Association Vie Comblée

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dimanche 9 novembre 2014

61 PROMESSES

RUBRIQUE DE L’EGLISE DES VAINQUEURS : 
61 PROMESSES


INTRODUCTION


Quand Dieu fait des promesses, Il les tient. Il a fait des promesses prophétiques inconditionnelles à Israël qui se sont réalisées et se réaliseront de toute manière. Elles sont à mettre en parallèle et en lien avec l’accomplissement de l’Histoire du Salut,  notamment Jésus-Christ et la formation de l’Eglise des Vainqueurs. Israël est en quelque sorte l’horloge visible de l’Histoire. La formation de l’Etat d’Israël sur sa Terre Promise en 1948 est l’exemple capital parmi d’autres qui permet de constater que Dieu tient Ses promesses. Nous aborderons les thèmes soulevés par les promesses inconditionnelles donc immuables du Seigneur qui nous paraissent les plus significatifs et qui se retrouvent à la fois aux trois niveaux d’Israël, de Jésus-Christ, de l’Eglise - Eglise des Vainqueurs métamorphosée et glorifiée.   

Des promesses relatives à la lignée. 

Nous avons développé ce thème dans notre écrit « Féconder ». 

En ce qui concerne Israël : 
Dieu, après la chute promet que la descendance ou lignée d’Eve écrasera la tête du Serpent (Genèse 3 :15). Suivent les descriptions d’une humanité qui a failli disparaître par le déluge, résultat d’une corruption spirituelle, morale et physique orchestrée par le Serpent et ses acolytes (cf. Genèse 6 et 7). Mais La lignée put continuer grâce à Noé. Tout cela mena à la formation du Peuple d’Israël qui devait suivre le Dieu des Patriarches, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Patriarches est à associer à père, paternité donc lignée, descendance qui formera un peuple choisi, élu par Dieu. Dieu  promit à Abraham une postérité qui sera une grande nation (Genèse 12 : 2) aussi nombreuse que les étoiles du ciel (Genèse 15 :5). Il a aussi dit à Abraham qu’Il bénirait ceux qui le béniront et qu’Il maudirait ceux qui le maudiront de même que toutes les nations seront bénies en lui (Genèse 12 : 3). Voilà des promesses inconditionnelles qui se sont réalisées, se réalisent et se réaliseront encore. Aujourd’hui, malgré les infinies tentatives du Serpent d’éliminer Israël, Israël est toujours plus que jamais là alors que bien d’autres peuples ont disparu. Israël existera toujours en tant que Peuple élu jusque dans l’éternité. La postérité d’Israël est passée par Jésus-Christ et les Apôtres qui furent et sont Juifs, par l’Eglise issue de la Pentecôte mais aussi par la continuation de leur existence en tant que peuple dispersé de par le monde en diaspora parallèlement à l’Eglise, car Dieu ne se repend pas de Ses dons (Romains 11). Cette postérité passera dans l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 3 :12 ; 4 :10), par le réveil accordé à l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 7 : 4-8), par leur rôle ultérieur dans les lieux célestes en tant qu’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 14 :1-5) et finalement avec la mention des noms de tribus sur les portes de la Jérusalem céleste (Apocalypse 21 :12) en passant par le Millénium durant lequel Jérusalem sera la capitale terrestre mondiale (Apocalypse 20 :9). Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la lignée et l’identité du Peuple d’Israël, mais cela se fera uniquement à terme à travers le Sang du Messie Jésus-Christ, de l’Agneau, qui  remettra alors Israël totalement en selle dans son identité et ses fonctions spécifiques prévues par le Seigneur. Une partie d’Israël a d’ailleurs déjà lavé ses vêtements dans le Sang de l’Agneau.

En ce qui concerne Jésus-Christ :
Il est né Juif et fait partie de la lignée judaïque, c’est ce que par exemple démontrent les deux généalogies des évangiles. C’est ce qui fait de Jésus-Christ un vrai homme, le « Fils de l’Homme » et notamment un Juif, descendant de la lignée des patriarches et de David. En outre, l’incarnation fait du Très Haut, le Père physique, corporel de Jésus-Christ qui est ainsi Fils de Dieu et Dieu. Le Seigneur Jésus-Christ a parfaitement réussi Ses missions sur la terre en Israël et sur la croix. Il est ressuscité, monté au ciel et siège à la droite du Père. Il a donc juridiquement écrasé la tête du Serpent. 
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la lignée et l’identité judaïque et divine de Jésus-Christ.

 En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs :
Jésus est revenu pour les Siens pour faire de Son Eglise l’Eglise des Vainqueurs ou Son épouse glorifiée, immortelle, sans rides ni taches (Apocalypse 1 à 3) pour la féconder en tant qu’Epoux afin qu’elle (femme en travail à la couronne aux 12 étoiles et non pas 24  signifiant ainsi l’unité Israël – Eglise ; Apocalypse 12 :1) puisse accoucher de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs qui sera « enlevée » et qui éjectera avec l’Archange Michel, le Dragon et ses acolytes des lieux célestes pour le précipiter sur terre (Apocalypse 12 : 1ss). Cette génération nouvelle composée comme l’Eglise des Vainqueurs initiale de Juifs et de Chrétiens issus des nations, accomplira les missions ultérieures prévues dans l’Apocalypse jusqu’au bout à la suite de son Seigneur. Cette lignée et cette postérité avec les anges et à la suite de l’Epoux Jésus-Christ Roi des rois, glorieux et combattant écrasera dans les faits la tête du Serpent (Apocalypse 19 :14 + 20 :2-4+10). La lignée, suite à la fécondation de l’Epouse (Israël et chrétiens issus des nations tous ayant lavé leur vêtement dans le Sang de l’Agneau) par l’Epoux et la naissance de l’enfant mâle sera maintenue jusque dans l’éternité et pour l’éternité en passant par le Millénium.   
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la lignée et l’identité de l’Eglise - Eglise des Vainqueurs.
Le texte biblique démontre clairement la nécessité de la continuation de l’existence du Peuple Elu, du Peuple d’Israël, de sa lignée en tant que telle ne fut-ce qu’à travers « le reste » (Romains 11 :4). La théologie du « remplacement » où Israël serait rejeté par Dieu au profit de l’Eglise issue des nations est simplement à l’opposé du texte biblique notamment de Romains 11. Elle a clairement abouti aux persécutions sans nom des Juifs à travers l’Histoire avec le summum atroce de la Shoah ! Parce que Dieu ne se repend pas de Ses dons et de Ses promesses, l’existence du Peuple Israël dans sa lignée et son identité est indispensable, selon la volonté souveraine de Dieu, pour la finalisation de l’accomplissement de l’Histoire du Salut.  

Des promesses relatives à la terre, à Jérusalem, au Temple 

En ce qui concerne Israël : 
Adam et Eve après la chute ont perdu le Paradis, leur « terre » glorieuse sans limitations, excepté celle de vouloir prendre la place de Dieu, dont ils furent chassés. L’espace-matière-temps où ils continueront à survivre un temps avec ses lots de limitations, de souffrances et de morts, deviendra leur nouvelle « terre » en situation dite intermédiaire telle que nous la connaissons à peu près aujourd’hui. Le déluge a failli sceller la disparition de l’humanité. Mais Noé, fidèle à Dieu en construisant l’arche pour s’y réfugier, a ensuite pu récupérer la terre, la cultiver et recommencer à la repeupler. La formation du Peuple d’Israël avec Abraham, Isaac et Jacob puis Moïse était accompagné d’une constante pour la préservation de la lignée ou plus simplement la survie du Peuple à savoir un environnement vivable à savoir la Terre Promise, Canaan. L’Egypte, de plus en plus manipulée par l’Ennemi après l’ère Joseph, réduisit le Peuple en esclavage. Il fallait par conséquent un espace, un environnement, une terre où le Peuple pouvait vivre, s’épanouir ou tout au moins survivre en étant moins menacé d’extermination radicale ou alors de disparition progressive à cause de mariages conclus avec des conjoints d’autres peuples. Dieu a promis à Abraham, Isaac, Jacob puis à Moïse la Terre de Canaan. Le Peuple d’Israël reçut cette terre en partie avec Josué mais il aura fallu la conquérir et les Livres de Josué et des Juges nous décrivent non seulement les difficultés pour prendre possession de cet espace vital mais encore pour le garder. La division en deux du royaume après Salomon, qui fut le seul roi avec son père David à la fin de son règne, à régner sur l’ensemble du pays, fut une véritable catastrophe à cet égard. L’exil à Babylone, puis bien plus tard la dispersion des Juifs sous les Romains n’en furent pas moindre après la prise de Jérusalem et la destruction du Temple en 70 par Titus. 
Le retour au pays après la période d’exil à Babylone, Jérusalem, le Temple furent des thématiques prophétiques et des mises en œuvre prônées entre autres par les prophètes Esdras et Néhémie. Nous voyons déjà là que Dieu veut absolument que le Peuple d’Israël soit sur sa Terre ! 
Après la dispersion sous les Romains, avec l’apparition de l’Eglise, la théologie du « remplacement » a contribué à faire croire que la thématique de la terre promise avec un état juif, de Jérusalem comme capitale et du Temple n’était plus d’actualité notamment aux yeux de Dieu. Mais Dieu a promis et Il ne se repend pas de Ses dons dont la terre d’Israël, Jérusalem et le Temple. Une des conséquences de la Shoah fut probablement la création de l’Etat d’Israël sur sa terre en 1948 ! La guerre « miraculeuse » des 6 jours de 1967 dans le processus de reconquête incroyable d’une grande partie des territoires promis, démontre la volonté immuable de Dieu qui tient Ses promesses. Mais les restitutions ultérieures des terres conquises en échange de la paix n’ont finalement rien arrangé. En effet  depuis, les menaces n’ont jamais cessé et les ennemis d’Israël veulent reprendre le pays et exterminer ce Peuple. Selon les promesses de Dieu, il est absolument nécessaire et indispensable qu’Israël puisse être complètement restauré dans les frontières déterminées par le Seigneur Lui-même pour faire avancer l’Histoire du Salut voire l’Histoire tout court. Il est tout aussi indispensable dans le même ordre d’idées et selon les promesses de Dieu, que Jérusalem soit la capitale une et indivisible de ce Pays et que le Temple soit totalement reconstruit. Il est de l’intérêt et du devoir des Juifs encore dispersés à travers le monde de faire leur aliyah, leur « montée ou ascension ou retour » au Pays. Dieu a promis qu’Il rassemblerait ce Peuple. C’est dans Sa volonté. Les pressions dans certains pays contre les Juifs font qu’ils ne s’y sentent plus en sécurité voire y sont tués d’où une accélération de l’aliyah.
Dans l’Apocalypse la Terre, Jérusalem et le Temple apparaissent clairement (Apocalypse 2 :26 ; 3 :12 ; 7 :3-8 ; 11 :19 ; 12 :5b + 16 ; 14 :1 ; 15 :5 ; 16 :17b ; 20 :9 ; 21 :9ss). Il est vrai que dans l’éternité le Temple c’est Dieu Lui-même (Apocalypse 21 : 22). Mais avant, le Temple apparaît encore dans les lieux célestes. S’il est reconstruit à Jérusalem, il sera avant tout un lieu de renouvellement personnel (dont la métamorphose du corps) et collectif et d’adoration de Dieu et/ou de Jésus Dieu, Roi des rois qui y règnera de toute manière ultérieurement durant le Millénium.  Les sacrifices d’animaux y seront en effet inutiles à cause du sacrifice de Jésus sur la croix, si d’aventure, ils devaient être pratiqués à nouveau à un moment ou à un autre. L’Anti-Christ y usurpera la place de Dieu (2 Thessaloniciens 2 :3-4). Dans un premier temps, il séduira probablement bon nombre de Juifs qui croiront qu’il est le Messie attendu parce qu’il résoudra par une méthode dictatoriale, trompeuse et séductrice de graves problèmes mondiaux. Toujours est-il, comme celui-ci ne s’est pas encore manifesté et vu qu’il s’installera dans le Temple pour s’y proclamer Dieu, il est évident que le Temple aura été préalablement  reconstruit. 
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la Terre promise, à Jérusalem et au Temple.

En ce qui concerne Jésus-Christ :
En tant que vrai homme, juif et descendant des patriarches et de David, Jésus a exercé Son ministère presqu’uniquement sur la Terre d’Israël. Il est mort sur la croix, est ressuscité à Jérusalem et est monté au ciel à partir de cette terre pour y revenir en gloire. Jérusalem fut le lieu au cœur de Son ministère et aussi de Son affection. Le Temple devait être pour Lui  la Maison de Son Père et un lieu de prière et non une caverne de voleurs. 
D’après les écrits du Nouveau Testament nous avons démontré dans notre écrit « Notre corps, le Temple du St Esprit » que Jésus-Christ, l’Eglise sont le troisième Temple. On pourrait alors penser que le Temple de pierres qui serait aussi de fait le troisième Temple ne sera jamais reconstruit à Jérusalem ou en tous cas, s’il devait être reconstruit, ce serait inutile. Toutefois, d’après 2 Thessaloniciens 2 :3-4, comme l’Anti-Christ s’y installera, il faut évidemment qu’il ait été préalablement reconstruit. Nous avons vu plus haut dans notre propos que le Temple réapparaissait dans l’Apocalypse. Toutefois, ce n’est pas le Temple qui est la garantie pour le Peuple ou pour nous, c’est Dieu (cf. Jérémie 7 :4) ! La terre et les cieux ne peuvent contenir Dieu (1 Rois 8 :27) mais le Temple est un lieu choisi par Dieu pour que l’on puisse trouver pardon et exaucements de prière non seulement pour Israël mais encore pour les nations, ce qui ne s’est pas encore réalisé (1 Rois 8 : 41ss). Il sera aussi le lieu où Israël et les nations viendront prier et adorer le Seigneur probablement avant le Millénium et à coup sûr  pendant  cette période où le Seigneur Jésus-Christ y siègera comme Seigneur des seigneurs et Roi des rois. Actuellement, la fête des Tabernacles durant laquelle se rassemblent des chrétiens de toutes les nations à Jérusalem est déjà un signe fort qui préfigure assurément  la reconstruction du Temple, lieu d’adoration futur où la gloire de Dieu se manifestera comme ce fut le cas lors de la Dédicace du Temple de Salomon (1 Rois 8 :10). La terre d’Israël, Jérusalem et le Temple seront au cœur du règne millénaire de Christ. Apocalypse 21 : 22 montre que le Temple sera Dieu et l’Agneau comme l’Epouse sera la Jérusalem céleste (Apocalypse  21 :2). En fait, le Temple est déjà Dieu et l’Agneau ainsi que l’Eglise est déjà la Jérusalem céleste, mais aussi longtemps que nous sommes dans un processus historique, les promesses de type terrestre et incarné seront d’actualité et leur concrétisation sont et seront autant de signes sur l’horloge de l’Histoire du Salut qui est notamment rendue visible par Israël, sa terre, Jérusalem et peut-être bientôt le Temple. La venue de Jésus-Christ sur la terre d’Israël, à Jérusalem et dans le Temple est le signe visible terrestre et incarné par excellence et suffisant pour notre justification et notre salut mais n’exclut pas le processus lié à Israël, sa terre, sa capitale et son Temple, bien au contraire : 
« Jérusalem, Jérusalemque de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes et vous n’avez pas voulu…votre maison sera laissé déserte…vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous me disiez : béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Matthieu 23 :37-39).
Par conséquent, un jour viendra où Israël saluera Jésus avec une bénédiction de bienvenue ! Ce verset et ses parallèles ne laissent aucune place à la théologie du « remplacement ». Jésus Lui-même donne aussi un rôle évident à Israël, la Terre promise, sa capitale et le Temple mais seulement quand Lui sera accepté par Israël pour ce qu’Il est, a fait, fait et fera.        
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la terre promise, Jérusalem et le Temple où Jésus-Christ a choisi dans la soumission à Son Père d’accomplir par le Saint Esprit ses missions et où Il continuera à les accomplir jusque dans l’éternité.

En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs :
L’Eglise reçut une vocation universelle pour aller dans le monde (Actes 1 : 8) mais pour ce faire Jésus a clairement évoqué le baptême du Saint Esprit et de Feu sur les disciples devant évidemment aboutir le plus rapidement possible à la métamorphose du corps qui devait permettre « d’aller » de par le monde le plus efficacement possible à partir de la Salle du Trône et des lieux célestes le plus rapidement possible.
Au même titre qu’Israël avait de tout temps besoin de sa Terre, de Jérusalem et du Temple, l’Eglise aurait de tout temps eu besoin du Ciel – Terre Promise, de la Jérusalem céleste – Jérusalem terrestre et de la Salle du Trône - Temple. Au même titre qu’Israël avait et a de plus en plus besoin de se sentir en sécurité sur sa terre, l’Eglise, qui se trouve incontestablement devant la Grande Tribulation qui touchera tous les habitants de la terre, aurait un urgent besoin de « monter, de faire l’ascension, l’alia ou de revenir » dans les lieux célestes, la Terre promise, le paradis par et en Jésus pour se mettre en sécurité. Au même titre qu’Israël a besoin d’être préparé à son ministère spécifique à Jérusalem et au Temple, l’Eglise a besoin d’être préparée à son ministère d’Eglise initiale des Vainqueurs dans la Jérusalem céleste, dans la Salle du Trône. Au même titre qu’Israël a besoin de recevoir ses instructions au Temple dans le Saint des Saints, l’Eglise a besoin de recevoir ses instructions devant le Trône céleste glorieux. Ce parallélisme ne restera pas parallélisme parce qu’il se rejoindra EN Jésus-Christ réellement dans les lieux célestes sans qu’il y ait confusion ou assimilation d’Israël d’une part et des chrétiens issus des nations d’autre part. C’est pourquoi Jésus Glorifié est revenu vers Jean et les Siens pour leur ordonner de faire leur « aliyah » vers la Salle du Trône. 
 Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à l’aliyah vers les lieux célestes de l’Eglise - Eglise des Vainqueurs.
Le texte biblique démontre clairement qu’Israël est dans une situation prophétique par rapport au monde, d’autant plus qu’il est partiellement dans sa terre promise. Quand elle sera totalement récupérée, quand Jérusalem sera totalement récupérée et que le Temple sera construit à l’emplacement du Dôme du Rocher et de la Mosquée d’Omar selon les promesses de Dieu alors l’Histoire du Salut avancera. De même l’Eglise doit dès maintenant comme Israël intégrer sa terre promise à savoir les lieux célestes comme Jésus Glorifié revenu une première fois l’a urgemment ordonné ! La Grande Tribulation est à la porte et des missions urgentes à partir de la Salle du Trône restent urgemment à accomplir !

Des promesses relatives à la prêtrise, au sacrifice et à l’alliance 

En ce qui concerne Israël : 
Le sacrifice expiatoire a été pratiqué dès la chute où Dieu revêtit Adam et Eve d’une peau d’animal sacrifié pour les préserver d’une mort immédiate. Les patriarches ont poursuivi cette pratique laquelle s’est largement compliquée dans ses formes avec Moïse jusqu’à la destruction du second Temple sous Titus en 70.
Nous avons parlé de la reconstruction du Temple qui se fera assurément sur terre et sera un signe prophétique par rapport au règne terrestre à venir du Seigneur Jésus-Christ. Malheureusement l’Anti-Christ s’y installera aussi durant son règne sur terre. Les sacrifices, s’ils étaient restaurés ne pourraient avoir valeur expiatoire puisque Jésus a tout accompli sur la croix en terme de sacrifice.
La prêtrise d’Israël spécifique, dont une partie fera partie de l’Eglise des Vainqueurs initiale, est clairement évoquée en Apocalypse 3 :12 à cause des mentions typiquement  juives à savoir le nom de Dieu, Jérusalem et le Temple avec ses colonnes. Ce sera un service d’adoration et de glorification de l’Agneau immolé avec, nous le verrons plus tard, un service de sacrifice du corps des adorateurs dans le Feu divin pour la métamorphose. 
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la prêtrise, au sacrifice et à l’alliance dans le sens d’une restauration terrestre du Temple et du service du Temple. Ce dernier sera un service ou un « sacrifice » de glorification du corps des croyants accompagnés de sacrifices de louanges et d’adoration de l’Agneau immolé qui a racheté pour Dieu, par Son sang des hommes de toute tribu, langue peuple et nation. (Apocalypse 5 : 9).

En ce qui concerne Jésus-Christ :
L’Epître aux Hébreux démontre en long et en large que Jésus-Christ est à la fois le Grand Sacrificateur et la Victime Expiatoire.  
En Hébreux 7, il est démontré que la prêtrise de Lévy n’était qu’intermédiaire, provisoire et pas fondamentale. La prêtrise de Melchisédeck (Roi de Justice) sans généalogie ou de Jésus-Christ auquel Abraham, qui avait « Lévy dans ses reins » donna la dîme, était antérieure et donc fondatrice et fondamentale. C’est pourquoi les sacrifices juifs du Temple tout en étant indispensables de par leur aspect de transition provisoire, ne trouvent leur validité que dans la prêtrise de toute éternité de Jésus ou celle de Melchisédeck. La prêtrise et les sacrifices du Temple ne pouvaient ainsi avoir aucune valeur sans la prêtrise et le sacrifice parfaits de Jésus - Melchisédeck sur la croix.
Ainsi après la croix et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ, les sacrifices d’animaux ou autres dans le Temple sont en quelque sorte inclus, intégrés car  le provisoire était d’ores et déjà compris dans le fondamental. C’est pourquoi il ne peut s’agir d’une théologie « du remplacement » où la prêtrise et le sacrifice de Jésus remplaceraient la prêtrise et les sacrifices juifs du Temple. L’antériorité en Melchisédek et la postériorité en Jésus englobe et absorbe dans le temps et l’éternité la prêtrise et les sacrifices juifs du Temple. Ils furent une sorte d’expédient provisoire, c’est-à-dire une solution momentanée, intermédiaire pour se tirer d’embarras sans résoudre fondamentalement le problème essentiel. Ce problème essentiel ne trouva sa vraie solution que dans l’accomplissement expiatoire définitif, total et seul valable de la croix. La prêtrise et les sacrifices juifs n’étaient que l’ombre de la réalité, qu’une pédagogie devant conduire à la réalité. L’emploi des notions d’Ancien Testament et de Nouveau Testament (ancienne alliance – nouvelle alliance – Hébreux 8 :13 ; 9 :15 ; 12 :24) doit donc se faire dans la bonne perspective, car sous l’aspect cyclique de l’Histoire du Salut,  il n’y a qu’un testament ou qu’une alliance sacrificielle et de prêtrise : celle de Jésus-Christ. Certes il est question d’une ancienne et d’une nouvelle alliance dans l’Epître aux Hébreux mais il y a une sorte d’absorption qui est signifiée en Hébreux 9 : 15 : « … sa mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance… ». Cela se confirme en Matthieu 26 :28, lors des paroles d’institution de la Ste Cène, où  il est question du  «sang de l’Alliance » tout court donc l’unique (cf. Marc 14 :24) et pas du sang de l’Alliance nouvelle. Si nous comprenons à la fois l’aspect cyclique répétitif de l’Histoire et à la fois son aspect linéaire de commencement et de fin, d’ancien et de nouveau (cf. image et schéma du ressort ou de la spirale où nous avons à la fois l’aspect cyclique répétitif – Ecclésiaste 3 :15  -  et linéaire Ecclésiaste 3 :11 ), nous comprenons qu’il s’agit à la fois d’UNE Alliance unique (cercle de la spirale) et paradoxalement aussi d’une première puis d’une deuxième Alliance (aspect linéaire de la spirale)  
C’est pourquoi, à ce titre, il est aussi indispensable de considérer comme important le provisoire, l’expédient, car Dieu Lui-même l’a considéré comme tel et continue à le considérer comme tel, car ce provisoire sacrificiel d’animaux qui a duré des millénaires tout compte fait depuis Adam, reste toujours et encore un pédagogue et un processus historique choisi par Dieu, même encore AUJOURD’HUI pour nous amener à la réalité actuelle dont fait partie le Peuple d’Israël dans sa terre depuis 1948. N’oublions jamais que « l’ombre » de la réalité démontre que la réalité est bien présente. Là encore nous retrouvons la combinaison de la spirale à la fois de l’ancien et du nouveau linéaires et de la répétition cyclique lesquels assurent l’actualité évidente du provisoire, de l’expédient historique d’Israël quant à la prêtrise, au sacrifice et à l’alliance validés, même davantage, sublimés par et en Jésus-Christ –Melchisédeck dans leur intégration ou absorption. 
La réalité aboutit à la montée victorieuse de Jésus en tant qu’Agneau immolé sur le Trône (Apocalypse 5 :6-9) après qu’Il se soit volontairement abaissé dans la zone mortelle de la chute pour nous chercher et nous sauver. Notons que l’Agneau immolé est aussi  nommé « Lion de Juda, racine (rixa = racine sens premier, rejeton sens second) de David ». Il est à la fois « avant » David comme Il était « avant » Abraham l’ancêtre de David en tant que RACINE et à la fois descendant de David ou de la lignée de David en tant que REJETON. Non seulement Sa divinité mais encore sa judaïté sont soulignées en Apocalypse 5 :5b. Cette dernière est clairement projetée dans l’éternité par cette proclamation de « l’Ancien » et prouve par là même que si nous ne parlons que d’une alliance ou que d’un testament, le processus historique provisoire, pédagogique toujours porté par Israël, de l’ombre révélant de toute évidence la présence de la réalité, la prêtrise et les sacrifices juifs font intégralement partie de ce testament unique, car sans ce processus de préparation juif, la croix n’aurait pas pu avoir lieu. La référence à l’Agneau (Exode 12 :1ss) dans le texte de l’Apocalypse, le démontre avec évidence ! Il démontre aussi que la pédagogie juive dans cette alliance unique a continué dans le non-rejet d’Israël par Dieu, le maintien de Son élection, le maintien de son existence à travers les terribles aléas des siècles, le maintien de sa terre et sa restitution partielle pour l’instant, le futur maintien du Temple qui sera reconstruit à Jérusalem sa capitale et le maintien de sa spécificité de peuple élu dans l’Apocalypse jusque dans l’éternité. C’est au titre de la communion du lien du sang liant Jésus-Christ au Peuple Juif, en tous cas au « reste fidèle » au titre de la grâce de l’élection, que l’Apôtre Paul a pu écrire : « Si leur faute a fait la richesse du monde et leur déchéance la richesse des païens que ne fera pas leur totale participation au salut ?...si en effet leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration sinon leur passage de la mort à la vie ? Or si les prémices sont saintes, toute la pâte l’est aussi : et si la racine est sainte, les branches le sont aussi » (Romains 11 :12+15-16). On ne pourra en aucun cas nier leur rôle christique de prêtrise, de sacrifice et d’expiation au titre de ce lien du sang lié à la grâce de l’élection. La différence est que le Peuple d’Israël était « victime expiatoire » dans et par sa faute et sa déchéance, alors que Jésus-Christ est resté parfait sans péché tout en devenant « victime expiatoire » et a ainsi valider l’Alliance dans son efficacité totale et complète. Mais Jésus n’a pu et ne peut se passer d’eux et eux ne peuvent se passer de Jésus parce que le Père dans Sa souveraineté en a décidé ainsi au titre de la grâce de l’élection du Peuple d’Israël. C’est pourquoi la théologie de remplacement dans la compréhension cyclique ne peut en aucun cas être valable.  
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la prêtrise, au sacrifice et à l’alliance où Jésus-Christ - Melchisédeck à partir de l’éternité avant la prêtrise de Lévy et d’Aaron, durant la période précédant Sa présence terrestre, sa présence terrestre et jusque dans l’éternité. Le divin Sacrificateur et Victime sans défaut fait un par les liens du sang avec le Peuple élu dans le cadre d’une seule alliance, d’un seul testament, d’un seul projet de salut des hommes de la part du Père, sachant que dans ce cadre, Israël continue et continuera à jouer le rôle prévu par Dieu au titre de la prêtrise, du sacrifice et de l’alliance anciens mais validé et actualisé par la prêtrise, le sacrifice et l’alliance nouveaux .

En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs :
Elle bénéficie de la justification opérée dans l’intermédiaire, l’expédiant – histoire, dans la logique du rôle provisoire de prêtrise d’Israël indispensable parce que préparatoire - pédagogique, l’espace-matière-temps, l’humanité dans la judaïté de Jésus crucifié, Roi de Justice devant aboutir à Sa glorification suprême de Sa montée sur le Trône. Cette glorification précédée du rachat par rapport à la chute implique par conséquent la montée et la glorification des croyants à commencer par l’Eglise initiale des Vainqueurs (Apocalypse 5 :9-10).
Jésus-Christ a clairement institué la Ste Cène avec le pain et le vin en parlant de l’Alliance (cf. Marc 14 :24 et parallèles)  qui, nous l’avons vu, n’est en fait qu’une seule et unique Alliance avec la prêtrise et les sacrifices juifs actualisés et validés. Il se trouve de même que cette Alliance sous forme terrestre de pain et de vin a à son tour a été « absorbée, sublimée, transformée » par la Sainte Cène - Souper de Gloire institué par Jésus Glorifié Lui-même dont les nouveaux ingrédients sont le Feu et la Lumière de Son Corps et Sang glorieux (Jean 6 :31ss ; 47-48 ; Apocalypse 3 :20c). Cette nouvelle forme de célébration de Prêtrise et d’Alliance unique nous conduit à la réalité céleste, le but ultime.
Mais qu’en est-il du sacrifice ??? 
Comme nous l’avons écrit plus haut, Israël joue un rôle christique de prêtrise, de sacrifice et d’expiation au titre du lien du sang avec Jésus dans son rôle de « victime expiatoire pour les nations dans et par sa faute et sa déchéance ». Jésus est la seule victime expiatoire efficace pour la justification car sans péché, ayant parfaitement respecté la Loi donc fondamentale. Il a institué la Ste Cène avec le pain rompu et la coupe de vin en mémoire de Lui, donc dans une perspective historique du souvenir, dans l’espace-matière-temps et par conséquent provisoire, comme expédiant, comme ce fut le cas pour les sacrifices de l’ancienne Alliance. 
Il se trouve que l’Eglise catholique romaine avait une idée de la notion de sacrifice lié à la métamorphose en prônant le sacrifice eucharistique lié à la transsubstantiation ou changement de substance ou métamorphose. Mais en se focalisant sur le pain et le vin, seulement des réalités terrestres, celles-ci sont devenus des objets d’idolâtrie. Le pain et le vin consacrés, « sacrifiés » par le prêtre sont assimilés au Christ qui a effectivement dit : « Ceci est mon corps… ceci est mon sang » quand Il a célébré la première Cène lors de la Pâque Juive. Mais il se trouve que le pain était resté et reste pain et le vin était resté et reste vin. C’est exactement comparable aux sacrifices juifs qui n’étaient que l’ombre de la réalité, des expédients provisoires. Là Jésus n’était pas encore monté sur la croix, ne s’était pas encore sacrifié pour valider ces sacrifices juifs.
Le pain et le vin, parce qu’ils sont restés et restent pain et vin, n’étaient et ne sont que des expédients, l’ombre de la réalité, le provisoire. Au moment de la Pâque, Jésus n’était pas encore glorifié, Son Corps et Son Sang ne pouvaient pas encore être réellement ni mangé, ni bu. Mais une fois glorifié, métamorphosé en Feu et en Lumière célestes, Jésus pouvait et peut être réellement et effectivement mangé et bu par notre corps terrestre offert en sacrifice livré au Feu divin pour la métamorphose de notre corps. C’est pourquoi très rapidement, en tant que Jésus Glorifié, Il a institué la Cène de Gloire en Apocalypse 3 :20. Il s’agit en fait d’un culte logique, raisonnable car l’Eglise en continuant à marcher dans le terrestre notamment au niveau du pain et du vin, a complètement passé dans le déraisonnable, la folie et l’idolâtrie. 2000 ans d’histoire de l’Eglise nous l’ont largement prouvé.   
En effet, l’Eglise catholique romaine pour inclure cette notion de « sacrifice » parle du « sacrifice de la messe » en célébrant l’Eucharistie et remplaça les « Anciens » par les « prêtres » (N.T. : Anciens, diacres, apôtres, évangélistes, pasteurs, docteurs qui doivent mener les croyants à la métamorphose  cf. Ephésiens 4 :11-13). Ainsi en célébrant l’Eucharistie le prêtre refait le sacrifice du Christ en « consacrant » l’ostie et le vin devenus ainsi réellement respectivement corps et sang du Christ par la transsubstantiation. Pourtant il est écrit que le Christ est mort une fois pour toutes (Hébreux 9 :26). Cela a conduit sur cette base cette église dans les travers qu’on lui connaît notamment au niveau des ministères qui ont engendré certaines formes d’idolâtrie. Le Pape devenu le Père de par son infaillibilité remplace par là le vrai Père céleste, le Prêtre est devenu l’intermédiaire entre le Père et les hommes car par le sacrifice eucharistique il prend en quelque sorte la place de Jésus-Christ Sacrificateur, Prêtre victime expiatoire et vrai intermédiaire entre le peuple et Dieu. Marie devient aussi intermédiaire et prend quelque part la place du Saint Esprit dans une sorte de proximité féminine maternelle du croyant en tant que « Mère de Dieu » à côté du Père …C’est pourquoi l’Eglise catholique romaine a non seulement usurpé le sacrifice voulu par le Seigneur mais encore les ministères bibliques et finalement la royauté comme nous le verrons dans le chapitre suivant. Elle a de surcroît pendant des siècles prôné la théologie du remplacement accompagnée des persécutions anti-juives que l’on connaît.
       
Par la suite Jésus Glorifié a institué le Baptême et la Ste Cène de gloire (cf. écrit «Nouveau mode de mise en pratique et de vécu de l’Alliance biblique ? » Apocalypse 1 : 17-18 ; 3 :20). Si l’Eglise avait alors reconnu cela, elle n’aurait pas dévié comme nous venons de le décrire. Aujourd’hui les églises qui continuent à rompre le pain et boire la coupe persévèrent dans l’expédiant et le provisoire sans aller à la réalité du sacrifice voulu par Jésus Glorifié au niveau de la Cène qu’Il voulait de gloire ! 
L’Eglise fut d’ores et déjà exhortée par Paul en Romains 12 :1 par ces paroles : «Je vous exhorte…par les compassions de Dieu, que vous offriez vos corps en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, ce qui est votre service raisonnable »     
Lors de la Ste Cène de Gloire, le corps terrestre du croyant, sans subir la mort, doit disparaître dans sa forme mortelle, être absorbé, sublimé, transformé, transfiguré, métamorphosé ou encore consumé ou « sacrifié » dans le Feu et la Lumière du Corps glorifié de Jésus. Voilà le « pain » céleste que nous devons manger, absorber et qui nous donne la vie et l’immortalité !!! Ce sacrifice de gloire de notre corps réunit, réconcilie vraiment l’esprit, l’âme et le corps !!! Il réunit, réconcilie vraiment Israël, Jésus-Christ et l’Eglise dans une véritable prêtrise dans la dignité et partagée par grâce par et en Jésus. Le véritable sacrifice dans le Feu divin de Jésus de notre corps, ainsi vraiment libéré de la mort, devient alors une véritable Alliance d’unité et de perfection dans ses véritables dimensions célestes !!! C’est la dimension cyclique d’unité ou d’unicité, de réconciliation dont nous avons parlé plus haut.
A l’exemple d’Israël et de Jésus, l’Eglise doit justement devenir à la fois sacrificateurs et victimes expiatoires au niveau du corps physique terrestre dont la nature terrestre doit disparaître non pas par la mort mais par le Feu et la Lumière du Corps glorifié de Jésus. C’est ainsi que les chrétiens selon l’exemple d’Israël et surtout de Jésus deviendront membres de l’Eglise des Vainqueurs à savoir des sacrificateurs (Apocalypse 5 :10) qui offrent leur propre corps terrestre comme victime expiatoire consumé par le Feu Divin qui est aussi le Sang et le Corps glorifiés de Jésus pour éviter la mort et bénéficier de l’immortalité
Cela explique le contenu de la louange d’Apocalypse 1 :5b-6 et 5 : 9-10 pointant sur le rachat et la prêtrise ainsi que la royauté dont nous parlerons dans le chapitre suivant. Il y a effectivement de quoi louer et adorer l’Agneau !!! 
Remarquons qu’il ne peut y avoir prêtrise ou sacrificature QUE dans la mesure où il y a une « victime » à sacrifier. C’était le cas tant pour Israël que pour Jésus et doit être le cas pour l’Eglise aujourd’hui ! Là encore pas de place pour la théologie du remplacement. 
Cette prêtrise consistera comme cela pourrait se faire dans le futur Temple terrestre de Jérusalem  à apporter un sacrifice dans la perspective de la métamorphose du corps et dans l’accomplissement de celle-ci avec les sacrifices de louanges et d’adoration (Psaumes 50 :14+20) de l’Agneau seul digne qui fut immolé en vue du rachat ET de la glorification !  Tout cela devant conduire au Trône de Dieu. Ce « sacrifice » servira à mettre en place la royauté sur terre (Apocalypse 5 :10b ; 20 :4a+6) précédée des conquêtes et missions décrites dans l’Apocalypse à accomplir par l’Eglise des Vainqueurs. 
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la prêtrise, au sacrifice et à l’Alliance de l’Eglise - Eglise des Vainqueurs.
Cette façon de voir est fondamentalement opposée à la pensée et la philosophie grecques qui ont dénaturé, kidnappée, pollué la pensée biblique chrétienne  laquelle voulait par la suite se démarquer de la pensée juive pour en quelque sorte « s’émanciper » et peut-être aussi se protéger dans un premier temps de ceux qui ont combattu Jésus-Christ et l’Eglise naissante. Mais ce fut un piège fatal pour deux millénaires car on ne peut se couper de ses racines, en l’occurrence juives dans notre cas. 
Comme nous l’avons dit plus haut, Israël est l’horloge de plus en plus visible pour nous de l’avancée de l’Histoire du Salut et permet de larges ajustements au fil des événements de l’interprétation des textes bibliques. Nous avons en effet besoin d’une dés hellénisation de notre théologie et exégèse. Le texte et la pensée bibliques avec Israël sont là pour nous remettre dans le droit chemin tout en veillant ardemment à tout faire passer sur le seul Chemin : le Seigneur Jésus-Christ mais qui est aussi enraciné dans Son humanité juive !

Des promesses relatives à la royauté

En ce qui concerne Israël :
Un roi sans territoire, sans capitale et aussi sans sujets n’est pas grand-chose. Cette problématique rejoint par conséquent bien entendu ce que nous avons évoqué plus haut par rapport à la lignée et à la terre promise.
La conquête de la terre promise ainsi que le fait de la garder ne s’est pas fait sans problèmes. Samuel resta fidèle au Seigneur et une bonne stabilité s’était alors installée. Ses fils Joël et Abija qu’il avait installés comme juges étaient pervertis et malhonnêtes (1 Samuel 8 :1-3). Cela entraîna l’introduction de la royauté, à commencer par Saül qui fut un roi rejeté par Dieu (1 Samuel 16 :1). David, un roi selon le cœur du Seigneur, reçut l’assurance de Sa part à travers le prophète Nathan de la pérennité éternelle de son règne bien entendu à travers sa descendance (2 Samuel 7 :16+20). On pourra alors se poser la question avec le recul de l’Histoire de la véracité de cette prophétie puisque le règne davidique terrestre s’est interrompu à commencer par l’exil à Babylone puis par la suite lors des différentes occupations du Pays par les puissances mondiales du moment. Il n’y avait plus de Terre, plus de Peuple donc plus de Royauté. 
C’est pourquoi, la promesse de la royauté davidique s’est transposée sur l’espérance de l’ère messianique dont il est entre autres question en Esaïe 11. La description en est idéalement merveilleuse. Elle ne s’est malheureusement pas encore réalisée complètement : le loup n’a pas encore habité avec l’agneau à notre connaissance…
Cela implique que les Juifs attendent toujours encore le Messie qui doit être Juif de lignée davidique. Cette espérance messianique s’est fortifiée et intensifiée vu qu’une partie du Peuple vit à nouveau sur une partie de la Terre promise et se veut d’être prête à suivre Dieu et le Messie pour finir le travail. Ces éléments concrets autorisent évidemment à croire en une proximité encore plus nette de l’ère messianique aussi attendue par les chrétiens et surtout nous permettent de constater par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la royauté davidique liée à l’ère messianique qui se réalisera par et en Jésus le Messie jusque dans l’éternité. L’attente commune de cette ère messianique à la fois des Juifs et des Chrétiens, même si les premiers ne l’ont pas encore reconnu Jésus, représente un argument supplémentaire contre la théologie du « remplacement ».          
En ce qui concerne Jésus-Christ :
Le Nouveau Testament s’attache à démontrer que le Seigneur Jésus-Christ est  le Messie. Israël dans son ensemble ne L’a pas reconnu comme tel notamment parce qu’Il n’a pas chassé les Romains et installé un règne de paix et de justice à partir de Jérusalem sur la Terre promise pour commencer puis dans le monde. 
Pour les chrétiens Il n’a réalisé qu’Esaïe 11 : 1-3. Il reviendra pour finaliser le reste du travail.
Il est revenu une première fois glorifié pour les Siens auprès de l’Apôtre Jean dès le premier siècle. Il est qualifié de Lion de Juda, comme tenant la clé de David et étant un rejeton de David (Apocalypse 3 :7 ; 5 :5 ; 22 :16). Sa royauté est soulignée dans le cadre de Sa lignée. Il est considéré comme le Messie – Roi. Il est le Roi des rois. (Apocalypse 17 :14 ; 19 :16)
Mais comment et à quelle condition ?
Il lui faut régner dans tous les lieux célestes dans un premier temps car le deuxième ciel est encore occupé par le Dragon et ses acolytes (Apocalypse 12 :10c), même s’Il en a les clés (Apocalypse 1 :18) donc Il doit l’en éjecter (Apocalypse 12 :7-9). Ensuite par voie de conséquence, Il doit éjecter le Dragon et ses acolytes de la terre pour pouvoir y instaurer le Millénium durant lequel Il règnera mille ans (Apocalypse 19 :11ss)
On peut se poser la question pourquoi cela ne s’est-il pas encore passé ? Jésus voulait en fait que cela se passe dès le premier siècle, sinon Il ne serait pas revenu vers Jean à ce moment-là
Mais il  y avait des conditions : 
La royauté suppose, comme nous l’avons écrit plus haut des sujets qui ne peuvent être sujets que dans la mesure où ils sont volontairement impliqués avec des responsabilités dans le processus et les combats de conquête.   
Il aurait donc fallu qu’Israël dans un premier temps (période des Evangiles) puis l’Eglise soient pleinement et volontairement impliqués dans ce processus car Dieu n’a pas créé des robots mais des vis-à-vis dotés de la liberté de choix. Le salut est totalement conditionné par la liberté de choix de l’être humain. Aucun homme n’est sauvé et à plus forte raison ne peut être dans le plan de Dieu en ce qui concerne la royauté entre autres, sans qu’il en ait décidé librement et volontairement.
Le refus d’écoute d’Adam et d’Eve au paradis, d’Israël notamment à l’époque des Evangiles et de l’Eglise du premier siècle et des siècles suivants impliqua encore et encore la remise aux calendes grecques des échéances finales voulues depuis si longtemps par le Seigneur !!! Voilà ce qui nous introduit au dernier paragraphe. 
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la royauté glorieuse et éternelle de Jésus-Christ, racine et rejeton de David, Messie d’Israël, Roi des rois et Seigneur des seigneurs.
En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs : 
L’implication volontaire de l’Eglise est indispensable. Comme elle doit célébrer un « culte logique, raisonnable » en offrant, sacrifiant le corps terrestre pour sa métamorphose, elle doit avoir pour but la (re)conquête de la Terre promise ou le paradis perdu ! 
Pour Israël c’est sa terre au Proche Orient et pour l’Eglise aussi avec des Juifs ayant accepté Jésus comme le Messie, cela signifie aller dans les lieux célestes, la Salle du Trône, aller à la conquête préalable et indispensable du 2ème ciel et après de la Terre sachant que l’aboutissement est le Millénium où le céleste rejoindra le terrestre (Apocalypse 20 :4-6) pour un règne sur le monde à partir de Jérusalem et de la terre d’Israël sous l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ. 
L’Eglise papiste catholique romaine est devenue une puissance temporelle. Elle est l’Occident romain qui s’alliera à l’Islam qui a persécuté et persécutera à la fois les chrétiens authentiques et Israël. Le Pape a en outre une triple couronne. Il s’assied sur le trône de l’Eglise. Les cérémonies avec les habits sacerdotaux des célébrants et souvent les décors dorés des églises avec l’autel du « sacrifice de l’ostie et du vin », le tabernacle remplacent soi-disant le Temple et veulent imiter la Salle du Trône céleste. Là encore nous sommes confrontés à la théologie du remplacement. L’Islam prône avec force cette théologie en disant qu’il est l’aboutissement de la révélation suite au judaïsme et au christianisme. 
L’Eglise catholique a puissamment régné notamment au Moyen-Age et a encore une influence très importante mais toujours encore en tant qu’imitation. Elle a cru un moment avoir instauré le Millénium. Là encore imitation et illusion.
Tout cela vint du fait que l’Eglise ne s’est pas repentie et n’a pas écouté ce que l’Esprit avait à lui dire ainsi que Jésus Glorifié et l’Apôtre Jean. Cela vient aussi de la théologie du remplacement contraire à Romains 11 avec à la clé une usurpation de l’élection du Peuple d’Israël et des promesses prophétiques, inconditionnelles et éternelles que Dieu lui a faites.  
Mais celui qui se repend et entend ce que l’Esprit dit, qui accepte les Paroles de Jésus Glorifié vaincra et règnera (Apocalypse 2 :26-27 ; 5 : 10b ; 6 :2 ; 12 :1+5b+11 ; 17 :14 ; 19 :14 ; 20 :4a+6b+c ; 22 :5c)  
Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives aux victoires et au règne glorieux de l’Eglise des Vainqueurs Epouse du divin Epoux qui sera aussi composée d’Israël qui aura lavé ses vêtements dans le Sang de l’Agneau. 

Conclusion 

Nous avons voulu souligner l’unité des réalités promises inconditionnellement par Dieu telles la lignée avec les liens du sang, la Terre Promise - Jérusalem, le Temple, la Prêtrise, le Sacrifice, l’Alliance et la Royauté. Cette unité retrouvée EN Jésus-Christ empêche la théologie meurtrière du remplacement partiellement instillée par la philosophie grecque au détriment de la pensée hébraïque biblique. Elle fut successivement reprise par l’Eglise catholique romaine, le luthéranisme et partiellement par les dénominations successives chrétiennes, radicalement par l’Islam et aussi certaines sectes telles le mormonisme, les témoins de Jéhovah voire l’adventisme. 
Nous constatons aussi que l’enseignement donné par Jésus Glorifié et l’Apocalypse concernant l’Eglise métamorphosée des Vainqueurs qui permet réellement de boucler la boucle, permet de mieux retrouver la racine Israël et Jésus-Christ comme Il est maintenant ! A Lui soit toute la gloire ! 

En Lui, 

         Martin BUSCH

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