Association Vie Comblée

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jeudi 8 novembre 2012

Rapport de Mission à Lomé au Togo - C.F.B.

La Mission de l’Apôtre Yves GRAVET 
à la Maison De l’Espoir au TOGO
avec le pasteur David TRAORE
et les pasteurs Sandra et Caleb AGBESSI

Tout d’abord allons à la découverte 
de la Maison De l’Espoir !
LUC 4 : 18-19
Les pasteurs Caleb et Sandra AGBESSI

Œuvre missionnaire à caractère évangélique et humanitaire, la Mission « Maison De l’Espoir » a été créée en 2003 suite à une révélation du Seigneur à son serviteur, le pasteur Adolf-Caleb AGBESSI. Et comme ce dernier aime à le dire, « la Maison De l’Espoir n’est pas une dénomination de plus mais nous voulons vivre la plénitude de la Parole de Dieu sans tenir compte des barrières dénominationnelles ».

La vision de la Mission « Maison De l’Espoir » intègre aussi l’aspect social de l’épanouissement de l’homme et le développement communautaire. Pour ce faire, elle abrite un département social dénommée Service d’Entraide et de Relation (SER) qui s’occupe des divers besoins sociaux de ceux qui sont dans la nécessité. Nous croyons que l’Evangile de Jésus-Christ doit contribuer à l’épanouissement de l’homme sur tous les plans. Parfois nous sommes trop spirituels et passons à côté des vrais besoins de ceux qui nous entourent. Nous passons un temps fou dans la prière pour des choses dont nous détenons déjà la solution. Par exemple, au lieu de prier pour celui a faim pour qu’il trouve à manger, ne serait-ce pas mieux si nous pouvons  lui tendre un repas…

Entre autres, le SER dirigée par Mme pasteur Sandra AGBESSI mène des activités sur le plan :

*éducatif : à l’approche de chaque rentrée scolaire des kits de fournitures scolaires sont distribués aux plus nécessiteux et en fonction des moyens disponibles, le SER prend en charge partiellement ou totalement les frais scolaires des bénéficiaires. 
Le 08 octobre 2012 est la date retenue pour la rentrée scolaire au Togo et le SER s’active à l’heure où nous écrivons ces lignes dans la préparation des kits scolaires qui seront distribués aux élèves sélectionnés
Quelques photos de la remise  des kits scolaires de l’année académique 2011-2012 !

  *sanitaire : le SER est en relation avec les centres hospitaliers notamment le principal CHU de Lomé où il apporte périodiquement des laits du premier âge et autres produits (médicaments, vêtements…) aux enfants prématurés. Nous œuvrons également à l’intérieur du pays dans les zones où les populations ont des difficultés d’accès aux soins médicaux. Par exemple dans le village natal du pasteur Caleb (Kanoucopé) situé à plus de 200 km de Lomé, aucune infrastructure sanitaire n’existe et lorsque quelqu’un est malade on est souvent obligé de le transporter à pied ou rarement à moto pour parcourir plus de 7 km et l’état désastreux de la route n’est pas pour arranger la situation. Le SER est actuellement en prière  pour la construction d’un centre de santé dans cette localité afin de soulager la souffrance de ces populations.  Soutenez-nous dans la prière afin que Dieu pourvoie et que ce projet aboutisse.
Quelques photos prises lors des remises de laits aux prématurés du CHU de Lomé

*professionnel : permet aux jeunes sans travail de bénéficier de contrats de location-vente de motos ou de véhicules pour faire le taxi. Plusieurs réussissent par ce biais à se lancer et à subvenir aux besoins de leur famille. En outre, grâce au partenariat de certains frères et sœurs de la Mission ayant des ateliers, le SER met en apprentissage certains jeunes qui sont sans formation.
Conclusion d’un contrat de location-vente d’une moto (pour faire du taxi-moto) et remise des clés par la présidente du  SER à un frère de la mission. Ce contrat conclu l’année passée est pratiquement à son terme : dans 3 mois le frère aura fini de payer et la moto deviendra sa propriété.

Une sœur (photo ci-dessous) de la mission a reçu les frais de formation pour débuter son apprentissage de couture.

Aujourd’hui cette sœur est en fin de formation et elle arrive à subvenir à ses besoins en recevant des commandes.

*ludique : des cadeaux sont distribués aux enfants à l’approche des fêtes de noël et de nouvel an pour permettre à ceux dont les parents n’ont pas les moyens de ne pas se sentir en marge des autres.

Noël 2011 : La monitrice des enfants prépare les colis qui seront distribués

Maintenant que nous connaissons un peu mieux la Mission « Maison De l’Espoir » où s’est déroulée la mission de l’apôtre Yves GRAVET, passons au message que ce dernier a eu à servir pendant son séjour au Togo.

Maintenant le message : « Le ciel sur la terre » !
S’il m’était  demandé de résumer en quelques mots les messages servis par l’apôtre Yves Gravet à la Mission « Maison De l’Espoir», je dirai simplement « le ciel sur la terre ».

En effet, toutes les paroles qui ont été servis ramenaient les auditeurs à vivre ici-bas les réalités célestes et pour reprendre les mots de l’apôtre Yves « nous devons passer des réalités terrestres aux réalités célestes ». Les sept points qui suivent permettent d’avoir un aperçu des points forts du message adressé aux frères et sœurs de la Maison De l’Espoir.
   1.       Arrêtons d’être des « zappeurs évangéliques »
      Lorsque nous observons les chrétiens, un constat s’impose : l’Eglise est aujourd’hui remplie de  « zappeurs évangéliques »  qui ne savent jamais sur quelle chaîne ils se trouvent. En effet, la grande majorité des chrétiens lisent la parole mais zappent (mettent de côté) beaucoup de choses et tous ceux qui sont honnêtes avec eux-mêmes reconnaissent cela. A titre d’exemple lorsque nous lisons dans la Bible l’histoire de Pierre marchant sur les eaux, nous sommes émerveillés par le miracle qui s’est produit mais personne ne s’arrête pour se demander comment cela a t-il pu arriver ? Il en est de même pour le miracle de la résurrection de Lazare. Personne ne se demande comment Lazare qui était mort depuis quatre jours et dont le corps sentait déjà a pu revenir à la vie.
        Nous devons donc nous arrêter et avoir l’humilité de nous poser les bonnes questions afin de passer de la théorie à la pratique. Nous avons plus que jamais besoin de faire une relecture de la Parole et pour ce faire, nous devons demander au Seigneur de renouveler notre intelligence.

2.       Entrons dans la « zone de révélation » de la Parole de Dieu 
       Depuis plus de deux mille ans tandis que Jésus-Christ veut voir son Eglise avec Lui dans sa gloire, les églises tournent en rond dans un désert pour la simple raison que nous sommes prisonniers de nos différents systèmes religieux. 
        Un rapprochement entre 2 Rois 2 et Apocalypse 1 permet de voir à quel point les enfants de Dieu peuvent être prisonniers de ces systèmes. Dans 2 Rois 2, nous voyons l’histoire d’Elie et d’Elisée au moment de l’enlèvement d’Elie. Ce qui est frappant dans ce récit biblique, c’est qu’Elisée n’était pas le seul à être au courant de l’enlèvement de son maître. Les fils des prophètes le savaient aussi et à plusieurs reprises ils ont posé cette question à Elisée : « sais-tu que ton maître sera ôté de dessus ta tête aujourd’hui ? ». Mais malgré la connaissance de cette vérité sur l’enlèvement d’Elie, aucun d’eux n’a cherché à bénéficier de cette expérience glorieuse : seul Elisée s’est attaché à Elie et a pu le « voir » lors de son enlèvement. Il a ainsi obtenu la double portion de son onction. 
        De la même manière, dans le livre d’Apocalypse, seul l’apôtre Jean a pu « voir » (et ce n’était pas une simple vue de l’esprit !) Jésus-Christ glorifié, lors que nombreux sont ceux qui prophétisent son retour. Jésus est déjà revenu, non pour l’enlèvement de l’Eglise mais pour les siens,mais personne ne l’a vu excepté Jean et depuis l’an 95, l’Eglise dans toute sa complexité n’a pas reçu le message de l’apôtre Jean. Cela est comparable à l’histoire du peuple hébreu aux portes de Canaan qui n’ont pas reçu le message de Josué et Caleb. 
       Tout ceci pour dire qu’il est temps  d’arrêter de prêcher l’Evangile qui ne soit que du « jus de cerveau » car l’Eglise a besoin plus que jamais de la révélation de Dieu pour faire l’expérience de la gloire du Christ ici-bas. Arrêtons d’être trop spirituels et exerçons-nous à voir, à entendre, à sentir, à toucher avec nos sens physiques… 
        Chaque chrétien doit aspirer à la révélation car sans elle le peuple de Dieu se meurt et passe à côté des promesses de Dieu. Nous devons donc abandonner les « mimiques religieux », les « copies standards » bref il nous faut sortir de notre religiosité pour entrer dans la zone de révélation de la Parole de Dieu qui nous permettra d’être à la position où le Seigneur nous veut réellement (en Lui et avec Lui).

3.       Œuvrons pour éjecter le diable de sa position d’accusateur 
        L’’Eglise que le Seigneur se prépare est en procès car le diable se tient nuit et jour devant Dieu pour nous accuser (Apocalypse 12 : 10-12). L’histoire de Job illustre assez bien cette situation car il a été l’enjeu d’un procès et il a tout perdu. Mais « la finalité de ce procès, c’est que Job est resté fidèle et l’Eternel lui a rendu au-delà ». 
        Les chrétiens doivent donc comprendre le chemin dans lequel ils doivent s’engager et arrêter de jouer. « Le plus grand malaise au sein de la chrétienté, c’est la culpabilité. Aux yeux de l’adversaire nous sommes tous coupables ». Notre but doit est donc de passer par la transformation de notre corps pour être en mesure d’accéder à la salle du Trône, et par la suite aller éjecter cet accusateur de sa position (tout comme il a été précipité du ciel par les anges de Dieu) afin qu’il cesse de nous accuser. Mais nous ne pouvons pas y arriver si nous ne prenons pas conscience de notre véritable position en Jésus. (Jésus continue d’intercéder pour nous afin que nous y parvenions pour chacun d’entre nous). Il suffit de croire possible ce que Jésus est venu nous démontrer par l’apôtre Jean.

4.       Prenons conscience de notre vraie position en Jésus 
        Notre position est « en Jésus » et non à côté de Lui. Si réellement nous sommes en Lui, toutes les attaques extérieures ne peuvent plus nous toucher mais se heurtent à Lui et sont donc sans effet puisque rien ne peut le vaincre, Il est le roc. C’est pourquoi la Bible déclare que « celui qui est né de Dieu, le malin ne le touche pas ». Mais il y a un problème aujourd’hui au sein de la chrétienté : comment se fait-il que nous prétendons que nous sommes nés de Dieu mais que le malin continue par nous toucher de multiples manières (maladies…)? Tout ceci démontre simplement que nous ne sommes pas encore à la position où nous devrions être.
        Revêtons-nous de la nature de Jésus-Christ glorifié. Ainsi, si nous vivons, ce n’est plus nous mais le Christ qui vit sa vie en nous (Galates 2 : 20). Il ne suffit pas de confesser simplement ces paroles mais de nous voir réellement en Jésus, de croire et de nous identifier à Lui dans sa gloire.

5.       Faisons de la connaissance de Christ glorifié la quête suprême de notre vie
       Il est déplorable de voir les chrétiens continuer par invoquer Jésus de Nazareth. En réalité, l’homme de Nazareth ne peut plus rien pour nous. Celui dont nous devons rechercher la connaissance, c’est Jésus-Christ glorifié et Lui seul. Si aujourd’hui les chrétiens que nous sommes n’arrivent pas à être ce que nous devrions être c’est parce que nous n’avons pas encore rencontré Jésus-Christ glorifié dans toute sa plénitude. Nous marchons par la foi mais nous marchons dans les réalités terrestres. Nous devons passer dans les réalités célestes pour ne plus être limités par les principes et les lois de ce monde.

6.       Soyons libérés du monde espace-matière-temps 
        Si Jésus pouvait opérer tous les prodiges et miracles qui dépassent l’entendement humain, si Pierre pouvait marcher ne fut-ce qu’un instant sur les eaux, si Elie tout comme Philippe pouvaient être transportés d’un lieu à un autre sans avoir besoin de prendre les moyens de transport humains que nous connaissons, c’est parce qu’ils n’étaient pas soumis aux lois de notre monde : ils étaient libérés du monde espace-matière-temps.
        En effet, lorsque Pierre a pu faire l’expérience de la marche sur les eaux, c’est parce qu’il n’était plus soumis aux lois de ce monde. Mais à partir du moment où il est retombé dans le système de ce monde, son corps est re-devenu lourd ; c’est la raison pour laquelle il s’enfonçait : il était à nouveau assujetti à la loi de la pesanteur. 
        Et la suite de l’histoire nous amène à nous poser plusieurs questions : pourquoi Pierre demande-t-il à Jésus de venir à son secours lorsqu’il s’enfonçait ? Ne savait-il pas nager lui un pêcheur ? Et donc si tout porte à croire qu’il savait nager, pourquoi n’a-t-il pas tout simplement continuer la nage lorsqu’il ne pouvait plus marcher sur les eaux comme Jésus ? En outre, sur quoi Jésus-Christ s’est-il appuyé pour faire sortir Pierre de l’eau alors qu’il se tenait Lui aussi sur les mêmes eaux ? Tout ceci démontre que Jésus était totalement libéré du monde espace matière et temps et c’est ce que chaque chrétien doit rechercher. 
        Ainsi, nous devons vivre notre salut dans toute sa plénitude : esprit, âme et corps. Bien souvent les chrétiens vivent un salut partiel en excluant le corps. En réalité, nous devons aspirer également à la transformation de notre corps. Elie a vécu cette expérience de la transformation de son corps. C’est pourquoi dans 1 Rois 18 à partir du verset 7 Abdias qui le connaissait bien Elie et qui l’avait reconnu pouvait encore lui demander : « est-ce bien toi mon Seigneur Elie ? ». Cela paraît surprenant : soit on reconnaît une personne, soit on ne le reconnaît pas. En réalité, si Abdias pose encore cette question c’est qu’Elie a cette capacité de la part de Dieu d’être transformé. 
        Ne faisons donc pas de la mort une alliée, une fatalité car pour nous, elle n’est pas un passage obligé. Bien d’autres avant nous ne sont pas passés par la mort. En témoignent l’enlèvement d’Enoch et d’Elie.

7.       Bref, passons des réalités terrestres aux réalités célestes ! Commençons par vivre le Ciel sur la Terre ! 

Quelques expériences vécus au cours des services !

·         Le second jour, avant de commencer son service, l’apôtre Yves GRAVET a posé un acte de foi sur révélation du Seigneur : il s’est revêtu des couleurs d’Israël (écharpe ramené parle pasteur Caleb de son voyage en Israël) avant de servir le message.
·         Pendant qu’il servait le message ce même jour, l’apôtre Yves GRAVET a vu Jésus qui se tenait à un endroit bien précis dans l’assemblée. Il était revêtu de blanc et avait une ceinture en or autour de la poitrine. Certains frères et sœurs l’ont vu aussi. Certains ne l’ont pas vu mais ont senti à l’emplacement où il se tenait l’odeur de parfum ou de brûlé. Un courant d’eau montait et une fraîcheur a envahi ceux qui se tenaient à cet endroit. Le pasteur Caleb, lui, a reçu une couronne.
·         Le troisième jour, au cours du message et sur instruction du Seigneur, l’apôtre Yves GRAVET a invité l’assemblée à toucher dans un acte de foi l’écharpe aux couleurs d’Israël dont il s’était revêtu la veille. La présence de Dieu était très forte et beaucoup de frères et sœurs ont été guéris et délivrés.
  
L’étape d’Atakpamé
Au cours de sa mission, l’apôtre Yves GRAVET s’est rendu en compagnie du pasteur David TRAORE et du pasteur Caleb AGBESSI à l’annexe de la Mission dans la ville d’Atakpamé située à environ 200km de Lomé. Un « condensé » du message a été servi aux frères et sœurs de la Maison De l’Espoir en ce lieu. L’étape d’Atakpamé a été l’occasion  pour le pasteur Caleb de faire visiter à l’apôtre Yves et au pasteur David son village natal où le SER a en projet de construire un centre de santé. 

Enfin pour clore en toute beauté : deux cerises sur le gâteau!
 
Le tout s’est terminé avec deux grandes cérémonies présidées par le pasteur David TRAORE : la remise des diplômes aux étudiants du CFB et la bénédiction nuptiale du président des hommes de la MDE.

La remise des diplômes aux étudiants du CFB

Après deux années ils étaient au total 13 récipiendaires à recevoir le samedi 15 septembre 2012 leurs attestations. Parmi cette première promotion, la majorité sont des frères et sœurs de la Mission « Maison De l’Espoir » mais on pouvait compter aussi un frère de l’église baptiste et un pasteur de l’Eglise des assemblées de Dieu dont le témoignage est plus qu’émouvant. Pendant ces deux ans il parcourait deux fois par semaine environ 60 km pour venir suivre les cours du CFB à Lomé. Il a d’ailleurs au cours de la cérémonie donné un témoignage qui fait ressortir le côté pratique des enseignements reçus.

(Le DVD, relatant cette journée du C.F.B et le témoignage de ce frère, intitulé « Les 12 disciples », est disponible des maintenant sur simple demande à Vie Comblée).




Le pasteur David TRAORE qui a présidé la cérémonie de remises de diplômes n’a pas manqué d’exhorter les récipiendaires à faire la différence en mettant en pratique tout ce qu’ils ont reçu au cours de ces deux années. 


La bénédiction nuptiale
Le séjour de l’apôtre Yves GRAVET s’est terminé avec la cérémonie de mariage du président des hommes de la Mission, le frère Dominique commissaire de police et pour rire un peu selon les mots de papa Yves « le commissaire a été mis en cellule » par la charmante sœur Nathalie.  Et ils ne risquent pas de s’ennuyer. En tout cas, le pasteur David leur a servi un message de qualité basé sur Philippiens 4 : 8 en les exhortant à rechercher et à mettre au centre de leur couple « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange ». Nous leur souhaitons tout ce qu’il y a de mieux

 Toute la gloire à notre Dieu et à bientôt.

Et surtout, n’oubliez pas de capter la fréquence « ciel » 
dès maintenant ici sur la « terre » !

 Pasteur Sandra AGBESSI










Le Centre de Formation Biblique (CFB) à Fada N'gourma


  SORTIE 2012 DU CFB : 

LA PAROLE VIVANTE DE FADA N'GOURMA

 
 Le groupe des impétrants posant avec le Directeur du CFB : la Parole Vivante
Et de 7 pour le Centre de Formation Biblique de Fada  N’Gourma. En effet, depuis son ouverture en 2005, le CFB : la Parole Vivante met chaque année à la disposition des églises de la place un certains nombre d’impétrants formés selon une nouvelle dynamique d’exigence voulu par le Seigneur (nous le croyons), à savoir une formation pratique et corporative.

Les Pasteurs David et Daouda OUEDRAOGO (parrain), le Directeur du CFB de Fada en conciliabule avec des pasteurs venus soutenir  et encourager,  apprécient la prestation des chantres. Un ancien étudiant, fondateur d’une nouvelle église, les sortants…

Le Samedi 02 Juin 2012 a été la date choisie pour cet évènement qui ne passe plus inaperçu dans la ville de Fada N’Gourma. Ce jour là, tous les Pasteurs de la ville ont été invités à accompagner les impétrants dans leur engagement à servir chacun selon son charisme. Le délégué de la 7ème  en la personne de LANKOANDE D. Romain a tenu à traduire leur satisfaction en ces termes : « Je prends la parole ce soir, au nom des étudiants de la 7ème promotion de l’Ecole Biblique : La Parole Vivante, pour vous dire merci. Merci pour avoir honoré de votre présence la présente cérémonie de sortie de promotion. Cette soirée  s’inscrit en caractères spéciaux dans nos anales spirituelles pour nous étudiants de la 7ème promotion. En effet deux (02) ans durant nous avons sacrifié deux ou trois soirées de chacune de nos  semaines soit  approximativement un volume de 344 heures de cours  pour acquérir  des connaissances bibliques afin d’être plus efficients dans le service de Dieu.
Le délégué de la promotion et le parrain pendant leurs allocutions.     Le pasteur David encourageant les impétrants.

Sur quatorze (14) étudiants au départ, neuf (09) ont pu mener à terme la formation, soit un taux d’achèvement de 64,28%, jugé satisfaisant. Certains étudiants ont été mutés hors de la Région de l’Est et d’autres ont été  malheureusement  obligés d’abandonner la formation à cause certainement de l’insuffisance de temps matériel. Les neufs (09) étudiants ayant achevé le cycle sont tous nantis de leur parchemin, soit un taux de succès de 100%. Ce taux très satisfaisant, nous le devons aux éminents Professeurs de calibre international qui ont su nous former sur des sujets aussi riches que variés et qui ont concerné les fondements de la foi chrétienne, le service,  la famille, etc... soit au total 29 thèmes.
 Nous avons également bénéficié d’une conférence sur la vie du couple ; thème très important pour les chrétiens de notre ère. Nous repartons donc très satisfaits, car investis de connaissances et animés d’une volonté ferme de servir notre Seigneur Jésus Christ. Cependant, je voudrais attirer l’attention de mes chers collègues étudiants sur la nécessité d’entretenir et cultiver notre jardin spirituel, c'est-à-dire poursuivre la  formation car la révélation est progressive. Il faut croître en stature afin de pouvoir répondre avec efficacité aux exigences nouvelles du ministère qui ne manqueront de se manifester au fil du temps. Chers collègues étudiants de la 7ème promotion, n’oubliez surtout pas que nous sommes des Gagneurs d’Ames pour Dieu, c’est là en effet notre premier appel et c’est là aussi le cri de cœur de  Jésus Christ dont l’écho est relayé dans les évangiles en Matthieu 28 :19.
A vous chers encadreurs, nous manifestons notre reconnaissance pour avoir été à nos côtés. Vous avez fait preuve de sollicitude, de disponibilité et de compréhension à notre endroit. En effet durant ces deux années écoulées, vous n’avez ménagé aucun effort afin de nous apporter tout ce qui était indispensable à notre formation spirituelle.
Nous voulons vous exprimer sincèrement, en ce soir mémorable, toute notre reconnaissance bien appuyée et d’ailleurs largement méritée. Nous vous disons merci de tout cœur. Que Dieu vous bénisse dans votre ministère. Un adage africain dit que : "la vache ne remerciera jamais suffisamment la rivière car elle y reviendra toujours". C’est vous dire que nous ne cesserons de revenir vers vous chaque fois que le besoin sera pour des informations nouvelles et bénéficier de vos conseils avisés. Bref ! Nous ressourcer continuellement. La bibliothèque que nous avons reçue nous a beaucoup servis. Elle nous a en effet permis d’étayer nos acquis. Nous voulons exprimer nos sincères remerciements au donateur.
 Quant à vous, Monsieur le Parain j’ai nommé le Pasteur Daouda OUEDRAOGO, merci pour avoir accepté de nous parrainer. Le choix porté sur vous n’est certainement pas le fait du hasard. Vous incarnez, par votre dévouement, votre zèle au service du Seigneur, et par votre humilité, des valeurs que chacun de vos filleuls rêve de pouvoir imiter. Merci Madame OUEDRAOGO pour avoir accompagné votre époux afin de nous soutenir contribuant de fait à donner plus d’éclat à cette cérémonie fort modeste au départ.

Serviteurs du Seigneur, chers invités, frères et sœurs en Christ, nous vous remercions fortement d’être venus rehausser de votre présence la présente cérémonie. A tous les responsables, nous vous demandons de guider nos premiers pas pour l’épanouissement heureux des différents ministères que chacun de nous aura à assumer dans l’Eglise de Christ. Que le Dieu Tout Puissant vous bénisse richement ».

 Fait marquant : trois pasteurs  en fin de formation ont voulu élargir leur éventail de connaissances en s’inscrivant au CFB : la Parole Vivante (Ici on peut voir deux à droite sur les photos)


EPISTHEO : 4 L'Omnipotence de Dieu

EPISTHEO

L'Omnipotence de Dieu


« Aujourd’hui nous allons discuter sur l’omnipotence divine. Alors tout d’abord : qu’est-ce que l’omnipotence ? »
Alexis : « C’est dire que Dieu peut accomplir absolument tout ce qu’il veut. »
« Mais peut-il accomplir quelque chose d’absolument impossible alors ? »
Alexis : « Non. Par définition, ce qui est absolument impossible ne peu pas être rendu possible. Ce qui est absolument impossible, ce n’est pas de faire des choses extraordinaires, mais des choses dont la conception est contradictoire. Par exemple, que Dieu se suicide, qu’il fasse que ce qui est passé ne soit pas arrivé, qu’une même chose soit à la fois existante et inexistante, qu’un cercle soit carré, etc. Cela Dieu ne peut pas le faire, parce que cela irait contre la logique. Mais cela ne limite pas sa toute-puissance, au contraire. C’est par son intelligence que Dieu a fondé le monde, en y établissant des lois (y compris les lois de la logique). S’il les violait, cela reviendrait à dire qu’il a commis une erreur en les établissant dans leur universalité. Il ne peut donc pas faire quelque chose qui soit illogique, mais tout simplement parce qu’il ne le veut même pas, sinon sa volonté irait contre sa propre intelligence. Si Dieu pouvait faire quelque chose d’illogique, ce serait plutôt pour lui une imperfection et une négation de sa puissance. Si la puissance c’est la capacité à accomplir quelque, l’impuissance c’est l’incapacité : or si Dieu se contredit, il nie le produit de sa propre puissance, il est donc dans l’impuissance ! Donc, on le voit bien, il serait absurde que Dieu puisse accomplir quelque chose d’absolument impossible ; d’une part parce qu’il ne le veut pas, d’autre part parce que ce serait un signe d’impuissance. »
« Les athées aiment beaucoup le paradoxe suivant : Dieu peut-il créer une pierre plus lourde qu’il ne peut la porter ? Si non, il ne le peut pas, il est donc impuissant ; si oui, alors il ne peut la porter, il est donc impuissant. Qu’en penses-tu ? »
Alexis : « Il y a un problème avec les paradoxes d’une manière générale. Lorsqu’un problème n’a pour solutions que des contradictions, c’est le problème lui-même qui pose problème, ce n’est qu’un jeu de langage sans aucune référence à la réalité. Dans la réalité, la contradiction n’existe pas, le réel est rationnel. C’est justement ce que veulent faire croire les athées : que la toute-puissance de Dieu est contradictoire. Et pour y parvenir, ils parlent d’une notion de toute-puissance complètement absurde, ce qu’elle n’est pas en réalité. Cela n’a aucun sens de parler d’une « pierre plus lourde que Dieu puisse la porter ». Dieu est tout-puissant, c’est donc impossible. De là on en tire qu’il est impuissant parce qu’il ne peut pas faire quelque chose d’impossible. Cela revient au problème que j’ai déjà dénoncé tout à l’heure : si Dieu pouvait faire une chose absurde, en réalité ce serait plutôt là que serait le signe d’impuissance, parce que sa volonté se contredirait elle-même, et contredirait son intelligence. »
« Si l’on dit que Dieu ne peut produire que ce soit qui soit contradictoire, alors pourquoi dans sa toute-puissance et dans son infinie bonté a-t-il permis le mal ? »
Alexis : « Si on ne comprends pas les objectifs de Dieu, on passe à côté de toutes les données du problèmes. Dieu voulait une relation d’amour avec sa Création, donc une relation libre, car là où il n’y a pas liberté il n’y a pas d’amour mais du viol. Cela signifie que la possibilité du mal est quelque chose de voulu par Dieu, parce que pour être libre, il faut pouvoir aussi bien faire le bien que le mal. Donc si le mal était impossible, Dieu aurait échoué, il serait impuissant et il ne serait pas bon. »
« Mais s’il est tout-puissant, aucune créature n’a de puissance, sinon la moindre autre puissance limiterait la sienne, et il n’aurait plus toute la puissance. Aucune créature n’est donc libre, parce que la liberté de la créature est contradictoire avec la toute-puissance divine. Le problème du mal n’est donc pas résolu… »
Alexis : « C’est oublier que Dieu a voulu que la créature soit libre, et que par conséquent, sa toute-puissance se place partiellement à la disposition de la créature. L’homme qui fait le mal ne possède aucune puissance par lui-même, c’est Dieu qui lui prête l’existence et la puissance, l’homme mauvais la détourne. Et Dieu veut que celle-ci soit détournée lorsqu’un homme décide de la détourner. Encore une fois, si Dieu n’avait pas réellement voulu la liberté de ses créatures et bien le mal serait impossible. Donc le problème dépend intégralement de ce que Dieu veut, c’est donc que la liberté prise par l’homme d’accomplir un acte dépend de l’assentiment divin. Et l’on ne peut pas dire non plus que Dieu veut le mal, il le permet seulement afin que la créature soit libre. C’est d’ailleurs de là que vient le concept de jugement : une fois que la créature aura choisie de bien agir ou de mal agir, elle devient également punissable ou méritable, et cela seulement parce qu’elle était libre. Ainsi, Dieu en laissant faire le mal et en le punissant est bon, comme en laissant faire le bien et en le récompensant, il se montre également bon.

mercredi 7 novembre 2012

18 Manger du serpent


Jean-Louis JAYET nous raconte...
de son ami Papy Djo





Papy DJO continue en disant :


(Estomac fragile, s'abstenir de lire ce qui suit)

J'étais à  Brazzaville en tournée d’évangélisation et là, je rencontre deux de mes enfants spirituels. Nous sommes chez eux autour d’une tasse de thé, me dit Papy DJO. Nous bavardons, en nous souvenant du bon vieux temps, et la femme me rappelle comment elle avait rencontré le Seigneur dans un avion entre Bangui et Paris. Je voyageais sur une compagnie où elle était hôtesse de l'air. C’était une musulmane. Elle à rencontré Jésus pendant l'escale de N'Djamena.

J'étais fatigué par la mission que je venais de terminer en RCA, mais elle ne m'a pas lâché tant que je ne lui ai parlé de ce Jésus qui avait fait des guérisons et délivrances à Bangui. Et dans la cabine du DC 10 de sa compagnie, elle est devenue une fille du Seigneur.

L’heure du repas arrive, et son mari me demande :
           - Papy DJO, tu veux manger du serpent ce soir ?
           Surpris, mais toujours prêt pour de nouvelles aventures, je lui réponds : 
           - Pourquoi pas, c’est bon le serpent !

Nous partons au restaurant. Après la salade le serveur nous apporte de belles tranches de Python. Le gout est indéfinissable, mais la viande ressemble à des tranches de thon. C’est bon ! (bof)
                 
Le repas se termine dans la bonne humeur. Nous rentrons. Eux à la maison et moi a l'hôtel.

Environ cinq ans après, le mari (il est converti lui aussi) me dit :
             - Tu te souviens, Papy DJO, quand on avait mangé du serpent ?
             - Oh, Oui, bien sur, et c'était bon !
             - Ma femme à été malade toute la nuit. Moi, j'ai fait des allers incessants aux toilettes jusqu'au matin. C'était la première fois qu'on mangeait du serpent avec ma femme. On a été malades comme des bêtes. Et toi ?
            - Moi non! Mais j'en mangeai pour la première fois moi aussi. J'ai cru que vous aviez l'habitude d'en consommer souvent. Donc, j’ai voulu vous faire plaisir en vous accompagnant au restaurant. Ça me rassurait de penser que vous en aviez l’habitude. C'est, je crois, ce qui m'a sauvé de tous les désagréments que vous avez vécus.

Et Papy DJO de conclure : la naïveté  a parfois du bon pour les adultes.