaux morts imprégnés de la mort, donc infectant le corps glorieux de ce fait destiné à mourir. Ainsi au niveau de l’histoire de la langue, nephech reçut la signification d’âme « invisible » à distinguer du corps déchu « visible ». Il fallait bien s’adapter à l’espace-matière-temps et entretenir l’illusion que l’on pouvait avoir une « belle âme » tout en ayant un corps à moitié « pourri » …
Pour décrire cela différemment, avec l’Apôtre Paul nous découvrons le concept de chair (sarx ; cf. sarcophage) qui imprégna non seulement le corps (soma) mais encore l’âme et l’esprit en les splittant au passage.
 Voilà la situation si bien décrite par l’Apôtre Paul en Romains 7 et 8.
Mais la bonne nouvelle de Romains 8 :1 est très claire : « Il n’y maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont DANS le Christ Jésus. » Etre EN Christ c’est aussi être revêtu de Son corps glorieux qui transfigure le nôtre. Par et en Lui nous devons revenir à la situation d’avant la chute au titre de la justification ! Tout ce qu’Adam a perdu, Jésus nous l’a restitué, il n’y a pas photo !
Dans le développement de Paul, les chrétiens romains sont appelés à ne pas vivre selon la SARX - Chair entraînant la mort mais selon le PNEUMA - Esprit qui pourrait être identifié à l’haleine métamorphosante de Yahvé Elohim : une proximité extraordinaire ! Il parle du comportement selon la chair (Romains 8 :12-13) qui mène à la mort et la conduite de l’Esprit qui mène à la vie. L’interprétation selon la philosophie grecque séparera l’être intérieur de l’être extérieur au niveau de l’étendue du salut. On va alors interpréter le texte en opposant l’être intérieur et l’être extérieur alors que le texte fait la différence entre le soma – corps et la sarx – chair. Pour Paul le soma corps doit être sauvé, vivifié (Dzoopoieo = faire vie litt. Romains 8 :11 ; cf. aussi v.23+29-30) et non pas ressuscité.
Même les traductions passent dans une interprétation grecque et fausse de ce texte (v.10) : « Si Christ est en vous, votre corps, reste tout de même voué à la mort à cause du péché, mais l’Esprit est votre vie à cause de la justice. » Autrement dit, il reste tout de même de la condamnation puisque le péché ne serait pas vraiment éradiqué du corps… ! Bref, une justification et un salut seulement partiels. Le texte original dit autre chose :
« Si par contre le Christ est en vous : d’une part le corps mort (= chair morte) à cause du péché, d’autre part l’Esprit vie à cause de la justice. »  Autrement dit l’expression « soma necron : corps mort » signifie la chair de mort mélangée au corps à cause du mot necron-mort adjacent à soma-corps dans le texte original. Par le Christ le corps infecté par la mort à savoir uniquement la chair mourra contrairement au soma-corps qui sera sauvé comme notre être intérieur. Cela correspond tout à fait à l’Esprit ou l’haleine de Yahvé Elohim nous transforme à nouveau en un être vivant glorieux dans sa globalité, uni comme en Genèse 2 :7 et en 2 Corinthiens 3 :18.
Voilà ce que signifie avoir un corps d’adulte selon le Seigneur !

De plus, le contexte et notamment le verset 1 de Romains 8 serait tout à fait illogique. Soit on est totalement délivré du péché en Christ selon Sa justice donc il doit y avoir l’immortalité du corps comme celle de l’être intérieur selon l’acte créateur de Yahvé Elohim au paradis, soit on ne l’est pas. Soit on est encore partiellement sous la condamnation ou soit on ne l’est pas !
La révélation des fils et filles de Dieu avec le salut du corps à la clé est une preuve de maturité, d’état adulte comparé à l’état d’enfants qui ne bénéficient que des prémices de l’Esprit. C’est pourquoi la création les attend car ils accompliront ce qu’Adam et Eve n’ont pas réalisé (Romains 8 :19-23)
Etre adulte en Christ c’est être glorifié comme des fils et filles révélés, comme Adam et Eve avant la chute à cause de la justification. 1 Corinthiens 13 cité plus haut nous confirme cela. Etre adulte c’est se marier en tant qu’Epouse parfaite avec l’Epoux et former une nouvelle cellule familiale où l’on prend ses responsabilités d’adultes dont le but salvateur final sera en Christ d’écraser la tête du Serpent.     

  1. Identité et état adulte

La question identitaire en général est très complexe : culture, sociologie, histoire, religions, terre, environnement, traditions, langues, musiques, politique, conflits, sciences, technologies, gastronomies etc… 
Toutefois les éléments qui nous sont laissés par Israël et donc par le texte biblique, pourraient nous donner certains éclairages intéressants relatifs à notre propos. 
Voilà un peuple dont les origines remontent à -1850 environ avec Abraham. Bien entendu en prime, la généalogie biblique remonte jusqu’à Adam et Eve en passant par Noé pour montrer le fil conducteur ininterrompu du plan de Dieu au niveau de la descendance fidèle et choisie du début à la fin qui finira par écraser la tête du Serpent !
Pour Israël, il y est question de terre promise, d’Alliance avec Yahvé Elohim, de généalogie ou de descendance, et plus tard de langue, de texte inspiré, sacré et de Temple dédié au nom de Yahvé Elohim.
« Est-il sur la terre une seule nation qui soit comme ton peuple, comme Israël, que Dieu est venu racheter pour en former son peuple, pour se faire un nom et pour accomplir en sa faveur, en faveur de ton pays, des miracles et des prodiges, en chassant devant ton peuple, que tu as racheté d'Égypte, des nations et leurs dieux ? » (2 Samuel 7 :23 ; trad.Segond).
Le roi David avait bien compris l’identité du Peuple d’Israël : un peuple à part incomparable, racheté par l’Alliance, qui se fait un nom, une identité et qui a un pays, une Terre à laquelle il revient toujours parce que « racheté » des lieux d’exils. Le passage « pour se faire un nom » de ce texte peut s’attribuer aussi bien à Dieu qu’au Peuple. En fait le nom (SHeM), l’identité de Yahvé et celle du Peuple sont indissociables, imbriqués l’un dans l’autre de façon carrément EXISTENTIELLE, fondamentale donc indestructible au titre de l’élection. 
Cela s’est vérifié, malgré les aléas de l’Histoire à l’encontre du Peuple d’Israël, parce qu’il est de nouveau revenu d’exil sur sa terre, racheté, après 2000 ans !
Il s’agit en effet de la démonstration d’une identité indestructible parce qu’indissociable de la source des sources : Yahvé Elohim. 
Au-delà du judaïsme en tant que religion qui s’est perpétuée à travers les millénaires, les juifs sont « marqués » au fer rouge au niveau de leur être entier par cette élection dont ils ont bénéficié. Il leur faut la Terre d’Israël parce que promise avec le Temple reconstruit pour qu’ils puissent pleinement jouer leur rôle en tant que Peuple élu ADULTE, gestionnaire, responsable. 
Les exils étaient malheureusement la démonstration de leur immaturité liée au péché, à leurs divisions et à leur abandon de la Torah et de Yahvé Elohim. Ils n’assumaient plus leurs responsabilités d’adultes sur leur terre comme il convient d’où les exils notamment le dernier où ils furent DISPERSES, divisés. Mais dès qu’ils revenaient dans l’environnement de leur terre promise leur identité était en voie de restauration et leur permettait d’évoluer vers une position identitaire plus juste, plus unie, correspondant davantage à celle de Yahvé Elohim qui avait fait le choix souverain de cette terre. Bref Israël peut être davantage « lui-même » en étant dans l’environnement prévu par Celui dont il tire son identité. Il peut à présent prendre ses responsabilités, gérer voire combattre en adulte sur et à partir de sa Terre. C’est ainsi qu’il est le prototype identitaire pour l’Eglise authentique appelée à prendre possession de sa Terre promise et aussi au-delà du règne millénariste de Jésus et de son Epouse l’Eglise des Vainqueurs à partir du Temple de Jérusalem et donc de ladite Terre d’Israël. 
  
En effet l’identité du peuple chrétien a exactement besoin des mêmes éléments pour correspondre à celle de Yahvé Elohim. 
L’Alliance en Jésus-Christ est parfaite car elle a été totalement accomplie, portée et assumée par la croix pour le rachat complet et la justification pleine et entière. Elle permet le plein accès par grâce auprès du Père et de Son Trône.
Mais le monde chrétien est divisé, dispersé en dénominations et ne peut pas de ce fait être ce peuple choisi, élu, à part, vu ses divisions fondamentales pour ne pas dire quasi « existentielles » car celles-ci justifient la religiosité ciment humain mais non divin de toute forme de religion. Toutes les dénominations ont leur identité humaine propre qui forme ou plutôt déforme leurs adhérents tant au niveau des discours, des comportements que des aspects extérieurs.
En effet, le terme dénomination est le contraire de nomination et exclut par conséquent la notion de Nom ou d’identité véritablement issue du Seigneur. La dénomination empêche la nomination, l’appel et la relation authentique réelle avec le Seigneur, autrement une véritable proximité avec Lui notamment dans la Salle du Trône. 
Ainsi, le monde chrétien a toujours été en exil et a voulu rester en exil vu qu’il n’a pas accepté de « monter à la conquête » de sa Terre promise céleste avec son Temple ou le Trône à l’invitation de Jésus-Christ Glorifié. Nous nous trouvons là face à une situation dramatique évidente d’immaturité donc d’infantilisme et de crise d’adolescence du monde chrétien qui dit toujours encore comme des ados qui se réfèrent à leurs idoles de la chanson, du sport ou autre : « Moi je suis de Paul, d’Apollos, même de Christ, de Luther, du Pape (1 Corinthiens 1 :10-12) etc…au lieu de d’être EN Christ à proximité réelle.
Seul l’environnement de la Terre promise céleste, dont l’accès fut totalement ouvert par Jésus, permettra le passage à l’état adulte de plénitude notamment dans les prises de responsabilités, de gestion et de combats d’adultes tant sur terre que dans les lieux célestes mais toujours A PARTIR DU TRÔNE !
Comprendrons-nous enfin la prière de Jésus dont l’exaucement semblerait être pour la « Sainte Jamais remise aux Calendes Grecques » alors qu’il était prévu à partir du premier siècle donc à plus forte raison pour aujourd’hui ?
« Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux comme toi en moi pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé (cf. Apocalypse 7). Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient eux aussi avec moi et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, car tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jean 17 :22-24)
Ici nous avons un Père dont nous recevons l’identité et l’amour et un Epoux qui VEUT que son Epouse soit là où Il est dans la contemplation de la gloire ! Notre Epoux nous donne Lui aussi Son Nom, Son identité parce qu’il est justement notre Epoux ! Voilà une position tout à fait normale, compréhensible de ce qu’est un adulte ou un être humain parfait qui fait la joie de son Seigneur !

Aujourd’hui l’Eglise authentique de Jésus-Christ en exil sur terre est en grand danger de disparition voire d’extermination car Ismaël et Edom y travaillent assidûment par les persécutions frontales comme dans les pays d’Islam, communistes, néo-national-socialistes ou autres à venir et par le laïcisme athéisant, le laxisme moral et les législations anti-bibliques comme dans les pays occidentaux.
Israël devra aussi faire face à ces mêmes adversaires, mais il a partiellement réintégré son Pays promis et peut encore le cas échéant se défendre.
La Grande Tribulation est mise sur les rails, ni plus ni moins !

Mais une fois de plus Jésus Glorifié, la considération du prototype Israël sur sa Terre promise, nous invitent avec insistance à prendre possession de notre Terre promise par la conquête de la montée ! C’est la seule voie pour entrer pleinement dans ce que nous sommes appelés à être EN Jésus-Christ, dans notre identité qui devient une avec la Sienne pour devenir adultes avec tout ce que cela comporte ! Que cette prise de conscience identitaire nous prenne aux tripes et que nous ayons un positif « mal du pays céleste » jusqu’à ce que nous soyons rentrés à la Maison sains et saufs ! 

Conclusion

Identité, Corps, Eglise, Israël adultes, parfaits ou Tanguys, gamins irresponsables ? En tous cas c’est la bonne question et puisque c’est la bonne question, il faut évidemment se la poser sérieusement.
Cela fait plusieurs millénaires qu’on tourne en rond, pourquoi ne pas décider une fois pour toutes de prendre le taureau par les cornes et de rechercher assidûment jusqu’à ce qu’on trouve ? La perle précieuse a peut-être roulé sous le canapé ou pire se trouve dans l’écoulement de l’évier ? Peu importe, cherchons, recherchons, démontons tout s’il le faut mais cherchons jusqu’à ce que… ! 

En Lui, 

         Martin BUSCH