Association Vie Comblée

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lundi 27 février 2012

Une héroïne israélite


Une héroïne israélite

Au camp de concentration, elle était con­nue sous le nom de « Esther, la beauté blonde ».

Ceux qui ne la connaissaient pas au­raient pu la prendre pour une Scandinave.

Un jour, un S.S. de la Gestapo, avec un crâne comme insigne sur son casque, vint au camp et lui ordonna de le suivre. Tel était l'ordre du commandant supérieur du camp. D'une voix insidieuse, il lui dit:

« Je regrette, c'est certainement par erreur que vous avez été arrêtée, et mise dans un camp de Juifs. Vous n'êtes pas juive. Vous êtes le plus magnifique et le plus parfait type de l'Aryen; vous ne pouvez pas être juive. »

Esther le regarda dans le blanc des yeux et dit:

« Certainement, je suis juive. Pas un de mes ancêtres, depuis des générations, n'était Aryen. »

« Mais », répliqua-t-il, « vous pouvez vous tromper. »

« Non », dit-elle, « il n'y a aucune erreur de ma part. »

« Quoi qu'il en soit », répondit-il, « aucun Aryen ne vous soupçonnera ni ne vous déniera le droit de vous nommer Aryenne. Je dois vous libérer comme Aryenne, et je veux vous rendre heureuse. »

Il s'approcha d'elle, essayant de lui enlever son brassard jaune, l'étoile de David.

« Non », dit-elle, « vous n'oserez pas le faire. Je suis juive, et je suis fière de ma race. Je suis une Juive qui croit en Christ comme mon Sauveur. Étant une chrétienne par la foi, croyant dans le Messie de mon peuple, je suis prête à boire la « coupe amère » que vous, Aryens, race noble, ainsi que vous vous appelez vous-mêmes, avez préparée pour mon peuple, qui est le peuple de Dieu. Je lui appartiens; avec lui je vis; avec lui je souffre, et avec lui je suis prête à traverser toutes les tortures que vous avez inventées. Je n'ai pas peur de mourir. Mon Sauveur est la résurrection et la vie pour moi. »

Esther fut congédiée avec des paroles d'insulte, mais elle se réjouit de la grâce qui lui avait été accordée de pouvoir témoigner de sa foi et de ses origines. Elle savait ce qui de­vait suivre.

Peu après, elle faisait partie d'un convoi se dirigeant vers les chambres à gaz. Elle put raconter cette histoire avant de mourir, et fit une profonde impression sur les quelques survivants qui connurent la belle Juive blonde.
  

Almanach Evangélique « 1951 »

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