Association Vie Comblée

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vendredi 22 mai 2015

72 SACRIFICATEURS ET ROIS

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS :

72
SACRIFICATEURS ET ROIS

INTRODUCTION

A Jérusalem le Temple avec le Saint des Saints est occupé par le Dôme du Rocher et la Mosquée Al Aqsa et le tombeau du Roi David par une église sur le Mont Sion !
Il s’agit d’un paradoxe révélateur.

Le paradoxe prophétique lié au Temple et au Tombeau du Roi David

L’Islam est avant tout une religion dont on ne peut séparer l’aspect politique et terrestre. Il n’acceptera jamais d’être séparé de la notion de territorialité - espace à conquérir où seule la soumission à la religion musulmane peut être tolérée. Là où l’Islam est majoritaire, l’Etat finit toujours par devenir un état islamique avec les intolérances que l’on connaît.
Le Christianisme même s’il ressemblait politiquement à l’Islam au Moyen-Age a fini par se spiritualiser de par une influence helléniste païenne et philosophique.
Il se trouve que le lieu le plus « spirituel » de Jérusalem est occupé par la religion la plus « terrestre et politique », l’Islam, qui veut régner sur le monde.
Il se trouve que le lieu traditionnellement le plus « politique » de Jérusalem, le tombeau du Roi David est occupé par le christianisme qui veut être spirituel, c’est-à-dire accéder au Saint des Saints.
C’est là qu’il y ce paradoxe prophétique lié au Temple et au Tombeau du roi David.
Cela devrait en fait être l’inverse pour pouvoir éventuellement justifier une théologie du remplacement ou de la substitution excluant Israël pour infidélité du plan et de l’actualité de Dieu. Pour les uns c’est l’Eglise le Peuple élu de Dieu, pour les autres ce sont les musulmans le Peuple élu de Dieu. Il s’agit d’une doctrine que l’on retrouve tant dans l’islamisme que le catholicisme romain et une partie du protestantisme notamment luthérien. Les évangéliques en sont fort heureusement largement revenus notamment depuis 1948.
Ismaël (arabes musulmans) et Esaü – Edom (Occident romain – chrétien) sont comme « par hasard » de nouveau au rendez-vous, mais de façon illogique ou inversée !

Cette inversion tend à prouver que les promesses relatives au Temple avec sa dimension spirituelle de sacrificature et à la Terre d’Israël dont le Tombeau de David avec sa dimension politique de règne davidique reviendront, selon les promesses immuables de Dieu, finalement au Peuple Juif. La réalisation de ces promesses divines sera un indicateur certain vers un rétablissement de l’équilibre perdu.
Israël porte fondamentalement en lui un équilibre « existentiel » salvateur au titre de l’élection immuable et nous aidera à retrouver nos marques et donc notre équilibre en tant que chrétiens authentiques.
L’Islam a remplacé Yahvé par Allah qui est en réalité l’Ennemi : les faits historiques et actuels sont plus que probants (cf. aussi écrit « Le Seigneur au masculin et au féminin » pour un argumentaire théologique de fond). L’Islam est politique et conquérant ou n’est pas. Il est considéré en général comme une religion fondamentalement terrestre d’asservissement et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les musulmans ne tolèrent pas que le petit bout de Terre d’Israël ne soit pas terre musulmane. Cette terre, d’après eux, revient à Ismaël et non à Isaac. Quelles réactions énormes musulmanes mais probablement aussi mondiales surgiront quand la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher seront remplacés par le Temple !
Leur « salut du corps » passe par l’utérus de service de la femme et leur domination terrestre politique totalitaire universaliste. L’homme musulman se met à la place de Dieu et veut tout se soumettre, fut-ce par la violence. Il veut par exemple « venger » Allah, comme si Allah n’en était pas capable par lui-même, et tout lui soumettre. Il n’hésite pas à frapper la femme et lui impose une prison vestimentaire pour la soumettre.
Le Christianisme a fort heureusement gardé Yahvé en Jésus-Christ et la Trinité mais s’est détaché de ses racines vétérotestamentaires fondamentales au profit d’une théologie romano-hellénistique idolâtre apparaissent très clairement dans le catholicisme romain (mariologie, saints, images d’une part et d’autre part idoles païennes ; sacrifice de la messe, prêtrise et papisme d’une part et d’autre part sacrifices d’animaux aux idoles par des prêtres païens etc…) et les aspects libertaires romano-hellénistique d’adaptation à la société du moment notamment dans le protestantisme libéral (cf. mariages homosexuels ; avortements etc…).
Ces deux aspects du Christianisme mènent à leur manière à l’enseignement exclusif du salut intérieur car la superstition, la magie et l’idolâtrie ont surtout des dimensions invisibles, cachées et de mystère. Le salut exclusivement intérieur s’adapte par ailleurs à la réalité espace-matière-temps, soit disant scientifique donc indiscutable parce que perceptible par les cinq sens : on ne croit que ce que l’on voit et le religieux, s’il existe encore, est cantonné dans le spirituel invisible et privé (cf. laïcité). C’est donc « réaliste » ! Il s’agit pourtant d’un déséquilibre évident menant irrémédiablement à la chute et au désastre.
Comment retrouver cet équilibre qui nous apparaît fondamental entre le spirituel et le terrestre, la sacrificature et le règne sur terre, le grand sacrificateur et le roi, le salut de l’âme, de l’esprit et le salut du corps, le ciel et la terre ?      

Les échecs liés à la sacrificature et au règne sur terre.

David dit en 1 Chroniques 28 :3 : «Mais Dieu m’a dit : tu ne bâtiras pas une maison à mon nom, car tu es un homme de guerre et tu as versé du sang ».
Quelle souffrance pour ce roi qui avait écrit des Psaumes d’une spiritualité exceptionnelle et qui était malgré tout selon le cœur de Dieu (Actes 13 :22). Le roi David n’avait pas le droit de construire le Temple parce qu’il avait versé du sang ! Quelle rupture entre la terre d’Israël quasiment conquise et le Temple dans le cœur de David ! Quelle rupture entre le règne et la sacrificature !
L’Eglise en position de dominance politique et terrestre durant des siècles a versé énormément de sang au nom de la royauté et de la sacrificature papistes et autres. Quand elle a perdu cette position, elle s’est énormément spiritualisée, « privatisée », intériorisée en ne gardant pratiquement que la sacrificature. C’est ainsi qu’est née la laïcité présentée comme un idéal séparant de fait la sacrificature du règne.
L’Eglise affaiblie au niveau de la sacrificature n’étant que peu présente dans le domaine du règne a créé un vide, un appel d’air : les nazis et les communistes (« règnes totalitaires » et « spiritualité idéologique meurtrière») ont opéré leurs dégâts terribles. Aujourd’hui cela ne tiendra pas davantage car le vide risque d’être à nouveau rempli par le règne islamique totalitaire et sa sacrificature théologique erronée. Comme Allah est l’Ennemi, le sang coule et coulera très abondamment comme probablement jamais. Nous retrouvons d’ailleurs une sorte de sacrifices humains de type païen des « mécréants ».
Il y a longtemps déjà, l’Eglise, qui n’a pas régné parce que très faible dans le bassin méditerranéen au 6ème, 7ème siècle, avait de la sorte déjà créé ce même vide et y laissa la place à l’Islam. Seul le « règne » totalitaire de l’Eglise du Moyen-Age put contenir partiellement cette poussée islamique mais nous constatons aujourd’hui que ce n’était que provisoire.

Le Peuple Juif actuel de retour en Terre d’Israël règne partiellement sur le Pays promis. Pourquoi partiellement ? D’abord, il n’a pas récupéré l’ensemble de la terre promise par Dieu à Abraham, ensuite une église se trouve sur le tombeau de David symbole national par excellence. Il n’exerce pas davantage la sacrificature puisque l’espace du Temple est occupé par l’Islam. La fonction capitale du Grand Prêtre ne peut donc être exercée.
Mais comme nous l’avons écrit, ce Peuple exercera à un  moment donné la sacrificature et le règne parce que c’est écrit et promis. La Terre promise lui sera intégralement restituée et le Temple reconstruit. Nous savons que le Peuple élu sera de plus en plus l’indicateur certain et visible du plan de Dieu. Déjà le « règne » partiel sur sa terre est un signe précurseur évident et donc une indication de premier ordre !
La « solution finale » se révèlera être non pas celle de ceux qui ont voulu ou veulent exterminer ce Peuple mais la Révélation ou l’Apocalypse du Messie attendu : le Seigneur Jésus-Christ Glorifié seul véritable Sacrificateur – Victime expiatoire et Roi des rois qu’ils reconnaîtront !

L’Eglise des Vainqueurs est caractérisée à la fois par la sacrificature et le règne sur terre.

«… tu (Agneau) as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, langue et peuple, tu fis d’eux pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur terre. » (Apocalypse 5 :10).

Là il s’agit du cantique nouveau chanté à l’occasion de l’accession de l’Agneau sur le Trône.
Nous y retrouvons un « royaume pour Dieu » (=Eglise des Vainqueurs) composé de personnes étant sacrificateurs puis régnants sur terre. Ces deux aspects sont absolument indissociables !
Parallèlement à ces deux aspects, l’être intérieur (esprit-âme – sacrificature, Saint des Saints) de l’homme est tout aussi indissociable de son être extérieur (corps - règne). Les séparer signifie ni plus ni moins la mort ! Ne pas les séparer signifie l’immortalité.

Dans notre passage biblique l’Eglise des Vainqueurs comme sacrificateurs se retrouvera métamorphosée devant le Trône dans l’adoration, la louange, le chant. La description d’Apocalypse 14 :1-5 est à ce titre saisissante et démontre quelle sera l’implication prioritaire et parfaite d’Israël (cf. Apocalypse 7 :4-8) dans le rôle de la sacrificature de l’Eglise des Vainqueurs. Rappelons à ce titre qu’il s’agit de sacrifier notre corps dans le Feu divin pour qu’il soit débarrassé de sa chair ou métamorphosé, ou transfiguré (Romains 12 :1).

L’Eglise des Vainqueurs à partir de la sacrificature, du Saint des Saints, d’une relation parfaite avec Dieu, sera rendue capable de combattre et puis de régner !
Si le texte biblique et 2000 ans d’histoire de l’Eglise avec environ 4000 ans d’histoire d’Israël avec ses échecs cuisants par rapport à l’exercice indispensable, indissociable et parfait à la fois de la sacrificature puis du règne ne nous ont pas convaincus d’entrer préalablement dans la sacrificature du ciel devant le Trône de Dieu alors que dire de plus ?
Le texte de l’Apocalypse relatif aux combats de l’Eglise des Vainqueurs est clair (Apocalypse 6 :2 ; 12 :11 ; 17 :14 ; 19 :14). Ces combats préalables au règne sont indispensables. Il faut que l’Ennemi soit éjecté des lieux célestes (Apocalypse 12 :7-9) puis de la terre (Apocalypse 20 :1-4+10). Cela ne se fera pas sans l’Eglise des Vainqueurs ou les « générations de l’éternité » sinon ce serait déjà fait et cela se saurait… !
 Le Sang de l’Agneau (Feu du Corps de Jésus Glorifié) et la Parole du témoignage (épée de l’Esprit Apocalypse 12 : 11 ; Ephésiens 6 :17) ainsi que l’armure, les armes et le revêtement du sacrificateur combattant (Ephésiens 6 :11-17 ; Apocalypse 3 :18 ; 6 :2) sont indispensables. La fécondation de l’Epouse par l’Epoux sur le Trône l’est tout autant. On reçoit tout cela dans la Salle du Trône et uniquement dans la Salle du Trône.
Bien entendu Jésus en tant que Grand Sacrificateur et Roi, est le garant de la victoire gagnée d’avance,  mais il faut qu’avec Lui et à Sa suite les batailles soient aussi menées par l’Eglise des Vainqueurs, elle-même préalablement devenue sacrificateurs et rois, c’est-à-dire COMME LUI : « Ils (ennemis) combattront l’Agneau et l’Agneau les vaincra, car Il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois et AVEC Lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi. » (Apocalypse 17 :14). Nous voyons dans ce passage que Jésus a parfaitement été le Grand Sacrificateur - Victime expiatoire - Agneau et parfaitement le Roi. Il n’a pas versé le sang des autres comme les personnes ou groupes de personnes évoqués dans le paragraphe précédent mais a versé Son propre Sang pour nous ! Parce qu’Il a fait cela notre transfiguration devient possible pour que nous puissions dans Son Feu et Sa Gloire devenir parfaitement comme Lui à savoir sacrificateurs, combattants puis rois, c’est-à-dire Son Epouse semblable à Lui !!!
Enfin vient le règne sur terre et dans le ciel jusque dans l’éternité en passant par le Millénium. Là le texte de l’Apocalypse est tout aussi clair : Apocalypse 2 : 26 ; 3 : 11 ; 5 :10 ; 12 : 5b ; 20 : 4ass ; 22 : 5.

Conclusion

L’erreur fondamentale de l’Eglise d’abord, aura été d’essayer de faire le travail de sacrificature, de combats et de règne à partir de conditions et d’un contexte terrestre et corporel déchu, vulnérable et mortel avec évidemment les résultats désastreux que l’on connaît, alors que Jésus-Christ Glorifié voulait et veut toujours que cela se fasse à partir de conditions et d’un contexte céleste et corporel glorifié et immortel avec les résultats glorieux promis que l’on connaît entre autres par le texte de l’Apocalypse ! Dieu ne nous demande pas de communiquer et de transmettre ce que nous ne sommes pas et ce que nous ne connaissons pas réellement. Si on y réfléchit, cela paraît tellement évident et logique !
C’est vraiment pour cela que le Père par amour a donné Son Fils unique pour que nous ne périssions pas mais que nous ayons la vie réellement et dès à présent éternelle !
        En Jésus,  Martin BUSCH

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