Association Vie Comblée

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samedi 3 octobre 2015

79 EXILS

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : 

79
EXILS 


INTRODUCTION

Etre exilé signifie devoir partir de chez soi, de sa terre de naissance pour des raisons économiques, politiques ou autres. L’être humain est un peu comme un arbre : si on le déracine pour le planter ailleurs et surtout dans une région soit trop froide soit trop chaude avec un terrain et/ou une humidité inadaptés, cela peut conduire au dépérissement et à la mort.
C’était et c’est malheureusement en partie encore vrai pour Israël mais c’est surtout vrai pour l’humanité entière qui est exilée du paradis et de la présence directe d’avec Dieu.
Nous avons vu lors de nos derniers écrits les parallélismes entre l’histoire d’Israël et celle de l’église voire de l’humanité. Israël est en quelque sorte un « concentré » de l’humanité entière et son histoire porte en elle des aspects prophétiques pour les autres humains et surtout pour l’Eglise.
Les différents exils du Peuple d’Israël indiquent aussi des parallélismes et des enseignements à considérer attentivement par l’Eglise particulièrement.    


Egypte et désert

Si « l’exil » en Egypte a été dans un premier temps salutaire au niveau alimentaire, il n’en est pas moins un exil loin de Canaan ou du pays promis. Jacob, ses femmes et ses fils durent quitter les lieux de la terre promise pour des raisons de sécheresse et de famine. Certes le terrain et l’accueil étaient bien préparés par Joseph, fils de Jacob, alors premier ministre de Pharaon et instrument de salut du pays d’Egypte et finalement aussi de sa famille puis de son peuple en formation où les réserves nécessaires avaient été faites en prévision des sept années de famine prévues.
Mais quelle série de miracles avait été nécessaire bien plus tard avec Moïse pour la libération du Peuple Hébreu réduit en esclavage. La libération de l’esclavage par l’exode fut suivie de 40 années de pérégrinations dans le désert avant la conquête du Pays promis. Précisons que ces 40 années de désert n’étaient pas dans le plan de Dieu qui voulait le faire entrer très rapidement dans le Pays promis (cf. Nombres 13 et 14).   
Si nous faisons le parallèle avec les Evangiles et l’Histoire de l’Eglise, nous retrouvons des étapes semblables : 
L’Agneau Pascal sacrifié la nuit de Pâques est à mettre en parallèle avec le sacrifice du Seigneur Jésus-Christ sur la croix.
La préservation des premiers-nés hébreux est à mettre en parallèle avec la résurrection glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ.
 L’Exode est à mettre en parallèle avec la conversion du chrétien
Le passage miraculeux de la Mer Rouge est à mettre en parallèle avec le baptême d’eau.
 Le don des dix commandements au Sinaï est à mettre en parallèle avec le baptême du Saint-Esprit et de Feu suivi des dons spirituels, des fruits de l’Esprit et des ministères charismatiques
La vie dans le désert du début jusqu’à l’épisode des explorateurs envoyés en Canaan par Moïse entre autres sous la conduite de la colonne de fumée le jour et la colonne de feu la nuit est à mettre en parallèle avec la vie de l’église des débuts avant l’Apocalypse. 
L’épisode des explorateurs dans le Pays promis dont Josué et Caleb qui furent les seuls à croire, est à mettre en parallèle avec les exhortations de Jésus-Christ glorifié aux 7 églises au début de l’Apocalypse en 92 environ avec le ministère de l’Apôtre Jean qui seul crut, fut métamorphosé, monta, communiqua par la rédaction et la diffusion du livre de l’Apocalypse et bénéficia de l’immortalité (Jean 21 :22 ; Apocalypse 1 :10,17 ; 4 :1-2)
Les 40 ans de pérégrination dans le désert avec la mort de la génération initiale du Peuple exceptés Josué et Caleb suite au refus d’écoute et d’obéissance à Yahvé Elohim est à mettre en parallèle avec les 2000 ans ou plus… d’histoire de l’Eglise qui a aussi refusé dès 92 jusqu’à ce jour de se repentir et d’écouter ce que l’Esprit dit. Il s’agit en effet d’obéir par rapport à la pratique du jeûne, la « prière du corps », intrinsèquement  liée à la foi en la nécessité du salut du corps par le Baptême et la Ste Cène de Feu et de gloire - et pas uniquement à la nécessité du salut de l’âme et de l’esprit - seul moyen pour l’immortalité et le passage dans le « Pays céleste promis »
La traversée miraculeuse du Jourdain et l’entrée du Peuple dont le survivant Caleb, avec Josué l’autre survivant et chef, dans le Pays promis est à mettre en parallèle avec la montée miraculeuse esprit, âme et corps glorifié à la Salle du Trône dans les lieux célestes pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs. Rappelons que le Peuple est passé en Canaan esprit, âme et aussi corps !
La conquête du Pays promis avec Josué alors provisoirement finalisée par David ainsi que le processus de reconquête actuel commencé en 1948 est à mettre en parallèle avec la formation puis l’action de l’Eglise des Vainqueurs initiale dans les lieux célestes et sur terre, puis avec l’enlèvement de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs. Cette génération « enlevée », définitivement installée dans les lieux célestes obtiendra, avec l’Archange Michel et ses anges, la victoire définitive dans les lieux célestes encore actuellement partiellement occupés par le Dragon et, trois ans et demi plus tard, sous la conduite du Seigneur Jésus-Christ, la victoire définitive sur la terre sur le Prince de ce monde toujours encore dominée par lui, en vue de l’établissement du Millénium suivi de l’Eternité.

Ainsi nous constatons ces parallélismes étonnants et…détonants que nous avons expliqués et démontrés dans nos écrits précédents, textes bibliques à l’appui !  
Nous connaissons par conséquent le « programme » et nous savons exactement où nous en sommes à savoir dans la phase du désert ! Nous ne sommes pas encore rentrés de « l’exil fondamental d’Egypte » ou de l’exil dans l’espace-matière-temps où Adam et Eve furent éjectés. Nous sommes certes sortis d’Egypte en tant qu’Eglise, mais toujours encore dans le désert donc pas encore rentrés dans le paradis, les lieux célestes dont la porte est pourtant grande ouverte à présent par et en Jésus-Christ. 
Jésus-Christ glorifié a pourtant mis les points sur les « i » par Ses diverses exhortations (Apocalypse 1-3)
La conquête n’a même pas encore pu commencer. En effet la victoire se gagne d’abord dans les lieux célestes puis dans les lieux terrestres. Pour cela il faut évidemment d’abord réellement être, esprit, âme et corps glorifié dans les lieux célestes. Jésus Lui-même était d’abord dans les lieux célestes auprès du Père avant de s’incarner et d’accomplir parfaitement sa mission terrestre. Il est notre modèle, donc à nous d’avoir la foi et le vécu correspondants.  
Adam et Eve au revêtement glorieux de Feu et de Lumière divins étaient dans les lieux célestes, le paradis auprès de Yahvé Elohim en vue d’accomplir leur mission c’est à dire gérer parfaitement la création, ce qui était tout à fait à leur portée dans ces conditions.
De même l’Eglise est appelée à devenir l’Eglise des Vainqueurs, c’est-à-dire à monter à la Salle du Trône, être au paradis pour accomplir en couple avec Jésus sa mission de reconquête d’abord dans les lieux célestes puis sur terre.   
Parallèlement, Israël, le Peuple choisi de Yahvé Elohim doit d’abord être esprit, âme et corps dans le Pays promis dont les frontières furent bien déterminées par Yahvé Elohim Lui-même pour accomplir sa mission pour le reste du monde et particulièrement pour l’Eglise. Il devra par-là indiquer ou aider à indiquer le chemin, ainsi que le suivre, du « passage du Jourdain », c’est-à-dire la montée en vue du démarrage de la conquête totale des lieux célestes dont une partie est encore occupée par le Dragon - Serpent et ses forces (Apocalypse 12 :9-10)
C’est pour cette raison bien précise que l’Ennemi ne veut en aucun cas que le Peuple élu « règne » sur le Pays promis tout au moins sur l’ensemble du territoire désigné par Yahvé Elohim à Abraham. Nous constatons d’ailleurs actuellement, exactement comme c’est le cas dans les lieux célestes, qu’Israël n’a récupéré qu’une partie du territoire promis. Certes Jésus a les clés de l’Hadès et y a par conséquent autorité, mais Il a décidé que la conquête définitive par l’éjection définitive du Dragon et de ses acolytes des lieux célestes, se ferait non seulement avec les anges, mais aussi avec Son Epouse, l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 12 :7-12)
Une des armes préférées du Dragon sera l’exil qu’il provoquera en pervertissant le Peuple dont les péchés entraîneront la rupture d’avec Yahvé Elohim. La voie est ainsi ouverte à l’exil assorti d’esclavagisme, de destructions et de massacres visant bien entendu l’extermination.   

Assyrie - Babylone – Perse

En -722 les 10 tribus du Nord d’Israël, avec la capitale Samarie furent déportées par les Assyriens. Il ne restera pas de traces évidentes de celles-ci qui se mélangèrent assez rapidement avec les populations païennes où elles furent déportées, notamment à Ninive. Le paganisme et l’idolâtrie avaient d’ailleurs déjà très largement fait ses ravages dans ce Royaume du Nord du Peuple hébreu.
De -597 (Joaquin roi de Juda)  à -581 en passant par -586-587 (Sédécias roi de Juda – destruction du Temple), les Babyloniens ont progressivement déporté les habitants de Juda, le Royaume du Sud du Peuple hébreu. 
Comment en est-on arrivé là ? Tout était pourtant bien rétabli avec David, fils de Jessé, la référence par excellence notamment messianique (Esaïe 11 :1ss). La conquête était terminée, les frontières à peu près stabilisées. Il restait le Temple à construire et le plan de Dieu particulièrement au niveau messianique pouvait se mettre en route puisque toutes les conditions pour cela semblaient requises : le Peuple habitant sur l’ensemble de sa terre promise, Jérusalem étant la capitale et bientôt le Temple devant être construit. 
Mais David commit l’adultère avec la très belle Bethsabée et fit tuer son mari Urie. Un fils naquit de cet adultère qui mourut suite à la prophétie du prophète Nathan (2 Samuel 11 et 12). Puis Salomon naquit comme deuxième fils de son union avec Bethsabée.
Salomon succéda à David et tout commença bien. Il demanda la sagesse à Dieu, construisit le Temple, rédigea des écrits extraordinaires dont le Cantique des Cantiques, l’Ecclésiaste et les Proverbes qui nous sont conservés. Son règne eut un rayonnement énorme. Il dirigeait à cette époque, on pourrait quasiment dire, la première puissance mondiale.
Il avait lui-même une dimension messianique notamment en ce qui concerne la sagesse, l’intelligence, la science, le jugement rendu avec justice (Esaïe 11 :2-4 ; 1 Rois 3 :16-28 ; 5 :9-14 ; 10 :1-10). Sa connaissance de Yahvé Elohim était très grande (1 Rois 8 :12-61). Bref toutes les conditions favorables étaient réunies pour accueillir le Messie dont le rôle majeur est de réunir le ciel et la terre ou encore d’amener le ciel sur la terre et la terre au ciel avec le Peuple, l’Epouse (cf. Esaïe 11 :6-16). Pensons à la prière du « Notre Père » : « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »… ! Pensons aussi à Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme qui, de par Son identité, en Lui-même, était le début de la réunification lieux célestes et terre ou espace-matière-temps.
Mais Salomon eut 700 épouses et 300 concubines issues des nations étrangères qui égarèrent son cœur vers des dieux étrangers auxquels il bâtit même des sanctuaires. Cela mit Yahvé Elohim en colère et les problèmes commencèrent. Des ennemis se levèrent contre Israël et le royaume fut divisé en deux (1Rois 11 et 12).La suite des événements fut simplement désastreuse et aboutit à l’exil « Assyrie, Babylone, Perse » malgré les nombreux avertissements des prophètes aux différents rois d’Israël et de Juda qui, majoritairement, « firent ce qui est mal aux yeux de l’Eternel ».
Les conditions pour un royaume messianique n’étaient plus réunies car il est en effet indispensable que le Peuple d’Israël uni sur sa terre accueille positivement le Messie, c’est son rôle indispensable pour Son règne : « En ce jour-là, il y aura un rejeton de Jessé, qui se dressera comme la bannière des peuples; les nations se tourneront vers lui, et sa résidence sera entourée de gloire Il lèvera l'étendard vers les nations pour recueillir les exilés d'Israël et rassembler les débris épars de Juda des quatre coins de la terre. Alors cessera la rivalité d'Ephraïm et les haineux dans Juda disparaîtront: Ephraïm ne jalousera plus Juda, et Juda ne sera plus hostile à Ephraïm. » (Esaïe 11 :10+12-13).
 Le règne messianique terrestre de Jésus n’a pas non plus pu commencer il y a 2000 ans car les Juifs ne l’ont pas accueillis comme ils auraient dû le faire, ni par la suite les chrétiens quand Il apparut glorifié à l’Apôtre Jean. De même l’ensemble des lieux célestes n’a pas pu être dégagée de l’Ennemi d’où il oppresse toujours encore la terre et ses habitants. Inutile de faire un dessin… !
Les moments parmi les plus favorables pour le règne messianique terrestre étaient à l’époque de David et surtout de Salomon. Mais leur comportement a tout remis en cause et a mis en route le processus vers l’exil et non le processus vers l’ère messianique.
Certains disent que si le premier fils de David et de Bethsabée avait été conçu dans des conditions « propres », il aurait pu être le roi d’Israël qui aurait été digne d’accueillir le Messie. Mais là nous sommes dans les si…
Quoi qu’il en soit, l’exil de 40 ans environ commença à prendre fin en -539,
-538 avec Cyrus roi des Perses. 
De retour au Pays, il fallait non seulement reconstruire l’économie mais encore les murailles de Jérusalem et le Temple, éléments indispensables pour remonter la pente. Par le renvoi des femmes d’origine étrangère (Esdras 10 :1-3 ; Néhémie 13 :27), il fallait que le Peuple retrouve son identité et sa lignée pour pouvoir le cas échéant accueillir le Messie qui devait obligatoirement être le « rejeton ou descendant d’Isaïe ou de Jessé ». 
Israël n’avait pas compris : il fallait recommencer à zéro un peu comme l’élève qui redouble pour se remettre à niveau par la répétition et toujours encore la répétition.
Comme l’exil en Egypte et dans le désert, celui de Babylone permit que le Peuple puisse malgré tout rester ensemble jusqu’à un certain point dans un pays unique tel Babylone puis la Perse. Mais il n’en sera pas de même pour l’exil suivant ! 


Esaü, Edom – Rome –Occident – Orient

En 70 le général romain Titus prit Jérusalem et détruisit le Temple. Alors commença l’exil le plus terrible et le plus long. 
Jusqu’à ce drame terrible, il y avait certes déjà une diaspora juive dans l’empire romain (cf. Actes 2 :5) datant probablement de la domination macédonienne - grecque (cf. Alexandre le Grand et surtout ses successeurs). Mais grâce au combat victorieux des Macchabés, le Temple, le Sanhédrin, le Grand-Prêtre centres névralgiques du judaïsme se trouvaient à nouveau et encore à Jérusalem où se rassemblaient les juifs de la diaspora lors des fêtes religieuses importantes.
Après 70, interdiction fut faite aux Juifs de continuer à résider à Jérusalem. Le Peuple d’Israël fut dispersé à travers le monde jusqu’à nos jours. Esaü-Edom, Rome, Occident, Orient forment une même entité et continuité. Nous l’avons démontré dans nos écrits précédents.
Lors de cet exil trois atrocités majeures eurent lieu : l’inquisition de l’Eglise Catholique Romaine, les pogroms de l’Eglise Orthodoxe et de la dictature communiste et la Shoah nazie sans compter les autres massacres et persécutions multiples et divers.
 Nous retrouvons toujours le même schéma : exil avec tentatives d’extermination. Mais se rajoutent à cela la dispersion dans le monde entier et la longueur bimillénaire de cet exil. 
Parallèlement, l’exil de l’Eglise toujours dans l’espace-matière-temps après son refus du message de Jésus-Christ glorifié fut et reste terrible… !  L’Histoire de l’Eglise nous le prouve !
Que s’est-il passé en ce qui concerne Israël ? Pour faire court, cet exil était dû à leur refus du Messie Jésus-Christ. Voici ce qu’Il a Lui-même dit : 
« C'est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l'autel. Je vous le dis en vérité, tout cela retombera sur cette génération. Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu !  Voici, votre maison vous sera laissée déserte; car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Matthieu 23 :34-39).  
1948 est une date à graver dans le marbre. La création de l’Etat d’Israël est un marqueur fondamental pour l’histoire du Peuple élu et aussi pour l’Eglise.
La fin de l’exil est arrivée : l’aliyah est en marche après presque 2000 longues années d’exil ou de « maison déserte ». Jérusalem est à présent la capitale du Pays. Il reste à conquérir le reste du Pays promis et à reconstruire le Temple. En quelque sorte les « murs » de Jérusalem sont partiellement reconstruits de par le système de défense militaire actuel. 
Evidemment comme par le passé les descendants d’Ismaël sont à l’attaque pour la destruction totale de tout ce qui est juif. De plus une partie d’Edom se rapproche d’une partie d’Ismaël (par ex. : Ismaël installé en occident ; russes, occidentaux ou Edom en Syrie ; occident – Edom  avec l’Iran et les Palestiniens et, probablement, encore d’autres circonstances à venir allant dans le même sens)
Les événements terribles actuels et futurs au Moyen-Orient mèneront à plus ou moins brève échéance à l’affrontement Edom-Ismaël contre Israël. Le rapprochement voire la réconciliation Edom – Ismaël prophétisé par Daniel où il parle des pieds de fer et d’argile de la statue de Nabuchodonosor se fera sur le dos des Israéliens et des chrétiens authentiques qui resteront leurs seuls alliés fidèles. Le casus belli pourrait être à notre avis la reconstruction du Temple à la place du Dôme du Rocher et de la mosquée Al Aqsa ainsi que la récupération de l’ensemble des territoires promis par Dieu à Abraham
Il faudra qu’à ce moment-là l’Eglise initiale des Vainqueurs soit formée car elle sera un instrument de victoire du Seigneur (Apocalypse 6 :2) pour qu’enfin le Peuple d’Israël dans sa globalité dise : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Cela se passera au marquage sur le front du sceau de Dieu des 144 000 (=totalité prévue, donc chiffre non limitatif) Juifs en Apocalypse 7 :3-8 après la première phase de la Grande Tribulation. 
 Cette foule de Juifs et celle de toutes les nations issues de la Grande Tribulation (Apocalypse 7 :13-14b) se tiendront devant le Trône de Dieu (Apocalypse 7 :9b+15) et rejoindront de ce fait l’Eglise initiale des Vainqueurs. Tous auront lavé leur robe dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7 :14c).
Nous voyons par conséquent clairement le parallèle entre la reconstruction du Temple, la récupération du Pays promis dans son intégralité d’une part et la formation de l’Eglise initiale des Vainqueurs dans le Pays céleste promis devant le Temple - Saint des Saints  - Trône céleste. 
Ce parallélisme prendra fin quand le Dragon aura été vaincu autant dans les lieux célestes que sur la terre et que prendra place le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 21 :1). Les deux parallèles se rejoindront dans l’unité mais ne se confondront pas.
En effet dans l’unité parfaite, la spécificité d’Israël et celle de l’Eglise resteront gravées pour l’éternité sur les remparts de la Jérusalem céleste (Apocalypse 21 :12-14).qui est aussi l’Epouse « unie » parée pour son Epoux (Apocalypse 21 :2 ; unité parfaite).


Quels sont les enseignements généraux à tirer de ces trois exils ?

L’exil en Egypte et dans le désert nous apprend avec précision dans une démarche paralléliste les différents niveaux ou classes, le programme du Seigneur jusque dans l’éternité. Il nous mène jusque dans les fondations du plan de Dieu à la fois pour le juif, le chrétien, Israël et l’Eglise. Il nous fait comprendre que rien n’est possible pour l’avancement du plan de salut de Dieu sans le Peuple élu installé dans le Pays promis dans son intégralité territoriale.
Cela signifie donc que rien n’est possible sans l’Eglise des Vainqueurs installée dans le Pays promis céleste !

L’exil Assyrie – Babylone – Perse nous fait comprendre la pédagogie de Dieu qui, dans Sa patience au lieu de nous éjecter de Son école nous fait redoubler et encore redoubler pour répéter et encore répéter. Mais cela prend du temps et prolonge malheureusement  la sauce… ! 
David puis Salomon puis le Peuple juif à l’époque de Jésus, puis les chrétiens au moment où Jésus Glorifié S’est manifesté à Jean ont raté leur examen de passage. Le but aurait été d’accueillir le Messie avec un « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » qui alors aurait pu non seulement payer le prix de la justification aux yeux du Père mais encore instaurer AVEC Israël et l’Eglise, condition sine qua non voulue et prévue par le Seigneur, le Royaume tant dans les lieux célestes que sur terre à savoir la restauration du paradis. 
Dans le cas de ce deuxième exil, il fallait donc que le Peuple redouble voire triple et repasse finalement par l’exil alors que Dieu aurait voulu lui éviter cela en l’avertissant par les prophètes. En effet, l’adversité liée à cet exil et tous ses aléas terribles peut se comparer jusque dans certaines limites au « redoublement » d’une classe d’un élève. Autrement dit : « Tu n’as pas voulu obéir en travaillant et en faisant tes devoirs pour comprendre et progresser, eh bien il te faut redoubler jusqu’à ce que le jury te fasse passer en classe supérieure ! » Cela n’enlève rien à la grâce mais la grâce au nom de la liberté et par voie de conséquence au nom de l’amour doit être acceptée, comprise, saisie et vécue par le croyant-élève ! Faire partie du Peuple de Dieu c’est faire partie de l’école quelle que soit la classe. C’est la base ! Mais après, il faut avancer et si on n’avance pas on finit par tourner en rond en exil soit dans le désert, soit dans un pays étranger, soit dans l’espace-matière-temps jusqu’à ce que  l’on comprenne qu’on tourne en rond. Quand on a compris que l’on tourne en rond on finit par avoir envie et on veut avancer à nouveau pour le passage en classe supérieure à savoir de nos jours, le Pays promis tant terrestre que céleste ! 
Il y a des redoublements qui durent longtemps : le dernier, cela fait 2000 ans environ …. ! Il est capital de comprendre ce processus répétitif dans le déroulement de l’Histoire du salut !

L’exil Rome – Esaü, Edom – Occident – Orient de par sa dimension mondiale dans la dispersion, de par l’atomisation du Peuple Juif a failli aboutir très sérieusement à l’extermination totale. Comme cela ne s’est pas passé ainsi, cet exil nous apprend que ce que Dieu a promis même dans l’Ancien Testament, Il le tient pour Son Peuple élu revenu au Pays. De même, ce que Dieu a promis dans Sa Parole écrite de la Genèse à l’Apocalypse, Il le tiendra pour l’Eglise authentique. 
La redécouverte par l’Eglise de l’importance prophétique actuelle du Peuple d’Israël revenu dans une partie de sa terre est capitale. Elle nous permet de faire le tri prophétique car l’histoire actuelle d’Israël et notamment son retour au Pays nous aide à comprendre et à justifier la nécessité de la métamorphose du corps pour la montée au Pays promis céleste ou le retour au paradis ainsi que la suite des missions à accomplir. 
Il y a à ce jour en quelque sorte un « effet miroir » pour l’Eglise qui actuellement est invitée à regarder le Seigneur et aussi à regarder directement voire en direct Israël le Peuple choisi pour mieux voir et se voir dans le but de saisir comment Dieu voudrait qu’elle devienne. Le retour de cet exil terrible des Juifs au Pays promis passe par un retour des chrétiens authentiques vers le Peuple d’Israël choisi de Dieu devant aboutir, selon l’exemple terrestre qu’il donne, au retour au Pays promis céleste via la nécessaire métamorphose du corps.
Jésus n’a-t-Il pas dit à la Samaritaine « Le salut vient des Juifs » pour enclencher sur le thème du Messie et l’adoration du Père en esprit et en vérité ? (Jean 4 :22-26). Jusqu’à présent on a reconnu le Messie en Jésus, on adore en esprit mais pas en vérité car la vérité c’est le réel, le vrai visible du face à face ! Cette « heure », ce moment promis par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même arrivera à coup sûr et se passera face à face devant le Trône !

Conclusion

En général l’exilé a le « mal du pays ». Pourtant de nombreux juifs n’ont actuellement pas le mal du pays et ne font pas leur Aliyah. Ils sont bien installés et intégrés depuis des générations dans leur pays d’accueil, notamment aux Etats Unis. C’était déjà vrai pour ceux qui étaient bien installés en Perse et c’était tout aussi vrai bien avant quand le Peuple dans le désert regrettait l’eau, la viande et les légumes du pays d’Egypte. Ils oubliaient qu’ils étaient en esclavage ou des sujets de seconde zone sans droits et risquaient l’extermination : l’histoire de l’exode avec la poursuite de Pharaon jusqu’à la Mer Rouge et celle d’Esther en furent des illustrations notoires. Bien plus tard l’horreur de la Shoah entre autres massacres le fut aussi. Demain cela risque fort de se répéter à nouveau. L’antisémitisme se répand de plus en plus. C’est pourquoi, l’Aliyah pour le juif est capitale pour se mettre à l’abri le plus rapidement possible. Quand la folie d’extermination radicale antisémite se sera de nouveau mise en marche hors du Pays d’Israël, il risque d’être trop tard pour les exilés.
 En général l’exilé a le « mal du pays ». Pourtant la majorité des chrétiens n’ont actuellement pas le mal du pays céleste et ne cherchent pas à faire leur Aliyah céleste. Ils sont bien installés et intégrés depuis des générations dans leur pays d’accueil, l’espace-matière-temps. Ils ne savent même pas qu’il y a la possibilité de l’Aliyah céleste mais attendent de mourir en espérant ne pas devoir trop souffrir de la maladie et avoir une « belle mort » le plus tard possible. Ils espèrent ne pas devoir souffrir voire mourir pour leur foi en martyrs comme ce fut le cas pour les huguenots, les chrétiens des pays communistes et musulmans ou autres. Pourtant ce serait une erreur de croire que c’est terminé puisqu’il est question de martyrs « à cause de la Parole de Dieu et à cause du témoignage » dans la Grande Tribulation à venir (Apocalypse 6 :9 ; cf. aussi 2 :10). Jésus voudrait nous préserver de la Grande Tribulation, que cela n’arrive pas pour Ses fidèles (Apocalypse 3 :10). Il voudrait que le chrétien devienne d’emblée un Vainqueur,  « une colonne dans le Temple, les lieux célestes » (Apocalypse 3 :12).   
 Nous sommes tous des exilés du paradis : avons-nous le mal du pays promis céleste, avons-nous le désir de revenir de notre exil avant qu’il ne soit trop tard ? Une bonne nouvelle : aujourd’hui il n’est pas encore trop tard.  
   
En Jésus, 

         Martin BUSCH

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